2018 est derrière nous

Bonne année, bonne santé !
Message de paix conventionnel au jour du 1er janvier de chaque année dans la société humaine

L’année 2018 se termine, comme toujours au rythme des dindes et des verres de champagne, à proximité du chaleureux sapin au pied duquel furent déposés les cadeaux des uns et des autres.

Une fin d’année est toujours l’occasion de faire un bilan. Sur soi, sur sa vie, sur sa progression professionnelle, sur ses voyages ou sur son couple… Bon, vous l’aurez compris, c’est pas le sujet. Cet article revient sur l’année 2018 de la planète WWE. Pour le meilleur et pour le pire !

Et ça continue, encore et encore.

Survol non exhaustif

Comme d’hab au sein de l’entreprise Mc Mahon, l’année débute par la préparation au Royal Rumble, lui-même début de la course vers WrestleMania. Pas le temps de finasser donc. Tout commence pourtant par le licenciement soudain d’Enzo Amore, alors champion cruserweight, à cause de sombres affaires judiciaires. Son départ sonne la fin de l’exposition des 205 à Raw. Le Royal Rumble voit la victoire des sensations japonaises : Nakamura chez les hommes et Asuka chez les femmes, mais cette dernière est éclipsée par l’arrivée de Ronda Rousey pointant le sigle de WrestleMania, sans qu’on sache encore vraiment quel y sera son programme.

Instagirl, #Iwokeuplikethis.

Février et mars complètent la carte des challengers aux titres principaux : Roman Reigns sort victorieux de l’Elimination Chamber et ira défier Brock Lesnar, tandis que Nia Jax gagne le droit d’affronter Alexa Bliss. Seth Rollins tient une heure dans un Gauntlet match dantesque. Pendant ce temps, le futur posterboy Jason Jordan se casse en deux. Mais la grande nouvelle de ce début d’année est ailleurs : Daniel Bryan est déclaré apte à combattre et sort de sa retraite ! Un scoop salué par Sami Zayn et Kevin Owens qui fêtent l’événement en tabassant leur supérieur hiérarchique.

WrestleMania 34 à la Nouvelle-Orléans est un gros menu rempli d’ingrédients plus ou moins digestes. Pour sa première fois sur un ring de la WWE, Ronda livre avec Kurt Angle son partenaire et Triple H et Stephanie ses adversaire un combat dynamique et réussi. L’autre grande satisfaction vient de l’excellent triple threat entre le Miz, Finn Balor et Seth Rollins pour le titre intercontinental, remporté par le dernier cité. Braun Strowman devient champion par équipes avec un enfant de 10 ans, Woken Matt Hardy gagne le trophée André le Géant grâce à son nouvel acolyte Bray Wyatt, les deux anciens sbires de ce dernier deviennent champions tagteam de Smackdown pendant que l’Undertaker squashe John Cena. Des quatre challengers aux titres principaux, seule Nia Jax parvient à repartir couronnée. La streak d’Asuka est brisée à l’issue d’un combat grandiose, ce qu’elle prend avec le sourire. Nakamura sera bien moins fairplay. Et pour finir cette longue nuit, un horrible main event voit Reigns finalement succomber après on ne sait plus combien de F-5 sous les yeux désespérés de Jyskal en mondiovision.

Le petit Jyskal n’en croit pas ses yeux : c’est lui que Braun Strowman a choisi dans la foule.

La période qui suit WrestleMania est un peu étrange. La faute à l’organisation du « Greatest Royal Rumble », PPV qui ne dit pas son nom à Jeddah en Arabie Saoudite. Durant cette soirée où les premiers rangs sont occupés par tous les notables de la pétromonarchie, Matt Hardy et Bray Wyatt deviennent champions par équipe et l’Undertaker enferme Rusev dans un cercueil. Le match à 50 en lui-même est une foire aux monstres gagnée par Braun Strowman.

La WWE revient enfin à des PPV fusionnant les deux shows. Mais la première rivalité de retour de Daniel Bryan est décevante : le lutin barbu se retrouve à devoir tirer quelque chose de Big Cass. Il n’y arrivera pas et le géant finit viré quelques semaines plus tard : la team SAWFT peut se reformer à l’American Pole Emploi tandis que Dolph Ziggler revient avec un Drew Mc Intyre affûté comme jamais. Lesnar, lui, est toujours un champion absent après plus d’un an de règne.

Flûte les gars, notre champion n’est pas là, que faire en l’attendant ?
-Tabassons-nous entre nous !
– Je ne vois pas de meilleure idée.

Arrive enfin un moment cool, la soirée des Money in The Bank. A ce sujet, quelques semaines plus tôt, Carmella avait enfin cashé son contrat pour remporter le titre de Smackdown aux dépends de Charlotte. Ce soir de PPV, Alexa Bliss attend bien moins longtemps : à peine remporté la timbale, elle l’utilise pour priver Ronda Rousey et Nia Jax de la ceinture des femmes de Raw.

Chez les hommes, Braun Strowman hisse sa masse jusqu’en haut de l’échelle et récupère la mallette à la surprise générale. Plus tôt dans la soirée, AJ Styles en finit enfin de la menace Nakamura.

En juillet, le PPV « Extreme Rules » ne sert pas à grand-chose. La team Hell No se reforme sans succès, James Ellsworth revient faire coucou, la B-Team devient championne, Baron Corbin se rase le crâne et devient « Constable », Bobby Lashley bat Roman Reigns clean mais tout le monde s’en fout et le main event Ironman match entre Dolph Ziggler et Seth Rollins pour le f*n IC title est boudé par le public.

Style cage match

Le mois d’août voit le retour de Dean Ambrose ! A l’infirmerie depuis huit mois, le Lunatic vient aider son pote Rollins à se défaire de Dolph Ziggler et Drew Mc Intyre. Le soir de Summerslam, Ronda Rousey devient championne de Raw, Charlotte Flair celle de Smackdown, et le Miz bat Daniel Bryan dans le dantesque premier volet d’une feud qu’on espère longue. Roman Reigns réussit enfin à battre Brock Lesnar et à lui prendre le titre Universel, bien aidé par Braun Strowman venu avec sa mallette faire diversion. C’était pas terrible, mais on en a au moins fini avec la Bête, croyait-on alors.

Avec Roman affûté comme jamais et moi en embuscade avec ma mallette, il est impossible que tu sois encore champion à la fin de l’année Brock !

Sauf que le basculement vers l’automne fait rentrer la planète WWE dans le n’importe quoi.

Vraiment. En bien ou en mal, on a eu de tout, mais il s’est passé tous les événements sur lesquels personne n’aurait jamais osé parier. Souvenez-vous.

Chez les filles, la bonne nouvelle est l’explosion du talent et de la popularité de Becky Lynch. L’Irlandaise devient badass et la foule adore ça, lui permettant de devenir une championne légitime, bagarreuse et indiscutée. Chez les hommes, Randy Orton se met à mettre des tournevis dans les oreilles de Jeff Hardy, Samoa Joe harcèle la famille Styles, le Shield se reforme face à Drew Mc Intyre, Dolph Ziggler et ce grand couillon de Braun Strowman passé sans raison du côté des méchants. Méchant tout relatif puisqu’il devient le premier catcheur depuis John Cena à programmer son cash-in. Et comme le Marine, Braun paume son opportunité à Hell in a Cell, à cause du retour surprise de Brock Lesnar pas content.

Après tout, mon père c’est bien Bob. Il est bricoleur.

Le délire continue en Australie et en Arabie Saoudite, où les stars principales de cet automne 2018 s’appellent l’Undertaker, Triple H, Kane et Shawn Michaels, les quatre se lançant dans une rivalité de papis chauves et bedonnants qui fait dire que parfois, il faut savoir dire stop. Encore plus stupide, une Coupe du Monde est organisée et remportée par… Shane Mc Mahon décidément toujours là où il ne faut pas, s’intégrant à la compétition direct par la finale. Cena et Bryan, eux, ont préféré bouder le show du pays des dromadaires.

Tous les plans de l’intrigue principale sont bouleversés par la mauvaise nouvelle qui frappe d’un uppercut toute la communauté des fans de la WWE. Roman Reigns, à peine champion universel, doit quitter l’entreprise pour se soigner d’une leucémie. Un coup dur qui transforme toute la carte quasiment du jour au lendemain : le titre revient à Brock Lesnar, Strowman redevient le héros (victime de la perfidie de Baron Corbin), Elias fait aussi partie des gentils, Bobby Lashley montre son cul mais surtout, Dean Ambrose devient un salaud total en trahissant son copain Seth encore couvert des larmes versées au départ de leur copain samoan.

Conflit d’héritage.

Entretemps, la WWE réussit son premier PPV exclusivement féminin mais, à part un excellent Last Man standing match qui devient la plus belle performance de la carrière de Becky Lynch, rien d’extraordinaire n’en sort. On sait toujours que les Bella sont nulles, mais ce n’est pas un scoop.

Survivor Series arrive et donc reprend la guerre entre Raw et Smackdown, menée cette année par les femmes. Becky Lynch y perd son nez mais y gagne encore plus en légende. Le fameux soir, Raw inflige une branlée général au show bleu. On assiste notamment à une affiche que l’on croyait vouée au fantasme, un match entre Brock Lesnar et Daniel Bryan. Le petit barbu est en effet devenu champion de la WWE en mettant au tapis AJ Styles, dont les testicules auront beaucoup encaissé cette année.

Moment of the year.

Lesnar étant un champion invisible, la WWE meuble autour du personnage de Baron Corbin, devenu manager intermittent en remplacement de Kurt Angle. Le Baron se constitue une équipe de méchants avec Lashley, Mc Intyre, plus ou moins Ziggler, et essaye de mettre au pas Strowman, Balor et Elias. Les méchants auront leurs victoires jusqu’à TLC, où le vent tourne et Corbin perd son honneur et son autorité. Mais les shows ne sont pas très bons, pour ne pas dire pire. A tel point qu’en cette fin d’année, toute la famille Mc Mahon vient faire son mea culpa sur le ring de Raw et promet de nouvelles têtes, de nouvelles rivalités, de nouvelles opportunités. L’année finit ainsi sur cette note d’espoir mitigé.

Ben quoi, vous aviez pas dit que vous vouliez voir de nouvelles têtes ?

Voyons plus précisément maintenant les tendances que l’on a pu constater par divisions.

L’année au détail chez les Tagteam

Les équipes à Raw et Smackdown ont connu des destins différents, qui représentent bien deux façons d’utiliser cette division des duos.

Raw n’a tout simplement pas valorisé ses équipes classiques, préférant utiliser les ceintures tagteam au sein d’enjeux individuels. C’est ainsi que l’on a vu une véritable rotation permanente autour des breloques argentées : Jason Jordan, Seth Rollins, Dolph Ziggler, Mc Intyre, Bobby Roode, Bray Wyatt, Matt Hardy, Chad Gable, tous ces hommes ont tenu les titres dans leurs mains en formant des alliances brèves voire vouées à devenir des rivalités internes. Le summum de cette sous-utilisation du roster est la victoire à WrestleMania de l’ours Braun et du petit Nicholas. Réduire la division par équipes à un piédestal pour certaines fortes individualités comme Strowman, Rollins ou Mc Intyre est tout de même un peu dommageable, quand des duos tels qu’AoP ou les Revival ont du mal à apparaître comme des forces en présence.

A Smackdown, c’est tout l’inverse ! La scène par équipes est une part organique du show, mais elle recycle sans arrêt les mêmes recettes. New Day, les Usos, The Bar. Les trois tagteam ont dominé la division bleue, alternant les combats, les rivalités, les combinaisons diverses sans pour autant faire disparaître un certain sentiment de répétition. A la décharge de la WWE, le gros projet « Bludgeon Brothers » a explosé en vol, pile au moment où les géants barbus commençaient à donner des matchs intéressants.

Mario et Luigi ont bien changé.

Pour l’avenir, un petit shake-up semble nécessaire afin d’équilibrer les deux rosters. Les Usos pourraient tout à fait rejoindre Raw où il y a de la place, si l’on arrête de créer des alliances éphémères. Il faut laisser plus de place à Sanity ou aux Revival pour exposer leurs talents… Et il faut préparer la future tornade Undisputed-Era qui ne manquera pas d’être attendue en 2019.

L’année au détail chez les femmes

2018 marquera certainement un tournant dans l’Histoire des femmes à la WWE.

Il y aura très certainement un avant et un après Ronda Rousey. L’entreprise Mc Mahon a réussi à attirer dans ses filets une femme à l’aura mondiale, dont le starpower attire les foules autant qu’une légende masculine de la discipline. De plus, Ronda réussit à convaincre les suiveurs en délivrant des prestations de qualité : l’ex star de l’UFC n’est vraiment pas venue à la WWE pour passer une pré-retraite tranquille, elle est là chaque semaine, elle catche régulièrement et donne beaucoup d’énergie dans ses performances.

Face à elle, une autre superstar a éclot en 2018. On n’y croyait plus, mais Becky Lynch est enfin devenu quelqu’un. Et quel quelqu’un ! Partie pour un heelturn, la flamboyante irlandaise s’est transformée en guerrière au-delà des notions de bien et de mal. En quelques semaines, elle est devenue la sensation et la raison principale de regarder la WWE. Très juste dans ses prises de parole, impeccable sur le ring, elle a éclaboussé de toute sa classe l’émission bleue. Même sa blessure au nez en veille des Series a contribué à sa légende : cette image de Becky dominant les travées de Raw le visage en sang restera dans les mémoires. C’est une véritable guerre des Amazones qui a commencé, mettant en rivalité l’Irlandaise, l’ex championne UFC et la fille Flair. De quoi espérer un grandiose final à WrestleMania. Tout en souhaitant quand même un peu de turn-over, car je crains que Ronda Rousey ne devienne aussi incontournable qu’un Samoan aux même initiales avant elle.

RR… Royal Rumble…Roman Reigns… Royal Rousey…Ronda Reigns…Ronda Rousey…
RONDA ROUSEY RONDA ROUSEY RONDA ROUSEY

Derrière, ce fut un peu moins brillant. Alexa Bliss est rentrée dans le rang, souvent blessée. Sasha Banks et Bayley restent transparentes, Asuka a perdu en intérêt malgré un talent intact, et il est difficile de comprendre la mise en lumière permanente de Nia Jax. Mais ce fut une belle année pour les filles, marquée par ce premier PPV exclusif baptisé Evolution. Notez d’ailleurs que 2018 a fini sur la même image qu’elle a commencé : Asuka triomphante, mais avec Ronda qui squatte le main-event.

Main events et titres mondiaux

Deux très longs règnes auront marqué l’année 2018.

Brock Lesnar, champion universel intermittent, a réussi à faire durer son règne jusqu’à Summerslam alors que tout semblait réuni pour qu’il rejoigne l’UFC après WrestleMania. A cause du coup du sort arrivé à Roman Reigns, la Bête a même rempilé pour un mandat. Souvent absent, Brock n’a même plus la décence de faire des efforts. Finie l’époque où il était présent pour les meilleurs matchs de l’année contre John Cena ou CM Punk. Ses prestations au Rumble, à WrestleMania ou en Arabie Saoudite sont totalement anecdotiques. A Crown Jewel, il expédie Strowman en moins de trois minutes ! Seule sa confrontation inattendue contre Bryan mérite d’être retenue. On espère que son nouveau règne sert juste à patienter le temps que la WWE construise un nouveau héros (Mc Intyre ? Balor ?) et qu’il cèdera enfin définitivement à WrestleMania 35.

It happened. Yes. Yes. Yes.

Côté bleu, c’est AJ Styles qui a tenu quasiment toute l’année avec le titre de champion de la WWE.

Mais son règne prolongé rappelle un peu celui de CM Punk : un règne de qualité, avec des rivaux prestigieux et de belles affiches, mais une exposition au second plan et un personnage un peu vide de personnalité. AJ Styles n’a jamais été le main event d’un PPV à rosters mélangés, même en l’absence de Lesnar. Il a d’ailleurs eu un début de règne totalement éclipsé par la rivalité Shane-Owens. Ensuite, il aura eu contre Nakamura puis Samoa Joe le même rôle de vaillant athlète mis à mal par de vicieux adversaires. Tous ont joué la carte du « AJ Styles perd souvent ses nerfs, il faut le pousser à bout » alors qu’au final, le gars d’Atlanta a quand même été hyper serein et professionnel vu tout ce qu’il a encaissé.

Lesnar comme Styles n’auront eu que peu de challengers : les titres suprêmes sont désormais des Graal auxquels une minuscule part du roster ose prétendre. Brock a  eu sur son chemin Roman Reigns et Braun Strowman. AJ a surtout affronté Nakamura et Samoa Joe jusqu’à tomber contre Bryan. Pas d’ambitions pour des garçons tels que Balor, Rollins, Cien Almas, Orton ou Jeff Hardy.

2019 devrait changer la donne : Lesnar doit partir, il faudra un vrai bonhomme pour porter la succession. Raw ne manque pas de candidats (voir liste juste ci-dessus). Mais le nouveau Bryan rebat complètement les cartes : qu’en est-il de la rivalité pas vraiment achevée contre le Miz ? Et que vont faire tous les autres heels Samoa Joe, Nakamura ou Cien Almas ? Quel gentil se dressera contre le barbu girouette ?

Toi tu vas à Smackdown, moi je reste ici et tout le monde est content !

Ressenti personnel et conclusions

2018 est à peine finie et il est difficile d’avoir un recul sur cette année. Mais à mes yeux, cet exercice marquera un tournant dans l’Histoire de la WWE.

Entre les cordes, on ne peut pas dire que l’on ait assisté à un grand cru. Très rares furent les matchs qui ont retenu l’attention et dont on se souviendra. On peut vaguement citer une rencontre entre Daniel Bryan et le Miz, l’étrange duel opposant Lesnar à Bryan, les performances de Becky, Charlotte et Asuka ainsi que certains affrontements des équipes de Smackdown ou de la division 205…

Mais cela reste léger. Durant de trop nombreux weeklies, on peut même dire qu’on s’est emmerdés grave. Et au niveau des PPV, la WWE semble miser désormais sur la quantité, avec des cartes à rallonge permettant d’offrir du temps à toutes les stars et ainsi s’assurer d’en donner au public pour son argent.

Ce que les gens veulent c’est du dance break !

Là où l’année fut historique, c’est ailleurs. Il y aura certainement un avant et un après 2018 et ce pour au moins trois raisons.

La première, c’est l’arrivée de Ronda Rousey. Comme évoqué plus haut, la star de l’UFC a fait passer la division féminine dans une autre sphère, attirant l’attention des suiveurs internationaux et faisant rayonner le catch au-delà de ses sphères habituelles. Pour le meilleur et pour le pire : on va en bouffer, de la Ronda et des anciennes de MMA dans les années à venir.

La deuxième raison, c’est le changement total de la hiérarchie masculine. Roman Reigns n’est plus là, et cela change tout. La WWE doit faire sans l’Homme qu’elle a constamment mis en avant contre vents et marées ces quatre dernières années. La domination du Big Dog a tellement éclipsé tous ses collègues qu’il faut désormais du temps pour reconstruire les héros de demain. Et à l’inverse, 2018 marque le retour inattendu de Daniel Bryan aux affaires : l’un part, l’autre revient.

Putain Roman, nous fait pas ça, c’est trop triste…
-Vous en faites pas les gars, je vais guérir, et je reviendrai meilleur que jamais !
-Non mais c’est que sans toi, dans six mois c’est contre nous que ça scandera des « Rollins sucks ! »
-Oué et à ton retour tu vas gratter une pop de malade. Egoïste !

Enfin, la WWE a franchi un palier dans son ouverture au monde par l’organisation de grands shows partout sur la planète. Greatest Royal Rumble, Crown Jewel, Super Showdown. Deux soirées en Arabie Saoudite et l’une en Australie. Trois nuits montées comme des PPV, avec des affiches spectaculaires, du starpower comme jamais et même le retour de légendes retraitées. Bien sûr, la situation du royaume saoudien est à part et le budget illimité permet toutes les excentricités, mais le show australien prouve que la WWE est prête à organiser des événements géants partout où le marché le réclame. On peut tout à fait imaginer de mêmes soirées en Inde ou en Chine, voire au Japon. Et tout cela bouleverse nos habitudes de fans. On murmure même l’exportation du label « WrestleMania » à d’autres shows à d’autres moments de l’année. Sacrifice de toute l’essence de la WWE au profit du dieu argent ? Possible, mais cela ancre la fédé de Vince Mc Mahon comme le poids lourds mondial de la discipline. Ce qui permet aussi des rentrées financières phénoménales payant le salaire des stars de NXT, de 205 ou de tous les autres produits qualitatifs que l’on trouve sur le Network. Un mal pour un bien alors ? Difficile de trancher et l’avenir nous le dira. Espérons juste que la WWE reste fidèle à ses suiveurs originels et que les PPV historiques ne soient pas sacrifiés. Cette année, la logique fut respectée. Les trois hyper-shows n’ont accouché que de changements minimes dans les intrigues et tout s’est joué sur le bon vieux sol américain. Mais qui peut dire si demain il en sera de même ?

Alors, au final, avez-vous aimé 2018 vu depuis la maison Stamford ?
Faut-il s’attendre à une WWE encore plus worldwide qui exporterait ses shows vers les marchés à conquérir ?
Ronda Rousey ça vous plaît, ou vous préférez Becky Lynch ?
Qui sera le futur posterboy de la WWE, un gringalet irlandais ou un géant écossais ?
Jusqu’où ira le nouveau Daniel Bryan, et que va devenir AJ Styles ?
C’était quoi le meilleur moment de 2018 ?
Titus O’Neil va-t-il glisser à nouveau sur la rampe du Rumble ?
A vos commentaires, et bonne année 2019 !


Et bon premier Rusev Day de ce Rusev Year !