Podcast Catch’Up – Les AWARDS 2018 !

La cérémonie des César, ça m’a toujours fait chier.
Gérard Depardieu, qui aurait en revanche ajouté adorer celle des Catch’Up Awards.

Salut les marks, salut les smarts et bienvenue dans  Catch’Up pour l’épisode spécial des récompenses, les Catch’Up Awards 2018 ! Pendant plus de trois heures (fiou!), nous partageons avec vous le meilleur, mais aussi le pire, de ce que nous a réservés la WWE cette année. Pour cette grande occasion, nous étions six chroniqueurs à vous animer tout ça dans la joie et la bonne humeur jusqu’au bout de la nuit. Pour ceux qui seront allés tout au bout, félicitations, pour les autres un rapide survol des lauréats.

Les femmes, les femmes et encore les femmes !

Si l’incroyable explosion de Becky Lynch sur les derniers mois de l’année restera sans doute l’exemple favori et gravé dans la tête de tous les suiveurs, l’année du catch féminin à la WWE est une franche réussite qui ne peut être celle d’une seule femme. Déjà, il est à noter que là où la plupart des récompenses ont vu les votes s’éclater parmi un grand nombre de prétendants, traduisant plus une difficulté à dégager de vrais temps forts qu’une illusoire homogénéité de qualité dans le produit proposé, le trophée de la meilleur catcheuse a concentré ses votes sur un trio qui a insufflé un souffle nouveau à la division, notamment sur le second semestre 2018 : Becky Lynch (1ère), Charlotte (2ème à un petit point) et Ronda Rousey (3ème), toutes trois citées par l’unanimité de l’équipe. Trio que l’on peut même élargir à un quintet de tête si l’on y ajoute les quatre mentions accordées aux deux Alexa (4ème) et Asuka (5ème) qui ont été animatrices du début d’année dans leurs shows respectifs.

Le choix du PPV de l’année est également parlant. Si WrestleMania l’emporte « logiquement », porté par son aura et, on ne peut l’ignorer, par un vote du cœur de vos rédacteurs qui s’y sont rendus en personne cette année (!!!), Evolution se place second assez facile de ce classement. Le tout premier PPV féminin aura fait taire bon nombre de ses détracteurs et supplante ainsi des institutions comme Summerslam (4ème), le Royal Rumble (5ème) ou les Survivor Series (6ème), qui étaient tout sauf mauvais. Un PPV historique qui aura prouvé que au moins une fois dans l’année, les femmes de la WWE étaient capables de tenir la boutique. Une expérience que beaucoup réclament à nouveau en 2019, ce qui n’était pas forcément gagné avant cela.

Et ce fameux Evolution aura d’ailleurs été le théâtre du vainqueur de notre trophée du meilleur match : Becky contre Charlotte pour le titre de Smackdown. Et qui retrouve-t-on à la deuxième place ? Becky et Charlotte encore, contre Asuka dans un TLC lors du PPV éponyme ! Les femmes sont même encore présentes sur la troisième marche du podium avec l’incroyable Ronda & Kurt contre Triple H et Stéphanie à Mania… Quatrième ? Charlotte et Asuka à Mania !

Même constat du côté de la meilleure rivalité de l’année vu que Becky et Charlotte, toujours elles, remportent la timbale, plébiscitées avec le maximum de points possibles, loin devant Styles et Joe (2ème) et Miz contre Bryan (3ème) excusez du peu. Cette rivalité, ces matchs et ces grands moments, et par extension tout ce qui a pu se passer ensuite en parallèle avec Ronda Rousey, nous laisse entrevoir une possibilité folle qui serait d’avoir pour la première fois véritablement envie de voir un match féminin clore le show des shows, WrestleMania. Et en cela, 2018 restera une année fondatrice pour nos ex-Divas.

Même John a bien du mal à cacher son excitation au vu de ce que les femmes nous ont offerts cette année.

Rapidement sur les flops féminins, sachez que Bayley coiffe Nia Jax (2ème) et Sasha (3ème) pour les flops catcheuses de 2018. Constat sévère pour Bayley, mais malheureusement à l’image de son année qui l’aura vu végéter dans des rivalités sans intérêt, passant même totalement à côté de ce qui aurait du être son moment avec sa feud contre son éternelle copine/rivale Sasha Banks (2ème des flops rivalités), nous offrant au passage parmi les pires promos de mémoire récente. Jax était une sérieuse concurrente, car ses méfaits, elle les a réalisés dans le haut de l’affiche de RAW toute l’année. A sa deuxième place personnelle, elle a également ajouté deux de ses matchs dans les flops de l’année avec ses affrontements contre Alexa Bliss à WrestleMania puis à Backlash. Heureusement, elle semble enfin disparaître progressivement de nos écrans pour le moment.

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie ! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?

Et les hommes alors ?

On aurait aimé éviter de mettre en parallèle perpétuel les hommes et les femmes alors que la dynamique actuelle est de plus en plus d’essayer de les présenter sur un pied d’égalité… ! Mais le contraste cette année était saisissant. Le classement du meilleur catcheur est d’ailleurs un bien bel exemple avec une grande disparité des votes qui témoigne d’une réelle difficulté à dégager un patron (ou plusieurs comme chez les femmes) en 2018, pour preuve aucun catcheur n’a été cité plus de 4 fois par l’équipe. Ainsi c’est un vainqueur surprenant qui émerge en la personne du Miz et qui me fait personnellement chaud au cœur. Avec Roman Reigns (2ème du classement), c’est sans doute la plus belle réussite made in WWE de cette décennie. Biberonné à l’école Stamford depuis ses premiers pas en provenance de la télé réalité, le Miz a gravi les échelons pour être aujourd’hui un personnage absolument incontournable du paysage WWE. A l’aise dans absolument tout ce qu’il entreprend, quelque soit son alignement ou le personnage qu’on lui demande d’incarner, il illumine le show de son bagou au micro et d’une science du ring qui aujourd’hui est devenu tout sauf le sujet de moquerie du début des années 2010. Les talents purs de Styles et Drew McIntyre échouent à la 3ème place du classement par manque de constance sur l’année, tandis que Daniel Bryan (4ème) pêche par son début en dents de scie.

Enchaînons sur les meilleures équipes, puisque cette récompense est encore (pour le moment) quasi exclusivement masculine. Et sans surprise Smackdown casse la baraque avec, comme pour les femmes, une unanimité sur le podium de toute l’équipe Catch’Up. Le suspense résidait dans l’ordre du tiercé gagnant, et à ce jeu ce sont les Usos qui l’emportent ! Véritables patrons du show bleu, les samoans nous ont éblouis toute l’année et semblent ne jamais être à court d’idées dans le ring et au micro pour continuer de nous divertir après tant d’année. The Bar (2ème) et le New Day (3ème) auront été à la lutte toute l’année et échouent très proches de la gagne, mettant surtout en lumière l’extrême niveau de compétition qui règne à Smackdown dans cette division.

Tiens prends ça, c’est pour avoir essayer de copier ma coiffure!

Côté flops chez les mecs, c’est Big Cass qui ramasse. Non content d’avoir plombé le retour de Daniel Bryan aux affaires courantes, il aura enchaîné les conneries en coulisses pour finalement se faire éjecter de la fédération par la toute petite porte, bon vent. Le suit à un tout petit point un autre qui aurait fait un bien beau « vainqueur » : Shinsuke Nakamura. Le japonais a continué sur sa lignée de 2017, insupportable de suffisance et jamais inspiré. De temps à autres il décide de se sortir les doigts du fondement et semble retrouver un brin d’éclat, mais c’est trop peu pour la Rockstar venu du pays du soleil levant et aujourd’hui, peu nombreux sont ceux qui l’empêcheraient d’y retourner… Enfin, Bobby Lashley ferme la marche. L’arrivée surprise en 2018 de celui qu’on voyait déjà confronter Lesnar pour le titre suprême aura fait l’effet d’un gros pétard mouillé.

Niveau équipe on a du lourd avec Sanity (1er), AOP (2ème) et Revival (3ème). Il ne fait pas bon monter de NXT quand on est une équipe en 2018… Intrinsèquement ces trois équipes ont beaucoup à offrir en 2019 si on se décide à changer un peu la donne, mais la route s’annonce extrêmement longue.

Pour les rivalités, les hommes l’emportent puisque c’est Zayn et Lashley qui ont été plébiscités. On se souviendra longtemps, malheureusement, des segments infâmes avec les sœurs de Lashley ou bien la course d’obstacle entre les deux… Reigns et Lesnar sont arrivés en deuxième position du classement (égalité avec Sasha/Bayley) et on ne vous fera pas l’injure de vous réexpliquer pourquoi.

Enfin, pour les matchs, ça a flopé sévère sur Rollins contre Ambrose à TLC qui remporte ce classement à l’envers. La déception suscitée par ce match aura suffit à le propulser en haut d’un classement très éclaté. Alors qu’on attendait cette rivalité comme le messie, tout a été écrit à l’envers et nous nous sommes retrouvés avec un match peu inspiré entre deux hommes qui rivalisaient de colliers arrières et de bras à la volée. Ce n’était sans doute pas le plus mauvais match de l’année, mais si il y’en a bien deux qui sont totalement passés à côté de leur grand rendez vous en 2018, ce sont bien les deux ex frères d’armes du Shield.

Et vous Frances, pensez vous que mes talents soient bien utilisés à la WWE actuellement, répondez sincèrement ?

Voilà pour ce tour d’horizon de nos tops et nos flops de 2018. Maintenant si vous voulez avoir tout le détail des classements, saupoudré de notre bonne humeur légendaire et de quelques jeux bien sentis, il ne vous reste qu’à vous ruer sur l’épisode spécial et vous laisser porter.

J’en profite pour vous souhaiter à tous une formidable nouvelle année et vous remercier de continuer à nous suivre pour au moins une de plus !

 

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Après trois heures d’émission on était un peu à bout ouais !