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Podcast Catch’Up – Royal Rumble, la grosse analyse

L’émotion nous égare, c’est son principal mérite.
Oscar Wilde

Salut les marks, salut les smarts et bienvenue dans  Catch’Up pour cette grosse analyse du Royal Rumble ! L’année 2019 démarre à fond et toute l’équipe est au rendez-vous pour faire vivre cette route vers WrestleMania dans les meilleures conditions. D’ailleurs, ne manquez pas le tout nouveau format animé par Hank qui revient sous tous les angles sur ce Royal Rumble et plus encore sur ce lien. Pour la nalyse plus « traditionnelle », suivez le guide.

Des Rumble qui font du bien

Comme l’année dernière, la WWE poursuit sa bonne reconversion de proposer des vainqueurs de Rumble qui font plaisir à la foule ! On attendait Seth Rollins, on attendait d’une certaine manière Becky (même si sa participation à un match de championnat plus tôt dans la soirée avait poussé Charlotte en favori) et on les a eu ! Et c’est cool ! Dans un stade à la configuration inédite, le spectacle proposé lors de ces deux matchs a été globalement à la hauteur de l’événement. Si les retours divergeront toujours sur lequel était le mieux exécuté, ces matchs à la stipulation toujours aussi jouissive nous auront proposé leur lot de bonnes idées et d’apparitions sympathiques.

Chez les femmes, la part belle aura été donnée à la jeunesse. Aucune légende n’était à signaler, mais on a pu voir une batterie de jeunes pousses de NXT avec notamment Candice LeRae, Kairi Sane, Io Shirai ou Rhea Ripley, ainsi que des noms beaucoup moins connus comme Xia Li et Kacy Catanzaro qui ont pu placer leurs spots devant 45.000 personnes. Si l’on pourra reprocher une impression un peu tiède quant aux 30 noms alignés, signe d’un roster encore un peu léger quand on lui soustrait Ronda Rousey, Asuka ou Sasha Banks pour les matchs de championnat, on ne pourra pas dire qu’elles ne se sont pas donnés à 100%. Tous les codes y sont passés, des éliminations éclairs (Liv Morgan), au passage sous le ring (Zelina Vega) en passant par les sauvetages acrobatiques (Naomi et Kacy). Au final, on s’est recentré sur des valeurs sures avec un quatuor composé de Bayley, Nia Jax, Charlotte Flair et une Becky Lynch qui s’était substituée à une Lana blessée, incapable de rentrer dans le ring. L’inévitable se produit lorsque les éternelles rivales Flair et Lynch se retrouvent à batailler pour la victoire dans un mano à mano épique, remporté au bout du suspense par The Man sous l’ovation du public.

Un jour peut être tu seras capable de jouir toi aussi Dana, désolé !

Côté mecs, tout pareil, on ne change pas les bonnes recettes. Kofi Kingston nous aura gratifiés de ses spots innovants, pas forcément aussi fous que les années précédentes on ne va pas se mentir. Curt Hawkins aura joué le rôle du roublard sous le ring, tandis que Titus O’Neil et No Way José nous amusent sur leurs entrées respectives, bien plus longues que la poignée de secondes qu’ils auront passée dans le ring. NXT avait envoyé ses plus fines fleurs avec Pete Dunne, Johnny Gargano et une belle surprise en la personne d‘Aleister Black ! On aura aussi eu une ouverture de Rumble légère et sympa avec Elias donnant la réplique à Double J Jeff Jarrett. Le Hall of Famer voulait profiter de l’occasion pour nous proposer un duo, mais Elias a fini par s’agacer et en a profité pour l’éliminer rapidement.

Un des moments de la soirée restera indéniablement l’entrée du numéro 30, R-Truth, qui se fait sauvagement attaqué par Nia Jax à la stupeur générale. Le public oscille entre incompréhension et trépidation, alors que la Samoan se rue vers le ring et entreprend de cogner sur tout ce qui bouge en éliminant même Mustapha Ali ! Comprenant qu’elle n’était pas la pour blaguer, la gent masculine se rebiffe et Nia se mange successivement Superkick de Ziggler, 619 de Rey Mysterio et un RKO de Randy Orton pour bonne mesure avant de sortir. Incroyable ! Les affaires sérieuses se concluent avec un duo de costaud made in RAW puisque Braun Strowman se dresse sur la route de Seth Rollins. Après avoir bien joué avec les petits cœurs d’un public suspendu à chaque « faux finish », l’Architecte achèvera le Monstre d’un Curbstomp sur le tablier du ring pour la victoire !

– WALAH RAMENE TOI LE CHING CHONG JE VAIS TE HAGAR ! CAA MAAAAAAAAAN !
– Sérieusement ? On en est là ?

Une « midcard » épique !

La carte du Rumble de cette année avait de quoi faire pâlir les éditions précédentes. Car au delà des deux matchs éponymes, nous avions quelques sacrés morceaux dans une « midcard » qui n’en avait que le nom puisque les matchs pour les affiches pour les titres s’enchaînaient avec tout ce que la fédération avait de mieux à proposer.

Asuka a triomphé de Becky Lynch en la soumettant sur son Asuka Lock, ce qui a du en surprendre plus d’un. Choix audacieux mais éminemment pertinent, qui permet à la Japonaise de voler un peu du feu sacré, elle qui en avait tant besoin, à la rouquine, qui ne s’en retrouve nullement affaiblie après un combat valeureux. Du côté rouge, on retrouve aussi cette formule gagnant-gagnant. Sasha Banks avait besoin de revenir sur le devant de l’affiche avec une prestation de haute volée, tandis que Ronda Rousey devait nous proposer une défense de titre flamboyante après avoir été empêtrée dans les filets de Nia Jax. C’est chose faite dans une prestation qui a permis à l’ex championne UFC de mettre en avant toute sa science des projections et du combat au sol à base de soumissions. Banks finit par abandonner au bout d’innombrables contres sur un ultime Piper’s Pit, The Boss ayant fait jeu égal au sol avec les soumissions pendant tout le match.

Brock Lesnar et Finn Balor ont du en surprendre plus d’un avec un sprint qui était un régal absolu. En huit minutes, les deux nous ont raconté tout ce qu’il y avait à raconter sur ce David contre Goliath qui avait pour objectif de nous faire « croire » en Balor. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont réussi leur coup lorsque le public à exploser sur le « simplement deuuux » après le Coup de Grace sur le champion ! Gros boulot de Lesnar qui prouve encore sa capacité de selling incroyable avec les petits gabarits.

Bon maintenant vous m’excuserez mais je dois aller recharger ses batteries, je le rallumerai pour WrestleMania.

La déception de la carte viendra sans doute du AJ Styles – Daniel Bryan, ce qui fait toujours un peu mal à écrire… Partition ultra convenue qui a surtout loupé le coche de l’histoire qui animait la rivalité entre les deux hommes et qui aurait gagné à durer dix minutes de moins. Le tout sera sauvé, du point de vue de certains, par cette fin surréaliste qui voit Rowan apparaître et avancer lentement vers le ring. Le public présent dans l’arène et probablement tous les spectateurs devant leur écran s’interrogent sur la scène qui se joue sous leurs yeux. Un coup de pied du champion qui rate sa cible et l’arbitre se retrouve au sol, il n’en fallait alors pas plus pour ce même Rowan qui intervient et couche le challenger pour le compte. On attend maintenant de connaitre les tenants et les aboutissants de cette drôle de surprise.

Enfin, perdue au milieu d’une carte constellée d’étoiles, se cachait une petite friandise avec le match par équipes pour les ceintures de Smackdown : The Bar contre Shane et le Miz, auto proclamés meilleure équipe du monde ! Au terme d’un match astucieusement construit pour gonfler le capital sympathie d’une équipe attachante, pliant sous les coups de butoirs de champions trop puissants, trop expérimentés, trop dominateurs… l’impensable se produit et la magie opère. Alors que Shane McMahon se retrouve au peloton d’exécution près à recevoir le Brogue Kick final de Sheamus, le Miz arrive et sauve son partenaire et ami en poussant Cesaro qui se mange la botte en pleine face. Skull Crushing Finale sur l’Irlandais pour le sortir de l’équation, Shane, grogui, grimpe sur la troisième corde et se signe. On se dit alors qu’il en fait beaucoup pour une simple descente du coude à venir, mais c’est tout autre chose que cette tête brulée avait à nouveau à l’esprit

. Il s’élance, tête en arrière, corps arqué, vrille en l’air ! Oui ! C’est bien cela ! Shane vient de nous sortir une retentissante Shooting Star Press ! Le compte de trois est alors inévitable, la foule est de toutes manières déjà debout et ne compte pas se rassoir de sitôt. Nous tenons des nouveaux champions par équipe dans une atmosphère absolument dingue. Wow.

Ettttttt… à vous les studios !

Des vainqueurs de Rumble qui font grave plaisir, un stade superbe avec une ambiance et un décor old school, un reste de carte truffé de matchs pour le titre de qualité, malgré quelques petits ratés, et des « Rumble moments » à la pelle. Il n’en fallait pas moins pour une bien belle cuvée 2019 d’un pay-per-view qui a toujours eu et conservera une place spéciale dans nos coeurs de fans. La route vers Mania est lancée de la plus belle des façons.

Comme toujours, merci de nous écouter et on vous donne rendez-vous pour le récap de la semaine à venir !

 

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