Charlotte, l’ange gardien de Becky

Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison.
Baruch Spinoza

La poussière est plus ou moins retombée sur le champ de bataille de la WWE après des semaines d’agitation autour de la scène du titre féminin de RAW détenu par Ronda Rousey; et il est temps de revenir sur l’histoire la plus polémique du moment. Portée au pinacle par un public totalement conquis, Becky Lynch avait tracé tout droit, pleine balle, sur la route vers WrestleMania en remportant le Royal Rumble et par la même occasion le droit d’affronter la Baddest Woman on the Planet. Plusieurs mois de buzz, fantasmes sur la toile et de graines plantées ça et là ont été nécessaires pour construire ce qui est petit à petit apparu comme une évidence pour beaucoup, avec en toile de fond une possible promesse de Main Event lors de la soirée la plus importante de l’année… Puis les rumeurs d’un ignoble ajout ont pris de l’ampleur, l’ombre de la Reine Charlotte planait au dessus d’une affiche qui n’avait soi disant pas besoin d’elle pour exister. Vraiment ?

On s’assied et on écoute !

Ce billet est assez largement motivé par l’éruption d’articles en tous genres haranguant la communauté de fans de catch, qui semble plus que jamais rangée derrière un leitmotiv bien tranché : Becky Lynch et Ronda Rousey n’ont pas besoin de Charlotte Flair pour leur match à WrestleMania. Il ne vous faudra d’ailleurs pas chercher beaucoup plus loin que du côté de notre cher hôte Darren de Voxcatch pour trouver ce type d’éditos, au demeurant bien argumenté. Certes, j’aurais aimé pouvoir sortir cette réponse, qui trouve trop peu écho à mon gout actuellement, un peu plus tôt. Et ce notamment avant l’officialisation, il y a de cela maintenant deux semaines, du remplacement de Becky (temporaire bien entendu) par Charlotte, mais bon la vie, tout ça tout ça !

Toujours est-il que le sujet mérite discussion pour rétablir certaines vérités trop facilement balayées sous couvert de ce qui ressemble fort à un énième syndrome de favoritisme d’une certaine partie de la fameuse IWC (Internet Wrestling Community). Cette même IWC qui semble de plus en plus porter ses préférences personnelles en évidences absolues, bonnes à être imposées à la face du monde en dépit du bon sens. D’autant que nous sommes sans doute à l’aube d’un des matchs les plus importants du catch féminin de l’ère moderne. Alors ça mérite bien un peu de lecture.

Comme je le disais j’aimerais modifier ce logo pour que ça dise FlairMania, Vince est OK.

 

Se passer du meilleur élément de votre vestiaire ?

En premier lieu, il convient de poser de manière claire que Charlotte Flair est la meilleure catcheuse du vestiaire WWE actuellement. Et par meilleure catcheuse, j’entends bien évidemment la meilleure « sport entertainer » de la WWE. N’en déplaise à certains qui aiment à penser que les chouchous Asuka, Sasha Banks ou bien évidemment Becky Lynch seraient devant elle, voire même d’autres « internet darlings » plus bas à NXT comme Io Shirai, Toni Storm ou Rhea Ripley et j’en passe. C’est bien simple, aucune d’entre elles n’arrivent à la cheville de Charlotte Flair.

Si on prend ses qualités individuellement, la question serait différente. Mais globalement, aucune autre femme à la WWE ne bénéficie d’un tel arsenal pour divertir la foule. Elle représente la combinaison parfaite de taille, de physique, d’athlétisme et de technique et se pose en synthèse proche de l’athlète ultime. Ajoutons à cela une tenue de micro impeccable, avec sans doute la partition heel la plus solide de toute la division, une capacité à raconter une histoire dans un ring de très haut niveau, des attitudes et mimiques captivantes entre les cordes… Nous tenons le prototype idéal de la catcheuse made in WWE, qui plus est avec l’avantage d’être la plus établie de tout le vestiaire, derrière la star « mainstream » Ronda Rousey, de par son patronyme Flair mais aussi et surtout de par ses années à dominer la division et la porter sur ses épaules en ayant participé à tous les plus gros matchs de ces dernières années.

Partant de ce constat, il faudrait que les décisionnaires soient absolument stupides pour se passer d’une Charlotte Flair dans un match d’une telle magnitude. Car ne nous méprenons pas, ce match a toutes les chances d’être le plus important pour le catch féminin de ces dernières décennies, si il finit par effectivement clore ce WrestleMania. Et il y’a fort à parier que ce soit le cas. Dès lors, Charlotte doit en être. Ne serait ce que déjà que par respect vis à vis d’elle et de sa contribution à la division féminine; mais aussi et surtout parce que ce match a besoin de rassembler la crème de la crème. Quand vous avez l’occasion de véritablement marquer l’histoire (et non pas juste décliner une stipulation d’un sexe à l’autre), vous voulez proposer ce que vous avez de mieux et vous assurer que le match sera entre les mains des meilleurs éléments à votre disposition. Charlotte est indispensable.

Et même en bataille de piliers de bar, Charlotte tient tête à Becky après 13 Guinness.

 

Le mythe du « C’était le moment de Becky »

Par pitié… Sortons du « kayfabe » si cher à mes yeux deux secondes et prenons un peu de recul. Depuis WrestleMania l’année dernière, la saison 2018/2019 était cousue de fil blanc pour ceux qui suivaient un tant soit peu l’actualité et ont un minimum de vision moyen à long terme. Après ses grands débuts à Mania 34, Ronda Rousey allait très certainement prendre le titre à Alexa Bliss ou Nia Jax et l’emporter jusqu’à New York (Mania 35) pour affronter la fille Flair dans un clash inévitable. On la voyait déjà enchaîner les défenses de titre progressives contre tout ce que le vestiaire pourra lui proposer (Nia, Alexa, Natalya, Sasha Banks, Ruby…) pour se forger une expérience dans le ring et une aura indestructible en prévision de la rencontre. De son côté, Charlotte triomphait d’Asuka et se posait comme la femme à battre « made in WWE » et était partie pour dominer le show bleu. Arrive Summerslam et le plan devenait limpide. Becky Lynch devait représenter le dernier obstacle pour Charlotte dans sa quête du titre et de suprématie. Becky devait faire un « heel turn » des plus classiques, dénoncer l’hypocrisie des fans et se retourner contre son amie de toujours, déclenchant ainsi l’ultime chapitre pour Charlotte jusqu’à WrestleMania.

Sauf que voilà, le train déraille. La foule n’adhère pas à cette mise en scène et la rouquine est portée en triomphe au cours d’une scène surréaliste qui la voit tabasser Flair sauvagement. La WWE tente de s’accrocher à son plan, le « turn » suit son cours, mais les réactions ne viennent pas. Les fans voient clair dans le soi-disant jeu de Vince et refusent un énième destin glorieux prédéterminé pour l’enfant prodigue de la division féminine. Les scénaristes déclenchent alors un rétro pédalage rare et positionne Becky en sorte de Steve Austin au féminin, autorisée à laisser éclater à la face du monde une toute nouvelle attitude badass, libérée, affirmée et surtout incroyablement attachante. The Man était né, et en même temps, un plan de quasiment un an (voire même plus, qui sait) était mort.

Becky Lynch venait d’une certaine manière de tuer le moment de Charlotte. Et en embrassant ainsi totalement le revirement de la foule, la WWE faisait un pas vers le public qui allait permettre à l’Irlandaise de devenir une superstar. Alors qu’on a souvent tendance à reprocher à Vince McMahon et ses équipes de figer ses grandes histoires sur plusieurs mois et refuser d’aller avec le flow et surfer sur les vagues de popularité; voilà qu’ils font exactement cela et dans le seul et unique but de faire de l’Irlandaise une étoile. Apprécions cela à sa juste valeur.

Si tout ce que les Flair touchent se change en or alors y’a plus qu’une solution !

 

Un mano a mano illusoire

Après la victoire définitive de Lynch à Evolution dans un Last Woman Standing d’anthologie contre Charlotte, cette histoire devint soudainement dans l’esprit de beaucoup un mano a mano entre Ronda et Becky. L’Irlandaise se présentait alors, auréolée de sa nouvelle personnalité « The Man », en porte-étendard de Smackdown pour aller envahir Monday Night RAW quelques jours avant les Survivor Series, qui devaient être le théâtre d’un clash très attendu avec Ronda Rousey. Une nouvelle fois, le destin prit la main et Lynch se blessa à la faveur d’une mandale mal calibrée de Nia Jax. La rouquine se retrouvait alors avec une commotion cérébrale, un nez cassé et l’obligation de désigner sa remplaçante pour les « Series« .  Malgré des mois de rivalité acharnée, Becky se tourna alors vers la seule capable de la représenter au mieux, Charlotte Flair.

A l’instar de grandes rivalités historiques, leurs destins semblent irrémédiablement mêlés et voilà Charlotte de retour dans le paysage. La suite est connue et restera un mystère qui ne quittera probablement jamais les arcanes des coulisses de la WWE. La blonde s’en va démolir après disqualification la championne Ronda Rousey à grands renforts de kendo stick, libérant une rage et une frustration que beaucoup prêteront à un échange de script initialement promis à Becky. Faute de preuve, l’affaire continue sur ces bases et si la rousse avait bien été celle qui avait initialement jeté son gant blanc du défi à la face de Rousey lors de l’angle d’invasion, la première estocade était bien la propriété de Charlotte Flair qui se réinsérait ainsi pleinement dans l’histoire globale. Dès lors, l’ire de Rousey était dirigée vers les deux femmes de Smackdown et non plus juste une, transformant cette rivalité en ronde à trois infernale.

C’est mon pied sur lequel tu marches bordel !

 

Rassurez-vous, Becky reste l’héroïne… d’une histoire encore plus belle

Ronde à trois ne signifie néanmoins pas dispersion de notre attention. Envers et contre tout, soyez en bien certains, Becky Lynch reste la principale protagoniste de cette histoire. L’héroïne qui triomphera du mal à la fin. Et ce en dépit de la poudre aux yeux et des artifices scénaristiques qu’auront constitué l’irruption de Charlotte il y a deux semaines par la voix de Vince McMahon, ou l’abandon du titre de Ronda aux pieds de Stephanie la semaine passée; qui sont autant d’événements nécessaires pour conserver les deux bien présentes dans nos esprits et ne pas transformer cette histoire en « one woman show » de The Man.

Car l’histoire initiale présentait tous les symptômes d’une potentielle indigestion. Avec pour but de nous emmener jusqu’à WrestleMania en avril, tout avait en effet débuté très tôt fin octobre. En ajoutant la belle blonde, la WWE s’offre une marge de manœuvre qui n’est pas du luxe avec déjà la possibilité de faire vivre l’intrigue sur les deux émissions sans obliger Becky à se démultiplier comme sur tout janvier.  Elle s’offre également un meilleur équilibre. Depuis des mois Lynch est bien entendu la favori des foules, mais Ronda naviguait dans des eaux troubles qu’elle même ne maîtrisait que trop peu. L’ajout de Charlotte, rivale éternelle de Becky, permet de positionner un vrai méchant dans cette affaire.

Ecoutez Madame Lynch maintenant ça suffit, d’autant que je vais avoir beaucoup de mal à vous maîtriser, je n’ai que mon entrainement de paramilitaire d’agent de sécurité et 30kg de muscles à opposer à votre genou en vrac.

Et cela renforce l’histoire pour le meilleur. Quand c’est bien raconté, une confrontation à trois est tout aussi, si ce n’est plus, efficace qu’un duel à mort. Le parallèle avec le succès de cette décennie et la consécration de Daniel Bryan saute aux yeux. L’underdog qui part en guerre contre le système et l’oppression. Une oppression bien plus efficace quand elle se dote de plusieurs têtes, à la manière d’une hydre mythologique, avec non seulement le corporatisme et le prototype de la réussite prétendument indue et du favoritisme (Randy Orton / Charlotte Flair), mais aussi la starification à outrance d’un système au détriment de la simplicité du « common man » (Batista / Ronda Rousey). Becky Lynch lutte contre ces deux maux qui cannibalisent cette WWE idéalisée par le « vrai fan de catch ». Ces deux parvenues de Ronda et Charlotte représentent parfaitement ces deux facettes d’une pièce qu’on ne saurait plus voir.

En se privant de Charlotte, on se priverait d’une richesse dans une histoire qui a prouvé toute son efficacité par le passé. On ne peut pas non plus négliger la dose de suspense qu’elle apporte avec elle en plus de son statut de véritable boss final. Ses sept titres de championne, qu’elle trimbale avec elle, porte le poids du record de Trish Stratus qui pourrait être brisé à tout moment, ajoutant un enjeu certain au match. Tout cela fait d’elle cette méchante ultime, sélectionnée par Vince McMahon, championne du système qui nous dégoutte tous, et permettra au triomphe final du héros d’être encore plus expiatoire.

Tiens mais c’est que ça fait un p’tit moment que je l’ai pas eu cette ceinture !

 

Cette rivalité démontre que Vince n’a décidément pas perdu la main

Vincent Kennedy McMahon est un génie du catch. Ce fait est non discutable, j’en suis navré pour certains, mais on ne construit pas un empire du divertissement sur plusieurs décennies, tutoyant le milliard de dollars de chiffre d’affaires, avec un modèle économique pérenne et un support propre en étant un vieux croulant, sénile, déconnecté des réalités et de son public.

Vince ne nous écoute pas ! Il n’en fait qu’à sa tête ! Pire, il ne sait plus ce qu’il fait et fonce droit dans le mur. Florilège de bêtises qu’on peut lire régulièrement dans le fabuleux monde des zones de commentaires sur internet. Leurs auteurs se prétendent le plus souvent « éveillés » au kayfabe et voient très clair dans le jeu des décisionnaires de la WWE. Ah ça non, on ne la leur fera pas ! Untel bénéficie d’un push ? Complot ou résultat bien mérité, la conclusion dépendra le plus souvent du temps passé par le catcheur hors du circuit WWE (les « indies« ). Ce mérite à géométrie variable, le plus souvent risible, présente néanmoins une opportunité nouvelle pour la fédération.

En effet, ce « nouveau kayfabe 2.0 » doit maintenant composer avec cette multiplicité d’avis et ces « dirtsheets » qui pullulent sur la toile et qui confèrent à chaque décision de booking une présomption d’intention publique, jusqu’alors cantonnée aux coulisses et aux salles de scénaristes. Internet fait la pluie et le beau temps sur les réactions de la foule dans les arènes et derrière leurs écrans. Dès lors, Vince serait un vieux croulant ? Il parait qu’il aime modifier ses scripts à la dernière seconde et prend des décisions insensées ? Becky est notre championne et marre de la fille Flair qui doit tout son succès à son patronyme ? Qu’à cela ne tienne, allons y franco. Présentons le père McMahon comme un fou sénile qui va bouleverser la Road sur un coup de tête en favorisant le parangon du corporatisme avec Charlotte. Encore et toujours cette satanée Charlotte !

Ca vous énerve quand on joue avec vos toutes petites couilles hein.

Ah quel scandale ! Les sites disaient donc vrai, ce vieux connard est décidément dépassé ! Becky Lynch se fait voler sa place comme nous l’avions tous prévu ! Et quand bien même elle reviendrait dans le match in fine, on la voit bien cette énorme ficelle. Personne n’est dupe ! On veut nous coller du Charlotte partout, à toutes les sauces,  je l’ai lu sur un blog ! T’inquiète même pas, je vais pas me gêner pour la siffler comme il faut la Charlotte la semaine prochaine. Et si Becky débarque je vais l’encourager comme jamais. Tiens, un nouveau t-shirt The Man ? Parfait ! Rien ne mieux pour afficher mon soutien, ils ne se rendent pas compte du pognon qu’ils pourraient faire avec Becky si elle était « pushée » ces nazes ! Enfoirés de WWE, vous ne m’aurez pas !

L’ironie de la situation est somptueuse car il est fort probable que la WWE ne pouvait pas mieux faire pour attirer la sympathie maximale sur la favori des foules, tout en protégeant sa poule aux oeufs d’or Ronda en se servant de Charlotte en paratonnerre de luxe. Nous voilà maintenant lancés tout droit vers un succès assuré. Le public de « connaisseurs » est remonté comme jamais face à cette injustice, debout comme un seul homme derrière The Man. Et quand Lynch sera réintégrée et qu’arrivera WrestleMania, les chants seront plus forts que jamais, les t-shirts The Man fleuriront dans les travées du MetLife Stadium. Ces indignés insoumis seront debout sur leurs chaises collector payées 200$ pièce et scanderont le nom de Becky à plein poumon pour finir totalement euphoriques, la larme à l’œil, lorsque LEUR championne brandira la ceinture dans une scène de liesse jamais vue depuis Daniel Bryan en 2014. Tout cela grâce à leur soutien sans faille, eux qui se seront élevés fièrement face à l’autorité.

Alala sacré Vince

Après tout ça, Ronda pourra toujours remplacer Roman dans le Shield si il n’est pas encore bien remis.

 

L’évidence même !

Vous l’aurez compris, ce qui se déroule actuellement représente pour moi un scénario rêvé qui va aboutir au meilleur spectacle possible en avril prochain. A défaut d’en avoir convaincu la majorité, j’espère au moins en avoir mis certains face à des contradictions qu’il serait bon de reconnaitre.

Tout le sel du catch c’est de réussir à investir émotionnellement le public suffisamment pour lui faire croire que le spectacle qui se joue sous ses yeux n’en est pas un. L’injustice, la frustration, l’énervement… ces émotions suscités par les décisions de booking de la WWE sont bien réelles chez bon nombre de suiveurs, qui pensent voir clair dans le jeu de Vince mais tombent finalement dans son piège. Le merveilleux piège du catch qui nous passionne encore après toutes ces années.

Ouvrons réellement les yeux tous ensemble. Ce match est présenté depuis des semaines comme le « money match » de ce WrestleMania. Il ne fait quasiment aucun doute, vu son traitement médiatique et au sein des émissions de RAW et Smackdown, qu’il a de très fortes chances d’être le Main Event de la soirée. Nous risquons, en 2019, de voir les femmes clore la soirée de catch la plus importante de l’année, ce qui en soi est déjà un motif de réjouissance qui transcende l’affiche. Que ce soit Becky/Ronda/Charlotte ou Becky/Ronda n’a aucune importance. A la fin, lorsque la cloche retentira, c’est bien Becky qui brandira la ceinture sous les cotillons et les vivats, mettant ainsi un terme à une épopée féerique.

Une épopée qui aura vu une rouquine partie de rien, s’entraînant dans les gymnases de Dublin à 15 ans et roulant sa bosse à travers l’Europe et l’Amérique, pour au final conquérir le cœur des fans du monde entier et triompher du mal et de l’immonde Vince McMahon, ce vieux croulant, devant un public de 75.000 personnes en fusion. Quel vieux schnock ce Vince.

Et n’oubliez pas de regarder ce match avec une bonne tasse de thé.

Charlotte devait participer à ce match et c’était la meilleure décision possible et l’évidence même. Quand tu tiens un « money match« , tu mets tous tes œufs dans le même panier, c’est le b-à-ba de la promotion. Le catch féminin dans son ensemble a connu une très belle année en 2018 et de manière générale une belle période depuis maintenant 2-3 ans. Néanmoins ne nous voilons pas la face, cela reste un « draw » mineur pour la WWE. Les gens ne se déplacent pas pour voir du catch féminin. Sauf que là pour la première fois depuis… toujours (?), Vince a l’opportunité de créer un match féminin qui suscite un buzz suffisant pour se poser en potentiel Main Event de WrestleMania. C’est absolument sans précédent et il fallait dès lors capitaliser à 100% dessus.

Charlotte est bien plus utile dans cette affiche qu’à nous rejouer une partition déjà vue contre Asuka. Asuka a eu un beau moment l’année dernière et en aura certainement d’autres dans le futur, mais avec tout le respect que j’ai pour le travail de la Japonaise, elle est à des kilomètres du statut des trois autres concernées. Vouloir conserver Flair pour l’occuper est un faux débat.

La Reine ne pouvait pas rester sur le carreau de ce rendez vous avec l’histoire et laisser sa place sur le trône de la division comme cela. Il s’avère juste qu’il y a peut-être maintenant de la place pour deux au sommet. Finalement, il se pourrait bien que le véritable ange gardien de Becky, ce ne soit pas nous public, mais bel et bien Charlotte Flair… La réponse finale le 7 avril.

Non mais elle est malade celle là ou quoi ?! C’est mon échelle vers la gloire ça, pas la tienne !