Catch

Raw is War !

« La guerre est une continuation de la politique par d’autres moyens ».

 

Clausewitz

 

 

Raw, c’est de la guerre, de la politique, des complots et des larmes. Raw, c’est la vie.

 

 

Mais d’abord un court rappel.

 

 

Le catch américain actuel est composé de plusieurs fédérations qui feignent de s’ignorer royalement, alors même que certaines stars passent parfois de l’une à l’autre. Les deux principales sont la World Wrestling Entertainment (WWE) et la Total Nonstop Action (TNA). Nous ne parlerons ici que de la plus grosse des deux, la WWE. La TNA est une espèce de poubelle de la WWE. Elle en récupère quelques vieux bien cabossés — les antiques Kevin Nash (Diesel), Scott Hall (Razor Ramon), Scott Steiner et autres Jeff Jarett y brûlent leurs derniers feux —, quelques mecs encore en verve mais partis de la WWE pour des histoires sordides (Kurt Angle, qui présente la caractéristique d’avoir été champion olympique de lutte à Atlanta en 96), ainsi que des gars dont la WWE ne veut plus pour des histoires de drogue, de dopage trop évident ou d’autres méfaits. La TNA fournit des matchs pas forcément moins intéressants que la WWE mais les stroylines y sont un peu plus glauques (par exemple, récemment, à l’occasion d’une feud opposant Kurt Angle à Jeff Jarrett, le premier a répété à plusieurs reprises qu’il ferait des trois filles de Jarrett des « orphelines totales », alors que la femme de Jarrett vient de mourir du cancer) et sombrent souvent dans une rhédibitoire absence de logique. Ce qui arrive aussi parfois à la WWE, mais plus rarement, Dieu merci.

 

 

Nous ne dirons donc rien de la TNA, ce repère de vieux junkies — il suffit d’une photo de Scott Steiner pour s’en convaincre.

 

 

 

(c’est pas des tétons, c’est des valves)

 

 

 

 

On va se contenter de la WWE, et déjà là, il y a de quoi faire.

 

 

Avant toute chose, voici la Loi fondamentale.

 

 

Un combat normal oppose deux catcheurs, dans un ring, et le vainqueur est celui qui obtient le « tombé » (« pin » en anglais) en rivant les épaules de l’adversaire tandis que l’arbitre compte jusqu’à trois; on peut également gagner en effectuant une prise de soumission qui oblige l’adversaire à abandonner car il souffre trop ou est incapable de se dégager; on peut, enfin, triompher par disqualification si l’adversaire a employé des objets, s’il y a eu une intervention extérieure ou encore si l’adversaire est resté hors du ring pendant que l’arbitre comptait jusqu’à dix (count-out).

 

 

Régulièrement, on organise des combats aux règles spéciales (plusieurs catcheurs d’un coup, combat en cage, autorisation d’objets, etc etc etc). Ceux-ci sont tellement nombreux que nous n’en dreserons pas la liste ici, nous en expliquerons la teneur chaque fois qu’ils surviendront.

 

 

Il existe également des combats par équipe (généralement deux contre deux, parfois plus).

 

 

Le Graal, pour tout catcheur, est le titre de champion individuel, matérialisé comme en boxe par une ceinture.

 

 

C’est là que ça se complique, parce que la WWE a plusieurs champions! En effet, la Fédération est divisée en trois sous-catégories (divisions) qui n’interagissent que rarement. L’immense majorité des combats se produit à l’intérieur de la même division. Chaque catcheur est rattaché à l’une des trois divisions. Ces trois divisions sont Raw, Smackdown et l’ECW (Extreme Championship Wrestling, une fédé concurrente que la WWE a fini par avaler il y a quelques années).

 

 

A l’intérieur de chacune de ces divisions, il y a un champion (existent également des titres de champions secondaires, mais nous vous en faisons grâce pour l’heure, tant ils sont — hélas — devenus secondaires, quand bien même les catcheurs feignent de se passionner pour ces breloques de pacotille). Le champion est champion parce qu’il a vaincu le champion précédent. Il remet régulièrement son titre en jeu, sur l’ordre du « general manager » de sa division, qui décide des combats. Qui affrontera le champion? Selon quelles stipulations? Tout ça fait l’objet de multiples feuds (rivalités) entre faces (gentils) et heels (méchants), toutes réalisées en vertu de storylines (histoires décidées par les mystérieux scénaristes occultes tapis dans l’ombre).

 

 

Pour parler un tout petit peu technique, rappelons le concept de prise de finition: comme son nom l’indique, c’est la prise qui permet à un catcheur de gagner son match. Chaque star a la sienne et, généralement, une fois une prise de finition infligée, c’est gagné.

 

 

Ceci étant posé, revenons donc à nos trois divisions: Raw, Smackdown et l’ECW. Chacune organise hebdomadairement un « show », à savoir une réunion de plusieurs heures. Au cours de cette réunion, le public assiste à de nombreux combats, culminant avec les plus importants sur la fin. Et à peu près une fois par mois, la WWE organise un grand pay per view, lors duquel sont généralement remis en jeu les titres de chaque division (les ppv les plus célèbres sont Wrestlemania, qui va fêter cette année sa 25ème édition, le Royal Rumble et le Summerslam, mais il y en a plein d’autres comme No Way out, Armageddon et autres Survivor Series).

 

 

 

Passons rapidement sur l’ECW, clairement la moins sexy des trois divisions. Elle possède son propre champion, et les catcheurs qui sont sur son « roster » (la liste des engagés de l’une des divisions) sont engagés dans des storylines aussi complexes que ceux de Raw et Smackdown… mais tout le monde s’en fout un peu. Elle sert toutefois à lancer de jeunes stars et à relancer des catcheurs ayant déçu à l’échelon supérieur. La preuve de l’aspect secondaire de l’ECW est le fait que ses catcheurs font régulièrement des apparitions à Raw ou à Smackdown, alors que ces derniers ne se mixent jamais juste pour le fun, et ne condescendent jamais à aller faire le cake en ECW.

 

 

Restent donc Raw et Smackdown. On estime généralement que Raw est le vaisseau amiral de la WWE, et que Smackdown est juste derrière.

 

 

Voici la situation actuelle à

 

(Raw est rouge comme le sang et les joues de Chris Jericho giflé par Stephanie McMahon).

 

 

Primo, le personnage principal, à Raw comme à Smackdown, n’est pas un catcheur, mais le « general manager ». En ce moment, deux femmes tiennent ces postes à ô combien haute responsabilité: la très méchante Vickie Guerrero à Smackdown et, à Raw, la sévère mais juste Stephanie I’m Fist class McMahon. C’est elle qui, à Raw, annonce les grandes décisions, et même si elle n’a plus combattu depuis un bail, rien ne dit qu’elle ne va pas de temps à autre intervenir pour mettre une raclée à quelque pécorelle (il existe à Raw comme à Smackdown une compétition féminine, les Divas, dont nous parlerons séparément).

 

 

Voici quelques mots des principales stars masculines de Raw, avec leur âge, leur gabarit (souvent quelque peu exagéré par la WWE, mais on va faire comme si) et une vidéo ou deux représentatives de leur talent.

 

 

Le champion actuel de Raw est un Face absolument horripilant pour tout être humain âgé de plus de 7 ans, John Cena (1m85, 109 kilos).

 

 

 

Un beau bébé de 31 ans qui mange bio, sans doute. Son personnage a un peu évolué, et pour le pire. Au début, c’était un rappeur qui se foutait de la gueule de ses adversaires en les clashant méchamment. Cena s’est d’ailleurs pris au jeu si bien qu’il a sorti son propre album de rap, qui a d’ailleurs connu un certain succès dans les charts US (ce qui en dit long sur la ruine de la civilisation américaine). Mais il y a près de deux ans, il a tourné un navet intitulé « The Marine » et depuis, il se la pète méga-patriote, porte aux biceps des bandes noires en mémoire des Marines décédés et fait le salut militaire en entrant sur la rampe d’accès au ring. Il faut admettre qu’il se démerde pas mal au micro, et c’est un catcheur pas trop dégueu, quoique ses deux prises de finition sont assez pitoyables.

 

 

Si le F-U est assez spectaculaire quand porté sur un gros porc comme ici, sur le Big Show, sa prise de soumission, le STFU (oui, y a un jeu de mots sur le sigle, à toi de le découvrir, lecteur), est risible, comme ici, lors de sa dernière défense de titre face à Chris Jericho.

 

 

Mais bon, faut bien des Faces, et il correspond à peu près à ce qu’on peut attendre d’un gentil: niais, courageux et martelant le mot « respect » comme un fan transi d’Alliance Ethnik.

 

 

 

Ses principaux adversaires sont les suivants:

 

 

Batista (1m95, 132 kilos)

 

 

— Encore forcé sur les haricots hier, moi…

 

Il va sur ses 40 piges et son corps — tout à fait naturel, qui en douterait? — commence à craquer de partout, d’où de régulières absences sur blessures, comme en ce moment. Cette énorme brute a été bodybuilder et videur de boîte jusqu’à ce qu’on lui recommande de tenter sa chance dans le catch, relativement tard, en 2002. Ce qui explique son manque de naturel au micro et ses limites dans le ring, où il peut toutefois, quand il est en forme, fournir des matchs impressionnants de puissance pure. Il est Face en ce moment, mais il doit se faire réparer un muscle qu’a pété, donc est out pour quelques mois. D’après la storyline, s’il est sur le flanc c’est à cause d’un gros coup de pied asséné par le sublime Randy Orton.

 

Batista, il y va pas en finesse, donc même si toutes ces prises sont répétées cent fois, on a un peu mal pour les copains qui se prennent son spear et a fortiori pour ceux qui encaissent sa Batista Bomb.

 

 

 

Le Mal absolu est incarné par le sculptural

 

Randy Orton (1m96, 112 kilos)

 

 

(oups pardon j’ai pris une de nos photos privées).

 

 

Orton, 28 ans, est un fils et petit-fils de superstars du catch, autant dire qu’il a grandi dans ce charmant milieu. Bodybuilder dès le plus jeune âge, il a commencé tout jeune et a réussi, avec un style relativement fluide pour un mec aussi balèze, a se tailler une jolie carrière (plus jeune champion de Raw de l’histoire, à 24 ans). Orton est un heel impitoyable, froid et calculateur. Il s’est entouré récemment de deux acolytes, comme lui enfants de catcheurs, suivant une logique jamais vraiment explicitée qui consiste à embaucher des catcheurs de deuxième ou troisième génération. Ce groupe, qui compte actuellement trois membres — Orton lui-même, ainsi que les fistons Rhodes et DiBiase — s’intitule pompeusement la Legacy, et pourrait être rejoint à l’avenir par le fils du défunt et regretté British Bulldog. A suivre. Très bon au micro dans un style tout en rage rentrée, Orton est assez flippant dans un ring, d’autant que ses deux prises de finition sont l’animale RKO ou le brutal Kick to the head, ici asséné au daron de Cena, qui passait dans le coin.

 

Et les fumeurs impénitents que nous sommes aurions payé cher pour traîner aux abords de cette salle le jour où Randy est sorti taxer une clope.

 

 

 

Raw compte aussi dans son armada l’une des plus grandes stars de tous les temps, le fabuleux

 

Shawn Michaels (1m85, 102 kilos)

 

 

 

A 43 piges, le vétéran est encore un « main eventer » de première bourre, capable d’enflammer une salle les doigts dans le nez grâce à ses dons d’acteur et à son style dans le ring, un peu moins aérien que dans ses grandes années mais toujours spectaculaire. Il y a près de vingt ans qu’il est au top, et s’il garde toujours son gimmick de jeunesse, celui du Heartbreak Kid (sa musique d’entrée est toujours le très direct « Sexy Boy », qu’il interprète personnellement), il a récemment évolué vers un aspect plus sombre. Capable de faire croire aux storylines les plus incroyables, Michaels est l’entertainment dans toute sa splendeur. Total rispeucte au Heartbreak Kid! Du coup, vous êtes obligés de vous en mater 4 minutes, où l’on voit quelques-uns de ses fameux Sweet Chin Music, des coups de pied à la base du menton qui en ont estourbi plus d’un!

 

 

Son meilleur ennemi actuel est le sinistre JBL (pour John Bradshaw Layfield), qui malgré son gabarit qui le destinait au catch d§ès le berceau (1m98, 130 kilos), est un cas à part.

 

 

 

Son gimmick à la JR dans Dallas, celui d’un millionnaire sans scrupules… est presque rigoureusement exact! En effet, sa femme est une analyste financière à succès et lui-même possède une société (de boissons tonifiantes, particulièrement préconisées pour les hommes à la virilité en berne, si si), passe régulièrement à la télé sur l’abominable Fox News dans des émissions de business et entend se lancer dans une carrière politique au Texas (il a 42 piges, il est temps de penser à l’avenir)! Dans le ring, c’est rien de particulier, juste une brute de plus, mais il tient parfaitement en coulisses son personnage de gros salopard bourré de fric. Faudrait quand même qu’il se trouve une prise de finition plus impressionnante que son coup de la corde à linge de l’enfer.

 

 

 

Autre Heel de très haute tenue, l’excellent

 

Chris Jericho (38 ans, 1m83, 103 kilos)

 

 

 

Jericho est un homme multi-facettes car en dehors du catch, il a conduit une carrière plus ou moins réussie dans le hard rock FM (ou de métal si on est gentil) avec son groupe Fozzy (initialement Fozzy Osbourne, admirez le jeu de mots), parfaitement dispensable. Ca ressemble à ça, s’il y a des amateurs. Surtout, Jericho, qui a passé de longues années à être Face, est à présent un extraordinaire Heel. Il arpente le ring en costume cravate, arborant une moue méprisante très convaincante, et casse presque le monde magique du catch en accusant le public d’être une bande de débiles qui apprécie le mec qu’on lui dit d’apprécier et hue celui qu’on lui dit d’huer. Superbe feud avec Michaels en 2008, qui a culminé avec une grosse droite de Jericho sur la femme du Hertbeak Kid. Le torve Jericho est l’un des challengers les plus consistants de Cena pour le titre (titre qu’il d’ailleurs détenu à plusieurs reprises par le passé). Anciennement « high flyer » (voltigeur), avec le temps il passe plus de temps au ras du sol, mais peut encore occasionnellement péter un saut acrobatique de derrière les fagots. Voici deux minutes de highlights avec à la fin quelques spécimens de sa prise de soumission, la bien nommée « Walls of Jericho ».

 

 

Deux mots à présent de l’inimaginable, fabuleux, aérien…

 

Rey Mysterio!

 

 

 

Le Mexicain volant, masqué comme il sied dans son pays (c’est dommage, il est tout mimi sous son masque), est encore, à 34 ans, le catcheur le plus spectaculaire du circuit. Nul au micro, et d’un gabarit insuffisant pour espérer incarner longuement la testostérone propre à ce sport d’esthètes (1m68, 75 kilos), il a pourtant une telle facilité dans le ring qu’il a réussi à convaincre les auteurs des storylines à lui refiler le titre à une ou deux occasions. Il est Face mais tout le monde s’en cogne, l’essentiel c’est qu’il pulse dans le ring! Sa prise favorite est le fameux 619, qui n’est pas une prise de finition, mais une prise qui permet une finition dans la foulée (une sorte de préliminaire, oui). Regardez et vous comprendrez que si ça s’appelle 619, c’est à cause des figures qu’effectue le Nino en l’air (oui, comme le 69, mais avec un 1 entre les deux)! 4 minutes de défis à la gravité!

 

 

 

Raw compte aussi dans ses rangs l’un des Big Men les plus agiles, j’ai nommé le démoniaque, le satanique, le terrifiant…

 

 

 

Kane (qui sonne comme « Cain », le frère assassiné de l’autre, car il a été présenté comme le demi-frère martyr du terrible Undertaker. Il a maintenant 41 ans et a pris du poids depuis ses meilleures années (2m13, 140 kilos au garrot), et est donc sous-utilisé, son rôle principal consistant à présent de perdre de façon convaincante face à des Faces. Pourtant, il n’est pas vraiment heel, il est au milieu, dans un espace entre bien et mal où vogue également, mais à Smackdown, son demi-frère l’Undertaker. Kane a eu une carrière très longue et très riche, sa meilleure période étant sans doute celle de son apparition en tant que frangin masqué, muet et supposément défiguré de l’Undertaker, une sorte de Jason des temps modernes, aglagla. Depuis quelques années qu’il a enlevé son masque et milite pour l’ultralibéral Ron Paul (candidat malheureux aux primaires du parti républicain l’année dernière), il fout un peu moins les boules.

 

 

 

Quoique, quand on pense à son programme…

 

 

Vu la taille du mastard, vous le verrez pas voler sur le ring, mais il est autrement plus mobile que les Big Show et autres Great Khali (dont nous parlerons dans la partie Smackdown). Son délire à lui, c’est d’attraper son adversaire par la gorge, le soulever à trois mètres du sol d’un bras, et le jeter à terre de toutes ses forces. Ca s’appelle un chokeslam et quand il est lancé, il s’arrête plus.

 

 

 

Enfin, je veux dire deux mots de mon autre chouchou en ce lieux, le sublime… John Morrison bien sûr! Certes, il est officiellement à l’ECW, mais il est tellement classe que la WWE le ballade indifféremment, avec son terne copain le Miz, dans les trois divisions.

 

 

 

Morrison, 29 piges, assume avec un talent certain le difficile gimmick de rockstar qu’on lui a refilé. Manteaux de fourrure, lunettes de soleil classieuses, poses lascives, c’est un David Lee Roth rigolard doublé d’un athlète de premier plan. Gabarit parfait pour ce taf (1m85, 100 kilos), dons comiques évidents (admirez sa parodie de rap ici ), Morrison est sous-utilisé pour l’heure, même si avec le très quelconque Miz (un gars qui est ici parce qu’il a gagné un concours de télé-réalité), ils livrent régulièrement des épisodes parodiques de bonne facture dans leur « Dirt Sheet », dont je vous conseille de mater ici la première minute du best of pour admirer le pince-sans-rirat de Morrison: I am John Morrison and you could bounce a quarter off my abs. Miz et Morrison sont accessoirement champions par équipe à Raw, mais le championnat par équipes est actuellement dans le coma, donc pas de quoi spécialement se rengorger.

 

Mais surtout, ce mec est exceptionnel dans le ring, et je rêve de le voir monter en grade en 2009. Souffrez la BO de Bryan Adams pendant 4 minutes de ce joli hommage (pouvaient pas faire la même avec les Doors, franchement?)

 

 

 

Il faut aussi citer CM Punk (30 ans, 1m85, 100 kilos), un… gentil punk. Eh oui.

 

 

– Bien ou bien?

 

Adepte du mode de vie straight edge (il ne s’agit pas d’être hétéro malgré l’existence d’Edge, mais d’avoir un apparat de punk sans pour autant boire ou fumer, faudra nous expliquer l’intérêt) multi tatoué, moche, Punk vaut surtout par son style tout en coups de pied. Les nostalgiques de Bruce Lee adorent. Pas très doué au micro, ni en backstage, il peut se démarquer toutefois pour épater la foule comme ici où il se déguise en Mariachi pour cogner son ennemi dans le dos. Voici 3 minutes pour voir ce qu’il sait faire.

 

 

Terminons par Kofi Kingston (27 ans, 1m83, 99 kilos)

 

 

 

Catcheur ghanéen mais jamaïcain en kayfabe, il a un bon feeling avec le public mais manque de push. Sert régulièrement de partenaire en match par équipe. Aucune story line, même pas avec les divas en backstage. On s’attend à le voir monter en puissance en 2009, ce qui ravira tous les amateurs de son style d’ homme volant.

 

 

 

Et terminons ce survol par William Regal (40 ans, 1m88, 110 kilos)

 

 

Toujours élégant un homme en slip et en peignoir devant 10 000 personnes sûrement ivres.

 

 

Cet Anglais parfaitement permanenté est là depuis des lustres, et ça se sent à sa lourdeur. Ancien general manager par exemple, il se trimballe avec une diva en permanence et feude paresseusement avec les gentils de service. Le mieux est encore de l’entendre commenter les matchs de ses adversaires avec un superbe accent d’Oxford.

 

 

Et puis y a tout un tas de gens qui sont là pour amuser la galerie, servant surtout en backstage et en dark matchs (combats non télévisés): l’horripilant Dolph Ziggler, les gangstas Cryme Tyme, le bûcheron taiseux Mike Knox, l’hilarant italien Santino Marella ou encore le vieux travelo Goldust, accessoirement demi-frère de Cody Rhodes dans la vraie vie, ce qui fout terriblement la honte à Cody. Eh ouais, pas évident à gérer, un frangin perpétuellement habillé en drag-queen et qui te sermonne sur ton inféodation à Randy Orton…

 

 

Telles sont les forces en présence, et ça ne devrait pas changer d’ici la draft de cet été, qui verra plusieurs catcheurs changer de division. D’ici-là, la politique virera régulièrement à la guerre, pour notre plus grande joie!

 

 

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