Catch

Smackdown au sommet, Raw au fond du gouffre

Monday, you can hold your head
Tuesday, Wednesday stay in bed
Oh Thursday – watch the walls instead
It’s Friday, I’m in love

The Cure, Friday, I’m in love

 

Tout n’a pas été parfait à Smackdown, et tout n’a pas été calamiteux à Raw. Mais presque.

 


Super ce flocage de maillot, Shane. Maintenant tu le brûles, on veut plus jamais le revoir.

 

 

Analyse de Smackdown du 1er mai et de Raw du 4 mai 2009

 

 

A trois jours d’intervalle, la WWE nous a fourni le meilleur et le pire de ce dont elle est capable. A un Smackdown enlevé, illuminé de plusieurs moments de bravoure et donnant naissance à de nouvelles storylines très appétissantes, a répondu un Raw consternant, dénué de rythme comme de cohérence. Rien d’étonnant: le grand bonhomme du premier show a été Chris Jericho. Le grand bonhomme du second a été Shane McMahon. Do the math, comme ils disent.

 

 

Smackdown is Jericho!

 

Il est peut-être encore un peu tôt pour dire de manière définitive que Smackdown a été le grand gagnant de la draft. Pour rappel des principaux transferts, celle-ci lui a pris Triple H, le Big Show, Matt Hardy et MVP (envoyés à Raw), ainsi que Vladimir Kozlov (catapulté à l’ECW). Et elle lui a amené les anciens Rawers Chris Jericho, CM Punk, Kane et Rey Mysterio, ainsi que l’étoile en devenir de l’ECW, John Morrison. Alors peut-être que d’ici quelque temps, un Triple H heel mettra le feu à Raw. Peut-être que le Big Show va redevenir un monstre invincible, que MVP va montrer qu’il a sa place dans la cour des grands et que Matt Hardy va enfin devenir une star de premier plan. Mais, en attendant, Smackdown flambe et Raw se noie.

 

Ce vendredi, pour son premier Smackdown depuis la draft, Chris Jericho a montré qu’il n’avait rien perdu de sa verve en passant du show rouge au show bleu. La soirée a démarré par une promo rageuse de Y2J, déclarant naturellement que c’était dorénavant son show, qu’il était la plus grande star de la Fédération, etc, jusqu’à ce que… « You think you know me? » Ah, quelle joie de voir que les Faces ne sont pas les seuls à pouvoir dire leur fait aux Heels! C’est donc Edge qui débarque et livre une promo de son cru, rappelant à Chris qui c’est le patron, et raillant sa « routine de petit homme colérique en costard » (on devrait envoyer Edge à l’Elysée, tiens, je suis sûr que cette même phrase ferait de l’effet à notre bien-aimé président). Edge et Jericho, sans doute les meilleurs orateurs (avec Michaels) de la WWE, sont interrompus par Punk qui, même s’il n’est pas un grand parleur, leur tient tête, à croire que sa mallette magique renforce sa foi en lui.

 

 


Explique-moi un truc, tu veux… Etre straight edge, ça t’empêche de prendre une douche de temps en temps, bordel?

 

 

Punk dit qu’il affrontera Edge ce soir, et annonce qu’il a bien l’intention de casher la mallette dans la foulée et de lui prendre son titre. Et on enchaîne avec un combat à quatre entre Jericho, Kane, Jeff Hardy et Mysterio, destiné à désigner l’adversaire d’Edge (ou de CM Punk, s’il cashe d’ici là) pour le titre, au prochain pay-per-view, Judgment Day!

 

Modérons un instant notre enthousiasme et avouons que le combat n’a pas été génialement booké: pour rappel, dans un combat à quatre, on est éliminé quand on encaisse un tombé. Au bout de quelques minutes, Kane encaisse un Swanton Bomb de Jeff Hardy et Jeff le couvre. Pour une raison inconnue, Jericho vire Hardy du corps de Kane et effectue lui-même le tombé. Deux failles là-dedans. D’une, Jericho, présenté comme l’un des heels les plus calculateurs et les plus intelligents de la fédération, n’avait aucune raison d’empêcher Jeff d’éliminer Kane. L’essentiel, pour lui, dans cette séquence, c’était l’élimination du géant, pas le fait de l’éliminer lui-même! Jericho aurait dû laisser Hardy faire le tombé et l’attaquer immédiatement dans la foulée, voilà qui aurait bien mieux correspondu à son caractère. De deux, ça nous montre une nouvelle fois un Kane aussi résistant qu’un Santino Marella. Comptez le temps: 1) Kane encaisse le finisher de Jeff; 2) Jeff récupère et rampe sur Kane pour le couvrir; 3) l’arbitre compte jusqu’à deux (simplement deeeeeeeux) mais Jericho vire Hardy de là et le tire hors du ring; 4) Jericho couvre Kane, l’arbitre compte jusqu’à trois, bingo, Kane est out. Ca fait un peu beaucoup, non, surtout pour un colosse comme ça…

 

Dans la foulée, Kane reprend ses esprits, s’énerve, balance sans raison des chaises dans le ring et se casse. Tchékhov disait: « Si lors du lever de rideau, vous voyez un fusil accroché à un mur, alors vous savez que d’ici la fin de la pièce, ce fusil va forcément tirer. » Il en va de même à la WWE: avec une chaise dans le ring, il était évident qu’elle allait finir par être employée. Encore une fois, c’est Jericho qui s’y est collé, pour assommer Mysterio, sauf que c’était sous le nez de l’arbitre, qui a donc logiquement disqualifié Chris. Là aussi, Jericho le heel au QI supérieur s’est conduit avec l’intelligence d’un Batista, au mieux… Il n’empêche que le combat a été sympa à voir, et la longue dernière séquence opposant Rey à Jeff a été particulièrement haletante — même si, encore une fois, le booking nous semble un peu déficient sur ce coup-là, puisque Jeff a encaissé la prise de finition de Mysterio (619 et splash du haut de la troisième corde) avant de renverser victorieusement la tentative de tombé de Rey. Heu, c’est pas un enchaînement qui met KO des Kane et des Mike Knox, ça? On dit ça, on dit rien…

 

 


Allez, salut tocard. La prochaine fois, essaie un twist of fate à travers une chaise.

 

 

Tant qu’on en est à grommeler, signalons le nouveau clou planté dans le cercueil du titre Intercontinental, si prestigieux à une époque. Son tenant, Rey Mysterio (vous vous souvenez? Il l’a pris à JBL en Wrestlemania, en moins de temps qu’il n’en faut à la finance mondiale pour s’écrouler) a pris part, sans explication aucune, au match à quatre voué à décider qui serait le challenger d’Edge pour son titre de champion Heavyweight à Judgment Day. Le champion Intercontinental est donc juste un candidat parmi d’autres au vrai titre suprême. Ne devrait-il pas plutôt parader en exhibant sa ceinture, et exiger d’être traité au moins sur un pied d’égalité avec les autres champions?

 

Bon, il n’empêche que le combat à quatre a été très agréable à suivre, et le reste de Smackdown de même. On a fini par assister à une victoire de Punk sur Edge, mais le tatoué n’a pas pu casher sa mallette, à cause de l’apparition inattendue du monstrueux Umaga, qui l’a explosé en deux secondes. Pourquoi Umaga est-il intervenu pour sauver Edge? On le saura probablement au prochain épisode, mais ça colle bien avec le personnage d’Edge que de manipuler le sauvage Polynésien pour s’en faire une espèce de super garde du corps… Ce qui ne l’a pas empêché de se prendre une attaque en règle de Jeff pour conclure le show, afin de rappeler que le prochain gros combat de pay-per-view les opposera l’un à l’autre. Si l’on y ajoute que notre adoré John Morrison semble parti pour un bon push en face, suite à une victoire nette sur Shelton et une altercation de vestiaire avec Jericho, on voit qu’on a eu un show plus que réussi!

 

 


Edge a promis à Umaga que s’il lui filait un coup de main, il avait le droit de conserver le scalp de ses adversaires.

 

 

Par ailleurs, on a été moyennement enthousiasmé par le combat opposant MVP à Ziggler, principalement à cause de la présence, aux côtés du bibendum MVP, de Sherri Shepherd — une sorte de Christine Bravo ricaine si on a bien compris, censée inciter les femmes, public captif du show « The View » auquel elle participe aux côtés, entre autres, de Whoopi Goldberg, à regarder la WWE. On est en droit de ne pas apprécier ses hurlements hystériques, même si l’effet comique recherché est globalement atteint, notamment quand elle et MVP se tombent par hasard dans les bras: on dirait le générique du Cinéma de minuit (non, pas celui de minuit samedi sur Canal, bande de sagouins).

 

 


MC Jean Gab1 nous rejoue la grande scène de Quai des Brunes.

 

 

Le concours de danse entre divas orchestré par les Cryme Tyme a également été une perte de temps, et semble lancer entre Eve et Layla une feud absurde, fondée sur le fait que Layla est outrée d’avoir perdu à l’applaudimètre. Mais ces deux dernières séquences discutables ne sont rien par rapport au scandale intégral qu’a constitué Raw, trois jours plus tard.

 

 


Au moins, pendant ce temps-là, ils ne sont pas en train de chanter.

 

 

Raw, Shane on you

 

Commençons par le secondaire et gardons le pire pour la fin. Au dispensable concours de danse de vendredi a répondu l’affreux concours de chant de lundi. Ca amuse quelqu’un d’entendre hurler Jillian et Festus? L’effet comique est, à notre avis, tombé complètement à plat. Soit dit en passant, on se demande où va la WWE avec le personnage de Festus. Un grand balaise relativement mobile comme ça pourrait être employé dans le ring à d’autres fins qu’à se moquer des handicapés mentaux (y a déjà la moitié du roster pour ça). Notre prévision: il sera bientôt apparié à Hornswoggle, dans une espèce de remake abominable de Freaks.

 

 


Au moins, pendant ce temps-là, ils ne sont pas en train de danser.

 

 

Continuons avec l’accessoire: là où les combats intermédiaires de Smackdown avaient un sens (renforcer Morrison par sa victoire sur Shelton et MVP par sa défense de titre réussie contre Ziggler), ceux de Raw n’en avaient guère: pourquoi faire combattre Carlito contre Kendrick? A propos, reverra-t-on un jour les champions unifiés par équipe catcher… en équipe? Sauf erreur, les frangins Colon ne sont apparus ensemble qu’une seule fois depuis le Raw du lendemain de Wrestlemania, pour une défaite sans lendemain face à Priceless… De même, où va Matt Hardy avec sa gimmick de pleureuse qui doit se battre malgré son plâtre et la terrible douleur qu’il ressent à la main? Son match contre Kingston relevait plus du remplissage que d’une logique quelconque.

 

 


Lâche-moi Matt, j’te dis, je fais pas dans les anti-douleur.

 

 

Autre séquence étrange, celle mettant en scène le Miz. Déjà, sa promo a été trop longue, même s’il a distillé quelques bonnes vannes à l’attention de Cena, du genre « J’ai envoyé le script de ton dernier film au Rock pour qu’il s’en serve de PQ! ». Surtout, l’idée de le voir défier un adversaire renommé, en sachant bien que celui-ci est incapable de venir en découdre sur le ring, est pas mal, mais pourquoi pas, à ce moment-là, lui dire de défier HHH et Michaels, à la suite de Cena? Avec la répétition, pour la deuxième semaine de suite, du défi lancé par Miz à Cena, on a cru assister à un replay. Et puis, où le Miz est-il passé une fois que, à la suite d’un Cena tenant à peine sur ses jambes, le Big Show a fait son apparition? Il a tout simplement disparu des écrans, sans aucune explication, comme s’il n’avait jamais été là. Or l’occasion était rêvée de vraiment l’établir en tant que heel couard, en lui offrant une attaque de chacal sur un Cena qui venait d’être massacré par le Show. Parfois, en regardant Raw, on a l’impression de voir un navet coupé au montage, ou dont une partie du scénario s’est envolée par la fenêtre suite à un courant d’air. Ouais, comme si on était dans un film avec Cena, en fait.

 

 


Et la prochaine fois, c’est DOUZE rounds que tu feras avec Show.

 

 

D’ailleurs, pourquoi l’attaque du Show sur Cena a-t-elle été si longue? Entre deux gnons, y avait une bonne minute à chaque fois. Bref, une séquence potentiellement intense (rien de tel qu’un bon beatdown d’un Face par des Heels) a été rendue pratiquement soporifique. Tant qu’on y est, comment expliquer que, alors que Shane O’Mac peut compter sur l’aide de ses potes quand il se fait emmerder dans le ring, personne ne soit venu aider Cena alors que le Show était en train de le pasteuriser? Y a pas un Face courageux à pusher dans le roster?

 

 


Ah pardon Kofi, on voulait pas te déranger pendant ta sieste.

 

 

Passons désormais au cas MVP. Même s’il ne nous a guère convaincus jusqu’à présent en Face (sa gimmick de sportif professionnel convenant bien mieux à un personnage arrogant et méprisant), on était contents de le voir défier Orton la semaine dernière: enfin un visage un peu frais au sommet, et en plus ça mettait en lumière le titre de champion des USA qu’il détient. Son rapprochement avec la pouf de The View montrait également que la Fédération croit en lui: les catcheurs qu’on envoie représenter la WWE dans le monde extérieur sont relativement rares. Vendredi, il défend son titre de manière convaincante tout en prenant garde à préserver l’intégrité physique de la mama qui l’accompagne. Jusque-là, tout va bien. Mais ce lundi, il a été ramené trois étages plus bas.

 

Début du show: MVP intervient pour aider Shane, aux prises avec les trois Legacy (on y reviendra). En deux temps trois mouvements, il se fait balayer. Batista débarque alors et nettoie le ring. Conclusion: là où réussissent Shane, qui aura tenu tête à la Legacy toute la soirée durant, et Batista, MVP se fait exploser.

 

Ensuite, il a un match contre le plus fluet des trois Legacy, Cody Rhodes. Il le perd par décompte à l’extérieur suite à l’intervention de William Regal, qui l’a simplement tiré par la jambe pour le faire tomber du ring. Un looong décompte de dix plus tard, MVP est toujours à l’extérieur. Si ça suffit pour le mettre out, paie ton champion.

 

 


Regardez-moi ça. Ca se dit sportif professionnel, et c’est pas foutu de s’acheter des protège-tibias.

 

 

Enfin, lors du main event, alors que son pote Shane se fait démolir, MVP reste sagement en coulisses, de crainte de perdre son titre US, comme l’a stipulé Vickie sur les sages conseils d’un Chavo qui, sur ce coup-là, a fortement ressemblé à Grima Worntongue. Batista a fini par braver la menace qui planait sur lui (celle de perdre le droit de défier Orton à Judgment Day) pour accourir au chevet de Shane; mais le super Face MVP, lui, n’est même pas apparu. Aurait-il été compliqué de le montrer dix secondes en coulisses, en train de regarder le combat sur un écran de télé, n’y tenant plus, décidant d’y aller au mépris de son titre (Orton était censément en train de tout simplement briser la jambe de Shane)… avant d’être retenu par d’autres catcheurs, voire par Vickie en personne? Là, son personnage de courageux Face aurait été entretenu. Au final, en l’espace d’un seul show, voilà MVP ravalé au rang de flipette faiblarde. Bien joué les gars. Et il semble parti pour une feud bidon contre William Regal, un type qu’on préfère largement en commentateur que dans le ring à ce stade de sa carrière.

 

A côté de cet enterrement de première classe, le misérable booking du combat Batista / DiBiase passerait presque inaperçu. Mais, quand même, pourquoi Batista, qui avait DiBiase à sa main, s’est-il si stupidement fait disqualifier (il s’est tenu aux cordes pour piétiner son adversaire avec plus de vigueur pendant cinq secondes consécutives, ce qui est interdit)? N’aurait-il pas été possible d’offrir la victoire à DiBiase autrement, ne serait-ce que par un banal coup de chaise à la tête pendant que l’arbitre regardait ailleurs?

 

 


OK, Batista a fait des progrès, mais faut pas non plus lui demander de compter jusqu’à cinq…

 

 

Mais tout cela n’est rien du tout en comparaison avec la scandaleuse mise en scène de Shane McMahon. Le mec n’est même pas catcheur, il a quarante piges, il grisonne et se trimballe une petite bedaine et le voilà qui, ENCORE UNE FOIS, non seulement tient tête à Orton en personne, mais est sur le point de l’éclater à la régulière, et cela à plusieurs reprises dans le show! La Legacy a dû sauver son boss au début de la soirée, avant que, dans le 1 contre 3 final, Shane ne soit booké comme Hulk Hogan. La séquence où il balance par-dessus la troisième corde ses trois adversaires à la suite était particulièrement risible. Et finalement, si la Legacy est parvenue à s’en sortir, c’est uniquement parce que Superman a raté sa descente du coude sur Orton alors que ce dernier était étalé sur la table des annonceurs. La seule bonne nouvelle de la soirée, c’est qu’il apparaît finalement hors du coup pour les semaines à venir — mais, inhumain comme il est, rien ne dit qu’il ne va pas bousiller toute la Legacy à cloche-pied la semaine prochaine (il avait déjà fait le coup au lendemain de No Way Out, qu’il avait pourtant quitté en ambulance). Vu la misère que Shane avec ses petits coups de poing d’école maternelle a mise à la Legacy entière, comme Orton tout seul pourrait-il résister au monstrueux Batista à Judgment Day?

 

 


Est-ce un oiseau? Est-ce un avion? Non, c’est Supermac!

 

 

Batista, soit dit en passant, a l’air parti pour une confrontation avec Triple H quand ce dernier daignera revenir: non seulement l’Animal lui a coûté le titre à Backlash mais il a également laissé Shane combattre la Legacy seul et ne s’est porté à son secours que bien trop tard pour le sauver du carnage. Espérons que cela augure du retour d’un Triple H heel, balayant les explications de Batista pour se venger de lui. Tiens, et si, à Judgment Day, c’est Triple H qui permettait à Orton de conserver son titre face à Batista? I’m just sayin…

 

Quoi qu’il en soit, on espère ne plus revoir Shane O’Mac dans le ring avant un bon moment. Le fils à papa a voulu se prouver qu’il était encore au top, et a donc détruit une nouvelle fois toute la grandeur d’Orton, si savamment construite et reconstruite au cours des mois. Il faut à Randy un règne de heel long, qui le verra réellement dominer Raw en maniant l’intimidation et la force. Allez, Shane, si t’es en midlife crisis, va t’acheter une voiture de sport, prends une maîtresse qui a vingt ans de moins que toi… et pitié, fais ça loin de nos écrans.

 


Quel homme. Non seulement il est champion WWE, mais en plus c’est le meilleur à Tetris.

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