Catch

Beauty and the Beast

"La Belle est fière, digne, elle s'est faite dure … Mais la Bête vaut mieux qu'elle ne semble. Oh ! elle n'est pas très dégrossie ! Elle est maladroite, brutale, elle paraît bien rustre auprès de la Belle si fine ! … Mais elle a du cœur, oui, elle a une âme qui aspire à s'élever. (ctb)" Vercors, Le silence de la mer.

 

Encore une fois la feud qui oppose Smackdown et Raw a nettement tourné à l’avantage du show du premier. La carte du PPV se précise, Kennedy est revenu, Maryse a une forte poitrine, Orton est toujours aussi sexy, Goldust est sous acide mais rien n'y fait, le show du vendredi met une fois de plus la misère à celui du lundi soir.

 

– Yo! À la Rédac' des Cahiers du Catch, ils ont dit que si on lisait leur article jusqu'au bout, on aurait le droit à un joint grand comme ça, Bro'! – Ouais mais c'est encore un peu long à lire, nan?

 

Analyse de Smackdown du 23 mai et de Raw du 26 mai 2009

 

 

 

NBA vs. WWE

 

Le show de lundi soir aura donc entièrement tourné autour de la feud opposant les Denver Nuggets à la WWE. Pour ceux et celles qui n’auraient pas suivi le détail de cette « affaire », rappelons rapidement de quoi il retourne. Les shows de la WWE sont bien évidemment prévus de longue date et les salles où ils doivent se tenir sont réservées en conséquence. Ce Raw devait initialement se dérouler dans l’enceinte sportive dans laquelle évolue l’équipe de NBA des Denver Nuggets, les billets étaient vendus et tout était prêt pour que l’Arena reçoive les fans et les stars de la WWE. Ce que personne n’avait prévu lors du booking de la salle (pas même E. Kroenke, patron des Nuggets) c’est que Denver se qualifierait pour les playoffs et disputerait le même soir à domicile un match capital contre les Lakers de Los Angeles.

 

Après quelques jours de vives tensions (il faut bien comprendre ce que représente le déplacement d’un show en termes de logistique et de billetterie), Vince accepte de se retirer (mais avait-il vraiment le choix ?) obtenant, on l’imagine, une solide compensation financière de la part des Nuggets. Et, coup de génie de la part de l’omnipotent boss de la WWE, il est décidé que le show se tiendra finalement au Staples Center de Los Angeles, précisément la salle où évoluent les Lakers, adversaires des Nuggets le soir du show ! Evidemment, l’équipe de Vince profitera au maximum des possibilités de publicité offertes par l’événement et fera monter la sauce dans les shows précédant le Raw de lundi soir, storylinant une feud entre Vince McMahon et E. Kroenke et allant même jusqu’à proposer un match en cage au propriétaire des Denver Nuggets!

 

Jusque là, rien à redire, Vince a parfaitement su profiter de l’occasion qui lui était offerte de se faire de la pub pour pas cher et réalise un très bon coup en offrant au public de LA (tout acquis à la cause) un show où le fil conducteur est fort logiquement le match opposant les Lakers aux Nuggets. Ainsi, le main event de la soirée sera un 5 vs. 5 (comme dans un affrontement NBA) dans lequel les faces (Cena, Batista, Kennedy, The King et MVP) arboreront un maillot des gentils Lakers tandis que les Heels (Legacy, The Miz et le Big Show) se verront affublés du maillot de l’équipe de Denver.

 

Seul Festus n’a pas vraiment réalisé exactement où il se trouvait.

 

Malheureusement, si l’idée initiale ressemble fort à un coup de génie du despote McMahon, la réalisation du show a rapidement tourné à la catastrophe et, pour tout vous dire, la consternation se lisait alors sur le visage des membres de la rédac’ des Cahiers du Catch. Si en soi, l’idée d’opposer un Vince McMahon plus démoniaque que jamais (sa démarche, son sourire de fou furieux et sa tête de héros de cartoon en font vraiment un personnage hors du commun) à un sosie de E. Kroenke ne nous pose pas plus de problèmes que cela, il faut bien reconnaitre que l’affrontement verbal (et physique, Vince virant manu militari le sosie du ring) s’est rapidement enlisé jusqu’à sombrer dans la vulgarité la plus totale. L’humour gras et bête, les vannes de collégiens, on aime bien, certaines de nos vignettes sont là pour en témoigner. Mais lorsque qu’après une promo poussive, le bon mot du soir s’apparente à ce que l’on entend dans les cours de récréation d’écoles primaires, on a un peu plus de mal.

 

Bref, alors que l’idée de Vince était au départ assez géniale, il y a de fortes chances que cette promo poussive, trop longue et surtout bas de plafond, ait ruiné les chances de la WWE de se faire un bon coup de pub. Enfin si, la compagnie a dû se faire de la pub, c’est sûr. Mais on n’est pas tout à fait certains que les échos soient super positifs.

 

Après la Genèse, la lutte entre le Bien et le Mal selon Mr. McMahon

 

 

 

Les ancêtres contre-attaquent

 

Une autre raison nous pousse à faire la fine bouche dans notre analyse du show du lundi : le peu d’efforts employés par la Creative Team pour développer des feuds qui tiennent la route ou pour construire des main-events de façon logique. On a parfois le sentiment que les équipes créatives de Raw se contentent de booker des combats en alignant les noms de superstars sur un papier sans se soucier de la crédibilité du buildup. On en veut pour preuve le joyeux bordel de début de show (dans la foulée de la piteuse intervention de Vince) qui a vu les participants du main-event de la soirée se foutre sur la gueule sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. C’était plutôt sympa à suivre, agréable à l’œil même, mais cela nécessite de se débrancher le cerveau pour ne pas avoir à se poser trop de questions.

 

De la même façon, le retour des vieilles gloires, qu’il soit ponctuel ou pas, est à bien des égards assez ridicule. Ric Flair nous semble de plus en plus pathétique et absolument pas crédible dans la feud l’opposant à Orton qui, le pauvre, doit se coltiner semaine après semaine des catcheurs bedonnants ou atteints par la limite d’âge. La surexcitation de Flair sur le ring, après qu’il se soit fait défoncer la tronche par Orton et sauver une fois de plus par l’arrivée de Batista, faisait vraiment peine à voir et si papi a du mal à comprendre que son temps est révolu, on aimerait que Vince se charge de le lui rappeler. A moins bien sûr que le boss de la WWE ne se contente de voir remonter légèrement les audiences de Raw en capitalisant sur la sympathie qu’inspire Ric Flair, toujours populaire auprès du public. Ce que Vince serait bien inspiré de comprendre, c’est que cette approche ne peut être que court-termiste tant il parait difficile que Flair tienne la route bien longtemps.

 

Enfin, par respect pour sa famille, on n’évoquera pas la participation de Jerry The King Lawler au show de lundi soir. Entre son passage éclair sur le ring lors du Tag Team Match et son costume de catcheur, on a du mal à savoir ce qui est le plus ridicule. Enfin bon, on a peut être une petite idée quand même.

 

S'il nous arrive parfois de nous creuser la tête pour trouver la légende parfaite, celle qui illustrera à merveille le ridicule que l'on a cru déceler dans une vignette, d'autres fois, on trouve qu'elle se passe de tout commentaire.

 

 

 

En dehors du ring, Raw nous aura aussi offert un spectacle assez surréaliste. On parle du segment backstage où Goldust et Hornswoggle "répètent" une scène pour un sosie de Jack Nicholson. On ne trouve pas les mots pour décrire la performance des deux compères (que l’on retrouvera un peu plus tard dans un tag team les opposant à Festus et Kendrick. Un autre grand moment de n’importe quoi), on préfère se repasser la scène.

 

 

S’il vous fallait encore une preuve que le matos de Kofi circule au sein de la Creative Team…

 

Pour compléter le show, reconnaissons que le combat à trois Matt Hardy / Willialm Regal / Kofi Kingstone (jeu de mots inside) était plutôt agréable à suivre et dans la continuité de ce que l’on avait pu voir dans le précédent épisode de Raw lors du poussif MVP Lounge, et que la victoire de Kofi nous fait toujours plaisir. Matt Hardy, quant à lui, continue de bosser alors qu'il devrait être en arret maladie. Du coup, on soupçonne Francis Lefebvre d'être un fan de la WWE.

 

Si le Raw de lundi nous laisse une fois de plus comme un goût amer assez prononcé, il faut lui reconnaitre une chose : un main event du feu de dieu. Ce 5 contre 5, ce Nuggets vs. Lakers vous est retranscrit ci-dessous par notre envoyé spécial, en direct de LA !

 

Lakers-Nuggets, match 4 du deuxième tour des playoffs NBA, compte-rendu

 

Les deux équipes se présentent avec un cinq de départ de rêve, ou presque. Les Lakers alignent à la mène leur numéro 24, le MVP que toute la ville adule et que le reste du pays déteste… MVP, bien sûr, on vient de le dire ! Il est accompagné à l’arrière par l’expérimenté Jerry Lawler, qui compense en précision ce que les années lui ont pris en agilité, comme Chris Mullin en son temps. Le poste 3 sera tenu par un revenant, Mr Kennedy (KENNEDY!!!), qui effectue son grand retour après une longue blessure. Sera-t-il au niveau pour un match d’une telle intensité ? C’est la grande question que se pose George Eddy Guerrero, notre commentateur personnel. Enfin, dans la raquette, l’explosivité de John Cena et la puissance de Batista offrent des atouts sérieux.

 

 

 

Un mytho, un superman imbitable, un fantôme, une vieille gloire décatie et une brute débile : pas de doute, c’est bien les Lakers.

 

 

 

Mais les Nuggets ont du répondant, avec un meneur facétieux et adepte du trash-talking, the Miz ; une connexion bien établie entre le 2 et le 3, puisque ces postes sont tenus par deux compères de longue date, Rhodes et DiBiase, qui ont fait leurs armes ensemble dès les compétitions universitaires ; et surtout un duo de rêve dans la peinture, constituée du clinique ailier-fort Randy Orton et de l’imposant pivot Big Show, un homme qui prête ses pompes à Shaquille O’Neal au besoin.

 

 

 

Bonne idée de donner à chaque joueur un numéro de maillot correspondant à son nombre de conquêtes féminines. Alors, c’est qui le chick magnet?

 

 

 

On devine d’entrée de jeu que si les atouts principaux de chaque équipe se trouvent à l’intérieur, les big men vont probablement se neutraliser, et que l’issue de l’affrontement dépendra de la capacité des lignes arrières des Nuggets à profiter du physique déclinant de Lawler et du manque de compétition de Kennedy. Et c’est bel et bien ce qui se passe. Le jeu sous les deux arceaux est claquemuré, et c’est à la périphérie que le combat fait rage. Les Nuggets, comme il fallait s’y attendre, se montrent plus unis que la dream team de bric et de broc qui leur fait face. Tandis que Jerry Lawler, exténué, rejoint rapidement le banc, Rhodes et DiBiase harcèlent inlassablement MVP, l’empêchant d’enclencher son fameux shoot, et isolent Kennedy de ses coéquipiers.

 

 

 

Rien de tel qu’une bonne prise à deux pour éteindre un arrière qui se la pète un peu trop.

 

 

 

Le revenant, en grande difficulté, ne parvient pas à s’extirper de ce marquage très serré, et les autres Lakers ont beau demander le changement, Kennedy s’enferre dans un jeu trop personnel. Il subit notamment un contre terrible par le Big Show, et n’arrive jamais à trouver John Cena (normal, celui-ci s’est rendu invisible en agitant la main devant le visage!). Bien aidés, il faut l’avouer, par un arbitrage laxiste, les Nuggets jouent dur sur l’homme et mènent tout au long de la partie, manquant à plusieurs reprises de faire un break décisif.

 

 

 

Hé, Msieu l’arbitre, il lui a mis un coup de tête! Y a faute technique là! Je peux tirer un lancer franc?

 

 

 

Mais les Lakers ne sont pas pour rien l’équipe du money-time. Alors qu’il ne reste que quelques secondes au compteur, Cena et Batista sortent enfin de leur torpeur et arrachent quelques rebonds offensifs inestimables. Orton a le tort de se concentrer sur un Kennedy toujours aux abonnés absents — et qui quittera d’ailleurs le parquet en grimaçant et en se tenant le poignet, prétendument suite à un contact trop violent —, mais le danger ne vient pas de là. Le Big Show voit sa tentative de dunk à deux mains contrée par les twin towers adverses, DiBiase est exclu du terrain pour sa sixième faute et c’est finalement MVP qui surgit au buzzer pour le shoot de la victoire, sur la tête d’un Cody Rhodes trop court. La foule peut exulter, et le résultat d’un match parodique tenu au même moment à Denver n’y changera rien. L’équipe de Magic «Dwayne» Johnson a remporté une victoire spectaculaire, et la ville des anges exulte.

 

 

 

L’époque du Showtime est révolue, place au Big Showtime!

 

 

 

Smackdown rulez !

 

On se répète mais Smackdown s’impose semaine après semaine comme LE show à suivre au sein de la WWE. Des main-eventers au sommet de leur art, des jeunes espoirs dont les push se confirment (CM Punk et Morrison, qui nous a offert encore une fois un superbe finish vendredi dernier), des midcarders de qualité, des affrontements agréables et bien bookés, l’audience et la popularité de Raw ont décidément du mouron à se faire. On en vient même à se demander au sein de la rédac’ des Cahiers du Catch si Vince n’a pas déjà condamné Raw à se limiter au divertissement des plus jeunes, tout en cherchant à atteindre avec son show du vendredi, un public plus mature, lassé des pitreries de Santino/a et du flot de bons sentiments qui dégouline de partout à chaque intervention de Cena. Après tout, pourquoi pas.

 

Le main-event de vendredi soir, de son buildup à son déroulement aura donc été, avouons le, plus que jouissif à suivre. Edge est parfait dans son rôle de superstar du show et sa promo a été une fois de plus assez brillante. Mais la bonne surprise est à chercher du côté de chez Jeff Hardy qui, une fois n’est pas coutume, s’en est plutôt très bien sorti micro à la main, scandant au milieu d’un public tout acquis à sa cause « do you want a rematch tonight ? ». Nul doute que la feud qui oppose les deux hommes est LA feud du moment au sein de la WWE tant ces deux catcheurs semblent écraser la concurrence, toutes divisions confondues.

 

Un spectateur plutôt bien placé nous livre en direct des informations sur l'anatomie de Jeff Hardy. On en connait qui vont être déçues.

 

 

 

Le combat en lui-même aura tenu toutes ses promesses, s’achevant sur une victoire de Jeff Hardy, victoire lui donnant le droit de choisir le type de match qui l’opposera à Edge lors du prochain pay-per-view : Ce sera donc un match à l’échelle, un exercice dans lequel Jeff devrait se sentir très à l’aise et qui promet d’être un combat de toute beauté. On en piaffe d’impatience.

 

Le Jericho vs. CM Punk a également été des plus agréables à suivre, s’affichant comme la revanche du Superstars de la veille. Alors qu’un go to sleep de CM Punk envoyait Jericho aux fraises, Umaga est une fois de plus intervenu pour défoncer ce pauvre CM qui doit commencer à en avoir ras le bol de se faire voler ses victoires par le Samoan déchainé ! Un bémol cependant : il serait peut être temps de nous donner la raison de l’ire d’Umaga. Non pas que la persécution du gentil Punk propre sur lui nous dérange, non, loin de là. C’est juste qu’on aimerait bien connaitre le pourquoi du comment de ces agressions systématiques !

 

Pour le reste, on a bien aimé la promo de Rey Mysterio. Le mic skill n'est toujours pas le point fort du Mexicain volant, mais on doit lui reconnaitre son application à défendre la crédibilité de sa ceinture de champion intercontinental, lorsqu’il rappelle les glorieux et latinos anciens l’ayant portée avant lui, comme Pedro Morales ou Eddie Guerrero. De la même façon, on l’a trouvé très convaincant et très convaincu dans son speech sur la signification et l’importance du masque pour un luchador latino, masque qui relève de la tradition mexicaine, de l’héritage de la lucha libre et qui symbolise la fierté et l’honneur d’un luchador dont la honte suprême serait de catcher sans son masque. On se demande tout de même pourquoi Jim Ross a soudain jugé bon d'interroger Mysterio sur la raison du port du masque, sachant que l'inventeur du 619 le porte depuis ses débuts à la WWE en 2002.

 

Sept ans plus tard, Jim Ross réalise que Rey Mysterio porte un masque.

 

Si on a pu émettre des doutes sur la pertinence d’insister sur la feud Jericho vs. Mysterio, on doit avouer aujourd’hui qu’elle est finalement plus que réjouissante à suivre et que le charisme de Jericho nous parait être un bon moyen de revaloriser le titre intercontinental. On a donc hâte d’assister au « no holds barred match » du prochain Extreme Rules même si on tique un peu sur le revirement de situation intervenu lundi soir. Rey affirme en effet dans sa promo vouloir en finir avec la feud qui l’oppose à Jericho et souligne son envie de donner l’occasion à de jeunes catcheurs de combattre pour le titre. Mais lorsque Jericho demande sa revanche auprès de GM de Smackdown quelques instants plus tard, celui-ci lui répond que le Mexicain masqué est sur la même longueur d’ondes que lui et vient de lui demander un rematch contre Jericho! Les voies de la Creative Team sont parfois bien impénétrables…

 

 

 

Le match des divas

 

Là encore, il nous semble que Smackdown l’emporte assez facilement face à son collègue du lundi soir, mais force est d’avouer une fois de plus notre perplexité sur la façon dont sont bookés les affrontements entre les divas de la WWE.

 

Vendredi soir, la soirée commençait pourtant très bien avec le retour, en interview, de la plus que souple Melina, très à l’aise au micro et parfaite dans son rôle d’arrogante et dédaigneuse (quoique Face) championne en titre, questionnée sur ses préférences quant à l’issue du match du soir (la gagnante du combat Michelle McCool vs. Gail Kim devant affronter Melina pour la ceinture).

 

Miracle, ou lecture assidue des Cahiers du Catch par les storylineurs de la WWE (depuis le temps qu’on vous le dit), toujours est-il que nous avons même eu droit à une jolie claque de Melina sur le poupin visage d’une Alicia Fox venue défier la championne de la part de sa maitresse Michelle McCool.

 

Une feud construite, des protagonistes crédibles, des prémices de catfight en coulisses, un match « number one contender » McCool vs. Gail Kim, la soirée des divas s’annonçait parfaite. Et elle ne fut pas loin de l’être tant le spectacle offert sur le ring par les deux jeunes femmes aura été vivant. Gail Kim offre, on l’a déjà dit et on le martèle une fois de plus, la garantie de voir du catch digne de ce nom et McCool, malgré ses limites techniques, fait très bien le boulot, en partie grâce à la forte personnalité qu’elle dégage pendant ses combats. McCool n’est peut être la meilleure catcheuse de la WWE, mais on apprécie son attitude sur le ring. Bref, nous avons passé un très bon moment jusqu’à l’issue de l’affrontement et la victoire de Michelle McCool… Et on en vient assez logiquement à se poser la question suivante : Y-a-t-il un problème Gail Kim ? Une tare micro à la main, des talents d’actrice incertains qui empêcheraient tout push de notre voltigeuse préférée ? On a tendance à se dire que non et pour nous en convaincre nous nous sommes repassés les promos de Maryse, qui est d’une nullité affligeante lorsque cet exercice lui est imposé (remember la scène backstage de la semaine dernière, celle du Miz draguant la belle Canadienne, où elle aura réussi l’exploit de nous faire dire « putain mais même Paris Hilton est meilleure actrice que cette pouf’ »). Alors quel est le problème Kim ? Pas assez blonde ? Tour de poitrine insuffisant ? Trop TNA ? Pas assez impliquée en coulisses ? On n’a pas la réponse, évidemment, mais une chose est sûre, la perspective d’un combat entre McCool et Melina ne nous enchante pas plus que cela, avant tout car il signifie que Gail Kim est toujours hors du tableau .

 

La vraie raison de la mise à l'écart de Gail : elle porte des sous-vêtements sous son costume de scène!

 

Du côté d’Eve et de Layla, l’affrontement se poursuit et si aucune séquence entre les divas ne nous a été imposée vendredi (ouf), un combat entre les deux filles est programmé pour ce vendredi (damn). Ce sera sans doute pénible à suivre mais si cela marque la fin de la feud, on signe tout de suite.

 

Du côté de Raw, c’est la consternation qui prime. Beth Phoenix est engluée dans la storyline Santino/a (que dire du tag team match de lundi soir Santino / Mickie James vs. Beth Phoenix / Chavo, ses tags qui ne se font pas, son issue hyper rapide et la participation d’une Mickie James qu’on aurait préféré voir roder autour de Maryse pour tenter de se venger de son attaque de la semaine dernière qui la prive d’un match pour le titre ?). La feud Vickie Guerrero vs. Santina tourne au ridicule et on est loin de la fin de nos peines puisque le combat opposant la nouvelle et pathétique Miss Wrestlemania à Santina sera un Hog Pen Match qui, on le rappelle est un affrontement sans disqualification et dont l’objectif est de balancer son adversaire dans un enclot où se trouvent … des cochons (ça a au moins le mérite de nous rappeler l'hallucinant Hog Pen Match de 1995 entre un Triple H encore dans sa gimmick de milord et un bouseux tout droit sorti de Delivrance, Henry Goodwin), commenté ici par un Vince McMahon extatique!

 

Groink Groink !

 

Le main-event féminin de la soirée n’aura quant à lui pas tenu ses promesses. Il s’agissait pourtant d’un match pour le titre, mais pouvait-on s’attendre à un spectacle de qualité lorsque les divas opposées se prénomment Maryse et Kelly ? On ne sait que retenir de ce trop court affrontement : son caractère poussif et ennuyeux, ou son final ridicule qui voit Maryse conserver son titre après avoir été disqualifiée. Entendons nous bien, la disqualification ne nous pose aucun problème, mais que la cause en soit l’atterrissage de Kelly au carré sur la table des présentateurs nous parait parfaitement stupide ! Si envoyer valdinguer son adversaire et le poursuivre en dehors du ring entraine une disqualification, il va vraiment falloir revoir le booking des combats féminins et masculins !

 

Pourquoi ne pas avoir capitalisé sur le début de feud Mickie vs. Maryse (après tout, une intervention de Mickie lors du combat aurait eu le mérite d’être crédible et aurait permis à Maryse de conserver son titre de la même façon, par disqualification de Kelly) ? Beth Phoenix, elle revient quand dans la lutte pour le titre? Autant de questions qui resteront sans réponse à moins que nos lecteurs aient un accès privilégié au cerveau malade du type en charge des bookings des affrontements féminins.

 

Victoire de Smackdown par KO. A suivre.

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