Catch

Yes WWE can!

« On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. »
Georges Clémenceau

 

Chers camarades, après une plongée dans les méandres de la géopolitique selon l’ami Vincent Kennedy Mc Mahon, il est désormais temps de nous intéresser à la politique intérieure des USA à travers le prisme de la lutte professionnelle. Les mots en bleu sont des liens, cliquez dessus et découvrez plein de choses merveilleuses!

 

 


Ca c’est du main event, coco!

 

 

La WWE et les élections présidentielles américaines

 


A l’heure du « fascisme de divertissement » pour reprendre la formule du philosophe allemand Peter Sloterdijk, le monde du catch est devenu un passage obligé pour tout candidat ambitieux désireux de s’adresser à cette classe moyenne américaine si friande des spectacles de lutte mais qui ne vote pas (on rappellera que l’abstention aux USA touche en moyenne près d’un citoyen sur deux; la très suivie présidentielle de 2008 a par exemple connu un taux de participation d’un peu plus de 60%). Dans le même temps, business as usual, VKM ne s’est jamais privé de faire fructifier les apparitions des leaders politiques soit en termes d’audience, soit en termes de « protection » face aux élus antidopage du Congrès.

 

L’essentiel de cet article se concentrera sur les trois dernières élections présidentielles américaines (2000, 2004, 2008) et, en particulier, sur l’opération « Smackdown your vote ! » de 2000, ce qui ne nous empêchera pas de faire un petit flashback vers les années 1980 et de considérer les difficultés qu’a connues la WWF durant les années 1990 lors de la présidence Clinton.

 

En ce qui concerne la méthodologie, nous nous fonderons essentiellement sur des articles de presse, ouvrages et entrevues de divers protagonistes de la WWE. Nous devons affirmer notre volonté de tendre vers quelque chose qu’on pourrait nommer une « objectivité subjective »; tenter d’atteindre la vérité, ou la description de la réalité, de dégager des idées forces afin de présenter la WWE non pas comme une machine à divertir mais bien comme une entité productrice d’idéologie.

 

 


Ah, nous venons de perdre un premier lecteur.

 

 

Années 1980: la new wave

 

1980: Vincent Kennedy Mc Mahon fonde la compagnie « Titan Sports » avant de se lancer dans un processus d’expansion de la WWF (contre l’avis de son père, Vincent J. Mc Mahon). Au même moment, les USA élisent un nouveau président charismatique et rentre-dedans: Ronald Reagan.

 

On savait déjà VKM républicain et il est intéressant de constater que le « décollage » de la WWF correspond peu ou prou aux deux mandats de l’ancien gouverneur de Californie (1980-1988).

 

Les références au locataire de la Maison-Blanche sont néanmoins peu nombreuses à cette époque, même si Hulk Hogan s’impose comme le héros reaganien par excellence et si l’épuisement du modèle « hulkster » est concomitant avec la fin de la présidence Reagan.

 

 


L’astre solaire veille sur l’Amérique éternelle.

 

 

La campagne présidentielle de 1988, qui oppose le démocrate Michael Dukakis au vice-président sortant George Bush Sr., n’est tout simplement pas évoquée à la WWF de l’époque, d’une part parce que Vince ne souhaite pas exposer directement sa compagnie et d’autre part parce qu’il a fort à faire avec un nouveau concurrent dans le monde la lutte: la WCW rachetée par le magnat (démocrate) Ted Turner à Jim Crockett (après un échec des négociations de ce dernier avec VKM suite à une rencontre calamiteuse entre les deux hommes en 1983 afin de faire ensemble une émission de lutte).

 

 

Les dopés font du jet-ski

 

En 1992, malgré tout le soutien de la WWF à George Bush Sr, en particulier durant la première guerre d’Irak, c’est finalement un démocrate, Bill Clinton, qui est élu à la Maison Blanche. Pire, la WWF connaît de graves problèmes et se retrouve dans la ligne de mire du Congrès avec le premier scandale des stéroïdes, corollaire du procès du Dr. George Zahorian, qui déclara publiquement avoir vendu des stéroïdes à Hogan, Piper et une douzaine d’autres lutteurs ou bodybuilders de la WBF (World Bodybuilding Federation, également propriété de la compagnie de Stamford) ; un scandale qui impliqua VKM lui-même, au point de le mettre à deux doigts de la prison.

 

Comme si tout cela ne suffisait pas, une sordide histoire d’harcèlement sexuel mettant en cause Pat Patterson, Terry Garvin, Mel Philips (trois anciens lutteurs, membres éminents de l’équipe en coulisses – Patterson, accusé par ailleurs de profiter de son statut de booker pour offrir un push à son « mignon », le Brooklyn Brawler, aurait notamment fait des avances plus qu’explicites à un annonceur de ring) mais aussi Vince McMahon en personne (accusé de viol par la première femme arbitre de la WWF Rita Chatterton, l’affaire aboutissant à un non-lieu) éclate au même moment.

 

 


Le Brooklyn Brawler, le chaînon manquant des Village People.

 

 

L’image de la WWF s’en trouve passablement écornée au point que certains annonceurs se détournent d’elle. Il en résulte une première montée en puissance de la WCW, bien en cour à la Maison Blanche et au Congrès (Turner est une bonne relation de Clinton). Pis, le Congrès commence à se soucier de la question de la violence dans les sports de divertissement, si bien que le géant du jouet Hasbro résilie son contrat avec la WWF pour son matériel de figurines.

 

 


Et nous voilà réduits à customiser des Playmobils.

 

 

Devant tant de déboires, Vince, qui ne semble pas en odeur de sainteté auprès de la majorité démocrate du Congrès et à la Maison Blanche, laisse à son épouse Linda McMahon (Edwards) les commandes de la compagnie en tant que CEO aux côtés du vice-président Michael Ortman, qui désire que la WWF prenne un virage plus « familial » et moins rempli de testostérone… Bon gré mal gré, la Fédération s’exécute. C’est le temps des « maigres », celui de Bret Hart et de Shawn Michaels.

 

Il était donc « naturel qu’au moment de l’élection présidentielle de 1996, les Mc Mahon soutiennent le rival républicain de Bill Clinton, Robert S. Dole… ce que tend à confirmer le don de mille dollars de Linda McMahon au candidat républicain resté célèbre pour avoir confessé son usage du viagra.

 

Mieux, pour la première fois, la WWF se risque à la caricature, en invitant un faux Bill Clinton émoustillé par la diva Sunny aux Survivor Series 1995 (reprenant par la même occasion les rumeurs d’adultère qui couraient déjà autour du mari d’Hillary) et prêt à croiser le fer avec le catcheur Bob Backlund pour les élections de 1996 (Backlund avait alors une gimmick de candidat).

 

 


Mangez des pommes!

 

 

Vivement le millenium!

 

1996, pour VKM, c’est toujours ce satané Bill Clinton à la Maison Blanche… Une mauvaise nouvelle n’allant pas seule, voilà que la WWF commence à se faire hacher menu par la WCW et son concept révolutionnaire et plus adulte: le nWo (New World Order). 84 semaines de suite, l’audimat de la WCW dépasse celui de la WWF!

 

Aux grands maux les grands remèdes. Oublié, le virage familial. La WWF entre dans l’ère Attitude…

 

 


Bon, ça va plus du tout là. Stephanie, passe un string et monte dans le ring, on avisera ensuite.

 

 

1998. Bill Clinton est empêtré dans une procédure de destitution par un Congrès à majorité républicaine suite à l’affaire Lewinsky (à laquelle Vince ne manquera pas de faire référence lors de nombreux épisodes de Raw is War). La chance commence à sourire pour VKM et il souhaite la garder.

 

L’élection présidentielle de 2000 est l’occasion pour la WWF de s’impliquer réellement dans la campagne pour la Maison Blanche. La compagnie de Vince, au sommet de sa gloire, décide de lancer en partenariat avec MTV l’opération « Smackdown your vote! », du nom du nouveau show de la WWF, « Smackdown », dont l’objectif principal est d’inciter les jeunes à voter, quel que soit le candidat choisi (du moins en apparence).

 

 


Conséquence de cette affiche: des milliers de stunners assénés aux bénévoles des bureaux de vote dans tout le pays.

 

 

Les conservateurs ont du cœur

 

C’est ainsi que, début octobre 2000, prenant prétexte du fait que son émission touche en priorité les 18-34 ans, la WWF, alors au faîte de sa gloire, charge 55 superstars (dont The Rock, Steve Austin, Mick Foley, Kurt Angle, Chyna ou encore Eddie Guerrero) de signer (oui, ils savent signer) une lettre commune invitant les deux candidats, George W. Bush et Al Gore, à débattre durant cinq minutes, le 17 octobre 2000, lors du show Smackdown en Louisiane, avec pour Monsieur Loyal l’ex-lutteur Jesse « The Body » Ventura, alors gouverneur du Minnesota (ce qui en dit long sur le Minnesota).

 

 


C’est vrai, y a que des bouseux au Minnesota, c’est pour ça qu’ils ont voté pour moi. Si vous cherchez des gouverneurs intellos, regardez du côté de la Californie.

 

 

Par cette opération, la WWF s’offre un joli coup de pub. C’est surtout l’occasion pour la Fédération de démontrer qu’elle n’était pas seulement une machine à décérébrer mais bien un instrument au service du civisme, comme en témoigneront les nombreux articles parus dans la presse dite sérieuse.

 

Néanmoins, sous couvert de mobilisation civique, la WWF oriente bel et bien le vote pour la présidentielle de 2000 en envoyant son lutteur le plus populaire à la Convention Républicaine de Philadelphie. C’est ainsi que The Rock introduisit l’orateur de la convention républicaine, Dennis Quelquechose.

 

 


Hey, my name is Hastert, H.A.S.T.E…

 


IT DOESN’T MATTER WHAT YOUR NAME IS!

 

 

Il est essentiel de rappeler à quel point The Rock était le top babyface de la Fédération, l’homme dont les combats et les promos ont réalisé le meilleur audimat de l’histoire du catch. La Convention Républicaine a été plus couverte médiatiquement que la Convention Démocrate… et le quotidien français Libération retint l’intervention du Rock comme l’évènement majeur de cette convention où la politique et le spectacle ne faisaient plus qu’un.

 

Bien sûr, la partie la plus conservatrice du Grand Old Party ne vit pas d’un bon œil cette intrusion de l’immorale WWF dans la Convention, mais les bénéfices en termes d’image pour George W. Bush – désormais associé à l’aura de face du Rock – auront raison de ces quelques pisse-vinaigre, que la WWF va d’ailleurs bientôt caricaturer dans le stable Right to Censor (groupe de lutteurs à la gimmick de censeurs en chemise blanche composé de Steve Richards, Val Venis, The Godfather, Bull Buchanan et Ivory).

 

 


Apparemment, ils avaient aussi un job de serveurs à mi-temps.

 

 

Curieusement, la présence du Rock et de Chyna à la Convention Démocrate de Los Angeles (la fameuse « Battle of LA » de Rage Against The Machine) ne bénéficiera pas de la même couverture médiatique, comme si Vince désirait un service minimum de la part de ses lutteurs.

 

On connaît la suite: après une élection qu’on qualifiera par euphémisme de rocambolesque, George W. Bush emporte la Maison Blanche dans une sorte de coup d’Etat juridique, à la grande joie de VKM, enfin débarrassé des libéraux.

 

Un président Bush clairement placé du côté des faces, comme en témoignera le « heel heat » que recevra Kurt Angle pour avoir critiqué le nouveau chef de l’Etat lors d’une édition de Raw en janvier 2001…

 

 


Normal que la WWE aime Bush, après tout, n’a-t-il pas contribué à populariser le Hell in a Cell?

 

 

Cousin Lalonde

 

On ne peut pas dire que la WWE ait voulu passionner les foules pour l’élection présidentielle de 2004… L’opération « Smackdown your vote » est bien sûr menée, mais avec une implication moindre des lutteurs et un simple jeu de questions/réponses soumis par internet aux candidats Kerry (pur patricien qui ne regarde pas la lutte) et Bush, ainsi qu’à Ralph Nader et au libertarien Michael Badnarik. On notera que la WWE ne retiendra que les réponses des deux principaux candidats…

 

 


C’est super important de voter! C’est le seul moyen que vous avez d’influer sur les matchs de Cyber Sunday!

 

 

Mais le morceau de bravoure sera bien sûr le débat opposant John Bradshaw Layfield, alors heel tout-puissant de Smackdown et représentant des Républicains, à Mick Foley pour les Démocrates lors du Smackdown du 29 septembre 2004 en Floride. Inutile de vous dire que nos amis lutteurs n’ont pas vraiment tenu un rôle de composition…puisqu’il est de notoriété publique que Mick Foley est démocrate et JBL républicain.

 

 


C’est pas du jeu, JBL se fait souffler ses réponses par les plantes vertes.

 

 

Le fait marquant réside surtout dans le fait que de vrais politiciens – le démocrate Dave Aronberg et le républicain Marcelo Llorent – se sont joints au débat et dans la véritable interaction que la discussion a suscité avec les fans.

 

Il a finalement résulté que Mick Foley était un bon débatteur qui connaissait bien ses dossiers (politique étrangère, économie), JBL est mal paru et n’a pas eu les faveurs de la foule… Ce qui n’empêchera pas Bush d’être réélu.

 

La participation des stars de la WWE dans les Conventions des deux partis a été de moindre importance – c’est-à-dire pas de discours durant les Conventions –, avec tout de même la présence de HBK et Linda McMahon pour la Convention Républicaine et de Stacy Keibler, Mick Foley et toujours Linda McMahon pour la Convention Démocrate, le tout avec comme journaliste l’ex-diva Ivory.

 

 


Pour être bien vu à la Convention du parti républicain, Shawn Michaels s’est fait la tête de Chuck Norris.

 

 

Néanmoins si l’on y regarde de plus près, on constate que la Convention Républicaine de New York au Madison Square Garden (sic) a drainé plus de grands noms de la lutte que celle des démocrates, notamment via la Pro Wrestling Republican Coalition dont font partie le Honky Tonk Man et le très réac Ultimate Warrior… On rappellera par ailleurs qu’Hollywood la démocrate a toujours considéré la lutte comme un art « mineur » pour dégénérés, ce qui explique peut-être la faible adhésion des lutteurs au Parti de l’âne… mais les choses se décoinceront réellement en 2008.

 

 


Le triomphe de Nawak Obama.

 

 

Get in the ring!

 

La campagne 2008 a été l’occasion d’une véritable furie aux USA, et la WWE n’a pas échappé à la règle.

 

En premier lieu, la WWE a réitéré l’opération Smackdown your vote avec tournée et implication des lutteurs pour que les 18-30 ans votent. Un accroc cependant durant cette campagne : la perte de Mick Foley, certains mauvais esprits imputant le congédiement de la légende à ses orientations très démocrates… Explication : Mike Foley soutenait John Edwards, le candidat démocrate favori de l’AFL-CIO, le grand syndicat américain, et il est de notoriété publique que la WWE craint par dessus tout une éventuelle syndicalisation des lutteurs comme l’ont prôné Bret Hart et … Mick Foley !

 

Cependant nul ne peut contester que la WWE se soit intéressée à cette campagne, notamment en diffusant en plein Raw des messages enregistrés des candidats Barack Obama, John McCain et Hillary Clinton (les vrais) reprenant les catchphrases des lutteurs les plus illustres!

 

Après analyse du Centre de Visionnage des CDC, il est clair qu’Hillary n’est pas vraiment douée, contrairement à Barack Obama qui joue clairement la carte du Rock, ou à McCain qui ratisse large…

 

Le morceau de bravoure de la WWE dans la campagne demeure tout de même le débat/combat le 21 avril 2008 entre une fausse Hillary Clinton à la gimmick hoganesque, flanquée de Bill, et un faux Barack Obama très rockesque (what else?).

 

 


It doesn’t matter what your first name is!

 

 

Grandguignolesque, cette farce n’est pas à l’avantage des démocrates avec un final où Umaga le nihiliste squashe les deux candidats.

 

 


Et après ça on veut donner le droit de vote aux étrangers, non mais je vous jure.

 

 

Les noces de la lutte et de la politique continuent avec un renfort de superstars WWE pour la Convention Démocrate de Denver (Batista, Shelton Benjamin, Candice Michelle). Par contre, un peu moins de monde pour la Convention Républicaine de Minneapolis avec seulement Mickie James (oui, la diva qui fait des photos nue sous le nom Alexis Laree…) et Mr. Kennedy…

 

 


Oui, votez Bush, je préfère l’Amérique puritaine et coincée, ça fournit plus de visiteurs pour mon site.

 

 

Intellectuels engagés

 

La campagne 2007/2008 a surtout été l’occasion pour les lutteurs d’afficher officiellement leurs préférences politiques. Dans une société où les gens du spectacle ont remplacé les clercs, les catcheurs de la WWE n’hésitent plus à se prendre pour des leaders d’opinion.

 

 


Eh bien, voyez-vous, personnellement, je vote pour les Démocrates car ils sont opposés aux tests sur les animaux.

 

 

Ainsi, Kane (Glenn Jacobs) en a pincé publiquement pour le libertarien Ron Paul; Ric Flair (le Charles Aznavour de la lutte) a penché en faveur du pasteur Mike Huckabee durant les primaires républicaines; quant à Kennedy, malgré son patronyme, il a clairement exprimé ses opinions républicaines durant la campagne et demeure un supporter acharné du Grand Old Party au point de menacer de botter le cul du futur président, qui s’apprête selon lui à transformer les États-Unis en pays communiste (ce qui ne l’empêchera pas d’être viré par Vince).

 

 


Miiiiister ABRUTIIIIIIII!

 

 

Du côté de Barack Obama, peu de lutteurs se sont affichés comme démocrates (hormis Mick Foley), le monde de la lutte étant l’exact envers d’Hollywood… à vrai dire, seule l’icône « Hollywood » Hulk Hogan a marqué durant la campagne sa préférence pour le jeune sénateur de l’Illinois!.

 

 


– Et moi? Personne?
– Ah si Hillary, y a Goldust qui a l’air de vouloir te soutenir!
– Heu, fais comme si tu l’avais pas vu.

 

 

La suite est connue. Barack Obama est élu avec sa catchphrase « Yes we can », que Miz et Morrison détourneront lors des Slammy Awards de 2008.

 

 


Yes we ken.

 

 

Il n’empêche… VKM en pince toujours pour les Républicains. Premier indice: les officiels auront la gentillesse de remettre une réplique de la ceinture au président sortant Bush en janvier 2009. Après tout, sans George, il n’y aurait pas Tribute to the Troops… Deuxième indice: la véritable guérilla anti-Obama que livre la WWE depuis le début de l’année 2009, avec un Vince et un Kevin Dunn interdisant les tshirts de Barack Obama comme jadis ceux de la nWo et des attaques frontales du patron de la WWE sur la politique fiscale du nouveau président (qui augmente les impôts, le salaud!). Pour la petite histoire, on rappellera que Dunn et VKM autorisaient de temps à autre un petit badge Bush/Cheney à l’écran…

 

Et c’est ainsi que l’on se retrouve avec un Barack Obama répondant subtilement à ces mesquineries en comparant les talk-shows politiques du câble au spectacle offert par la WWE! Ce qui, on s’en doute, n’est pas un compliment dans la bouche du président…

 

 


Putain, Raw c’est encore pire que l’émission de Howard Stern!

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