Catch

ECW: à la recherche de la nouvelle star

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.

Alphonse de Lamartine

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées sous les yeux d’Hugo Savinovitch et Carlos Cabrera et où Matt Stryker pleure à chaudes larmes les talents perdus lors de la mini-draft.

 


Allégorie Backstage: l’échange de talents à la ECW, ou comment perdre sa chemise.

 

 

Analyse de l’ECW du 30 juin

 

 

Cet épisode de la ECW du 30 juin 2009 commence donc par un petit speech de Barbie General Manager (euh pardon, Tiffany) qui nous annonce les résultats de ce Talent Trade qui a dépouillé la ECW. Pensez donc : sur les 6 derniers membres du roster ayant participé à un Pay Per View, 4 sont partis (Finlay, Jack Swagger, Evan Bourne et Mark Henry) vers d’autres horizons, essentiellement RAW où Triple H a besoin de nouveaux jobbeurs. Ceci dit, l’arrivée de Finlay à Smackdown, peut-être synonyme du retour aux affaires de l’Irlandais à l’entraînement des divas pour la marque bleue, pourrait bien être une excellente nouvelle. D’autant plus qu’il est accompagné dans son mouvement par Natalya et la Hart Dynasty, qui ne manquera pas de briller dans le show où squattent les détenteurs de la ceinture par équipes. Le mot d’ordre de la ECW est donc New Talent Initiative, synonyme d’un pillage en règle de la FCW par The Brand formerly known as Extreme. On peut se désoler des pertes de la ECW, c’est sûr, mais il faut bien reconnaître que les Main-events répétitifs de la ECW lassaient et qu’il fallait un peu d’air frais.

 

 


C’est l’été, et donc le grand retour des glaces vanille-fraise.

 

 

Shelton Benjamin, nouvelle recrue, a ouvert le bal, pour un match contre un certain Yoshi Tatsu, nippon de son état. Un sympathique comedy squash qui tournera à l’avantage du lutteur bridé qui allongera le Gold Standard d’un seul coup de pied tandis que Shelton effectuait une longue pantomine destiné à se moquer des coutumes japonaises. Conclusion morale, ironique et fatale envers celui qui a schématisé les stéréotypes (mais fut affublé un temps d’une mère très stéréotypéee elle-même). Un segment efficace qui permet de présenter un nouveau lutteur dont j’attends beaucoup (le style de lutte japonais, au moins aussi important que la Lucha Libre, n’étant pas représenté à la WWE) et a plutôt bien fonctionné pour un Shelton Benjamin dont le transfert à la ECW semble être la dernière chance d’obtenir une place au soleil. Compte-tenu de son talent et de l’état du roster, s’il n’arrive pas à se faire plus haut sur la carte dans de telles conditions, il ne s’en fera jamais.

 

 


Pour jobber comme ça, on espère que Shelton a reçu un gros tas d’sous.

 

 

La seconde séquence, parodie de Late Night Talk Show mené par un certain Abraham Washington qui recevait les Bella Twins, restera dans les mémoires comme l’un des segments récents les plus ennuyeux que la WWE ait eu à offrir. Les jumelles ont, à elles deux, autant de charisme que Maryse et ne constituaient pas un réel sujet. Le pauvre Washington n’était pas à la hauteur et ses répliques volaient bas. Ce fut pénible, simplement, et on se demande vraiment comment et pourquoi la WWE a laissé partir un Colt Cabana/Scotty Goldmann, l’un des meilleurs talkeurs actuellement dans le business, alors qu’elle donne une chance à ce genre d’individu.

 

 


Question du jour: si Abraham Washington est le sosie de Barack Obama, est-ce que ça signifie que George Lincoln est celui de John McCain?

 

 

Plus intéressant, le match entre un nouveau venu, Sheamus, et un random local jobber : Oliver John. Un bon match de début pour celui qui est désormais l’ « autre irlandais de la WWE », un long squash conclu par un joli finisher sous forme de backbreaker. Pas encore assez d’éléments pour pouvoir juger du rookie, qui n’a pas eu le temps de pratiquer l’essentiel du métier, le selling, mais il sait porter des prises et ça c’est une bonne nouvelle.

 

 


L’ECW a fait peau neuve. Mais elle est bien pâle, la peau neuve.

 

 

Le Main-event du soir, un tag match Vladimir Kozlov et William Regal contre Christian et Tommy Dreammer fut d’excellente tenue : un bon booking a permis de mettre en avant la suprématie du soviet qui a réussi à donner en un seul match plus d’épaisseur à son personnage qu’en huit mois. Roublard et efficace, le russe a réussi à apparaître comme autre chose qu’une seule simple machin à distribuer des coups de boule, assisté en cela par un William Regal qui semble avoir été choisi pour prendre la place d’un Finlay dans le rôle du vétéran qui transmet son art et son expérience aux plus jeunes.

 

 


Ouais, moi aussi je suis content de faire équipe avec toi, Vlad, maintenant si tu peux sortir ta main de mon slip…

 

 

Hormis le terriblement mauvais segment du milieu, qui a affaibli le show, cet épisode de la ECW n’était pas si mauvais que ça, porté par un bon main-event. Cependant, trop de nouvelles têtes d’un coup, dévalorise toujours le spectacle et c’est vraiment dommage pour tout le monde (pour la WWE, pour nous et surtout pour lui, vu les circonstances) que Paul Burchill soit absent en ce moment, l’ajout d’un match de midcard avec un bon lutteur n’aurait pas été superflu du tout.

 

 


— Et… c’est laquelle de vous deux qui ressemble le plus à l’autre?

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