Catch

ECW, place aux nioubs!

I look and see it’s not only me
So many others have stood where I stand
We are the young so raise your hands!

Skid Row, Youth gone wild

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et qui stoppe tous les catcheurs, à l’exception notable de Shelton « Ain’t no stopping me » Benjamin.

 

 


Yoshi, je m’excuse pour mon comportement de la semaine dernière. J’ai le plus grand respect pour la culture japonaise. D’ailleurs, je possède une peluche Pikachu.

 

 

Analyse de l’ECW du 9 et du 14 juillet

 

Le compte-rendu du jour va vous servir, privilège extrême, une double dose d’ECW, vu que ces petits malins de Sci-fi avaient déprogrammé le show du 7 juillet pour diffuser une série loin d’être top intitulée Warehouse 13. Pourtant, cette énième variation sur le thème du paranormal, resucée de X-Files, ne mérite certainement pas qu’on se lève en plein de milieu de la nuit pour la visionner.

 

 


D’autant que question paranormal, on est déjà bien servis à l’ECW.

 

 

L’épisode du 9 juillet a commencé avec l’affrontement entre la trop rare Katie Lea Burchill et l’une des Bella Twins. Brie encourage bien entendu sa soeur Cancoillotte qui se fait malmener tout au long du combat par une Katie Lea aussi dominatrice que sexy. Pourtant, l’issue inévitable se produit: substitution de jumelles dans le dos de l’arbitre et l’Anglaise succombe au finisher des Bella Twins dans un match dont le seul réel intérêt était de constater à quel point Katie Lea peut faire paraître efficace dans le ring des adversaires pourtant bien médiocres. Un constat réitéré lors du même combat, quelques jours plus tard à WWE Superstars.

 

 


Ramène ta sœur, pétasse, j’en prends une pour cogner sur l’autre!

 

 

Rien d’exceptionnel donc, à l’inverse du match entre Yoshi Tatsu et Shelton Benjamin, qui fut la réussite de la soirée. Dans un monde où le booking serait parfait, Yoshi, après sa victoire d’un seul coup de pied contre le Gold Standard, devait confirmer qu’il avait du talent dans le ring et Shelton devait vite redorer le blason de son étalon-or en remportant la victoire. Et c’est ce qu’il advint avec un bon match, solide, à l’issue incertaine jusqu’au Paydirt final de Shelton. Booking gagnant-gagnant donc pour un affrontemet dont les deux sortent grandis et qui lance véritablement la carrière de Yoshi Tatsu. Une carrière qui me semble prometteuse d’ailleurs, au vu de son match et surtout à l’écoute des encouragements du public à son égard. Il est très rare qu’un nouveau à la WWE obtienne si vite un tel soutien de la foule — et si l’on y ajoute son joli petit move-set, une musique d’entrée qui déchire et de bonnes capacités de selling, cela présage un bel avenir à la WWE pour le Nippon.

 

 


T’enflamme pas Hiroshima, moi aussi on me prédisait un bel avenir.

 

 

A propos de carrière prometteuse, justement, on a aussi eu droit à un autre épisode du talk show d’Abraham Washington, toujours aussi mauvais mais cependant sauvé par un Tommy Dreamer invité qui a, comme à l’accoutumée, évoqué les heures glorieuses de la ECW avec moult trémolos dans la voix.

 

 


Le meilleur moment de ma carrière? Je ne sais pas, il y en a eu tellement… Allez, disons que c’est le jour où Raven m’a enfoncé un corbeau vivant dans le fondement.

 

 

Un moment passable mais pénible, au contraire du match entre Ezekiel Jackson et un type qui a le nom d’un médicament, Jack Meridol, qui, lui, a seulement connu des moments pénibles. Squash match en bonne et due forme pour Ezekiel, qui a repris le flambeau de Mark Henry dans le rôle du gros black musculeux et dominateur. Rien de très intéressant mais c’était nécessaire pour relancer la carrière de celui qui fut le garde du corps de The Brian Kendrick (disparu des radars depuis plusieurs semaines maintenant).

 

 


Brian, si tu regardes, sache que je suis mort d’inquiétude. Je t’en prie, reviens à la maison. J’ai repassé tous tes slips et chaque soir je te réchauffe un bon bol de soupe en espérant que la porte va s’ouvrir et que tu seras là.

 

 

Le main-event du soir opposait Vladimir « Force rouge » Kozlov à Christian pour le titre de challenger numéro un: un match intéressant où la suprématie soviet a été mise en lumière avec application par un Christian incapable de gagner sans qu’un turnbuckle exposé n’assomme Kozlov. L’affrontement, pris par le bon bout et non dépourvu de psychologie, a démontré à la fois la puissance du Russe et la roublardise de Christian, mais il a surtout prouvé qu’on peut faire de bons matchs avec Kozlov, une leçon dont j’espère que Triple H l’a méditée en regardant ce show.

 

 


Vladimir! Un pas en avant! Rictus sadique! Secoue-moi, mais sans me lâcher! C’est très bien! Maintenant, un powerslam! Allez!

 

 

L’épisode du 14 juillet avait quant à lui une ligne directrice, une idée majeure qui consistait à démontrer que le paysage de la ECW était en train de changer et que les superstars d’aujourd’hui allaient vite être rattrapées par celles de demain. Le match d’ouverture entre Shelton Benjamin et Christian fut gagné par le Gold Standard, sous les yeux d’un Vladimir Kozlov qui n’a pesé que marginalement sur l’issue d’un bien beau combat. Le Soviet Supreme, par la distraction qu’il a fournie, attise les braises de la controverse à propos de l’issue du match de challenger numéro 1. Shelton, par sa victoire, se positionne implicitement et à moyen terme dans la course au titre et Christian ne perd que peu de son « momentum » avant Night Of Champions (où il affrontera Dreamer pour le titre). Un booking simple mais efficace qui ouvre de nombreuses perspectives pour les futurs match où le titre est en jeu.

 

 


Légère distraction, par Vladimir Kozlov.

 

 

Ce fut ensuite le retour d’un de mes favoris, Paul Burchill, injustement sous-estimé à mon avis, contre le nouveau venu nippon qui a une musique qui déchire: Yoshi Tatsu. Un bon petit match, variation classique sur le thème du gros costaud contre le petit acrobate, jusqu’à son épilogue. Tatsu rate son saut sur la troisième corde et glisse, gagnant probablement sa première apparition dans un Botchamania futur… et là, la vivacité d’esprit de Burchill et son talent font le reste: il ramasse son adversaire et lui assène un power-move suffisamment près des cordes pour permettre que l’arbitre annule le tombé, le temps de la contestation permettant à Yoshi de l’assommer avec un coup de pied bien asséné. En dix secondes, tellement vite d’ailleurs que les caméras n’ont pas pu se placer au mieux pour filmer l’action, l’Anglais a sauvé le match et son issue. Rien que pour ça, il mériterait mieux que son rôle de jobber perpétuel.

 

 


Une p’tite storyline vaseuse à base d’inceste, ça te dit, Paul?

 

 

De la même manière, mais pour d’autres raisons, Goldust ne mérite pas, à mon avis, ce statut d’éternel jobber. Personnellement, je le verrais plutôt dans la catégorie « future endeavours ». Ironie du sort, le type dont la gimmick a été cool il y a dix ans faisait face au type dont la gimmick est de croire qu’il est cool: Zack Ryder. Un match passable sans plus qui voit la victoire de la jeune génération: l’homme qui n’a qu’une jambe de pantalon sort grandi de l’affrontement et Goldust, lui, reste là où il est : très bas dans la carte.

 

 


Il pourra toujours servir de conseiller look à Ryder.

 

 

C’est d’ailleurs le leitmotiv du jour puisque le nouveau venu au hâle irlandais, Sheamus, fera sa fête à un random jobber du nom de Roman Cornell tandis que Kozlov réglera son compte au champion Dreamer en à peine plus de temps, ce qui est loin d’être malin au niveau du booking. La page se refermera d’ailleurs sur un final apocalyptique pour ceux installés depuis longtemps à la fédération puisque Kozlov distribuera aussi de quoi mettre KO Christian. Le message du show — une nouvelle génération émerge à la ECW — est passé, mais était-il bien raisonnable de le faire en détruisant à la fois le challenger et le champion ?

 

 


– Et surtout, ne manquez pas notre match à Night of Champions!
– Ouais, on va vous en mettre plein les mirettes!

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