Catch

Soirée tranquille à l’ECW

Comme un diamant qui se pose aux branches de mes doigts, tu brillais chaque nuit devant moi, ville de lumière, j’ai besoin de toi…
Gold, Ville de lumière

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et sur laquelle vous pouvez monter pour danser sur le thème d’introduction de Yoshi Tatsu, qui déchire et ressemble plus à du Grand Popo Football Club circa 2000 qu’à du Ace of Base, n’en déplaise à Matt Striker.

 

 


OK, la choré est bien mais pas top. Mais je te jure qu’on bosse dessus avec Kamel Ouali.

 

 

Analyse de l’ECW du 22 juillet

 

Avant de résumer le show, ayons tous une pensée pour ce pauvre Mike Williams qui, en moins d’une minute, s’est fait aplatir comme une crêpe par Ezekiel Jackson juste avant de connaître exactement le même sort des mains de Vladimir Kozlov. Deux squash en soixante secondes, c’est quasiment du niveau d’un Chavo Guerrero. Ajoutons aussi à nos prières Abraham Washington, dont la troisième piètre performance de suite devrait assez vite aboutir à un licenciement. Le but du catch est d’obtenir une réaction du public mais les huées qu’il récolte ne sont pas de la « heel heat », juste des témoignages d’une incompétence qu’on avait pas vue à la WWE depuis Mike Adamle. C’était sa troisième chance de construire un personnage et ce fut encore un échec. Il doit très vite faire oublier ce gimmick et le management doit immédiatement virer ceux qui lui écrivent ses textes. Il est d’ores et déjà impossible de transformer les sifflets qu’il reçoit en quelque chose de productif en termes d’entertainment.

 

 


N’y vois rien de personnel, Abraham, mais maintenant tu lâches ma main et tu changes de métier, vite…

 

 

Hormis le squash match express d’Ezekiel qui s’est conclu par la préfiguration d’une feud Kozlov/Jackson, l’épisode de la ECW était rempli de bons matchs. A commencer par l’affrontement de William Regal et Yoshi Tatsu, certainement pas stellaire, mais plus que correct même s’il est très difficile de faire un mauvais match contre Sir William Regal tant il est expérimenté. Yoshi poursuit son petit bonhomme de chemin vers le haut de la card et la victoire loin d’être aisée qu’il a recueillie ce soir est importante. Un petit bémol cependant: Regal a un peu trop joué la carte de la heel heat et focalisé l’attention de la foule sur sa personne: le public avait plus envie de le voir perdre que de voir Yoshi gagner, contrairement aux précédentes apparitions du Nippon aux coups de pieds ravageurs.

 

 


Toi voler slip rouge Vladimir, ça pas bien. Niet.

 

 

Dans la bataille des blondes, Shelton a eu le dessus sur Goldust au terme d’un match peut-être un peu trop disputé pour être réaliste. Goldust a eu l’occasion, pour une fois, de prouver qu’il savait encore faire quelques mouvements dans le ring, malgré son embonpoint, et Shelton a gagné: c’est l’essentiel à retenir de cette bataille des Gold qui n’a pas vraiment aidé l’un ou l’autre à aller un peu plus près des étoiles. Suite au match et à l’occasion d’un segment backstage, Goldust et Paul Burchill ont eu une sorte de petit accrochage, un de ceux qui déclenchent les feuds. Et j’avoue que je meurs d’envie de voir ces deux là dans le ring ensemble, juste pour savoir lequel des deux mérite le plus le titre honorifique de successeur du Brooklyn Brawler en tant que jobber numéro 1 de la fédération.

 

 


Après une défaite contre le Gold Standard, rien de tel qu’une golden shower pour que Goldust se détende.

 

 

Burchill, justement, avait un match contre Tyler Reks. Là aussi, un bon match, pas exceptionnel certes mais un de ceux dont les deux sortent grandis. La belle démonstration de rudesse de l’Anglais a longtemps dominé le surfer qui a réussi, grâce à son agilité et sa vivacité, à remporter la victoire sur un school boy, immédiatement suivi de représailles post-match. Il y a donc de quoi construire un éventuel match retour si besoin est, et personne ne sort de l’affrontement diminué. Cerise sur le gâteau, ce soir, Katie Lea exhibait fièrement son impeccable ceinture abdominale, histoire de montrer qu’elle est probablement dans la meilleure forme de sa carrière et mériterait peut-être un peu mieux que d’être cantonnée au rôle de valet qu’elle assure pourtant avec brio.

 

 


Laissez moi gagner, rien qu’une fois, pitié…

 

 

Quant au main-event, à part le pénible Washington qui aurait pu être avantageusement remplacé par n’importe quelle autre formule (Interview in ring par Striker ou Matthews, Peep Show, etc …), ce n’était qu’une promo à deux voix, histoire de rappeler les positions des deux protagonistes: tous les deux babyfaces mais Dreamer un peu plus. Une piqûre de rappel avant le Pay Per View de dimanche pour clore un show qui s’est focalisé sur la midcard, a délivré des matchs de qualité mais pas exceptionnels et manquait clairement d’un main-event à la hauteur pour marquer les esprits.

 

 


Et puis le café d’Abraham Washington était dégueulasse.

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