Catch

Un air de déjà-vu

They say the next big thing is here, that the revolution’s near,
but to me it seems quite clear
that it’s all just a little bit of history repeating

Propellerheads, History Repeating

 

La WWE repasse les plats, mais a-t-elle vraiment le choix ? C’est la question de la semaine.

 

 


Mec, je suis sûr de t’avoir déjà vu… Attends, dis rien, je sais! Tu jouais dans Le Rebelle! Lorenzo Lamas putain!

 

 

Analyse de Smackdown du 14 août et de Raw du 17 août

 

C’est presque une loi mathématique, un problème de probas classique : sachant que la WWE possède un roster limité et, au sein de ce roster, une quantité de stars de premier plan encore plus limitée ; sachant également que la WWE organise quatre shows par semaine et quatorze pay-per-view par an ; sachant qu’un statut de superstar, de midcarder ou d’undercader est généralement accolé pour des années à chaque catcheur ; sachant que, conscients de la jeunesse et du renouvellement de leur public, les scripteurs n’hésitent pas à répéter des histoires du passé ; sachant enfin que les bookers préfèrent faire catcher entre eux des athlètes qui ont prouvé qu’ils travaillaient bien ensemble… eh bien, sachant tout cela, combien y a-t-il de chances qu’on retrouve régulièrement les mêmes affiches et des storylines similaires ? Ben oui, la réponse est : beaucoup.

 

 


Et au retour d’Edge, on fait DX contre Rated-RKO. Putain, je suis génial quand même.

 

 

Le dernier Raw, headliné par la reformation de DX, en a fourni une belle illustration, mais même Smackdown, pourtant largement plus novateur, est également marqué par quelques redites. Ce n’est pas forcément négatif en soi quand il y a une évolution par rapport à la fois précédente: ainsi, Punk et Morrison, qui se sont affrontés plusieurs fois ces dernières semaines à Smackdown, s’étaient déjà mis sur la gueule plus souvent qu’à leur tour en 2007 à l’ECW, quand Morrison s’appelait encore Johnny Nitro. Sauf que Nitro était heel et Punk face, ce qui change beaucoup de choses dans leur manière de combattre, naturellement, et fournit donc des combats différents.

 

 


Ah le salaud! Il me raconte des blagues de Toto super nulles! Saleté de heel!

 

 

En revanche, le coup de faire catcher en équipe le heel Orton et le face Cena alors même qu’ils sont à quelques jours d’un combat qui les opposera pour le titre est une resucée du buildup de Wrestlemania 2008. A l’époque, Triple H, adversaire d’Orton et Cena dans le triple theat de Mania pour le titre, avait profité de ses pouvoirs étendus le temps d’une soirée pour organiser un combat entre Orton & Cena et… « tout le roster de Raw » (en réalité, une quinzaine de catcheurs seulement). Pour les plus jeunes, ça c’est passé comme ça (cliquez, c’est l’occasion de revoir l’élégant Snitsky et surtout une merveille de RKO sur Rhodes sur passe décisive de Cena).

 

Lundi, Orton et Cena ont à nouveau catché ensemble en dépit de leur haine réciproque, et même si la situation n’était pas exactement la même, la présence de lumberjacks aux abords du ring a ajouté à la ressemblance avec le combat de mars 2008.

 

 


Pour Randy, c’est un moment de doute. Le tag ou le coup de la guillotine?

 

 

A propos, on a trouvé le booking très déficient sur ce matcch Orton-Cena / Jerishow. Cena avait déjà apporté la preuve de ses super-pouvoirs deux semaines plus tôt en venant tout seul à bout du Miz et d’une quinzaine de lumberjacks heels; cette fois, il s’en est sorti face à l’équipe maousse Jerishow alors que son partenaire du jour était un heel! C’est proprement ridicule. Il aurait pourtant été facile de tirer le meilleur de la situation en faisant en sorte que, après que Cena l’a sauvé avec son héroïsme habituel, Orton lui colle quand même un RKO et lui vaille un carnage des mains du Show et de Jericho. Or ce RKO ne s’est produit qu’après la fin du combat, alors que Cena venait de décrédibiliser Jerishow en les battant facilement… et pis encore, le Marine s’est rapidement relevé du RKO pour virer tout le monde du ring et finir triomphant. Insupportable et ridicule. On espère au moins que, dans le cadre du booking basique de la WWE (celui qui triomphe la veille du ppv doit perdre au ppv), Cena va se refaire RKO-iser à Summerslam… Mais avec Supermarine, on ne jurerait de rien.

 

 


Scusez moi, faut que j’y aille. Grâce à ma super-ouie, j’ai entendu qu’un avion plein de passagers était en train de piquer du nez au-dessus d’Irkoutsk. Le temps de voler vers la Sibérie, de l’intercepter, de le poser et de faire la leçon aux ingénieurs d’Aeroflot, et je suis à vous.

 

 

Le grand moment de déjà-vu de la soirée a toutefois été, bien entendu, la reformation de DX, présentée par Jerry Lawler comme l’événement le plus important depuis le big bang. On se gardera pour l’instant de porter un jugement définitif sur l’opportunité du comeback des quadras régressifs. Pour l’heure, on est plutôt contents, à la fois parce que le Sweet Chin Music sur une fillette insupportable (lors de la scène inaugurale de la cafétéria) avait été bien jouissif, et parce que les vétérans ont pour une fois mis de côté leur orgueil démesuré et permis à la Legacy de gâcher leur célébration in ring par un bon vieux beatdown des familles. On l’avoue, on a craint un instant que l’insubmersible Triple H allait balayer Rhodes et DiBiase et continuer à exulter devant une foule enamourée mais, Dieu merci, ce fut remis à dimanche prochain (on est d’ailleurs curieux de voir si le DX-Legacy de Summerslam suscitera l’unanimité sur le nom des vainqueurs dans notre concours de pronos, ou s’il y aura des têtes brûlées pour miser sur une victoire des Orton’s boys…).

 

 


– Ecoute, John, on sait pas comment te l’annoncer…
– Oui, heu, c’est très bien de t’être habillé en vert et noir…
– Super seyant, hein, franchement!
– Mais voilà… t’es pas dans DX, quoi.

 

 

Déjà-vu encore avec la séquence « Kane le psychopathe enferme une malheureuse victime dans quelque kagibi éclairé en rouge et cabotine comme c’est pas permis ». Il y a quelques mois, il avait fait le coup à Kelly Kelly, dont il était tombé raide dingue – ce qui se comprend – et qui ne semblait pas partager ses sentiments. Kane l’avait donc enfermée dans l’un de ces cagibis qu’il est le seul à connaître, pour la questionner sur la personnalité de son amant car oui, la belle avait avoué, elle avait quelqu’un. Kelly s’était montrée moins cruche que prévu, puisqu’au lieu de balancer son vrai mec du moment, à savoir Orton (le beau couple que voilà!), elle avait jeté le nom du Miz en pâture (ce segment magique à voir ici). Miz prit un combo chokeslam-tombstone le même soir, tandis qu’Orton plaquait Kelly entre deux portes comme un tromblon ramassé un soir de cuite. Hélas, cette storyline d’autant plus alléchante qu’elle ne mettait aux prises que des heels avait été abruptement interrompue, et aucune référence ultérieure n’y a été faite. Une semaine ou deux plus tard, le Miz et Kane catchaient comme si de rien n’était dans la même équipe, Kelly gambadait tout sourire dehors et Orton apparaissait sur le canapé familial en compagnie de Madame. Too bad, on aurait aimé voir la suite de l’affaire…

 

 


J’ai changé d’avis. Finalement, je suis amoureux de Khali Khali.

 

 

Quoi qu’il en soit, cette fois, Kane, dont la haine pour Khali n’a jamais été expliquée, a kidnappé le très fade Ranjin Singh, traducteur et cornac du bestiau indien. Même ambiance terrifiante (zooms violents, mouvements de caméra désordonnés, brr, ça donne envie de courir télécharger See no Evil), un Singh courageux, qui nous apprend au passage qu’il est le frangin de Khali, et évidemment au final un Khali qui débarque dans le kagibi, découvre mini-Khali accroché à une grille comme dans le Silence des Agneaux (mais pas éventré, à notre grand dépit) et là… et là se manifeste le terrible plan diabolique de Kane: il s’était caché et a attaqué Khali avec un tube en fer! Quel génie criminel! Une fois Khali au sol, Kane en a eu marre et s’est tracé. Tout ça pour ça, dites donc… ah ben non, on va finalement avoir un match entre les deux à Summerslam. On sait pas où ça va, et on n’a pas trop envie de savoir, en fait.

 

 


Cher Khali. Mes vacances se passent bien, on s’occupe très bien de moi. Les moniteurs sont gentils et la cantine est bonne. Bisous, Ranjin.

 

 

Dernier élément de déjà-vu, la réconciliation des Hardy. Le cerveau peut-être légèrement bouilli le jour où il s’est endormi pendant sa séance d’UV, un Matt plus inexpressif que jamais a opéré ces deux dernières semaines un étrange face-turn, qu’on n’acceptera pas à moins d’une explication convaincante. Rappelons que Matt est censé avoir renversé la moto de Jeff (avec Jeff et sa copine dessus) en voiture, avoir assommé Jeff à son hôtel le jour où ce dernier avait un match pour le titre, avoir piraté la pyrotechnie pour l’électrocuter, sans oublier le coup de chaise au Royal Rumble et plusieurs matchs violents qui s’ensuivirent. Et là, boum, Matt est apparemment pris de remords et se retrouve aux côtés de Jeff une fois de plus. Espérons qu’il s’agisse d’un plan savamment monté avec Punk et que, ce vendredi, ou carrément à Summerslam, Matt se retourne à nouveau contre Jeff et le marave comme il faut.

 

 


– Tu vois, Double Face, si je mets du maquillage, c’est pour éviter de prendre des vilains coups de soleil comme toi.
– Silence, Joker. Tu me dégoûtes.

 

 

Pour le reste, les deux shows ont été très bons, avec une mention spéciale à Freddie Prinze Jr, guest host de Raw, qui mérite un développement à part. Soulignons déjà que (en partie du fait de son mariage avec Sarah Michelle Gellar) ce type jouit d’une célébrité inversement proportionnelle à la qualité des navets dans lesquels il a joué, si bien que, dans le premier tome des Ultimates (soit dit en passant, on recommande ce morceau de bravoure à tous les fans de comics), c’est en apprenant que sa copine Betty Ross va dîner avec Freddie Prinze Jr que Hulk pète un plomb et dévaste New York, à la recherche de l’acteur, qui sera finalement sauvé par les héros sans que (pour des raisons de droit à l’image) sa face soit montrée une seule fois.

 

 


Suffit de mater Raw, garçon.

 

 

Ce qu’on sait moins, c’est que Freddie a également fait partie, un temps, de la creative team de la WWE, à laquelle il était censé, supposons-nous, amener son sens du spectacle hollywoodien. Pour ça, vaudrait peut-être mieux embaucher des scénaristes que des acteurs, non? Quoiqu’il en soit, le freluquet a bien tenu son rôle lundi, et a évité de trop se montrer, se contenant d’un sketch inaugural passable avec Santino, qui s’est bien foutu de ses rôles de merde; d’une confrontation avec Orton (encore parfait en heel total, quand bien même il se trouve dans sa ville natale et qu’il obtient une pop de malade) couronnée par un joli backbreaker; et d’une courte apparition finale, une heure plus tard, le temps d’annoncer qu’il avait personnellement choisi les lumberjacks pour le main event Cenorton / Jerishow (que des faces, pour faire pendant au coup de Piven, qui avait recruté exclusivement des heels). Beau boulot, pas de séquences backstage ridicules avec Horny ou avec les Divas, et une vraie joie d’être là, c’est très bien Freddie. Je sais pas ce que t’as foutu l’été dernier, mais lundi dernier, t’as assuré.

 

 


Quand Randy Orton en a plein le dos des guest hosts, il ne fait pas les choses a moitié.

 

 

Une qui n’a pas assuré, apparemment, c’est Gail Kim, dont le match pour le titre avec Mickie James fut pour le moins étrange. On peut donc mettre deux techniciennes éprouvées dans le ring et avoir un combat marqué par plusieurs botchs apparemment imputables à la Canado-Coréenne, et un finish ridicule, Kim s’effondrant pour le compte sur un simple coup d’avant-bras improvisé par Mickie après l’échec de la manœuvre précédente. De la part de deux filles aussi expérimentées, on aurait pu s’attendre à un peu plus d’imagination pour sauver la fin. James arborait une expression furieuse à la fin, et quand elle leva la main de Kim, on ne vit pas vraiment une championne félicitant une challenger valeureuse, mais plutôt une catcheuse rageuse désignant à la foule la responsable du fiasco…

 

 


C’est ici la TNA? Je vous ramène votre championne toute pourrie, hein, la prochaine fois vous nous envoyez Awesome Kong ou rien, bordel.

 

 

Pendant ce temps, la midcard de Raw reprend des couleurs, avec notamment ce lundi un combat Kingston-Carlito qui fut si bon qu’on se serait cru à Smackdown! Quand on y ajoute les nouvelles ambitions d’un Miz régénéré, l’énergie d’un Bourne auquel il ne manque que quelques moves de plus pour devenir le prochain Mysterio, et le duo MVP-Swagger (qui mériterait toutefois qu’on travaille un peu la storyline), on se dit que la meute qui tourne autour du titre US ressemble de plus en plus à celle qui se disputait le regretté Cruiserweight Championship. D’ailleurs, on a revu Jamie Noble parmi les lumberjacks… Il n’en est que plus dommageable que Kendrick ait été jeté à la poubelle pour un pétard ou deux.

 

 


Hihihi, pauvre Brian, c’est vraiment pas de chance alors!

 

 

Un mot pour terminer la nalyse de Raw sur un Horny-Chavo cette fois plus marrant que d’habitude. Horny n’est réellement drôle que dans les segments à la Tex Avery ou il fuit à toutes jambes, à travers les coulisses et les vestiaires, devant quelque brute furieuse. Chavo joue son rôle à fond et le tout a offert quelques minutes rigolotes, surtout qu’on sait à présent pourquoi Mark Henry sourit tout le temps: il se tape l’ex-enfant star devenu toxico, Macauley Culkin, qui a l’air d’en mener pas large.

 

 


Ben ouais, faut bien que je me paie ma dose.

 

 

Raw a donc été plutôt réussi malgré quelques faux pas, mais il est toujours loin de concurrencer un Smackdown absolument stellaire en ce moment. CM Punk est devenu un heel du tonnerre de Dieu, ce qui n’étonnera pas ceux qui le suivaient déjà à Ring of Honor (par exemple, à l’époque, quand un gamin dans le public a agité sous son nez un panneau « I hate CM Punk », le straightedge est allé le voir, a chopé le micro et lui a hurlé dessus « J’espère que tes parents vont crever!!! »). A ROH, Punk était un chien fou, intense, imprévisible, enragé; quelques années plus tard, il s’est reconverti avec succès en maître à penser exaspéré par la faiblesse de son auditoire. Même ses bastonnages de Jeff ne sont pas excessifs, tant ils s’inscrivent dans sa nouvelle image de type qui est meilleur que nous tous, qui sait ce qui est bien et mal, et qui n’admet aucune contradiction. Et comme dans le même temps, il assure carrément dans le ring, aussi bien au niveau technique qu’au niveau du storytelling, eh bien il est logiquement au top et parti pour durer.

 

 


Vous voyez ces bandages, bande de nazes? C’est parce que moi, mes tentatives de suicide, je les fais à l’ancienne, en me tranchant les veines avec un bon vieux couteau. Vous, je parie que vous vous empiffrez de somnifères et de whisky! Vous devriez avoir honte.

 

 

L’autre grand responsable du niveau stratosphérique de Smackdown est évidemment Morrison, qui prouve match après match qu’il est sans doute le catcheur le plus complet et le plus spectaculaire de toute la WWE actuellement. Notre grand regret, c’est la mise au placard du personnage mégalo, barré mais cependant sympathique qu’il s’était forgé du temps du Dirt Sheet. Il serait tout aussi over en gourou of greatness qu’en face un peu mièvre, mais la WWE, qui voit sans doute en lui un superface du futur proche, veut apparemment ratisser large avec son personnage…

 

 


La WWE nous indique subtilement quel sera son prochain héros.

 

 

Autre motif de satisfaction: Cryme Tyme, qui nous a épargné un Word Up de plus cette semaine (doivent être à court de mots, ils en ont quand même fait quatre!) et s’est attaché à insister sur son catch. Résultat: un très bon match de JTG contre Jericho la semaine dernière, puis une séquence bien intense de Shad cette semaine. Les deux gars n’apparaissent pas encore comme une menace sérieuse pour les merveilleux Jerishow (une association qui nous ravit à chaque apparition, soit dit en passant), mais au moins ils ont l’air d’un duo de catcheurs crédibles, ce qui n’avait plus été le cas depuis un bail. Moins ils parlent, mieux ça va, en fait.

 

 


– Yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo yo! YO!
– Bien dit, frère.

 

 

Saluons aussi le push consistant de Ziggler, qui non seulement va emmener Maria à l’hôtel face à la plage de LA, mais qui a encore été victorieux ce vendredi de Finlay après s’être sorti d’un combat à quatre face à Finlay, Knox et Truth une semaine plus tôt, et qui nous livrera sans doute un gros match dimanche contre Mysterio. Seule sa prise de finition nous laisse un peu sur notre faim, peut-être devrait-il la porter depuis la troisième corde ou un truc comme ça…

 

 


– Oui, c’est vrai que Dolph devrait changer de prise de finition.
– Hein, mais pourquoi tu dis ça, Layla?
– Oublie. J’ai rien dit. Joli chemisier.

 

 

Par ailleurs, Mike Knox semble enfin parti pour ce push qu’on attend depuis longtemps, ce personnage de monstre barbu qui détaille les os du corps de ses ennemis d’une voix très douce est intrigant et plutôt intéressant, à condition d’être utilisé à plein!

 

 


Bonjour. J’aimerais dire à Sébastien Chabal que c’est un pédéraste honteux qui compense son impuissance congénitale par une pilosité qui dissimule sa psychose. Je me ferais un plaisir de lui élargir le fondement avec un extincteur. Merci de votre attention.

 

 

Quand on ajoute que Melina a réussi à porter Layla à un match correct, que les Hart ont battu Hardy (même à un contre deux et même diminué, il partait favori), et que Pretty Ricky a été probablement flingué par un vigile irascible, on voit qu’on a eu un Smackdown frôlant le sans-faute. Un dernier SD ce vendredi puis c’est Summerslam, que nous vous inviterons à pronostiquer un peu plus tard dans la journée. Et si ça ne vous convient pas, on a deux mots pour vous:

 

 


Hey Macarena!

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