Catch

Dreams are my reality

Ils appellent ça « le rêve américain » parce qu’il faut être endormi pour y croire.
George Carlin

 

Si nous sommes les premiers à nous insurger des inepties et incohérences de certains des scénarios de la WWE, ne boudons pas notre plaisir quand la passion, la cohérence et le suspense sont au rendez-vous. Lors des derniers SmackDown et Raw, les scripteurs se sont surpassés et nous ont offert deux shows de haute volée, haletants de bout en bout. Retour sur un week-end catch de rêve.

 

 


I have a dream… That one day, les drogués quitteront la WWE, les dopés se feront suspendre et les gros porcs pleins de cholestérol se mangeront des RKO!

 

 

Suffisait de demander.

 

Analyse du Smackdown du 28 août et du Raw du 31 août 2009.

 

 

Deux shows presque aussi bons l’un que l’autre dans une même analyse hebdo, c’est rare, vu le déficit chronique qu’accuse encore Raw sur son concurrent du vendredi, malgré une légère et récente amélioration. Mais deux shows de cette qualité, où Raw vient presque titiller la suprématie d’un SmackDown pourtant énorme, c’est peut-être bien la première fois depuis la naissance des Cahiers du Catch.

 

 


Pour un peu, on en laisserait traîner le curseur sur les captures, dites donc.

 

 

Raw accueillait comme Guest Host d’un soir l’ »American Dream » Dusty Rhodes, père de Cody (et aussi de Goldust, mais ça, il veut pas trop l’afficher). Autant le dire, à le voir gesticuler sur sa musique d’entrée, ce vieux beau décoloré et gras comme un cochon, on a eu mal pour lui. Et instinctivement, on a eu peur pour la suite du show. « Les premières impressions sont parfois les meilleures », me disait ma maman et « pathétique » est le mot qui nous est tout de suite venu à l’esprit… Le trophée du commentaire le plus drôle à propos de l’entrée de Papi Rhodes est malgré lui la propriété de Jerry Lawler, déclarant en direct: « Look at the american dream!!!! », avec l’enthousiasme débordant qu’on lui connaît, alors que Dusty se ridiculise depuis de nombreuses minutes en se tortillant péniblement sur la rampe d’accès au ring. Paie ton American Dream, Jerry!

 

 


T’as vu ça, Michael? Le rêve américain a bouffé le cauchemar communiste!

 

 

A SmackDown, c’est aussi de rêves brisés dont il a été question. Ceux des Kidz qui ont assisté au départ et au lynchage de Jeff Hardy par CM Punk, ceux de tous ces fans en pleurs, n’en croyant pas leurs yeux, refusant certainement d’y croire pour quelques uns.

 

 


Hi Kidz, do you like violence?

 

 

Le SmackDown de vendredi aura donc évidemment tourné autour du départ de Jeff Hardy. Les suiveurs le savaient inéluctable et seuls la date et le prétexte restaient encore inconnus. On a maintenant la réponse. C’était vendredi dernier, à l’issue d’un « loser leaves WWE match », négocié entre les parties en début de show et validé par Teddy Long. On pourra évidemment s’étonner de voir que le General Manager de SmackDown accepte aussi facilement de perdre une de ses stars (à notre sens, le rôle d’un GM est de savoir conserver les meilleurs éléments de son roster, et non d’organiser des matchs dont la finalité est de virer une de ses deux têtes d’affiche…) et on aurait préféré que Teddy n’admette pas cette stipulation (décidée par les protagonistes eux-mêmes) avec autant de facilité, à la limite de l’enthousiasme… mais c’est là la seule fausse note dans la gestion du départ de Jeff. On a également lu ici et là qu’un Steel Cage match quelques jours seulement après un TLC du feu de dieu, cela n’a pas beaucoup de sens, mais c’est un argument que nous balayons d’un revers de la main. Les catcheurs sont habitués à ce genre d’exploit, et pour une fois, les deux hommes se sont présentés sur le ring avec d’évidentes limitations physiques, séquelles du combat de dimanche dernier. Et donc sur un pied d’égalité. En ce sens, il n’y a rien de bien choquant à les voir s’affronter dans une cage, et on louera d’ailleurs la qualité du booking du combat: le tox et le sermonneur ont passé leur temps à tenter de fuir la cage en l’escaladant, avant de penser à se foutre violemment sur la gueule. Abréger le combat était bien le but de ces deux grands corps malades.

 

 


Enfin une nouvelle stipulation: le Sleep Cage Match.

 

 

A propos de grand corps malade, même si on n’insistera pas trop sur le sujet pour en avoir déjà longuement parlé, on avoue notre plaisir chaque fois plus grand de voir CM Punk évoluer micro à la main depuis qu’il est passé du mauvais (ou pas) côté de la force. Son heel turn a véritablement transfiguré ses promos et, Oh my god!, quel bonheur de le voir semaine après semaine vanter les vertus de la straight edge attitude, en se foutant de la gueule des fans dans le public, les traitant ouvertement de drogués alcoolos aux tendances dépressives et médicamenteuses. A croire qu’il les connaît vraiment personnellement.

 

Ce vendredi, le bon Ciaime a encore une fois eu la main lourde lorsque, évoquant ses douleurs, il a affirmé que si quiconque dans le public souffrait des mêmes blessures que lui, il implorerait qu’on le mette sous morphine, avant d’ajouter que certains devaient d’ailleurs être drogués aux antidouleurs dans la salle! Il en rajoutera d’ailleurs une couche à l’arrivée de Jeff sur le ring en début de promo en lui demandant ce qu’il avait pris pour paraître si fringant après leur affrontement de Summerslam. Painkillers? Morphine? Chewing-gum Malabar goût fraise?
On en serait venu à croire que Hardy était aussi nécessaire à Punk que le Joker à Batman, et on se faisait du souci pour ses futures feuds une fois l’Enigme extrême partie compter les grains de sable sur les plages, mais heureusement une info sympa est tombée sur le site de la WWE.

 

 

 

Tiens, quand CM Punk aura fini de feuder avec le Taker, qui pourrait-on opposer au Straight Edge ?

 

 

Si le talent de Punk est pour beaucoup dans la réussite de ses promos, rendons à la creative team ce qui lui appartient: les meilleures promos heel sont celles qui mêlent habilement kayfabe et réalité, et à ce petit jeu-là, les scripteurs comme les interprètes sont parfois très très forts (rappelons nous également les speechs de Jericho lorsqu’il feudait avec les papys hall of famers, modèle de mélange des genres entre vraie vie et vie storylinée). Et très fort, assurément CM l’est. Et beau et intelligent en plus!

 

 


Axl et McOcee, pas la peine de me flatter, je vous méprise. Je suis sûr que vous êtes des esprits faibles cédant à la facilité des paradis artificiels comme ce surcoté de Baudelaire le faisait avant vous, you stupid frogs. Vous prenez quoi au moment d’écrire vos papiers? Vicodin? Herbe? Coke? Pas du Roquefort quand même? Pfff, allez voir dans le bar à vin le plus proche si j’y suis.

 

 

Si l’introduction du show frôle la perfection, que dire de son final époustouflant? Bien sûr, Jeff a perdu son combat, on le savait tous avant même que celui-ci ne commence. Mais le meilleur était à venir, lorsqu’Hardy, quittant la salle où bien des fans étaient en pleurs (ah, ces gros plans sur le visage de la jeune fille en larmes juste avant que l’irréparable ne se produise…), se fait violemment défoncer la tronche au moment de tirer sa révérence, par un CM Punk qui ne respecte décidément rien, pas même ce moment de communion entre Jeff et son public! Ça nous a bien fait marrer, héhéhé. Si un doute subsistait encore et si le cas de Raw est plus nuancé, soyons en sûrs, la WWE se sort petit à petit des méandres gélatineux de la Kidz Era. Chapeau, en tout cas, aux deux lutteurs et aux scripteurs pour une feud qui fut storylinée et interprétée avec beaucoup de talent et énergie.

 

 


Jeff, espèce de déchet puant accro aux illusions faciles, faux prophète d’une génération de débiles obèses, racaille abrutie par la drogue qui ronge ce qui te reste de cerveau, tu vas me manquer.

 

 

Si Raw ne va pas encore aussi loin que son petit frère du vendredi soir, le show du lundi confirme son net regain de forme même s’il lui reste encore deux ou trois petites choses à régler.

 

 


Oui, ça, par exemple.

 

 

A l’instar de SmackDown, nous ne pouvons que louer la fin du dernier Raw. Dusty Rhodes, General Manager d’un soir, qui a joué toute la soirée le rôle d’un bon face bien débonnaire (rôle qu’il avait déjà tenu tout au long de sa carrière entre les cordes), qui déconne avec ces filous de la DX (pour rendre un hommage touchant à l’époque dorée de la WCW et au cultissime épisode du Shockmaster) et cherche seulement à promouvoir la carrière de son fils en l’incitant à se rebeller contre ses mauvaises fréquentations, cet American Dream jovial, donc, a surpris tout son monde par son heel turn final.

 

 


Cena, je suis comme tout le monde: ton rêve est mon cauchemar.

 

 

Rappelons les faits: alors qu’un combat doit opposer Cody Rhodes à Randy Orton avec pour enjeu la ceinture de ce dernier, John Cena ayant été choisi pour arbitrer le match, coup de tonnerre au moment du gong lorsque l’on comprend que les deux membres de la Legacy n’ont nullement l’intention de combattre mais bien de coller une bonne dérouillée à ce bon vieux Johnny (adversaire désigné d’Orton à Breaking Point dans deux semaines), avec la complicité de papa Dusty, qui effectue là un turn aussi instantané que surprenant pour cet éternel babyface! Le American Dream qui fait un heel turn, putain, si c’est pas une critique violente, par les gauchistes infiltrés au sein de la creative team, du détournement par quelques mafieux d’un projet glorieux et humaniste, on sait pas ce que c’est!

 

 


On dira ce qu’on voudra, mais le rêve américain a pris un sacré coup de vieux pendant les années Bush.

 

 

Et même si ce qui devait arriver arriva (la DX vole au secours du pauvre Marine qui s’en prend plein la gueule), les scripteurs avaient décidemment pris le parti de sortir des sentiers battus puisqu’une fois n’est pas coutume, HHH et HBK en se font proprement détruire avec la gentille participation de l’American Dream en personne qui étale The Game à coup de botte. Notons qu’il doit y avoir un fétichiste quelque part à la creative team, parce que c’est déjà à coups de botte que la Legacy avait détruit DX le soir de leur reformation, la semaine avec Summerslam.

 

 


These boots are made for beating.

 

 

En tout cas, les scripteurs ont décidément depuis quelques temps un goût marqué pour notre couleur préférée, le gris… Et comme ils sont d’humeur taquine, nous avons eu le droit à une dernière surprise avant la fin du show lorsque le bon vieux Dusty s’est mangé un gros RKO from out of nowhere, par un Randy au regard plus dément que jamais, sous les yeux d’un Cody anéanti. Tu parles d’une récompense, alors que Papa Rhodes s’était plié à la volonté de la Legacy dans le but d’aider Orton!

 

 


Randy, on sait que tu es un grand timide, mais il y a d’autres façons de dire merci.

 

 

Certains pourraient s’étonner du geste, incohérent au regard de l’aide apportée par Dusty, mais pas nous. Orton justifie sa réputation de gueudin péteur de plomb, il ne peut pas saquer Dusty (la dernière rencontre entre les deux hommes, il y a deux ans, s’était déjà soldée par un punt kick à la tempe) et tient à rappeler à Cody qui est la vraie figure paternelle pour le jeune membre de la Legacy. Si l’on a d’ailleurs cru un instant que Rhodes Junior allait se saisir de la botte de son père qui traînait dans un coin du ring pour se venger d’Orton, il n’en fit rien, malgré un évident conflit intérieur que la creative team devrait logiquement creuser dans les prochaines semaines. En attendant, le petit Cody nous ferait presque de la peine…

 

 


Bordel, le vieux est peut-être cané, et je sais même pas s’il a bien viré Goldust de son testament.

 

 

Nous n’avons pas non plus été déçus par le reste de la carte et par ses combats, fort bien menés de notre point de vue, à SmackDown comme à Raw. Le Fatal 4 Way associant The Miz, Carlito, Jack Swagger et Kofi, pour la défense de son titre US, en est d’ailleurs un très bon exemple. Réglé à la perfection ou presque par les bookers et parfaitement réalisé in ring, le combat a été plus qu’agréable à suivre. Ça a fusé dans tous les sens, comme souvent dans ce type d’affrontement, 20 fois on a cru que… jusqu’à ce que Kofi ne mette tout le monde d’accord malgré une opposition redoutable (troisième défense de suite dans un match à plusieurs, on peut pas dire que le rasta se planque de l’adversité). Le « Jamaïcain » conserve à nouveau et finira bien par décrocher une ceinture à la hauteur de son talent. Ne lui manque qu’une bonne storym-line pour cela. Si, on veut le croire.

 

 


Ouais OK, je sais que tout le monde me kiffe et tout, mais vous pensez pas que la couleur de ma peau pourrait être un handicap?

 

 

Ca, Kofi, ça tombe bien que tu nous le demandes, connecte-toi aux CDC demain et tu auras ta réponse.

 

 

Le Tag Team Match de vendredi soir, entre les Hart et Morrison associé à Matt Hardy, nous a paru un peu court et on aimerait bien revoir ces quatre-là sur un ring, mais on veut croire que dans les prochaines semaines, Morrison bénéficiera du push qu’il mérite et qu’il profitera de l’absence forcée de Rey Mysterio pour se frotter à Dolph (du calme Maria, c’est une façon de parler) pour la conquête du titre Intercontinental, à défaut de se voir offrir la possibilité de conquérir un titre plus prestigieux. Ce qui ne semble plus d’actualité pour le moment, le retour du Taker ayant fait de ce dernier le challenger numéro un de CM Punk.

 

 


Ah ouais, c’est cool, mais désolé vieux, c’est trop tard pour intégrer la sélection de Domenech pour les deux prochains matchs de qualifications.

 

 

C’est là d’ailleurs une des rares choses nous ayant un peu contrariés à la redac’, ce title shot immédiat pour le Deadman après quatre mois d’absence. On veut bien admettre que le Phenom n’a plus rien à prouver mais le propulser de la sorte main eventer du prochain PPV revient peu ou prou à cracher à la belle gueule du Shaman Of Sexy, qui démontre semaine après semaine qu’il mérite bien sa chance de combattre pour un titre majeur, ce que lui avait d’ailleurs promis Teddy Long. Il reste du temps avant Breaking Point et rien n’empêchait le General Manager de SmackDown d’organiser un Morrison vs. Taker avec pour enjeu un match pour le titre contre CM Punk, avec victoire du Deadman au bout. Bon, on râle, mais on fera évidemment amende honorable si d’aventure les scripteurs décidaient de suivre nos conseils dès vendredi prochain.

 

 


Pas con. Trouvez-moi vite le numéro de ce fameux Axl. Et profitez-en pour essayer de découvrir si McOcee est une bonnasse décolorée aux gros seins, Maryse est kaput pour le moment.

 

 

En attendant le main event, la creative team de Raw a quant à elle organisé une sorte de revanche, mais individuelle, du Tag Team Match de la semaine précédente (MVP et Mark Henry vs. Jerishow). Vendredi, les Champions avaient réglé leur compte une fois de plus à Cryme Tyme, sans souci, et il était temps pour eux de se tourner vers leurs prochains adversaires de Breaking Point, d’autant que leur affrontement d’il y a une semaine s’était achevé sur un KO de Jericho infligé par un MVP armé d’un poing américain (encore une preuve que les nuances de gris se sont emparées des scripteurs). On a donc eu droit à deux matchs en simple, opposant Jericho à MVP puis le Big Show à Henry.

 

 


Viande d’origine contrôlée, garanti 100% bio.

 

 

Jericho a comme d’habitude été remarquable sur le ring et on a passé un bon moment, les deux gars se donnant à fond dans leur combat. MVP n’a pas réédité l’exploit de JTG, qui a terrassé Chris récemment, et s’est finalement incliné, non sans une belle résistance.

Hé Jericho! Ton pote, il te dépasse au moins de ça!

 

 

Du côté des Big Men, on reconnaît sans peine avoir apprécié le combat de sumotori entre le Big Show et Mark Henry. Ce n’est pas très mobile certes, mais ça tient bien la route, d’autant mieux quand le combat est bien booké comme ce fut le cas avec un Big Show premier étonné de constater la résistance de son adversaire. La fin est logique, le Big Show n’y arrive pas à la régulière, massacre Henry illégalement et est disqualifié. Mais sur le ring, l’opposition entre les deux colosses ressemble à quelque chose. Ça reste un combat entre deux géants, lent par définition, mais ces deux-là ont la présence nécessaire pour en faire quelque chose de très correct. Contrairement à Khali et Kane, dont la feud semble malheureusement devoir se poursuivre pour quelques temps encore, après l’intervention de l’Indien à la fin du (bon) combat entre Kane et Mysterio. Au moins n’auront-ils pas lutté l’un contre l’autre, se contentant d’un segment de fin de combat où Khali le chasse de la salle à coup de stick. C’est déjà ça.

 

 


The Great Calin.

 

 

Chez les femmes, la tendance amorcée récemment se confirme, du moins à SmackDown. Les frontières entre le bien et le mal, entre le heel et le face semblent là aussi disparaître peu à peu, ou sont pour le moins bien plus difficiles à distinguer depuis quelques semaines. Melina offre en effet un visage de combattante agressive s’en prenant violemment et sans raison à ses adversaires lorsque Michelle McCool en serait presque touchante dans son rôle de victime innocente, handicapée par des béquilles à la suite d’une sauvage agression de la femme élastique. Vendredi soir n’a pas échappé à la règle. Alors qu’une Michelle McCool limite larmoyante stigmatisait la brutalité gratuite de Melina et que l’on s’attendait tous à ce qu’elle utilise ses béquilles pour frapper la championne déchue, pendant ou après le match, c’est au contraire Melina qui, après un combat rapidement expédié contre Layla s’est précipitée sur la belle blonde pour l’envoyer valdinguer contre la balustrade, comme la première heelasse venue!

 

 


Vite elle peut pas courir, LA CEINTURE!!! Cryme Tyme spirit, yeah yeah!!!

 

 

Si l’on ajoute à cela les diverses tentatives de Mel’ pour venir contrarier l’amour naissant entre le beau Dolph et la ravissante et naïve Maria, on est en droit de se poser la question d’un prochain double turn qui verrait McCool devenir une gentille jeune femme à la voix douce et Melina une vilaine sorcière peu soucieuse des moyens pour parvenir à ses fins. Si d’aventure les scripteurs devaient suivre ce chemin, nous leur suggérons, pour compléter le turn de l’ancienne Championne, de faire d’elle la prétendue « sœur » de Dolph, l’ayant rejoint dans le vestiaire lors de Summerslam! Rien de mieux qu’une histoire de trahison amoureuse pour qu’une jeune femme passe de face à heel du jour du lendemain, on sait de quoi on parle. Et un couple de heels aurait sans doute plus de saveur.Vous nous objecterez peut être que si Mel’ est bien la maîtresse de Ziggler, quel intérêt aurait-elle à prévenir Maria? Nous vous rétorquerons alors que c’est bien mal connaître la psychologie féminine que d’affirmer cela. La brune, si son turn se confirme, est en train de tweener à mort. Si elle n’hésite pas à piquer le mec de sa copine, les remords la rongent encore et elle essaye de prévenir son amie de se méfier, dans l’espoir de la voir rompre avec Dolph avant que la réalité s’ébruite. Allez, on a toutes fait ça.

 

 


Ils ont oublié « bitchy ».

 

 

Si les storylines féminines se développent à SmackDown, pour notre plus grand bonheur, c’est en revanche hélas toujours le néant du côté de Raw, où les combats s’enchaînent sans que la creative team ne daigne nous raconter la moindre histoire. Et soyons honnêtes, un combat sans storytelling associé n’a pas pour nous la même saveur! Prenons l’exemple de lundi soir. Deux combats plutôt bien bookés (même si c’est plus discutable concernant la Battle Royal) mais qui nous laissent plutôt de marbre tant on peine à voir une logique, une continuité dans les affrontements des divas du lundi soir. La Battle Royal fut certes sympathique à suivre, le combat pour le titre entre Beth Phoenix et Mickie James dynamique et agréable à l’œil (les deux femmes se sont données à fond, prends-en de la graine, Gail!) mais il manque ce petit quelque chose qui nous fait parfois nous ronger les ongles pendant un match, vous savez, lorsque l’on se surprend à serrer un poing rageur lorsque notre favori(te) remporte un match important ou une ceinture. Bref, à l’issue de la soirée, Mickie James garde son titre en contrant Beth mais entre nous, on s’en fout un peu non?

 

 


Beth s’en fout de la ceinture, elle veut la couronne de Miss Wrestlemania et rien d’autre.

 

 

Gail Kim, quant à elle nous laisse de plus en plus perplexe et on se demande même si à l’instar d’un Mateja Kezman elle ne va pas très rapidement rejoindre le cimetière des stars annoncées qui se loupent dans les grandes largeurs! Pour rester dans la métaphore footballistique (ou du moins kezmanienne), on la sent en ce moment plus proche du Championnat du Qatar que du Real Madrid. Les premières minutes de sa Battle Royal ont été absolument pitoyables, à la voir vaciller à la première demi-manchette mal portée; et à la fin du combat, les séquences où Gail et Beth d’abord, puis Gail et Jillian se battent dans les cordes nous ont paru affreusement pénibles et très mal jouées, d’autant que Gail a failli tenter un tombé sur Jillian. Stigmatiser le booking – certes déficient – serait un peu facile tant Gail nous semble prendre un malin plaisir à perdre en crédibilité et en réalisme semaine après semaine. Battons notre coulpe, nous qui croyions tant en elle.

 

 


Toi, t’as encore fait un tour derrière l’immeuble avec Kofi.

 

 

On va finir en souhaitant la bienvenue au petit nouveau, Drew McIntyre, qui a fait une entrée fracassante à SmackDown en éclatant la tête de R-Truth pendant que celui-ci faisait le malin avec son What’s Up! et s’apprêtait à monter sur le ring. Du travail de heel bien fait, proprement, jusqu’à KO total de l’adversaire. Classique mais toujours efficace, surtout quand l’opposant est en pleine célébration avec ses fans. Le petit a fait ses classes à la Florida Championship Wrestling, principale fédération de développement de la WWE où sont formés les jeunes catcheurs de la fédé de Vince, il a 24 ans, il a exactement la même gueule que Triple H il y a quinze ans, un accent écossais sorti tout droit de Trainspotting et, paraît-il, du talent. Le fait qu’il démarre directement à Smackdown et pas à l’ECW comme tous les derniers rookies en date est plutôt bon signe pour lui. Dommage que Stephanie n’ait pas de sœur, sinon on le voyait bien prendre 50 kilos de muscles et hanter la WWE jusqu’en 2030.

 

 


I demand better compé… hein, c’est déja pris?

 

 

Ouf, c’est fini, on a parlé de tout le monde! Ah non, merde!

 


Messieurs, un petit mot pour les Cahiers du Catch peut-être? Messieurs?

 

 

Bon, ils ont l’air occupés, on reviendra la semaine prochaine. On se quitte comme de juste avec Jeff Hardy, auquel nos Legend Killers ont rendu un hommage émouvant dans l’article juste au-dessous de celui-là. Repose-toi bien Jeffrey, et reviens-nous en forme.

 

 


Les CDC sont fiers de vous présenter leur dernière innovation technique: la vignette auto-légendée.

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