Catch

ECW: stupide, contagieux et distrayant

I feel stupid and contagious.
Here we are now, entertain us.

Franchement pour celle-là, vous n’aurez pas l’auteur, vous n’avez qu’à connaître vos classiques. 😛

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où un nouveau number one contender a été couronné.

 

 


Salut, moi c’est Tiffany, je suis blonde, je ne sais pas catcher mais contrairement à Kelly Kelly, la WWE m’a donné un boulot dans mes compétences.

 

 

Analyse de l’ECW du 15 septembre

 

Le segment inaugural de ce show a immédiatement donné le ton de la soirée: Tiffany a rappelé que rien n’avait changé à Breaking Point, puisque Christian a conservé son titre et que donc, fort logiquement, tout devait changer puisqu’un nouveau number one contender allait être désigné par une Battle Royale. Voilà, en gros, les grandes lignes de la promo de départ, interrompue par William Regal. Je me dispenserai des détails et des commentaires sur la manière dont William Regal a animé ce moment tant il a été magistralement Heel, et ne saurai que vous recommander de voir ce segment. Disons juste qu’il fut, de plus, interdit de Battle Royale et condamné à un match, là, tout de suite, maintenant contre Hurricane Helms.

 

 


Ecoute Tiffany… Tu vois, ça ? C’est la plus petite bague au monde, j’ai dépensé une fortune pour l’avoir, alors Tiffany, est-ce que tu veux… Est-ce que tu veux bien me laisser remporter le titre ECW?

 

 

Regal, forcé d’entrer dans le ring alors qu’il n’était pas prêt, combattra en civil pour un match plus que bof, bof où Hurricane Helms le domine avant un coup de genou dévastateur dans le crâne et un tombé hasardeux réalisé en deux fois pour cause de super-pied sous les cordes, ce qui est indigne de Sir William. Très décevant donc, heureusement que Paul Burchill arrivera, une fois la cloche sonnée, pour passer la deuxième couche et asséner son finisher au super-héros qui n’avait de super-héros que le costume ce soir.

 

 


Tu sais que tu as eu de la chance: mon lacet était défait.

 

 

Plus intéressante était l’opposition entre Yoshi Tatsu et Zack Ryder. D’un côté, Tatsu, qui sort juste d’une défaite assez proche du squash-match face à Sheamus, lui aussi rookie, à Superstars. De l’autre, Zack Ryder qui a vécu trois mauvaises semaines de suite: une altercation avec Shelton qui a clairement tourné à son désavantage, une semaine sans apparition et enfin un retour au bas de l’échelle avec un simple local-jobber comme opposant. Avant même le résultat final, l’objectif du match était donc de redorer le blason de ces deux-là et d’essayer de faire en sorte que personne, pas même le perdant, ne sorte de l’affrontement abaissé dans la carte. C’est Ryder qui prend les choses en main, dominant suffisamment pour marquer le match de son empreinte mais permettant néanmoins à Yoshi de placer quelques contres, y compris un come-back victorieux en forme de coup de pied derrière les oreilles. Zack a sur ce match extrêmement bien fait le job et joué le rôle du vétéran qui met le rookie over.

 

 


Intermède révélation:les Bella ne sont pas seulement jumelles, elles sont aussi siamoises.

 

 

En main-event, nous avons eu droit, donc, à une Battle Royale fort bienvenue, d’autant plus que cela faisait une éternité qu’il n’y avait pas eu de Battle Royale à la WWE. C’est d’ailleurs assez étrange qu’un de ces types de matchs les plus classiques soit si peu utilisé alors que la WWE nous a abreuvé de matchs à stipulations en tous sens depuis quelques mois. Dix participants au total: Shelton Benjamin, Vladimir Kozlov, Ezekiel Jackson, Tommy Dreamer, Goldust, Tyler Reks, Sheamus, Yoshi Tatsu, Paul Burchill et Zack Ryder qui arrive sur le ring, le cou endolori, histoire de continuer le selling de sa défaite précédente. Cette dernière remarque n’est pas destinée à dire tout le bien que je pense de Ryder mais plutôt à un rappel de l’importance de ce genre de détails si souvent oubliés par Batista et Triple H.

 

 


Y a pas à dire: une soirée sans gonzesse, côté ambiance, ça le fait moins.

 

 

Avec un timing impeccable,ce main-event tout sauf ridiculement court ne s’est pas non plus éternisé et a permis de délivrer quelques jolis moments in-ring pour un combat où les protagonistes passent assez souvent leur temps agrippés aux cordes .Mais là encore le plus intéressant était le booking. Avec Regal hors de la compétition, l’Alliance Kozlov/Jackson n’était pas obligatoire du pur point de vue storyline, et permettait un match ouvert. Les premières éliminations, comme souvent, ont permis de se débarrasser des gens inutiles. Burchill, en pleine feud avec The Hurricane et qui a déjà eu son heure de gloire au début du show, passe le premier par dessus la troisième corde comme le hurlent à l’unisson et à tue-tête Agius et Chéreau. Plus inquiétant pour lui, Tyler Reks, qui n’a déjà pas une place définie dans le roster, est éliminé pendant la pub.

 

 


La musique et l’alcool aidant, l’ambiance se détend, des regards se croisent.

 

 

Il est suivi, peu de temps après et à l’antenne par Yoshi qui vient de connaître un temps fort il y a quelques minutes. S’ensuit alors une jolie séquence où Shelton Benjamin élimine Sheamus, avec qui il est en feud, juste avant d’éliminer in extremis Ezekiel d’une manœuvre hautement technique, à la suite de laquelle il se retrouve suspendu à l’extérieur. Hélas, il n’aura guère le temps de savourer cet exploit puisque Sheamus lui fait lâcher prise, d’où une bagarre au pied du ring. La feud Sheamus / Shelton et le turn du Gold Standard sont donc sur de bons rails.

 

 


Des couples se forment, parfois même de manière un peu trop voyante.

 

 

Cela nous laisse donc un Final Four avec deux babyfaces vétérans (Dreamer et Goldust) et deux heels (Kozlov et Ryder). Ryder et Goldust réalisent une très belle séquence sur le ring qui aboutit à l’élimination de Goldust tandis que Dreamer, dans son rôle de vétéran qui n’abandonne jamais arrive à se débarrasser de la masse de muscles soviétique. Malheureusement pour lui, Ryder est dans son dos, il le pousse. Et notre nouveau Number One Contender est Woo, woo, woo, you know it: Zack Ryder.

 

 


Horloge parlante: au quatrième top, il sera 15 heures, woo woo woo, you know it!

 

 

Donc, au terme de cette battle royale où personne n’a vraiment eu l’air faible (hormis Reks), nous voilà avec en perspective Ryder/Christan pour le titre. Rien à dire sur le choix de Ryder qui semblait une évidence après qu’il ait passé haut la main le test du non tiltle match en main-event il y a quelques semaines.

 

 


Je profite de mon passage à l’antenne pour dire que je recherche une jambe de pantalon gauche en bon état, si possible, d’à peu près cette taille.

 

 

Il est très bon dans le ring, bon au micro et sa gimmick, pourtant totalement stupide, marche avec le public, ce qui en dit long sur son talent. Il a tout à gagner (peut-être même la ceinture) dans cette histoire. Pour revenir à son talent au micro, son commentaire du match Christian/Burchill était vraiment de première classe lors de Superstars: sa meilleure intervention on-air, et c’est d’autant mieux qu’en plus, c’est le genre de segment où les auteurs laissent les athlètes exercer leur talent d’improvisation. J’ajouterai d’ailleurs, avec un peu de malice, que la comparaison avec Dolph Ziggler, dans le même exercice à Smackdown le lendemain, était assez cruelle pour celui que beaucoup de monde considère peut-être un peu vite comme le futur de la WWE.

 

 


Non, ce n’est pas René le plagiste qui va chercher des glaces pour sa petite famille, c’est Zack Ryder, l’avenir du catch mondial.

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