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ECW: Ryder on the storm

On n’est pas obligé de comprendre pour aimer, ce qu’il faut c’est rêver.
David Lynch

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où l’on a vu ce soir naître une carrière, alors qu’hier une autre s’arrêtait.

 

 


Il était quand même temps qu’elle arrête Lilian Garcia. Elle commençait à se la péter grave.

 

 

Analyse de l’ECW du 22 septembre

 

Je vais débuter par une info qui va vous étonner, mais j’ai trouvé que ce show de la ECW a bien démarré et ce malgré le Abraham Washington Show qui a ouvert les hostilités. Je ne sais pas si c’est dû à la présence de Tony Atlas aux côtés d’Abraham ou au faut que la WWE aurait fini par recruter des auteurs moins friands de blagues lourdes ou bien engagé un coach d’acteurs pour faire comprendre à Abraham qu’avec un tel personnage c’était pas la peine d’en faire des caisses. Mais j’ai trouvé que le segment s’était nettement amélioré. Bien sûr, il est à l’heure actuelle encore loin d’être bon mais je n’ai pas eu le désagréable sentiment de perdre totalement mon temps de sommeil du mardi en le regardant.

 

 


Après Bob Barker à Raw, Bernard Campan, Didier Bourdon & Pascal Légitimus: les Inconnus guest-hosts de la ECW.

 

 

Les deux invités, Sheamus et Shelton Benjamin se sont, naturellement, pris la tête et le canapé a comme à l’habitude été renversé par leur bagarre. Auparavant, au micro, ces deux-là ne s’en sont pas trop mal tirés: Shelton, clairement du côté face maintenant (on notera le conseil de Tony Atlas le persuadant de ne pas commencer la bagarre avec l’Irlandais) a assuré sa partie sans dommages. Sheamus, plus inexpérimenté et en civil, a buté sur quelques mots — ce qui arrive souvent à l’Undertaker, ne lui en tenons donc pas rigueur. Disons que, dans l’ensemble, il ne s’en est pas trop mal tiré et que l’appréciation peut s’appliquer à ce segment qu’on aurait pu redouter bien pire. .

 

 


– T’as vu ? Je sais faire les yeux de l’Undertaker.
– Fastoche, moi aussi.

 

 

Avant d’entrer dans le détail des matchs, car c’est surtout là qu’il y a eu du bon ce soir, juste un petit mot sur Katie Lea. Mise au repos la semaine dernière, elle a pu contempler ses alter-ego féminines dans le roster, les Bella Twins, et en a conclu — peut-être pas à tort, hélas — que pour avoir du temps d’antenne, il fallait présenter des courbes voluptueuses et marcher par paire. Ni une, ni deux, pour ne pas être en reste cette semaine, elle s’est pointée au bord du ring en soutif! C’est à se demander jusqu’où elle ira.

 

 


Laisse tomber, frangine, je montre mes tétons toutes les semaines et je gagne jamais.

 

 

J’évacue très vite le squash-match perpétré par Ezekiel et Vladimir Kozlov. Les deux local jobbers de Tulsa n’ont fait ni long feu ni grande impression. Ces cinq minutes-là n’ont rien apporté ni au show, ni à la paire en slips rouges, hormis du temps d’antenne.

 

 


Vladimir, passe moi l’autre s’il te plaît. Celui-ci, il est tout cassé.

 

 

Non, tant qu’à m’attarder, autant le faire sur le match entre Yoshi Tatsu et Paul Burchill, qui fut un bon petit combat remporté évidemment par le Nippon qui fit là la démonstration de tout son arsenal offensif. Mais c’est surtout Paul Burchill qui m’impressionne en ce moment: malgré son statut de jobber officiel, il arrive toujours à donner l’illusion dans le ring qu’il peut gagner et n’a de cesse de réussir de nouveaux power moves offensifs. Au menu, cette semaine: descente du genou de la troisième corde jusqu’au milieu du ring et Fisherman Buster du même endroit. C’est pas si courant pour un gaillard de son gabarit et même s’il enchaîne les défaites, je ne peux m’empêcher de croire que la WWE l’apprécie de plus en plus car ses matchs s’allongent et lui permettent d’en montrer un peu plus à chaque fois. On est clairement pas encore dans le cas d’un push mais, à force, ça pourrait bien finir par une ascension dans la carte et qui sait, peut-être même un jour une victoire à la ECW.

 

 


Hey, mon portefeuille!

 

 

Venons-en maintenant au plat de résistance en guise de Main-Event: Christian contre Zack Ryder pour la ceinture de la ECW. Je m’attendais à un bon match mais vraiment pas de ce niveau. Storytelling impeccable, des contre à gogos, des nearfalls à foison, c’était l’un des meilleurs matchs que la ECW a offert depuis Wrestlemania (à égalité avec Evan Bourne/John Morrison) et il ne souffrait vraiment pas de la comparaison avec ceux qu’a pu offrir RAW dans la même période. S’il n’a qu’un match à voir cette semaine, c’est probablement celui-ci. Ryder y est apparu plus intense et plus concentré qu’à l’habitude, sans pour autant négliger son côté heel (trash talking, pieds dans les cordes) et il a prouvé avec ce match qu’il méritait aisément sa place de number one contender.

 

Deux petits reproches quand même. D’abord, ce genre de performance ne mérite pas d’être interrompu par de la pub. C’est dommage de le dire d’un match qui passe gratuitement et compte-tenu de l’attention qu’accorde la WWE aux matchs de la marque extrême sur le format PPV mais il mérite vraiment d’être vu en intégralité (d’ailleurs je me demande, si la WWE ne propose pas cette formule en webcast, ils l’ont fait un temps). Ensuite, la fin m’inquiète un peu: Regal qui vient se frotter à Christian pour se remettre dans la course au titre. Je n’ai rien contre l’idée, à condition qu’elle n’éloigne pas Ryder de la ceinture. Il faut capitaliser sur la bonne impression qu’il a laissée dans le ring et éviter de le laisser loin de l’or, c’est-à-dire là où il était il y a deux semaines: à squasher des local jobbers.

 

 


Filip Nikolic est mort, mais son esprit vivra éternellement.

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