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ECW: loin de l’enfer

L’enfer, c’est les autres
Jean-Paul Sartre, Huis-Clos

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où il n’y pas un mot sur les résultats du dernier Pay Per View vu que bon, hein, la ECW n’était pas assez bien pour ça….

 

 


Ben ouais, fallait absolument montrer lui, là.

 

 

Analyse de l’ECW du 6 octobre

Avant d’entamer la review du show de ce mardi 6 octobre, notons donc dans nos tablettes que cet épisode de la ECW a vu les débuts officiels de la remplaçante de Lilian Garcia qui avait, il y a quelques semaines, décidé de faire ses valises (les amateurs de feu le Bébête Show apprécieront l’humour glacé et sophistiqué de l’allusion). L’avenir nous dira jusqu’où la carrière à la WWE de Lauren Mayhew la mènera.

 

 


Ecoute mec, que tu me piques ma place de #1 Contender passe encore, mais rends-moi mon autre jambe de pantalon.

 

 

Le show a commencé avec un William Regal, encore une fois royal dans son rôle de General Manager intérimaire, nous expliquant qu’en l’absence de Tiffany, toujours blessée et malgré l’avis du board of directors, il fallait absolument désigner un nouveau number one contender: lui-même. Son brillant segment a évidemment généré pas mal de mécontents dans la salle mais aussi dans les vestiaires, d’où l’irruption d’un Zack Ryder furax qui a fait sa petite promo, puis du champion himself qui en a fait une plus longue (avec tout un tas de types dont le concierge de l’Arena) jusqu’à ce que Tiffany revienne le bras en écharpe pour annoncer à la fois le programme du soir, qu’elle était de retour et qu’elle n’a pas pris de décision à propos du number one contender.

 

 


Rêve pas Chavo, la place de balayeur à l’ECW est prise.

 

 

Premier match du jour: Big Zeke et Boring Vlad contre Goldust et Tommy Dreamer. Apparemment, la WWE a décidé de faire monter la paire de heels dans la carte puisqu’ils n’ont désormais plus à se frotter aux éternelles équipes de jobbers locaux mais à une équipe de jobbers vétérans. C’est donc un plus pour les sbires de Regal mais ce n’est qu’un minuscule plus car leur victoire et l’affrontement n’ont rien laissé présager de bon: le tag-match fut mauvais, moins distrayant que leurs habituels squashs et ce n’est vraiment pas bon signe, ni pour eux, ni pour Dreamer et Goldust dont c’est quand même le boulot de mettre over des gens et qui ont là échoué lamentablement.

 

 


On se fait toujours chier dans la salle d’attente du médecin quand il n’y pas de magazines.

 

 

La deuxième confrontation du jour, entre Regal et Yoshi Tatsu, fut meilleure. Ce n’était pas difficile, mais le match n’était pas exceptionnel non plus, compte-tenu du pedigree de ces deux là. Sans être bâclé au niveau du travail in-ring, le match laissait un goût d’inachevé malgré le roundhouse kick dévastateur qui a cloué Regal au tapis. Le tombé a été effectué par le Nippon tandis que son adversaire avait le pied sous les cordes. Cet incident a permis de rassurer le spectateur: ces deux-là en ont sans doute gardé sous la pédale pour un match retour qui devrait venir irrémédiablement au vu de la véhémence avec laquelle Regal et ses sbires ont protesté auprès de l’arbitre.

 

 


Calme-toi Zack, pour la jambe de pantalon, tu vois bien que c’est pas nous, on est en slip.

 

 

En guise de main-event, et sous les yeux de la ruthless roundtable, on a eu droit à Christian / Zack Ryder. Le troisième épisode des aventures dans le ring de ces deux-là était inférieur aux deux précédents mais quand même très loin d’être mauvais, notamment grâce à une séquence « tentative de killswitch/dragon bomb » très bien foutue. Evidemment avec 3 heels costauds et pas contents en ringside, on pouvait s’y attendre : intervention extérieure de Big Zeke sur Christian, Victoire du champion par DQ puis un passage à tabac en règle des deux participants au main-event.

 

 


Contrairement aux rumeurs, la ECW était présente à Hell In a Cell: Yoshi Tatsu, Zack Ryder, Shelton Benjamin et Christian étaient là, mais dans les costumes.

 

 

Si le booking était bien meilleur, cette semaine, c’est du côté de la performance in-ring que la ECW pêchait un peu. Si j’étais quelque peu facétieux, j’y verrais même un lien direct avec le fait que le meilleur moyen de motiver un roster est de lui laisser croire qu’il a une chance de briller en PPV. Ceci dit, le bookin, répétons-le, était très correct, même s’il est hyper prévisible avec un match Regal, Kozlov, Jackson contre Tatsu, Christian et Ryder en main event à prévoir la semaine prochaine.

 

 


Hé ben pas du tout! Ca sera Helms contre Reks pour le titre! Ouais, je suis complètement défoncée aux antidouleur, et alors? C’est qui le patron?

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