Catch

Superstars, le sourire aux lèvres

At worst, i feel bad for a while,
But then I just smile,
I go ahead and smile…

Lilly Allen, Smile

 

Constante évolution depuis Hell-in-a-Cell, les weeklies des dernières semaines sont de qualité. Et la carte de Superstars de ce jour avait de quoi faire baver; et on verra au cours de la review qu’une humeur souriante a plané sur le show de ce soir, générée par les bonnes prestations des forces en présence.

 

 


Comment voulez-vous baver ou même sourire devant un show composé de jobbers et de midcarders, alors que le seul et l’unique Chris Jericho regarde ces pitreries avec dédain, estimant avec raison qu’il n’a pas à perdre son précieux temps à squasher ces lutteurs de seconde zone?

 

 

Review de Superstars du 15 octobre

 

Et comme d’habitude, c’est RAW qui démarre, avec une opposition de poids.
Premier combat: RAW: Chris Masters vs Mark Henry

 

« The following contest is a Bragging Rights Qualifying match and is getting on one fall ». Telle est l’annonce faite par Justin Roberts, et voilà qui fait déjà baver. Tout d’abord, parce que c’est une opportunité intéressante pour les deux lutteurs: pour Henry, il s’agit de confirmer son statut d’upper-midcarder glané avec MVP, et pour Masters, de sortir enfin de combats de seconde zone et de faire autre chose que tester sa Masterlock à Superstars; mais aussi, et surtout, parce que depuis la semaine dernière, Superstars innove car il fait maintenant avancer des storylines et offre des matchs construits.
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Aujourdhui, le biceps contest

 

 

Le combat commence par une prise de tête, ou chacun se jauge, et à ce petit jeu, c’est le chef d’œuvre qui fait reculer Henry, qui ne perd pas la face et sourit, avant d’envoyer lourdement son adversaire au sol, puis de lui infliger une série de coups de bélier, avant que Masters ne quitte le ring. Et au retour, c’est pareil, temps fort du WSM, qui en plus copie Khali dans le style, en infligeant à son adversaire une prise du trapèze. Chris Masters a bien tenté de se défendre, mais peut-on placer un sunset flip à Mark Henry, et surtout, survivre à un ass-splash, puis de se faire marcher sur le torse?

 

 


Terrible, cette prise du pouf humain.

 

 

Chris Masters nous prouve que oui, et réussit même à contrer Henry hors du ring.
En tout cas, c’est une opposition lente, froide et méthodique entre les deux hommes, avec un storytelling basé sur la volonté d’infliger la douleur, voire de faire soumettre son adversaire, tel le sexy chocolate infligeant une prise de l’ours, le Masterpiece s’acharnant de son côté sur la jambe blessée du partenaire de MVP, puisque la Masterlock ne passe toujours pas autour des gros bras d’Henry.
Les temps forts s’alternent, le combat évolue en brawl, on ne sait pas qui va gagner, et finalement… Après une projection dans les cordes, Masters se fait contrer sur le retour et subit un World Strongest Slam qui lui est fatal. Et de fait, c’est Henry qui rejoint la team RAW à Bragging Rights.

 

 


En même temps, s’il souffre dès que l’arbitre lui lève le bras, pas sûr qu’il serve à quelque chose.

 

 

Et après un combat plus que plaisant, on retrouve les plus grandes philosophes de la planète catch.

 

Segment Ask The Divas, le résumé

 

Comme chaque jeudi, lorsque ce segment arrive et que je me prépare à le regarder, les spéculations vont bon train. Va-t-on avoir une question sur les sentiments amoureux, sur le tricot, sur l’éducation des enfants? La question du jour est donc…
OH MON DIEU! Les curieux du WWE Universe ont osé poser une VRAIE question!

 

 


C’est quand même mieux quand les smarts des CDC prennent le pouvoir.

 

 

La première question du jour, donc, qui du coup va me permettre de détailler ce segment (cassedédi à Axl, yo bro!) est donc « Dans un tag-team mixte, quelle Superstar aimeriez-vous avoir dans votre coin? »
Les Bellas préfèrent les high-flyers à la Rey Mysterio, Edge est le Canadian Hero de Natalya Neidhart, Michelle McCool se taperait bien son beauf, euh… aimerait catcher avec Kane, et Layla est toujours accro de William Regal.

 

 


Un jour, William, tu ramperas à mes pieds, et ce sera à ton tour de subir l’humiliation de la traîtrise, ksssss !

 

 

Attaquons la seconde question qui… hé bon sang, ils se sont foulés, on a une seconde question « utile »: en effet, c’est intéressant pour tout mélomane de savoir quel type de musique motive les divas au Gym. Bon, donc, Jillian remue son (gros) popotin sur du Britney Spears.

 

 


Oops, i lost it again…

 

 

Kelly Kelly a un peu plus de goût puisqu’elle préfère Limp Bizkit, Rosa Mendes ne jure que par la techno, Maria se remue sur « New York State of Mind », qu’elle trouve awesome, Eve fait varier la musique en fonction de ses envies et de son programme d’entraînement, et Katie Lea nous a répondu « Moi, j’vais pas au Gym, ca m’fait chier ».

 

 


Et puis j’ai plus une minute à moi depuis que j’ai découvert ces catacombes hyper sympa on organise des messes noires avec sacrifices humains.

 

 

Et c’est sur ces mots doux de Katie Lea que se termine ce segment Ask The Divas du jour, tout simplement awesome, dans le bon sens du terme.

 

Le combat ECW va-t-il faire mieux?

 

Second combat: ECW: Tommy Dreamer vs Vladimir Kozlov

 

Pour une fois, la ECW met en valeur à Superstars des valeurs sûres. L’éternel jobber face à l’éternel demandeur de better compétition. Face a l’ex-champion ECW il devrait être servi.
Enfin, on suppose qu’il n’était pas rassuré quand même puisqu’il était accompagné de son fidèle Big Zeke.

 

 


Vladimir toujours avoir besoin quelqu’un pour porter peignoir et laver slip.

 

 

Enfin, avant de commencer, on notera que ce Superstars est rempli de nouveautés puisqu’officie pour la première fois our new announcer of WWE: Lauren C. Mayhew.

 

 


Salut, je viens remplacer Nicole Garcia pour présenter les réductions au rayon viande !

 

 

Le problème, c’est qu’on peut reprocher à Lauren Mayhew un gros manque d’entrain, même si elle a fait un effort pour Tommy Dreamer. Mais la où Lilian Garcia ou Justin Roberts disaient par exemple « And his opponent », Lauren Mayhew se contente d’un « And now » moins passionné. Et ça, ça me rend fou ! Ca me donne envie de descendre dans la rue et de TUER !

 

Enfin, revenons à notre match extrême, ou Kozlov essaye de mettre du rythme alors que Dreamer refuse le combat, ce qui a le don de passablement énerver le démolisseur de Moscou. Mister ECW profite alors de ce manque de concentration pour placer un temps fort, qui aboutira a faire passer Vlad PAR DESSUS LA TROISIEME CORDE! Boosté par les « Icidob » scandés par l’Arena, Tommy prend des risques, porte un baseball slide sur les deux faire-valoir de Regal, et tente un springboard double axe handle sur lequel il se fait méchamment contrer, se viandant sur la table de Matthews et Striker. Kozlov se reprend alors et concentre ses coups et ses prises sur le bras désormais blessé de Dreamer, avant de placer sa série de Zidanovski si chères à notre duo de commentateurs français.

 

 


Douleur être information, camarade Tommy. Information que bras toi bientôt appartenir moi.

 

 

Et même lorsque l’ami moscovite est en difficulté, sonné par un coup de la guillotine, il y a toujours Big Zeke pour faire joujou avec Dreamer dans le dos de l’arbitre. Ce dernier ne s’en remet d’ailleurs pas, subissant un temps fort de Kozlov, avant d’encaisserun spinebuster puis d’être rivé au sol pour le compte de trois. Comme pour le premier match, des moves variés, un storytelling intéressant, et une victoire inattendue non pas par l’identité du vainqueur, mais qui arrive a un moment auquel on ne s’attend pas.

 

Le Main-Event va-t-il faire encore mieux? Vu l’identité des forces en présence, je ne m’inquiète pas.

 

Main-Event: Smackdown: Intercontinental Champion John Morrison vs CM Punk

 

Le futur de la WWE présent dans le main event de Superstars, voilà de quoi faire rêver. D’un côté, l’ex-champion du monde straightedge, venu tout droit de Chicago, Illinois, CM Punk.

 

 


Fais comme l’oiseau, ca vit d’air pur et d’eau fraîche, un oiseau… En fait c’est carrément straightedge un oiseau !

 

 

De l’autre, The Guru of Greatness, the Shaman of Sexy, The Ayatollah of Rock’n’Rolla… Oups, non, pas lui, je parlais bien du champion intercontinental, venu tout droit du Palace of Wisdom, Los Angeles, California, John Morrison.

 

 


Fais comme le paon ! Ca vit la queue à l’air, le paon ! En fait je veux un paon au Palace of Wisdom !

 

 

Et il y a du beau monde de présent pour ce clou du spectacle puisque le champion des Etats-Unis et ex-partenaire de Morrison honore de sa présence la table des commentateurs, je veux bien entendu parler du Miz, qui explique que Morrison est une rock-star plutôt qu’un catcheur, qu’il préfère CM Punk, et encore, mais que surtout il est le champion des USA, et que ca fait de Morrison le numéro 2 si on les faisait encore catcher en équipe, et surtout que Morrison a tout appris de lui. Bref, le Miz est en verve et tout le monde en profite.

 

 


Franchement Todd, rispeucte pour le look « puceau à 35 ans ». Les petites lunettes de geek, c’est vraiment la cerise sur le gâteau, bravo.

 

 

Pendant ce temps, le match a démarré, sur un temps fort du champion intercontinental, qui, comme Mark Henry ou Tommy Dreamer, avait le sourire aux lèvres. On se demande ce qui les réjouit tous tant que ça.

 

 


Tournée générale, tournée générale, qui qu’en veut de mon herbe qui fait sourire?

 

 

Mais en catch, les temps forts varient, et c’est désormais CM Punk qui domine une opposition qui se déroule sur un rythme lent et qui fait la part belle aux soumissions et tours de hanches, sous les yeux d’un Miz lui aussi tout sourire, et il y a de quoi. Encore une fois, de bons lutteurs en présence, qui ont feudé ensemble, un beau match, couplé à un bon storytelling, voilà qui ferait presque oublier que malgré tout on ne voit pas de mouvements extraordinaires, mais beaucoup de phases au sol-quoique, le flapjack de Punk sur le Guru of Greatness était juste awesome. Et ca a permis d’animer le match par la suite. Souplesse contrée, coup de genou, prise du maquis, projections, cordes à linge, dropkick, ca se répond du tac au tac entre les deux; si on ajoute le Miz qui critique en prenant une voix d’enfant tous ceux qui n’ont pas cru en lui, tout en faisant preuve d’un commentaire objectif et s’extasiant face aux prises awesome, voilà qui offre un excellent ME. Mais, même si le Miz fut grognon, il nous a privés d’un move toujours plaisant à voir! En effet, alors que Morrison allait placer son Starship Pain, Miz quitte brusquement son poste pour asséner un coup à Punk, avant de l’éloigner du coin. Evidemment, disqualification, et un ME qui laisse du coup sur sa faim.

 

 


Mais euh Mizzles! Rends-moi mon jouet euh!!

 

 

En réalité, le combat, comme les autres, était plus que correct, même si celui-ci n’avait pas de storytelling particulier, il a offert de beaux moves et eu une fin inattendue. S’oriente-t-on vers une feud Miz/Morrison? Punk/Miz? Un triple threat a Superstars? Seul le dieu du catch le sait, et j’espère qu’on le saura très vite, en tout cas, ce Superstars m’a donné envie d’être au rendez-vous jeudi prochain…

 

 


Because I’m Arthemiz, and I am GORDOOOOOOON!!!

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