Catch

Concours de popularité, 32èmes de finale, session 1

It’s nice to be important but it’s more important to be nice.
Scooter, Move your ass

 

Toute la WWE tremble: le Concours démarre!

 

 


Et toi, p’tit con, tu vas prendre cher.

 

Soyez miséricordieux, essayez de poster vos choix de la façon la plus lisible possible, en tout début de commentaire, par exemple. Ça facilite grandement le décompte des votes.

 

 

Concours Aqwasc de popularité, 32èmes de finale, 4 premiers matchs

 

Le principe a été accepté par la grande communauté hippie, nourrie à l’amour en groupe et aux herbes qui font rêver, que nous formons tous dans l’hyper-espace virtuel: quels que soient les catcheurs que la creative team nous somme d’adorer, nous avons tous nos favoris et nos têtes de Turc, et le temps est venu de confronter nos opinions, d’expliquer nos amours et nos haines, de crier notre passion irraisonnée et notre détestation arbitraire. Ils sont 64 au départ, mais à l’arrivée…

 

 


There can be only one.

 

 

Merci, Highlander.

 

Le tableau est connu, mais rappelons-le pour vous éviter un clic inutile sur l’article « Règlement ». Les têtes de série sont signalées en gras.

 

1) Randy Orton – Goldust
Melina – Primo
Carlito – Ted DiBiase
16) Batista – William Regal

9) Rey Mysterio – Paul Burchill
Santino Marella – Matt Hardy
Kelly Kelly – MVP
8) The Miz – Cody Rhodes

5) CM Punk – Jimmy Wang Yang
Gail Kim – Mike Knox
Sheamus – Shad
12) Big Show – Finlay

13) Triple H – Mark Henry
Beth Phoenix – Ezekiel Jackson
Slam Master J – Chavo Guerrero
4) John Cena – Chris Masters

3) Christian – Shelton Benjamin
Mickie James – Kung Fu Naki
Festus – Charlie Haas
14) Shawn Michaels – Zack Ryder

11) Chris Jericho – Jack Swagger
Eve Torres – The Great Khali
Dolph Ziggler – Drew McIntyre
6) Tommy Dreamer – JTG

7) John Morrison – Eric Escobar
Alicia Fox – David Hart Smith
Tyson Kidd – Hurricane Helms
10) Kofi Kingston – R-Truth

15) Edge – Hornswoggle
Yoshi Tatsu – Kane
Michelle Mc Cool – Evan Bourne
2) Undertaker – Vladimir Kozlov

 

 

A propos, quelqu’un sait comment le présenter joliment, comme un tournoi de tennis? Conseils welcome!

 

 


Un truc comme ça serait super. Enfin, sur la forme, hein, sur le contenu on se débrouillera.

 

 

Démarrons comme il se doit par le haut du tableau. A tout seigneur, tout honneur: c’est Randy Orton qui ouvre les hostilités, contre un adversaire imprévisible qui n’est pas surnommé pour rien « The Bizarre One ».

 

 


Vote pour moi, Shaguar, ou je te brise le poignet.

 

 

Randy Orton / Goldust
Un match a priori déséquilibré, mais fascinant car ce sont presque deux faces d’une même médaille qui s’affrontent: Dustin Rhodes aurait pu avoir le destin de Randy Orton. Lui aussi est né de sang royal, car; il est le fils de Dusty « the American Dream » Rhodes, un Hall of Famer de haut vol; lui aussi a démarré très jeune (à 21 ans, en 1990, il battait le père du troisième futur membre de la Legacy, Ted DiBiase, et participait dans la foulée au Royal Rumble, où aux côtés de son paternel à lui, Dusty, il affrontait DiBiase Sr et son esclave Virgil); lui aussi est un grand gabarit élancé, techniquement au point et très doué pour le storytelling. Tenez, regardez-le raconter une histoire.

 

 


Boss, qu’est-ce qui est vert et qui pousse au milieu de votre bureau? Non, c’est pas une plante verte, c’est Hornswoggle en train de chier!!!

 

 

Seulement, sa carrière, qui tire sur sa fin aujourd’hui alors que le bonhomme a 40 balais et pushe les jeunôts à l’ECW comme il vient encore de le faire dans sa feud réussie contre Sheamus, n’aura jamais approché les sommets où celle de Randy Orton s’est installée dès le départ pour ne plus en redescendre. La faute, sans doute, à une gimmick trop extravagante dont il ne sut jamais se défaire, pas même en fuyant pour la TNA, qui en fit le foireux Black Reign. Le maquillage doré, le peignoir, la perruque qu’il revêtit pour la première fois il y a plus de quinze ans pour une feud très originale avec Razor Ramon, opposant au macho latino une inquiétante tata hollywoodienne, allaient lui coller comme une seconde peau et le condamner à passer sa vie à jouer de l’ambigüité sexuelle de son personnage. Un peu limité pour aller très haut, même si le bonhomme, passant comme une balle de ping-pong entre la WWE, la WCW et la TNA, a réussi à compiler un palmarès respectable. Revenu depuis un an et demi à Stanford, il a eu un passage de comique qui le vit affronter Santino et s’allier à Horny à Raw, avant d’aller prêter sa science aux rookies de l’ECW. Symbole de sa carrière: le dernier Royal Rumble, où il se retrouva face à son demi-frère Cody. Les deux eurent un temps d’hésitation, avant que sur l’indication d’Orton, Cody ne balance son frangin hors du ring.

 

 


Ah oui Dustin, papa me charge de te dire qu’il te renie.

 

 

Qui sait ce qu’il serait advenu de Randy Orton s’il avait démarré avec une gimmick aussi étouffante? Qui sait ce qu’il serait advenu de Dustin Runnels s’il avait abandonné à temps son accoutrement de drag queen? Peut-être seraient-ils toujours opposés au premier tour de ce concours, mais c’est Goldust qui serait la tête de série et le patron de la Legacy…

 

 


Goldust, le seul homme capable de transformer Hell in a Cell en la Cage aux Folles.

 

 

Avis d’Axl
J’aime beaucoup Goldust, qui m’a bien fait triper lors de sa feud contre Razor Ramon, lors de ma première phase d’intérêt pour les hommes en slip, vers 1995. Mais face au sublime Randy, dont le maniérisme m’est toujours aussi hypnotique, il ne fait évidemment pas le poids. Orton, dit-il en expirant une grande bouffée de fumée dorée.

 

Avis de McOcee
Je n’ai rien contre Goldust, le problème n’est pas là. Par exemple, s’il avait été opposé à Horsnwoogle, je ne dis pas, j’aurais peut être pu voter pour lui, en souvenir de ce jour béni où, sous l’emprise d’acides surpuissants, j’avais franchement bien rigolé en matant un combat du délirant catcheur au costume doré et au maquillage psychédélique. A moins que ce ne soit l’inverse. Mais là, contre Randy Orton, c’est tout simplement impossible. J’ai mis un peu de temps à apprendre à apprécier le boss de la Legacy, aveuglée que j’étais (que nous étions) par sa haine de la famille McMahon. Mais je lui reconnais aujourd’hui une gestuelle unique sur un ring, un gimmick taillé sur mesure et une personnalité bonifiant par elle-même chacune de ses apparitions. Orton a ce don d’hypnotiser son public par sa seule présence, il a ce don qui fait que le gimmick prend le dessus sur le technique in ring, finalement. Pour ça, Orton est un sérieux candidat à la victoire finale.

 

 

Melina – Primo

 

 


Et encore, vous verriez ce que ça donne quand Primo bouffe de la ratatouille.

 

 

Premier match inter-genre du concours, entre deux des performers les plus bondissants de la WWE. Melina, la femme caoutchouc, saura-t-elle vous convaincre de préférer son style serpentin à celui de Primo, l’acrobate souriant? Ce qui est sûr, c’est qu’en d’autres temps, ils auraient tous deux fait le bonheur d’un cirque ambulant.

 

 


Heu calmos Melina, c’est juste un jeu, hein.

 

 

Avis d’Axl
Il y a deux trucs qui m’énervent dans le comportement in-ring d’un catcheur: les gestes inutiles avant de porter un coup qui de toute façon ne mènera nulle part, ce qui leur fait perdre de précieuses secondes (le You can’t see me, le Ballin’, la dansouille de Shad Gaspard); et les acrobaties inutiles, comme quand R-Truth ou Primo font la roue pour se replacer. Ca me donne envie de leur foutre des baffes. Quand le jeune Colon changera de gimmick et murira un peu, qu’il revienne me demander mon vote. En attendant, je vote sans hésiter pour Melina, qui fait dans le ring des choses qu’aucune autre diva ne fait, et probablement qu’aucune autre diva n’a fait avant elle. Une flexibilité inhumaine qui ne cesse de nous stupéfier à chaque combat, une entrée en ring marquante (qui a dit « à tous points de vue »?) et un style stiff, le tout fait une diva vraiment à part, dont j’attends seulement qu’elle rdevienne heel pour la kiffer vraiment, tant elle ne me semble pas faite pour être face.

 

Avis de McOcee
Primo ne m’intéresse absolument pas, je n’ai pas l’intention d’en rajouter des tonnes. Le gimmick est fade, la personnalité plate et la technique in ring ne suffit pas à se dire « woaaaa, ça en jette, quand même ! ». Donc d’entrée, on élimine cette moitié de Colon.
Ensuite il y a Melina, un autre cas de conscience. Comme pour Orton, il m’a fallu du temps. J’étais par exemple la première à ne voir en elle qu’une femme élastique que l’on peut tordre dans tous les sens, histoire de rigoler un bon coup mais guère plus. Bref, bien loin de ce que j’attends d’une catcheuse sur un ring. Puis, j’ai du me rendre à l’évidence, Melina n’est pas que cela. Elle est une vraie présence en backstage ou pendant ses combats – même si ses cris ont quelque chose d’assez insupportable – et elle dégage une arrogance si naturelle qu’elle ferait à n’en point douter une heel de tout premier plan. On peut lui opposer une certaine « grâce » dans certains de ses mouvements, qui l’éloigne un peu du statut de combattante parfaite, mais on ne peut lui enlever cette volonté et cette agressivité qui la caractérisent. Melina, donc, sans l’ombre d’un doute.

 

 

Carlito – Ted DiBiase

 

 


Si seulement cet homme s’était coupé les cheveux court et avait catché en slip, il serait peut-être membre de la Legacy à l’heure qu’il est.

 

 

Espérons pour lui que le jeune Ted a bien étudié la carrière de son adversaire du jour: du sang bleu (Carlito est fils d’une légende, Carles Colon), des débuts stratosphériques (titre US dès son tout premier combat) et puis ensuite, une chute progressive en midcard, si bien que, quand Bragging Rights fut venu, Carlito ne fut sélectionné ni dans les 7 catcheurs de Raw, ni dans leurs 5 remplaçants éventuels… Le bonhomme est pourtant terriblement doué, comme il le montre par interférences (certains matchs du temps de son équipe avec Primo, ou encore son passage au dernier Royal Rumble). Et il est facile au micro, comme l’a montré en son temps son segment régulier Carlito’s Cabana, déclinant le concept de « cool » sur tous les tons, de la décontraction sympathique au j’m’en foutisme égoïste le plus complet. Mais par manque de gnac, de concentration ou pour quelques obscures raisons backstage, Carlito semble désormais bloqué à la niche…Ted, pour sa part, est en route vers la gloire, avec un probable face-turn un de ces jours, histoire d’accompagner The Marine II, qui promet d’être encore pire que le premier. A lui de ne pas rater la marche, mais l’avenir semble lui appartenir. Il s’améliore au micro, il est solide en ring et il a de solides appuis backstage, ce qui n’est pas le dernier argument en sa faveur.

 

 


– Fils, everybody’s got a price.
– Alors file deux pommes à Carlito et je gagne par forfait.

 

 

Avis d’Axl
Ted m’énerve, avec sa tronche de Dany Boon stéroïdé. Mais moins que Carlito et son habitude anti-hygiénique de cracher des monceaux de pomme à la figure de tout ce qui bouge. DiBiase, donc, mais il a intérêt à ne pas trahir Randy dimanche…

 

Avis de McOcee
J’aime bien le petit DiBiase. Contrairement à ce crétin de Cody Rhodes, il semble encore se poser la question du pourquoi de sa servilité dégradante. Même s’il s’est laissé défoncer la tronche par le boss durant le dernier Raw, on sent ce jeune homme en proie à de sérieux doutes, ce qui n’est pas pour me déplaire. Lui, au moins, semble vouloir remettre en cause l’autorité étouffante de son encombrant leader, celui là même dont le seul objectif est la défense de ses propres intérêts et qui constitue un évident frein à la progression de carrière du petit Ted. Car le petit a suffisamment de talent pour désormais s’affranchir du joug de son tortionnaire psychopathe. C’est donc bien volontiers que je fais le choix de DiBiase contre… contre… contre qui déjà ?

 

 

Batista – William Regal

 

 


– Maître Regal, c’est un honneur et un privilège pour moi de vous accompagner au ring.
– Ma chère Layla, n’oubliez pas que votre rôle unique consistera à encaisser un spear de Batista à ma place. Vous n’y survivrez probablement pas, mais mes chances de victoire s’en verront accrues.
– Mais bien sûr, maître Regal. Puisse mon sacrifice servir à votre grandeur.

 

 

Ils ont le même âge, mais pas le même palmarès. Deux quadras aux antipodes l’un de l’autre: l’un est arrivé sur le tard, mais a tout emporté sur son passage grâce à son physique de déménageur et la fascination vouée par Vince aux big men. Face ou heel, Batista n’a pas beaucoup varié dans son expression, laissant sa puissance phénoménale parler pour lui. Dans ses grands moments, il est effrayant de force pure. Cinq fois champion du monde, un statut, Regal, certes, n’est pas un tendre. Il est même probablement l’un des catcheurs les plus stiff du moment. Mais il n’a pas, lui, le corps surhumain de Batista, et compense par une technique impeccable, un jeu d’acteur protéiforme qui lui a permis de jouer les rôles les plus variés, et une psychologie in ring plus subtile. Même si on pourrait peut-être se passer de quelques-uns de ses rugissements, qui feraient passer Tomas Muster pour un chaton.

 

 


Moment d’émotion: Batista vient de réussir a compter ses douze doigts.

 

 

Avis d’Axl
Je ne suis pas hostile par principe aux big men à la Batista. Il en faut, et il fait son job correctement. Mais son personnage m’insupporte trop, et quand il agrippe les cordes du ring pour taper du pied par terre comme un gamin d’un an piquant une grosse colère car il veut sortir de son parc, j’ai du mal à ne pas balancer une canette sur mon écran. Regal m’est plus sympathique, notamment pour ce charming accent anglais. Va pour Regal, donc.

 

Avis de McOcee
C’est un choix délicat. J’avoue une certaine tendresse pour Sir Steven Regal, immense jobber devant l’éternel, fin technicien et fort doué le micro à la main. L’homme au coup de poing américain, ce heel arrogant qui sut nous attendrir à l’époque de son association avec Eugène « ce doux colosse innocent aux mains dévastatrices » qui n’est pas sans rappeler le Lennie Small de Steinbeck et avec lequel Regal fut sacré Champion du monde par équipe, ce Lord au sang bleu mérite certainement mieux qu’un sévère squash en 32ème de finale. Oui mais voila, sur sa route se dresse le terrifiant Batista, un animal multi couronné au palmarès long comme la liste de mon ardoise chez D&G. On l’aime ou on ne l’aime pas (et le plus souvent, on ne l’aime pas), mais il faut bien lui reconnaitre un charisme hors du commun une fois qu’il se retrouve sur un ring. Il dégage une puissance quasi unique en combat qui masque le plus souvent une palette technique plutôt limitée (euphémisme) et s’est forgé un corps quasi parfait de catcheur. On m’objectera peut être les stéroïdes, ce que je ne conteste pas, mais cela n’enlève rien aux heures passées à soulever de la fonte auxquelles s’est astreint Batista pour se sculpter ce physique de colosse presque invincible. Batista, donc, parce qu’il ne faut tout de même pas déconner et lui faire payer un statut de face qu’il traine comme un boulet et dont il aimerait bien se défaire avant de mettre fin à sa carrière. Et pourtant, je le répète, j’aime bien Regal. Mais y’a pas vraiment photo, si on se donne la peine d’être objectif.

 

 

Voilà, à vous désormais de vous exprimer ici-bas et de donner vos favoris pour chaque confrontation (merci de les mettre en fin de post, de façon nette). La discussion est ouverte et on espère que chacun défendra ses préférés (on rêve de voir un clan de Primistes faire la guerre à un gang de Melinamaniques), mais rien ne vous interdit, évidemment, de juste donner votre vote sans plus de précisions. N’oubliez pas que vous pouvez changer d’avis: on ne fera le décompte qu’à l’expiration de cette session, à savoir dans une semaine. Si vous changez d’avis entre le moment de votre premier post et la fin de la session, merci de seulement faire « répondre » à votre propre post et de dire que vous changez. Les votes sont ouverts jusqu’au mercredi 28 octobre à 23h59.

 

 


Et à minuit, je viendrai prendre vos âmes, hahahahaha prout prout.

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