Catch

Le droit de braire

Ma foi, sur l’avenir bien fou qui se fiera: Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.
Racine, Les plaideurs

 

Seul John Morrison riait vendredi et pleurait dimanche. Les autres Smackdowniens ont flambé à Bragging Rights et obtenu la coupe qui leur offre le droit de braire. Nous aussi on brait, et de contententement! De bons matchs, des storylines dans tous les sens, des turns et des pushs, on a vécu un weekend aussi mouvementé que jouissif.

 

 


La morale du weekend, c’est qu’il vaut mieux multiplier que soustraire.

 

 

Analyse de Smackdown du 23 octobre, de Bragging Rights et de Raw du 26 octobre

 

La grande question de la semaine était donc: quel est le meilleur show, Smackdown ou Raw? On ne se prononcera pas de manière définitive, car certains tournants de Raw, au premier rang desquels le push de Kofi Kingston, semblent très appétissants, mais s’il fallait trancher, on dirait que Smackdown n’a pas seulement gagné, ce weekend, le droit de braire à la suite de sa victoire globale sur Raw. Le show bleu a peut-être bien repris à nouveau le dessus sur son grand concurrent. Avec le turn de Batista, l’incorporation du Big Show dans la title picture du WHC (au-delà de son affrontement prévu avec le Taker, qui ne nous enflamme pas spécialement, son apparition à ce niveau va générer des tas de développements passionnants) ou encore les frictions entre les meilleures divas du moment, toutes réunies le vendredi, Smackdown paraît très intrigant pour la suite…

 

 


– And zatz ze trousse, ze khole trousse, and nossingue batte ze trousse!
– Merci pour les postillons, j’avais justement envie de me rafraîchir le visage.

 

 

Pour la bonne cause, on a bien voulu admettre que les catcheurs vouaient une passion éperdue à leur brand du moment, quand bien même ils en changent plus souvent que Jimmy Wang Yang de marcel. Mais Chris Jericho nous ferait avaler n’importe quoi, et le voir aux quatre coins de Smackdown, vendredi, cherchant à améliorer son équipe pour rabattre leur caquet aux délinquants de DX, était un pur bonheur. Peu convaincu par l’issue des matchs de qualification de la semaine précédente, le capitaine… heu pardon Kane, co-capitaine bien sûr, pas taper, de la team Smackdown a engueulé JTG, venu tout penaud annoncer que son armoire à glace de copain avait un gros rhube, et organisé séance tenante un 4 contre 5 opposant ses partenaires désignés à 5 laissés-pour-compte.

 

 


– Yo yo yo, spéciale dédicace de Shad MC à tous les crevards de la place, à base de sacrifice de Nexkli!
– Triste plaisantin que tu es, entends-tu par cette sentence dénuée de toute cohérence syntaxique que ton musculeux autant que dégénéré comparse se trouve dans l’impossibilité d’honorer ses engagements pris à l’égard de la formation spartiate dont j’ai été fort justement nommé capitaine sur la foi de mes innombrables et glorieux faits d’armes?
– Atchoum, atchoum, yeah yeah.

 

 

Ceux-ci, éternels midcarders-jobbers-espoirs déçus (Matt Hardy, Finlay, R-Truth et les Hart) allaient prendre le meilleur sur les quatre jeunôts qui leur étaient opposés (Ziggler, McIntyre, Escobar, JTG) et choper leurs places dans le grand 7 contre 7 de Bragging Rights. Le plus curieux, ici, fut non pas leur victoire, mais leurs chaleureuses accolades d’après-match, les heels DH Smith et Tyson Kidd embrassant de bon cœur leurs camarades faces. Eh ouais, comme dans le récent crossover de Marvel, Civil War, quand il faut répondre à la question « whose side are you on? », on combat aux côtés de ceux de son camp, quand bien même, porté par de nobles idéaux, on réprouve leur amoralisme.

 

 


Blanche-Neige et (de gauche à droite) Prof, Simplet, Timide, Atchoum, Joyeux, Grincheux et Dormeur.

 

 

Une solidarité clanique qui allait être également déclinée côté Raw quand, dimanche, Triple H s’échina à unir ses troupes autour du patriotisme dû au drapeau rouge. Les sept hommes (4 faces, trois heels) posèrent leurs mains les unes sur les autres, comme le Club des Cinq: six gros naïfs, et un gros spectacle qui avait un agenda secret dissimulé dans les poignées d’amour.

 

 


Déçu d’avoir perdu au kilo de merde, le Big Show décide immédiatement de trahir ses camarades.

 

 

Le combat fut conforme à ce qu’on attendait: à chacun un peu de lumière, quelques débuts de brawls globales, puis une montée de rythme avec un enchaînement de prises de finition, une Hart Attack sur Shawn Michaels qui dut provoquer des rugissements de joie dans tout le Canada, une séquence assez rigolote où Triple H empila à coups de spinebusters trois de ses adversaires les uns sur les autres, et enfin le turn pas vraiment surprenant du Big Show, qui chokeslamma Kofi depuis la troisième corde directement sur le tapis des vaches, où Jericho le cueillit pour le tombé. Venu demander des explications au géant, Triple H reçut un haussement d’épaules et une droite dans la gueule. Marrant, c’est aussi comme ça que McOcee règle ses différends professionnels avec ses collègues.

 

 


Le coupable quitte discrètement la scène du crime.

 

 

Tout cela fut très cohérent, à un détail près: puisqu’on allait apprendre le lendemain que le Big Show avait manigancé sa trahison avec le general manager de Smackdown, Teddy Long — je t’offre la victoire de Smackdown à Bragging Rights, tu m’offres un title shot contre le tenant du WHC —, comment expliquer le début de combat du Show, qui sembla très impliqué et obtint même un nearfall contre Kane? Tant qu’à vouloir faire gagner Smackdown, pourquoi Show essaya-t-il de pinner Kane, avant de faire le tag et donc de laisser les gars de Smackdown à la merci de quelque pedigree ou Sweet Chin Music? N’aurait-il pas dû tout simplement se coucher dès son entrée en ring? Certes, c’eut été moins spectaculaire. Quoi qu’il en soit, les Smackdowniens, faces compris, célébrèrent leur victoire comme si elle avait été acquise dans les règles de l’art. En même temps, a-t-on déjà vu une équipe de foot s’attrister de devoir sa victoire à un pétage de plomb adverse?

 

 


Ca n’a jamais empêché l’Italie de fêter la Coupe du Monde 2006, comme on le voit sur ces douloureuses images.

 

 

Le lendemain, donc, le Big Show expliquera à un Jericho abasourdi qu’il n’avait pas agi par pure loyauté envers son petit blond de camarade, mais qu’il avait joué les Mastermind tout seul comme un grand et obtenu de ce fait un title shot contre le Taker. Les gars de Raw, furieux, se lumberjackèrent alors pour un main event très sympa: opposé à Triple H mais dans un ring entouré d’une quinzaine de Rawers furax, le Big Show a effectué une vraie démonstration de force, résistant longtemps avec maestria aux assauts venant de toutes parts, au point d’apparaître comme Obélix dans une mêlée de Romains. S’il finit par succomber, ce ne fut pas sans que l’arbitre du jour, à savoir Cena, s’en mêle. Le Big ne sort pas affaibli de cette défaite, loin de là: il est apparu comme un monstre quasi inarrêtable, le vrai homme fort de la Fédération, bien capable de cumuler sa ceinture par équipes avec le WHC. Nous on le kiffe, le Show, donc tout ça nous remplit d’aise.

 

 


La tribu acclame son grand guerrier, qui revient de la chasse avec une carcasse de choix.

 

 

A l’issue du 7 contre 7 de dimanche, Smackdown pouvait pavoiser, car les deux autres combats inter-brand s’étaient achevés sur un score de 1-1. Comme prévu, les filles du vendredi sont venues à bout de celles du lundi (la surprise venant du fait que c’est Melina, et non Gail ou Kelly, qui fit le job). Belle équipe que celle des trois heels blondes, et bel affrontement Phoenix-McCool pour le titre à venir, à n’en pas douter.

 

 


Et maintenant ramenez les Four Non Blondes qu’on les marave!

 

 

Car dès le vendredi précédent, la tension était montée entre les filles, toutes venues saluer l’ancêtre Mae Young, parfaite vieille dame indigne qui finit par coller une beigne fort honorable à Michelle McCool. Quand on sait que Mickie est encore sur le show (mais pour combien de temps?), on se dit que les batailles féminines seront un must see le vendredi dans les semaines à venir.

 

 


Moi aussi je veux un title shot, je suis la dernière en date à avoir humilié la championne. Y a pas de raison.

 

 

Côté Raw, c’est moins clair. A moins d’un retour express de Maryse, Melina n’a pas vraiment de challengeuse naturelle parmi les heels, maintenant que Jillian a été vaincue à deux reprises, y compris ce lundi dans un match mixte mettant également en présence Chavo et Santino, pour quelques minutes comiques plutôt plaisantes. Quant aux faces, Gail et Kelly sont dans le coma, et Eve Torres est pour l’heure cantonnée à un rôle de potiche qu’elle assume avec grâce, si bien qu’une feud Miz-Swagger semble se nouer autour de sa jolie personne. Les Bella étant vouées à périr carbonisées quand les Nascars des deux crétins qui guesthostèrent ce lundi entreront en collision à la prochaine course, ne reste qu’Alicia Fox, pourtant vaincue à la régulière par la précédente championne. A suivre, car Foxy Lady n’a jamais paru si proche du titre en théorie, quand bien même elle n’est pas apparue sur nos écrans depuis dix jours.

 

 


Comme si ce vieux sagouin de Jerry Lawler n’avait pas déja assez de mal à se concentrer sur le match.

 

 

Le seul point glané par Raw à Bragging Rights fut donc l’œuvre du Miz, qui battit clean John Morrison, à la grande surprise de pas mal de suiveurs et de nombreux pronostiqueurs de notre site. Mine de rien, depuis Hell in a Cell, Miz a enchaîné une victoire clean sur Kofi pour le titre US, un Dirt Sheet plutôt réussi de son côté, une victoire clean sur le revenant Marty Jannetty, une victoire clean en ppv sur le champion IC Morrison et quelques séquences épatantes en backstage encore ce lundi, si bien que la foule reprend désormais son AWESOME à la demande! Bon, sa streak s’est achevée lundi après une défaite par décompte à l’extérieur contre Evan Bourne grâce à l’intervention décontractée de Swagger, mais gageons qu’il n’en a rien à faire. Quelle transformation depuis sa feud moisie contre Cena!

 

 


Who’s the Jannetty now, bitch?

 

 

Pour une fois, les scripteurs de Smackdown devraient prendre exemple sur leurs collègues de Raw: la façon dont le Miz est booké (dans ses promos s’entend) depuis quelques semaines tranche significativement avec les répliques affligeantes dont John Morrison doit se contenter. On radote, mais quand verra-t-on le retour du vrai Morrison, ce beau parleur inventif et plein d’humour qui a longtemps porté sur ses épaules non seulement sa tag team avec le Miz, mais aussi leur Dirt Sheet commun? Certes, il est toujours aussi époustouflant dans le ring (il l’a montré aussi bien à Bragging Rights que deux jours plus tôt face à Mike Knox), mais sans rien derrière on va commencer à se lasser, comme après 25 minutes de solo de Steve Vaï.

 

 


La mort du cygne est toujours l’instant le plus déchirant du ballet.

 

 

S’il est un homme qui pourra contester au Miz le titre honorifique de midcarder le plus pushé actuellement, c’est, très paradoxalement, Kofi Kingston. Paradoxalement, car le bon Kofi avait lâché son titre US à la régulière il y a deux semaines contre ce même Miz, ne s’est pas spécialement signalé lors du Raw suivant et a été celui sur lequel le tombé a été effectué à Bragging Rights, avant de subir l’avanie de se faire bastonner pour la peine par Cody Rhodes dans les couloirs et de voir son nom écorché par l’un des demeurés de guest hosts du soir (« Salut, je suis un super grand fan de la WWE! Jericho, tu vas affronter Kofi Johnson! »). Mais ensuite, quelle percée! D’abord, le soir même, Kofi allait intervenir lors du Iron Man entre Orton et Cena pour chasser la Legacy des abords du ring. Le lendemain, c’est la totale: d’abord, il bat clean Chris Jericho, venu faire le kéké avec sa jolie coupe.

 

 


Garçon! Remplissez ma tasse de coffee! Hahaha, je suis décidément impayable.

 

 

Ensuite, il se fait agresser par Orton en personne, furieux à cause de son intervention de la veille. Dans le grand classique Tom Sawyer, Mark Twain narre une scène édifiante. Tom, le gamin le plus populaire de son école, est tellement over qu’un autre gosse se balade tout fier dans le préau, montrant à tout le monde qu’il lui manque une dent de devant: « C’est Tom Sawyer qui me l’a faite sauter dans une bagarre! », flambe-t-il, sous les yeux envieux de ses camarades. Il en va de même à Raw: Orton, le top heel, n’ayant eu pour adversaire que Triple H et John Cena depuis le début de l’année, quand il balance Kofi au bas de la rampe d’accès au ring, c’est comme s’il donnait à celui-ci son bâton de maréchal: t’es dans la cour des grands maintenant, garçon.

 

 


– Bravo mec, t’es dans le main event maintenant! Champagne!
– Heu, ouais, enfin, dès qu’on lui aura installé une perfusion.

 

 

Dès lors, les événements s’enchaînent. Libéré de son affreux accent jamaïcain et de son personnage niais et souriant, c’est un Kofi rageur que l’on retrouve un peu plus tard, debout sur la voiture à l’effigie du Legend Killer que DiBiase et Rhodes viennent d’offrir à leur boss en signe de gratitude pour les avoir utilisés depuis des mois comme de la chair à canon. A cette occasion, pour la première fois depuis des lustres, on vit Orton exprimer une sorte de bonheur autre que purement sadique! Soit dit en passant, ça en dit long sur son bon goût, à notre Vipère favorite. Se balader dans une caisse tunée à sa propre effigie, c’est bon pour une équipe de foot ou pour le Pape, pas pour un homme de la qualité et de la finesse de Randy! C’est donc un grand service que Kofi lui a rendu en vandalisant la tire en question, même si on se demande à quoi servait de la rayer d’abord avec une clé vu qu’il l’a ensuite détruite à coups de masse avant d’y déverser un seau de peinture orange. Whatever, l’essentiel est que Randy, bouté hors de la title picture, est parti pour une feud enthousiasmante avec Kofi, et aussi qu’il va à nouveau devoir demander à ses deux esclaves de lui servir de chauffeurs.

 

 


Ca y est, le Modem se met au marketing viral.

 

 

Car Randy Orton, comme prévu, n’a pas pu renvoyer Cena à Smackdown à l’issue d’un Iron Man Match qui, de notre point de vue, a parfaitement tenu la route. Les deux hommes ne sont pas Shawn Michaels et Bret Hart, ou Kurt Angle et Brock Lesnar, qui pouvaient catcher une heure dans le ring sans ennuyer les fans. D’où l’intelligente stipulation de No-Disqualification, qui permit de multiplier les idées pendant une heure: run-in de la Legacy, of course (aucune dissension finalement entre Orton et ses larbins), mais aussi prises portées sur les marches, sur la table des annonceurs, sur la rampe d’accès au ring, tentative d’Orton de faire exploser Cena sur les effets pyrotechniques, emploi de tables et de chaises, effusion de sang… Le tout servi par deux bonshommes en pleine forme, particulièrement par un Orton encore une fois sidérant dans son jeu de corps et ses mimiques. Finalement, le meilleur spot du combat fut quand même ce RKO parfaitement fluide venu interrompre l’odieux Five Knuckle Shuffle et permettre à Randy d’égaliser à 1-1. Le final fut haletant à souhait, puisque Orton manqua un punt kick à une minute du terme avant de se retrouver dans un STF plus crédible que d’habitude (Cena ayant un peu modifié sa technique, apparemment), de tenir pendant une quarantaine de secondes et d’abandonner à trois secondes du terme. Cena reste à Raw, Randy va devoir feuder ailleurs pendant un temps, mais on ne regrettera pas cette resucée de leur feud, car elle a donné lieu à trois matchs intéressants de suite en ppv, la foule étant clairement conquise à chaque fois.

 

 


Randy!!! Je veux pas te quitter! Je veux rester à Raw! Je veux je veux je veux!!!!

 

 

En revanche, quelle connerie de faire déclarer par l’un des deux crash test dummies de lundi soir que le main event de Survivor Series sera un Triple Threat entre Cena et DX! Pourquoi pas, mais pourquoi ne pas bâtir un peu la feud, au moins? Et puis, si d’un point de vue de storyline, Hunter peut à bon droit prétendre à un title shot (il a battu Cena clean lors du Raw d’avant-Bragging Rights), qu’est-ce que Shawn Michaels a fait depuis son retour pour se retrouver directement là? Pas grand-chose, à vrai dire, et s’il fallait absolument tenir ce match, on ne comprend pas ce qui aurait empêché d’organiser une sorte de tournoi pour le first contender d’ici Survivor Series.

 

 


Shawn of the dead.

 

 

A propos, quel était le sens du combat entre la Legacy et MarkVp? Rhodes et DiBiase étaient venus défier Cena, qui les envoya bouler en expliquant qu’un title shot, ça ne se réclame pas, ça se mérite, avant de les envoyer se taper Henry et MVP. Ces derniers ayant gagné le combat, ont-ils fait un pas en direction du title shot? Non, du tout. Et si un title shot se mérite, alors encore une fois, qu’a fait Michaels de si grandiose pour le mériter?

 

 


– Heu ouais Shawn, t’as fait quoi exactement pour mériter un title shot?
– Oh trois fois rien, j’ai juste couché avec Steph. Oups, la boulette.

 

 

A long terme, on s’oriente peut-être vers une feud Michaels-HHH qui culminera à Wrestlemania 26, qui pourrait être le dernier de Shawn. A court terme, Kofi semble foncer vers le main event et aura probablement un title shot à l’issue de son programme avec Orton, même si les autres midcarders (Miz, Swagger, MVP et Henry, sans oublier la Legacy) ne sont pas très loin. Dans ces circonstances, on se demande quel rôle exactement sera dévolu à Sheamus, promptement exfiltré de l’ECW, où il a fait ses débuts il y a à peine quelques mois. Le bonhomme est intéressant, mais encore un peu vert (vert-Irlandais! Lol!), avec notamment un finisher peu impressionnant, puisqu’il s’agit d’un simple Big Boot comme le Taker, Kane et autres Big Show en balancent treize à la douzaine à chaque combat. Mais Sheamus est paraît-il pote avec Triple H en coulisse, ceci expliquant probablement cela… On a en tout cas ressorti Jamie Noble dans la naphtaline pour permettre au Dracula de Dublin de démarrer par un squash sans souci.

 

 


Chie-mousse, tu pousses et ça mousse, c’est bien plus malin pour éclater les nains!

 

 

Terminons par le tableau qui s’est dessiné au main event de Smackdown. Punk avait mijoté un nouveau coup fourré vendredi, en compagnie de Vince, apparemment la vraie tête pensante de la machination, Teddy Long et l’excellent Scott Armstrong, qui joua à la perfection le rôle du brave homme forcé de commettre un acte hautement immoral, à savoir screwer un mort-vivant d’une ceinture de champion de catch.

 

 


Faire perdre le Taker serait un péché mortel. J’irais en enfer. Or en enfer, l’Undertaker est roi! Mais si je screwe le roi des enfers, peut-être qu’en récompense j’irai au paradis? Et de là-haut, je lui pisserai dans sa marmite de lave en fusion, à ce gros con!

 

 

On ignore pourquoi Vince tient tant à niquer le Taker. Peut-être va-t-il annoncer qu’il souhaite un champion clean comme Punk, et non une espèce de momie gothique (qui par ailleurs souille la réputation de la Fédération en continuant malgré un salaire confortable de tailler des pipes sur le périph parisien pour 10 euros)? En tout cas, la conjuration a fini par se mettre en branle, mais naturellement, ou plutôt surnaturellement, Madame Claude s’en est sortie en chokeslammant l’arbitre et en Hell’s Gatant Punk une fois un arbitre neutre arrivé dans le ring.

 

 


L’agresseur de ce malheureux arbitre fera moins le malin quand la Commission de Discipline présidée par Dominique Rocheteau visionnera ces images!

 

 

Dimanche, c’était une autre paire de manches, puisque le croque-mort avait encore une fois trois adversaires à se coltiner, mais pour changer ils étaient tous sur le ring. La victoire de l’Undertaker a donc été une surprise, comme l’attesteront les résultats de notre concours de pronos, en ligne demain. L’occasion était en effet idéale pour lui prendre le titre sans lui faire subir la honte d’un tombé, vu qu’apparemment il ne doit jobber qu’avec la plus grande parcimonie. Avec une feud Rey-Tista sur les rails, tout semblait huilé pour rendre le WHC à Punk, mais il doit y avoir du vrai dans les rumeurs de confrontation backstage entre Punk et le Taker, car ce dernier a conservé son bien. Voici Ciaime quelque peu perdu puisque c’est le Big Show qui est venu s’incruster dans la title picture…

 

 


Au championnat du monde de lancer de punks, l’Undertaker vient d’établir un nouveau record.

 

 

Le combat en soi fut bon, avec son lot de nearfalls brisées au dernier moment par les autres participants, de prises de finition et de psychologie: Punk heela à toute force, le Taker, plus en jambes que lors de ces précédentes apparitions, fit valoir sa masse, Rey virevolta et Batista explosa comme toujours de puissance pure. Il avait d’ailleurs Batistabombé le Taker et s’apprêtait à récupérer le titre quand Rey brisa sa tentative de tombé. Résultat: un turn séduisant, mais un peu bâclé: après tout, Batista était lui-même convenu avec Rey, lors du précédent Smackdown, quand les deux meilleurs potes battirent Kane et Jericho, que c’était du chacun pour soi dans le Fatal Four Way de dimache. Pourquoi, dès lors, un tel déchaînement de furie contre son copain après le combat? Espérons que le prochain épisode creuse un peu les dernières années de Batista, face depuis début 2005, sur le thème « j’en ai marre d’être le gars sympa qui sourit après une défaite, vous allez comprendre pourquoi on m’appelle l’Animal » etc. En attendant, admettons de bonne grâce que les expressions faciales de Musclor après le combat furent brillantes. Sa gueule de pithécanthrope inspira vraiment la peur dans tous les foyers, et McOcee en renversa son joint dans son verre de sky quand il se précipita sur Rey en hurlant qu’il allait lui arracher la tête!

 

 


Je te reconnais toi! Tu es le biceps de mon triceps, qu’est-ce que tu fous là tout seul? Allez, reviens à ta place.

 

 

On s’achemine donc vers un Rey-Tista qui devrait occuper les deux hommes (Batista = 1,5, Rey = 0,5, le compte est bon) jusqu’aux Survivor Series et vers un Show-Taker qui pourrait être perturbé par Jericho et Punk (une alliance à prévoir entre ces deux-là? On en salive d’avance!) tandis que Morrison, affaibli par sa défaite contre le Miz, devra se défendre des assauts de Dolph mais aussi, probablement de McIntyre voire d’un Matt Hardy ou d’un R-Truth ragaillardis par leur participation à la victorieuse team Smackdown. Ca pushe dans tous les sens à la WWE, les lignes bougent et, alors qu’on était quelque peu blasés ces temps derniers, on a hâte de voir la suite!

 

 


Après le PQ John Cena, voici le deuxième objet de merchandising WWE que nous serions prêts à acheter.

 

 

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