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TNA: le pay-per-view de l’année

That was Awesome! *clap clap clap*
That was Awesome! *clap clap clap*

Public d’Orlando, Floride, après Turning Point.

 

La carte de Turning Point était alléchante et le PPV a réussi à combler toutes nos attentes. Allez, disons-le tout net: ce dimanche, la TNA nous a offert le show de l’année.

 

 


Ca plane pour moi!

 

 

Review de l’Impact du 12 novembre et de Turning Point

 

Pourtant, le build-up laissait un peu à désirer. En effet, la carte était déjà annoncée dix jours avant (à l’exception de Morgan/Hernandez/Pope vs 3D/Rhyno annoncé trois jours avant le PPV, mais qui était assez envisageable). Ca change de l’habitude « négligente » qu’avait la TNA d’annoncer la moitié de ses matchs juste avant le PPV, mais j’ai l’impression que cela a rendu le dernier Impact un peu poussif. Le go-home show a commencé par l’entrée d’une sorte de guest host made in TNA: Super Dave Osborne, génial!!! Bon, j’avoue que je ne le connaissais absolument pas et je l’ai trouvé tout à fait bidesque. Si vous avez des infos sur lui, éclairez-nous dans la section commentaires ci-dessous. Pourquoi embaucher un guest-host d’un soir? Tout simplement pour palier l’absence de Mick Foley à la fin du show. Et oui, la Hardcore Legend a été brûlée au quatrième degré par un revenant: Raven. L’épave fait son retour en sauvant Dr Stevie face à Abyss et en cramant Mick Foley, tel Mankind brûlant le visage du Phenom 12 ans auparavant… Malheureusement, Abyss et le public ne sont pas débarrassés de Dr Stevie, mais la proximité du match des mallettes feast or fired laisse envisager une participation du bon Docteur qui décrocherait par mégarde la mallette offrant un Ban de la TNA.

 

 


Maintenant je me fais passer pour Hardy et je prends sa place en faisant un faux retour à la WWE!

 

 

Alyssa Flash continue son bout de chemin en battant facilement Traci Brooks. Jay Lethal, lui, commence un nouveau run en solo en lançant le Black Machismo challenge : chaque semaine, il affrontera une légende. Premier vieux à accepter l’invitation: Jim « The Anvil » Neidhart! Lesté d’un ventre imposant, le papa de Natalya parvient à facilement terrasser Lethal. Sacrés débuts pour ce Black Machismo Challenge, qui part comme une losing streak. Espérons que Lethal en sorte grandi, et pourquoi pas, bientôt, en combattant contre un autre ancêtre estampillé WWE, Sid Vicious.

 

 


Dans la série « effets pervers de la prise de stéroïdes », je demande l’atrophie des organes sexuels.

 

 

Une feud n’avait pas de match booké à Turning Point: Hernandez/Morgan vs 3D/Rhyno. Un segment micro a permis d’arranger tout ça avec l’intégration à la team des jeunes d’Angelo Dinero, qui apparaît comme un tweener, d’où la méfiance du duo Hernandez Morgan à l’accepter dans la team. Finalement la possible trahison du Pope pendant le PPV n’aura pas lieu, mais le match fut décevant. DAD a trop été mis en avant, et souvent sur des phases ou il était dominé. On a un match long, interminable, et sans grande avancée pour les catcheurs concernés, on a juste le fait que « les vieux de la ECW ont gagné »… Même Steiner/Lashley a été meilleur! Oui, le match que l’on appréhendait tous s’est plutôt bien passé, malgré un build-up plutôt laborieux lors de l’Impact post-PPV. Ce qui a rendu ce match regardable, voire agréable, c’est la stip Street Fight ajoutée au dernier moment, ou comment pallier un manque évident de technique par une liberté de mouvement et d’action plus grande. Scott Steiner gagne, et ce à la surprise générale.

 

 


Ultime torture infligée par Scott: Lashley a l’image du visage de sa femme sous les yeux tout en ayant les couilles de Steiner sous le menton.

 

 

Chez nos combattantes préférées, répétition générale avec un 4vs4 à iMPACT, remporté par la team heel, à l’opposé de Turning Point ou les faces se sont imposées. ODB/Wilde/Sarita ont réussi à conserver leurs titres après un match franchement bon. On a eu une vrai construction, les championnes tag team ont apporté quelques manœuvres spectaculaires, mais le plus jouissif dans ce match a été le chant de tout le public d’Orlando adressé à Lacey Von Erich « YOU CAN’T WRESTLE *clap clap clap*… » J’étais aux anges. Le second match, mais pas des moindres, opposait Tara à Awesome Kong dans un Six sides of steel (comprenez Steel Cage). On a eu un match d’une violence rare pour des catcheuses, on sentait la haine concentrée dans cet écrin d’acier. Certes, la construction a été des plus classiques: Heel domine, comeback et victoire du Face ; mais c’était très bien fait, et conclu par une superbe diving body press de Tara from the top of the cage, qui propulse la SpiderWoman dans la title picture.

 

 


Comment réchapper à une attaque trois contre un? Facile, en libérant des odeurs pestilentielles depuis son entrejambe.

 

 

La blessure mortelle de Mick Foley a conduit Super Dave Osborne à booker à Impact un match en son honneur: X Division is in the place! Au terme d’un match moyen, Amazing Red et les MCMG triomphent des trois heels de la World Elite : Kyiohsi, Bashir et Homicide. Malheureusement, ce match fut un prélude au match de la X Division à Turning Point: Homicide vs Amazing Red. Le match n’était pas mauvais en soi, loin de là, mais on est censé être dans la X-Div, et c’est un opener, on doit avoir quelques spots! Red l’emporte après un match que je qualifierai d’insuffisant, avec son manager Don West qui est vraiment très bon : il fait un peu beauf Patrick Sebastien « on fait tourner les serviettes », mais donne vraiment envie à tout le monde d’encourager son poulain.
Pour une deuxième fois: « Malheureusement »… Eh oui, je réutilise ce terme pour qualifier l’autre match insuffisant de ce PPV: MCMG vs British Invsion vs Beer Money. La TNA a appliqué la règle boring ou seuls deux catcheurs sont légaux, et où ils peuvent faire le changement avec n’importe qui. C’est en voyant le Main Event de folie à RAW que j’ai encore plus regretté l’application de cette règle… A cause de ça, on a eu un match bridé, avec certes quelques beaux moves des Guns, mais bon, « quelques bons moves » ne suffisent pas à faire un bon match. Pire, les MCMG ont carrément disparu du match après avoir encaissé deux coups anodins: ils sont restés couchés au sol, incapables d’intervenir pour empêcher une quelconque tentative de tombé…

 

 


Ah OK, ils n’attendent même pas la fin du combat pour faire la promo du prochain PPV.

 

 

Victoire prévisible des British, mais ce qui ne l’était pas, c’est l’intervention de Nash pendant le match. Eric Young a essayé de s’attaquer à la Beer Money en fin de match pour aider ses amis anglais, mais Nash l’a stoppé en lui volant son titre Legend/Global. Mais le plus surprenant est le fait que Nash assomme le membre de la Beer Money, garantissant ainsi au clan de Young la préservation de son titre tag team. En interview d’après match, Big Sexy explique qu’il a fait ça après avoir parlé avec « Hulk »… On peut penser qu’il y a une possible tentative de clan entre les deux, une possible feud contre Sting, le tout autour du « Legend Title », mais ça me surprendrait, surtout après le changement de nom en « Global Title », ce qui aurait assurément amené le titre à être perdu au profit d’un catcheur de la NJPW en janvier, à Wrestle Kingdom (iune manière de s’excuser auprès de la fed Japonaise après l’histoire du titre par équipes)…

 

 


Eh merde, faut toujours qu’un trou du cul spoile tout le monde…

 

 

Passons au régal, au chef d’œuvre , ou plutôt aux chefs d’œuvre. Le premier, c’est Kurt Angle vs Desmond Wolfe. Le rookie de la TNA dominait depuis deux semaines Kurt Angle… eh bien jamais deux sans trois, puisqu’à Impact, après un segment assez original où il profite d’une fausse promo pré-enregistrée de lui au Titantron pour attaquer par derrière le gold medalist. Angle résiste quelques instants mais Wolfe finit par l’emporter, sans pour autant l’achever: il veut Angle sur ses deux pieds pour le PPV.
On a eu le droit à un match extrêmement bon, à la hauteur des deux catcheurs. C’était technique et juste, pas besoin de faire du grand guignolesque, le wrestling pur se suffisait à lui-même. On a eu des contres, des nearfalls, des soumissions, le genre de match qui rappelle les mythiques Benoit vs Angle. Les deux hommes ont résisté aux finishers adverses, et c’est dans cette catégorie de move que l’on trouve le seul problème de ce match : le public n’a pas reconnu le Dungeon of London de Wolfe en tant que tel, et n’a pas autant gueulé qu’il l’aurait dû, c’est dommage. Mis à part ça, c’était parfait, le finish avec la transformation du Juji Gatame en side triangle Choke qui offre la victoire à Kurt est juste awesome… Ce match restera dans les annales du catch, je vous le dis.

 

 


Angle n’a pas hésité à aller jusqu’à l’intolérable avec un terrible chatouillement du pied gauche.

 

 

Et que dire du Main event !
L’Impact pré-PPV confortait Joe dans sa position de favori: ses basses manœuvres visant à froisser l’amitié d’AJ et Daniels aboutissaient. Pour la première fois, nous avons eu une confrontation physique entre la Samon et le champion. Mais à apparaître comme favori #1 , c’est quasiment être sur de perdre: ça serait trop évident. Mais la TNA nous a bluffés, car c’est ce qui était encore plus évident, à savoir une intervention de Tomko pendant le Main Event qui coûterait le titre à AJ, ne s’est pas produit. AJ Styles conserve donc son titre après un match épique.
Le match, parlons-en. Je faisais partie des sceptiques qui espéraient un match de folie, tout en gardant dans un coin de la tête le fait qu’on ne pouvait pas égaler Unbreakable, que ce serait une contrefaçon de qualité, rien de plus.
Je me suis trompé. Aucun temps mort, cette impression que le match n’est pas du tout scripté, des beaux spots, un finish énorme, mais surtout, là où ils ont fait très fort : des moves à trois qu’on croyait repris d’Unbreakable, mais modifiés ou contrés au dernier moment, à la fois en tant que clins d’œil vers le passé et originalité débordante, sans compter tous les moves novateurs que l’on a eus… Bref, un régal, surtout que l’on retrouve notre bon vieux Joe, il ne manque plus que le boxer bicolore.

 

 


Kevin, 11 ans, regarde la TNA pour la première fois: Gé trouver sa bizar parske yavé pl1 2 catcheur ki faisai des truc 2 aie flieur com Jef hardy, met ce ke g trouver dégueulasse c le gros ki a voler le STF de Jaune Sina.

 

 

Bref, c’est clairement pour moi le PPV de l’année: aucun match pourri, deux matchs faibles, mais le reste est bon, voir exceptionnel. Le seul regret que l’on pourrait avoir concerne la réalisation. Certes, les plans caméras étaient de meilleure qualité que d’habitude, mais on a eu à de nombreuses reprises des bugs sonores (genre une K7 qu’on rembobine…).
Quoi qu’il en soit, si des gens ont été attirés par la TNA pour voir Hogan et qu’ils ont vu ce PPV, ils continueront à suivre la fed d’Orlando… mais pas pour le Hulkster.

 

 


Est-ce un oiseau? Est-ce un avion? Non, c’est Supermex!

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