Catch

Superstars: Entre le fromage et le dessert…

Allez, viens boire un p’tit coup à la maison,
Y’a du blanc, y’a du rouge, du saucisson…

Licence IV, Viens boire un p’tit coup à la maison

 

Après un RAW exceptionnel de par sa durée en raison des fêtes de Thanksgiving, un ECW difficile à digérer pour Spanish, et avant un Smackdown qui s’annonce lui aussi plein de bonnes choses, le Superstars du jour vient s’intercaler entre le fromage et le dessert, pour nous offrir un épisode sans grande prétention, mais qui divertit du mieux qu’il peut.

 

 


Attention à ne pas abuser des bonnes choses, au risque de finir comme Vickie Guerrero.

 

 

Review de Superstars du 26 novembre

 

Et en guise d’entrée, c’est un champion qui ouvre le bal.

 

Premier combat: RAW: The Miz vs Santino Marella

 

Un opener qui s’annonce classique. Santino va jobber pour le plus grand bonheur du capitaine de la team vainqueur à Survivor. La question est de savoir si ce combat va être expédié aussi rapidement qu’on consomme un Big Mac-Coca-Frites-Mc Flurry, ou s’il va être appréciable.
Il est en tout cas toujours aussi surprenant de voir la pop énorme dont jouit Santino à chacun de ses combats. Santino a quelque peu changé de look, se laissant pousser la moustache, d’une manière qui n’est pas sans rappeler Jimmy Wang Yang. Quelques kicks (esquivés) et un cobra plus tard, la comparaison semble vraiment flagrante.

 

 


Excusez-moi. On peut me dire quel est mon adversaire, svp?

 

 

Le Miz est impatient et se décide à bloquer Santino dans une headlock. Mais Santino, lorsqu’il est à Superstars, ne se laisse pas faire. Après s’être dégagé, il bouscule The Miz, et le ramène au sol pour une nouvelle headlock. C’est d’ailleurs au sol que se passe la majorité du combat, ne le rendant du coup pas très passionnant, jusqu’au moment ou Santino récupère son second souffle.

 

 


Voilà pourquoi Santino ne catchait plus beaucoup ces temps-ci: il étudiait l’intégrale de Hulk.

 

 

Un second souffle vite calmé par le Miz, qui ramène Santino au sol, écrasant sa face contre le tapis du ring, transformant ainsi le jobber italien en serpillière. Marella, lessivé (hohoho) ne répond plus, et le Miz se régale, prenant tous les risques. Mais en grimpant sur la troisième corde pour une double descente des coudes, il se fait contrer par Santino, qui reprend confiance! Droites, gauches, second souffle, tout y passe, armant même de nouveau son cobra… Mais c’est à force de trop vouloir en faire qu’on se fait avoir, et Santino confirme la règle, puisqu’il se mange un big boot, puis un Skull Crushing Finale, pour le compte de trois.

 

 


Marco Materazzi en pleine préparation de sa prise de finition, la fameuse Sorella Terrorista.

 

 

Au final, un combat qui n’est pas mauvais, mais loin d’être extraordinaire. Beaucoup trop de temps morts et de lutte au sol, alors qu’il y avait bien mieux à faire avec le potentiel de ces lutteurs.

 

C’est l’heure, entre deux combats, de prendre part à notre groupe de parole habituel.

 

 


Bonjour, moi c’est Dave, et mon problème c’est que j’aime massacrer des nains masqués et tatoués.

 

 

Segment Ask The Divas, le résumé

 

Alors, va-t-on savoir si la dinde graciée par le président lors de Thanksgiving s’appellera Mickie? Si les Bellas se déguisaient en dinde pour cette fête? C’est en tout cas à un Ask The Divas spécial Thanksgiving auquel nous avons droit ce soir.

 

 


Toi aussi, joue sur wweplay.com! Sauras-tu retrouver la dinde?

 

 

D’ailleurs, quel est le meilleur souvenir de Thanksgiving pour les divas? Elles sont nombreuses à avoir été marquées par la dinde. D’ailleurs Beth est heureuse. Elle bouffe chaque année sa dinde, sans jamais porter atteinte à son corps de Glamazon. Kelly préfère les repas en famille, avec papa Kelly Kelly, maman Kelly Kellly Kelly, sista Kelly Kelly etc. Ca lui fait de bons souvenirs à raconter. Idem pour Eve en fait. Mais à part la dinde, trépignez-vous, est-ce que nos divas, qui sont quand même des gonzesses, faudrait pas l’oubier, vont faire à bouffer pour Thanksgiving? Ca tombe bien que vous vous le demandiez puisque telle est justement la seconde question posée par le WWE Universe.
Chez Melina, la tradition familiale veut que chacun cuisine un truc. Donc oui. Alicia fait preuve d’impuissance. Elle ne sait pas cuisiner. Bon, tant qu’elle sait catcher, ca va. Jillian non plus ne fait pas la cuisine, et ça se comprend: vu la taille de ses hanches, elle doit préférer aller au KFC.
Beth est effarée qu’on puisse poser la question en 2009: ce sera son mec qui va lui faire à bouffer, et puis c’est tout. Probablement de bonnes spaghetti.

 

 


Par contre, Rosa, n’espère pas en faire autant. Tu m’apporteras le plateau-repas au pieu, déguisée en dinde. You know it.

 

 

Quant aux Bella, l’une fait les desserts, et l’autre les mange. C’est beau l’amour fraternel. Enfin, avis aux amateurs, Eve et Gail font aussi de savoureux cookies, à ce qu’elles disent.

 

Tout ça m’a donné faim, et je vais digérer devant le combat de la ECW.

 

Second combat: ECW: Vladimir Kozlov (w/ William Regal) vs Goldust.

 

La digestion va être grandement facilitée, puisqu’ils ont mis de côté la soporifique Lauren Mayhew pour la remplacer par Tony Chimel. C’est en tout cas un combat 100% jobber du côté de la ECW, entre l’homme qui a fait la descente dans la carte la plus flagrante du monde, Vladimir Kozlov (rappelons qu’il avait une winning streak de folie lorsqu’il était à Smackdown, et aurait même pu obtenir le titre suprême, avant de jobber à la ECW et de devenir le valet de Regal, même si ce soir les rôles sont inversés), et l’homme au costume le plus flashy du monde, habitué à jobber pour mettre over les petits jeunes qui montent; ceci dit, on a longtemps cru Goldust au chômage, les petits jeunes étant désormais sous la coupe de Vance Archer.

 

 


Pourtant, Goldust a un beau CV.

 

 

Revenons donc à ce combat, qui démarre sur un rythme rapide, à base d’esquives et de projections dans le coin. A ce petit jeu, Vlad ne s’en sort pas trop mal, même si l’expérience de l’homme à la peau d’or reprend vite le dessus, notamment lorsqu’il le projette par-dessus la troisième corde, ou encore sur ce contre à l’extérieur qui envoie Vlad flirter avec le poteau. De retour dans le ring, le storytelling du combat est toujours le même: projection, contre, et de temps en temps Goldust qui se jette depuis la troisième corde. Ca va finir par me faire regretter la feud Zack/Shelton qui a alimenté les deux derniers Superstars.

 



Pourtant, l’idée de faire un ballet chorégraphique n’était pas mauvaise.

 

 

Evolution dans le storytelling, Goldust s’acharne sur le bras du Moscow Mauler. Cela sera-t-il suffisant? Non, puisque le travelo se fait contrer et envoyer à l’extérieur du ring, avant d’être ramené et se manger une série de « Zidanovski », si chères au duo Agius et Chereau, puis un belly-to-belly suplex qui aboutit à un nearfall. Mais la poussière d’or se réveille et répond par une série de claques, enchaînant une série d’esquives et de contres, comme lorsqu’il contre cette avalanche dans le coin, portée par l’homme qui demandait better consideration, pour lui infliger un slam. Wise and experienced, qu’on avait dit. Comme le bon vin ou le bon whisky, il se bonifie avec le temps.

 

 


Du coup, CM Punk a promis de s’occuper de son cas et de l’éliminer des rings.

 

 

Mais le Moscow Mauler n’a pas dominé Smackdown pendant des mois pour rien. Il ne lui a pas fallu grand chose pour s’imposer. En l’occurrence, contrer une descente de la cuisse, puis appliquer un powerbomb pour le compte de trois. Emballé, c’est pesé.

 

 


Mais, Vladinouchet, pourquoi tant de haine? Je t’aime, embrasse-moi!

 

 

En parlant de haine, William Regal, très discret jusque là, s’est même invité dans le ring pour porter un running knee au jobber doré.

 

 


Oh oui, Maître Regal, envoie-moi au donjon des Hart, jobber avec Tyson Kidd.

 

 

Bref, un combat bien mené par Goldust, bien que loin d’être extraordinaire. Comme d’hab, Goldust jobbe, et les autres en profitent. Le main-event sera-t-il de meilleure facture que les deux matchs qui viennent d’avoir lieu?

 

 

Pour faire revenir les kidz qui ont fui après avoir vu ces soporifiques combats, la WWE a trouvé l’argument marketing ultime: une promo pour le DVD de Jeff Hardy, puis une promo et un RAW Rebound axés sur John Cena, l’homme au t-shirt de oui-oui, ou aussi orange que la chevelure de Sheamus, au choix.

 

 


Allez les kidz, si vous revenez sur WGN America, je vous promets un monde rempli d’ecstas, de putes, et sans Straightedge!

 

 

Et après tout ça, manquait plus que R-Truth, aka Mister Wassup, pour clotûrer le show.

 

 


The trousse is: la WWE veut faire de vous des consommateurs lobotomisés qui achètent nos produits dérivés. Donc achetez ma trousse et mon CD.

 

 

Face à lui, Mr Perfection, Dolph Ziggler.

 

Main-Event: Smackdown: R-Truth vs Dolph Ziggler

 

Deux midcarders bien ancrés qu’on avait un peu perdus de vue et qui n’ont pas forcément été très performants aux Survivors; l’épisode du jour devrait permettre de les relancer.
En tout cas, Truth innove. On savait déjà qu’il avait une « carrière » dans la musique, avec son tube « What’s up? », mais, tel Chris Masters jouant du Black Sabbath avec ses pectoraux, Truth profite du début de match pour nous faire en alternance pieds/mains un remix de « We will Rock You » de Queen. Ziggler, pas très mélomane, ordonne alors à l’arbitre d’inciter R-Truth a combattre. Mais finalement, après avoir calé une armbar et une headlock, Ziggler bat en retraite. De retour dans le ring, même schéma, Ziggler tente de soumettre son adversaire.

 

 


Sympa, les légendes poisson d’avril de la WWE.

 

 

Hors du ring, sur le ring, Dolphy hésite, et du coup, R-Truth en profite pour sonder le public à grands coups de « What’s up? », ca en devient indigeste, surtout quand Dolph s’y met, ponctuant chaque droite de « Wassup, man? »

 

 


– Oh Truth, t’es là toi? Wassup?
– Bof, pareil que y a une seconde en fait. Et toi wassup?

 

 

Mais plein d’énergie, Truth revient, plaçant un scissors kick qui envoie bouler Ziggler hors du ring, avant de le rejoindre d’un slingshot missile headbutt -oui, je viens d’inventer ce nom de prise, mais c’est réellement une sorte de coup de boule porté en appui depuis la troisième corde à l’extérieur du ring.

 

 


Egalement appelée la prise du Goldorak.

 

 

Néanmoins, le combat s’inscrit globalement dans la lignée des précédents: quelques prises, mais beaucoup de soumissions et de lutte au sol. N’empêche, les descentes du coude de Mister Perfection sont toujours aussi impressionnantes. Cependant, Truth ne s’en laisse pas compter et finit par reprendre le dessus, notamment grâce à une brutale Northernlights Suplex ou à ce Scissors Kick qui aboutissent à un nearfall. Mais c’est finalement sur sa Spinning Heel Clothesline que Truth s’impose.
Un combat meilleur que les deux précédents, mais qui à lui tout seul ne sauve pas le show, loin de là. Si quelques moves ont été sympas, le combat s’est surtout axé sur des soumissions, et a été plombé par quelques temps morts.

 

Au final, un épisode de Superstars dans la lignée de la ECW: Pas très bon et limite indigeste. Trop peu de rythme dans les combats, un mauvais choix de lutteurs et de bookings amènent à un épisode de mauvaise qualité. On espère, si le dieu du catch le veut, que ce sera mieux jeudi prochain. En tout cas, je serai au rendez-vous de Superstars…

 

 


Parce que même si j’ai été déçu, I’m still Arthemiz, and i’m still Gordon, and i am the best at the pronos contest of the CDC.

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