Catch

Lot de consolation pour l’Irlande

On peut faire de grandes choses avec un Irlandais, si on l'attrape jeune. Samuel Johnson

 

Mesdames et messieurs, catcheurs et divas, faces et heels, lecteurs et lectrices des CdC: soyez les bienvenus dans cette première Nalyse en format Rawsmack, qui va traiter du push stellaire de Sheamus, de la résurrection spirituelle de Festus et de bien d'autres choses. La Rédac est en pleine déréliction, avec une McOcee toujours dans le coma suite aux résultats du challenge Aqwasc de popularité tandis qu'Axl est trop occupé à manger ses mandarines. Votre serviteur va donc se charger du boulot, et s'apprête à demander un doublement de son salaire au passage, en cette période de fin d'année où les évaluations sont monnaie courante.

 

 

 

– Alors, heu, pour mon augmentation? – OK Silver, pas de souci, on double ta ration de patates pour ce soir. Tu l'as bien mérité.

 

 

 

Analyse de Raw du 23 et de Smackdown du 27 novembre

 

Cette nalyse suit directement les Survivor Series, qui ont soulevé ô combien de questions existentielles: le D de DX signifie-t-il Divorce? Mais alors que voudrait dire le X? Qui sera le nouveau challenger de John Cena? Randy va-t-il continuer de servir de paillasson à Kofi? Le face turn de Ted et le push de la Legacy vont ils devenir une blague récurrente? Ziggler et Punk vont ils rebondir ou ont-ils raté le coche? Quelle ambition pour Sheamus et McIntyre? Quels challengers pour les titres US et IC? Quel format pour TLC? Quelle exposition pour les divas? Hornswoggle est-il décédé des suites du Pedigree qu'il s'est mangé une semaine plus tôt? En l'espace de deux shows, nous avons eu des réponses à la plupart de ces questions…

 

 

 

La seule question qui reste sans réponse est: où se trouve Cody Rhodes pendant que Ted emballe de la bombasse?

 

 

 

Ainsi donc, notre semaine a commencé par un épisode spécial de trois heures de RAW, histoire de célébrer Thanksgiving. Naturellement on peut se poser la question de l'intérêt de coller un épisode de trois heures au lendemain d'un PPV, ce à quoi je répondrai que c'est surtout les bookers que ça ennuie. Ne boudons pas notre bonheur de voir nos superstars préférées 45 minutes de plus en live. Le guest host fut un autre motif de satisfaction: le politicien et ancien catcheur Jesse Ventura a été présent sans être trop lourd et a permis un angle intéressant, apportant un vent de nouveauté. Soignant sa réputation de "rebelle", il a décidé de donner leur chance pour le titre majeur uniquement à des catcheurs n'ayant jamais été titrés, via un tournoi préliminaire débouchant sur une battle royale dont le vainqueur défiera le champion de sa brand au TLC (car les Smackdown boys étaient aussi de la partie). Une idée prometteuse, de celles que l'on espère sans les attendre vraiment de la part de la WWE.

 

 

 

– Et donc c'est ouvert seulement aux mecs qui ont jamais été champions. Il est temps d'insuffler du sang neuf au main event! Y en a marre des Triple H et compagnie! – Haha, sacré Jesse! Toujours aussi drôle! Allez, you're fired.

 

 

 

La soirée de lundi a donc été émaillée d'une série de matchs menant à la battle royale, le tout noyant quelques autres confrontations (elles aussi hypées par Ventura l'innovateur comme "jamais vues auparavant") ainsi que les vœux de nos superstars préférées pour Thanksgiving (qui se résument à un espèce de "Ask The Divas" en moins drôle) et l'exécution de Santino à coups de tartes à la crème par les divas, avant que Vickie ne finisse comme de juste la gueule entartée tel u vulgaire BHL. Commençons par les trois matchs qui ne concernaient pas les rookies essayant de gagner le droit d'aller se faire exécuter par le Marine ou le Dead Man: on a eu droit à du bon et du beaucoup moins bon. Etant de bonne composition et ne souhaitant que votre bonheur, je vais commencer par les déceptions pour vous laisser au final sur une note positive.

 

 

 

Mesurez votre bonheur, lecteurs. Qui d'autre aurait songé à une construction aussi astucieuse?

 

 

 

Premier échec, le match DX contre Hart Dynasty. Pas besoin d'être un génie pour voir le potentiel de ce match: il y a12 ans, le Montreal Screwjob a marqué l'histoire de la lutte. HD contre DX, c'est David contre Goliath sur le papier. Or il y a une ficelle évidente qui pourrait donner un intérêt fantastique à ce match: pour ce premier affrontement entre les Canadiens et la DX: la HD voudrait venger Bret Hart, ferait une promo enflammée comme jamais, promettrait de se mettre les tripes à l'air pour laver l'honneur de la famille, etc etc… Quitte à tourner ça de manière un peu agressive façon "on est prêt à toutes les tricheries et manipulations pour détruire HBK", l'équipe en rose pouvant également capitaliser sur son heel heat. Bref, les possibilités étaient nombreuses, d'autant que Triple H a lui aussi eu des démêlés avec le Hitman. Et on a eu… rien du tout. Aucune promo à part pour dire que les DX se sont réconciliés (moyennement convaincante d'ailleurs, la promo, et qui servit surtout à faire arriver un avocat nain d'Horny, promettant de faire juger Triple H par le "tribunal des nains" au Raw prochain, guest-hosté par Mini-me, voilà qui promet). Génial… Le combat en lui-même est cependant agréable. David Hart Smith me convainc de plus en plus in ring et l'histoire du match est plaisante: Shawn jobbe, mais arrive à sortir Hunter du pétrin sur la fin grâce à un SCM. Mais voilà, on est passés à côté d'un gros truc.

 

 

 

Shawn Michaels, cauchemar récurrent des Hart depuis 1997.

 

 

 

Autre segment qui laisse perplexe: les divas. Deux minutes d'un match inintéressant entre faces et heels déguisées pour rendre hommage aux protagonistes originaux de Thanksgiving (soi-disant le premier repas fraternel partagé entre colons et Indiens, ce qui est comparable en terme de démagogie à Nicolas Sarkozy qui fait lire la lettre de Guy Môquet dans les écoles…).

 

 

 

Dans un souci de réalisme historique, Kelly Kelly a enfilé une paire de baskets.

 

 

 

Les faces triomphent facilement grâce à Melina, qui a droit à une interview in ring pour avoir obtenu le compte de trois pour sa team. Le Gobbledy Gooker (le costume de dinde qui ne ressemble absolument à rien et a donné lieu en 1990 à un épisode particulièrement risible de l'histoire de la WWE) est sur le ring, servant de potiche pendant l'interview… jusqu'à ce qu'il enlève son masque pour révéler une crinière blonde absente des rings ces derniers temps et tabasser Melina! Retour surréaliste pour Maryse qui se désape (péniblement) de son costume ridicule sous les acclamations du public. Les enseignements de tout ça? Les divas servent aux segments ridicules. Maryse est une dinde. Melina et Maryse vont feuder. Les Indiens sont les gentils et les colons les méchants. Rayez la mention inutile.

 

 

 

Maryse revient, avec une nouvelle coupe de cheveux.

 

 

 

Un duel sort cependant du lot: le match entre CM Punk et John Cena. Certes, vous pourrez m'accuser de faire du prosélytisme pour le Marine ou d'être subjectif, ce que j'assume totalement. Pas de chance, c'est moi qui écris la Nalyse, nananère. Je vais quand même me justifier: ce match a un build tellement cohérent qu'on lui pardonne d'être prévisible. Il commence comme tous les matchs de Punk par un segment micro du champion straight edge. Ce dernier accuse le public de ne pas avoir de volonté et de se gaver de nourriture (spécialement à l'occasion des agapes de Thanksgiving) comme il se gave d'alcool ou de drogue, et finit en annonçant que ce soir, il va farcir une dinde du nom de John Cena. Heel heat garanti, mais surtout, le speech entraîne une grosse pop pour Cena. Et c'est à ça qu'on reconnaît les grands heels à mes yeux (Jericho fait de même par exemple): non seulement ils sont bons au micro et savent se faire haïr, mais en plus ils affectent positivement la pop de leur adversaire. La salle très pro-face est bouillante quand Superman arrive, et cerise sur la gâteau avant que le gong ne retentisse, Punk balance son T-shirt sur Cena qui s'en sert pour sa présentation. Ce jeu avec le public anime la salle et apporte du contenu au match, bref que du bon!

 

 

 

La réponse des accros aux stéroïdes au "Just say no" des Straightedge: "Never give up"!

 

 

 

Le duel est intense pour un lendemain de PPV et voit Punk utiliser toute la panoplie de heel (mesquinerie in ring, expressions faciales exagérées, fuite devant le danger) face à un Cena dans son rôle habituel de monstre physique d'intensité. Le match en lui-même est largement le plus long de la soirée (oui, plus long que la battle royale…) tout en restant assez classique. L'histoire est de savoir si Punk va arriver à éviter un Attitude Adjustment fatal auquel il échappe trois fois de manières diverses et assez créatives, tout en essayant de placer ses moves pour battre Cena à l'usure. Si le moment principal à mes yeux est ce GTS contré et transformé en STFU, le finish prévisible est un Attitude Adjustment qui a l'originalité d'être réalisé depuis la deuxième corde. Rien d'inattendu donc, mais une prestation solide, qui peut promettre une feud intéressante à l'avenir pour WM 32 ou après les drafts de 2015.

 

 

 

T'es trop nul Cena, je vais te montrer comment on fait un Attitude Adjustment.

 

 

 

On finit avec le fil rouge de ce RAW: la sélection du #1 contender pour le titre WWE ou WHC selon la brand dont il sera issu. On a droit à toute une série de matchs courts qui vont du 1 contre 1 au 3 contre 3 afin de sélectionner huit catcheurs. La stipulation proscrit les anciens champions du monde, mais Chavo Guerrero, Jack Swagger et Mark Henry, tous trois anciens champions ECW, sont autorisés à participer. Comme quoi, si on se posait encore la question, le champion ECW ne doit pas être considéré à l'égal des champions WWE et WHC. En même temps, vu comment ils sont traités, les pauvres…

 

 

 

– Putain mais c'est super humiliant! Je dois jobber à des mecs trois fois moins bons que moi! – T'en fais pas, Jack. On s'y fait.

 

 

 

Les heureux gagnants sont Kofi, qui bat Dolph Ziggler dans le meilleur match préliminaire, Sheamus qui vainc Finlay, MVP/Henry/Truth qui défont Chavo/Swagger/Masters et Legacy qui sort Cryme Tyme. La surprise: Randy Orton, qui tabasse le pauvre Primo pour prendre sa place sous le regard admiratif d'un guest host complaisant qui n'hésite pas à briser les règles qu'il a lui-même énoncées pour intégrer Randy au mix. La Vipère se débarrasse ensuite d'Evan Bourne clean pour rejoindre les sept autres.

 

 

 

Primo, tu sors sur la rampe d'accès au ring. Secundo, je t'attaque par derrière. Tertio, je t'éclate la gueule. Quarto, t'es évacué sur une civière et cinquo, tout le monde t'oublie.

 

 

 

La battle royale avec quatre faces et quatre heels (R-Truth étant le seul représentant de Smackdown) est rapide et commentée à l'ancienne par Jesse Ventura et Vince McMahon (eh oui c'est pas si facile de faire des commentaires intéressants!). Sheamus reste en retrait le plus longtemps possible, et n'intervient qu'à bon escient, pour éliminer un adversaire, alors que Randy sort carrément du ring et attend de voir ce qui se passe au lieu d'aider ses deux lieutenants de la Legacy – booking assez douteux pour la Vipère sur ce coup-là. Les cinq premières éliminations sont groupées au milieu de la battle royale et laissent seuls sur le ring Kofi, Randy et Sheamus. Les deux premiers se mettent sur la gueule jusqu'à ce que le Ghanéen ridiculise une nouvelle fois le Legend Killer; qui a du mal à tuer du fumeur d'herbe. Mais l'ex-Jamaïcain déchante vite quand l'Irlandais le sort dans la foulée d'une clothesline: ce dernier aura éliminé les quatre faces de ce match, pardon du peu.

 

 

 

Debout Casper, le jour de gloire est arrivé.

 

 

 

Le push énorme du lutteur roux commence à approcher de la mise en orbite: en quatre épisodes de RAW, il est passé de jeune premier à challenger numéro 1 pour le titre principal en PPV, excusez du peu. Que dire de tout ça? Déjà que c'est rafraîchissant de voir des nouvelles têtes, on a assez reproché à RAW le contraire pour cracher sur la nouveauté inattendue dès qu'elle se présente. Le push de Sheamus a été légitimé autant que possible en si peu de temps avec un maximum d'impressions positives, que ça soit la destruction de Jamie Noble et sa mise à la retraite ou le match de Survivor Series qui l'a mis en avant avec son compère écossais de SD. Si on peut émettre quelques réserves, c'est que tout ça en un mois, c'est vraiment rapide. Visiblement, les bookers veulent injecter du sang neuf en upcard, mais pourquoi ne pas plutôt pusher Jack Swagger, qui a un gabarit comparable, une technique supérieure, a déjà porté un titre télévisé (ECW) et est présent depuis un peu plus longtemps?

 

 

 

Peut-être que Jack ne sait pas comment play the game. Wink wink.

 

 

 

Enfin, puisqu'il faut faire avec, attendons de voir ce que ça va donner. La signature de contrat qui a suivi entre Sheamus et John Cena était tout à fait prévisible: mise en avant du challenger qui fait traverser une table au Marine avant de trôner au-dessus avec la ceinture de champion (ô surprise, le match de TLC pour le titre WWE sera un tables match). Tout est logique ici, spécialement quand on considère que le contender est un des plus faibles possibles sur le papier en terme de crédibilité. Il faut s'attendre lors des deux prochains RAW à toutes sortes d'artifices pour mettre l'Irlandais over, et je pense que Cena va prendre cher jusqu'au PPV. PPV où je ne vois pas Cena perdre, mais on en reparlera d'ici là, sachant qu'un certains rédacteur de la TNA aux CdC (dont je souhaite préserver l'anonymat pour éviter la honte, mais son pseudo commence par tsurugim et finit par i) imagine une victoire irlandaise à ce moment.

 

 

 

Et maintenant, ramenez-moi Thierry Henry, je suis chaud là!

 

 

 

Au final, ce fut un RAW distrayant, avec un cheminement inattendu et bien construit quand on considère son côté imprévu, quelques matchs agréables et pas mal de questions. On va donc voir dans deux semaines un Cena-Sheamus avec la stipulation Tables, un TLC entre Jerishow et DX qui promet (finalisé après une rapide altercation au micro entre Y2J et les deux pitres quadragénaires), et j'hésite à miser une petite pièce sur un Miz-Bourne et/ou Kofi-Orton sachant que Evan et Randy sont natifs de la ville accueillant le PPV (St Louis).

 

 

 

Randy, toi aussi t'es de Saint-Louis? C'est trop cool, ça me donne envie de sauter partout en l'air!

 

 

 

Comme toujours, Smackdown a été plus prévisible que le show rouge et malgré quelques bons moments, il m'a laissé un peu sur ma faim. On y a vu de nombreuses choses attendues et quelques classiques. Par exemple un énième Hart Dynasty vs Cryme Tyme (Arthémiz saura vous dire précisément quel opus c'était, personnellement je penche pour le 8000ème match entre les deux teams…) qui a vu triompher les Canadiens. Le match ne fut pas si mal (encore heureux après tant de pratique!), mais on peut se demander ce qu'il apporte. Et surtout, il ne semble pas avoir d'évolution possible pour ces deux teams dans l'immédiat, ce qui est sans doute le pire… DH Smith a beau explicitement faire le signe qu'il souhaite avoir une ceinture autour de la taille, on lui prévoit quelques empoignades supplémentaires avec les Cryme Tyme avant un title shot (peut-être contre DX une fois ceux-ci champions?)

 

 

 

– Ca fait combien de temps là, Tyson? – Qu'on se tape les Cryme Tyme? Six mois, trois semaines, deux jours, trois heures et quatorze minutes.

 

 

 

Attendue également était la victoire de Batista contre Kane, qui fait de l'Animal le challenger numéro 1 pour le WHC. A Raw, Batista s'était pointé on ne sait trop pourquoi, et sur la musique de Rey Mysterio qui plus est. C'aurait pu être pas mal, si CM Punk n'avait pas fait le même coup, et avec bien plus de talent, au Smackdown suivant sa victoire décisive sur Jeff Hardy, quand il était arrivé sur la musique en Jeff, mais en plus fringué en lui et imitant parfaitement sa gestuelle. Batista fringué en Mysterio et imitant son entrée en ring, on aurait donné cher pour voir ça. Quoi qu'il en soit, il avait alors expliqué qu'il ne laisserait personne lui manquer de respect, ce à quoi a rapidement répondu Kane, qui débarqua sur le ring pour le toiser méchamment et finalement le faire reculer, sous les huées d'un public de plus en plus happé par le heel turn animal.

 

 

 

Batista, je te hais parce que tu as plus de plis derrière la nuque que moi.

 

 

 

A SD, les deux hommes se retrouvaient donc pour un first contender match dont l'issue ne faisait guère de doute. Le combat a été un peu mou au départ, plus sympa sur la fin sans pour autant être pleinement satisfaisant. Si Tista doit tricher pour battre Kane (il gagne par contout après avoir frappé le monstre à coups de chaise hors du ring), comment penser qu'il aura une chance réelle contre l'Undertaker? Je crois surtout que l'opposition entre ces deux icônes de la WWE fera beaucoup de bruit et permettra une belle promo, mais je crains que niveau technique et surprises, on soit assez déçu. Enfin on verra bien… Puissent les dieux du catch m'accorder assez de mauvaise foi pour prendre du plaisir lors de cette feud.

 

 

 

– Tu regardes quoi là, Dave? – Un montage youtube de notre feud de 2007. Viens voir, c'est pas inutile de se rafraîchir la mémoire, vu qu'on va refaire la même à l'identique.

 

 

 

Pour ce qui est des points positifs sans pour autant être des grands moments: voir des matchs, des segments micros, une feud et même des clips autour des divas, c'est bien. De ce point de vue, il y a de l'animation dans le show du vendredi, en règle générale. Même si ça soulève une polémique (je désapprouve personnellement les critiques pesant sur Mickie), au moins les divas sont prises en compte. Mais se contenter d'un court segment micro féminin pour l'ensemble du SD était tout de même un peu léger: pas de combat ce vendredi, juste une interview micro de Mickie. Espérons qu'on se rattrapera la semaine prochaine.

 

 

 

C'aurait pu être pire, le segment de McCool: elle aurait pu t'appeler Vickie James. T'imagines la honte?

 

 

 

Autre point positif en cherchant bien, la fin d'Eric Escobar qui va enfin pouvoir y aller, au bar. Trois minables minutes de squash contre John Morrison dans le duel de sa vie, où il a quand même placé plus de moves (deux en fait) que dans tous ses matchs télévisés cumulés jusque là, une claque dans sa gueule par la fantastique Vickie, pesé, emballé et c'est viré. Le Razor Ramon du pauvre a ensuite lâché la bordée d'injures habituelle (chaque fois que je te prenais dans mes bras, j'avais des boutons, chaque fois que je t'embrassais, je devais me laver la bouche avec du désinfectant, etc), mais vu que la même carte a été abattue il y a quelques mois par Edge, avec bien plus de rage, l'effet est complètement passé à la trappe.

 

 

 

Eric était décidément trop émotif pour Vickie.

 

 

 

Personnellement, j'attends maintenant le communiqué magique où la WWE souhaite bonne chance à Eric Esssssscobar dans ses futures aventures, probablement à la Coupole et dans quelque dancing fréquenté par de riches veuves de deuxième ou troisième jeunesse.

 

 

 

WWE has come to terms on the release of WWE Superstar Eric Escobar. We wish Eric the best in all future endeavors.

 

 

 

Malgré tout on n'avance pas: qui va être challenger pour le titre IC? Il semble que Dolph puisse dire au revoir à ses title shots systématiques, et plusieurs catcheurs paraissent légitimes: Drew McIntyre, étrangement absent du dernier Smackdown mais candidat logique au vu de ses dernières semaines? CM Punk, qu'on doit bien caser quelque part? Mike Knox, qui mériterait bien un title shot un de ces quatre? Wait and see… La question du devenir de Vickie et de Teddy Long est tout aussi sexy: que va-t-il se passer dans la guerre feutrée que se livrent les authority figures, quel impact est-ce que ça aura sur SD!?

 

 

 

Bon Teddy, maintenant que j'ai viré ce gros gigolo d'Escobar, ça te dirait qu'on sorte ensemble?

 

 

 

On finit avec les hits de SD! qui nous emballent chaque semaine, et qui n'ont pas failli à la règle: Punk et Jericho. Commençons par le Canadien, qui a l'honneur d'ouvrir et de fermer l'épisode du vendredi. Il le débute avec un speech où il annonce que lui et le Big Show vont détruire DX (gentiment qualifiés de délinquants juvéniles) dans le TLC pour le titre, avant, étrangement, d'exiger une nouvelle chance d'affronter l'Undertaker pour son titre WHC ce même soir. Y2J ne doute de rien, il voulait enchaîner deux matchs cruciaux dans la même soirée, comme à ses grandes heures quand il battait The Rock et Stone Cold à la suite… Gare au surmenage.

 

 

 

Et tant que j'y suis, j'exige ce même soir un title shot pour le Championnat intercontinental, que j'ai détenu un nombre record de fois, et aussi le diplôme de pâtissier de l'année car oui, sur mon temps libre je fais des éclairs au chocolat et je suis le meilleur au monde dans ce que je fais, demandez au Big Show si vous ne me croyez pas, do you understand what I'm saying?

 

 

 

Il n'arrivera qu'à avoir le main event du soir contre le Taker en non title match, qu'il perd par DQ après intervention de Batista (même schéma qu'avec Sheamus, toutes proportions gardées: le challenger est crédibilisé, même si c'est cousu de fil blanc). Le match en lui-même aura été cohérent, avec une petite perle: une souplesse du Taker pour se débarrasser d'un head lock. Avec le Dead Man, nous ne sommes pas habitués à ce genre de surprises au milieu de ses habituels old school-snake eyes-bigfoot-legdrop-chokeslam. Y2J est resté dans ses classiques lionsault-bulldog-dropkick, et nous a fait admirer ses habituelles mimiques. Au passage j'ai peur que Y2J soit sur la fin d'un cycle d'exposition, le voyant éloigné du titre WHC et perdant prochainement le titre UTTC sans avoir d'autres opportunités de titre avant un petit temps. J'espère me tromper…

 

 

 

Faut dire qu'un peu de repos lui fera le plus grand bien, il a l'air un peu crevé là.

 

 

 

La seule vraie surprise est venue de CM Punk, qui est entré sur le ring accompagné d'un Festus complètement relooké, jusqu'à un nouveau nom (Luke Gallows?) et un nouveau caractère d'ancien tox (c'était donc ça, sa débilité mentale, ok…). Bref le big man a une nouvelle gimmick plus classique de garde du corps, reste à voir ce qu'il va pouvoir en faire. Son intervention contre Matt Hardy pour aider un Punk débordé a été puissante, mais plutôt étrange avec un finisher que j'ai vu décrire comme kama sutresque, néanmoins crédible en terme d'impact et d'efficacité. En gros le glam slam de Beth Phoenix avec la victime de l'impact inversée (départ face à Festus/Gallows au lieu de dos à Beth Phoenix). A noter aussi Punk qui fait une fantastique promotion pour le DVD de Jeff Hardy en le détruisant dans sa logique straight edge, très bien vu de la part de la WWE et parfaitement exécuté par un Punk beau joueur, qui joue sa partition avec une conviction sans faille.

 

 

 

Vous voyez l'homme à côté de moi? Il a regardé ce DVD et ça l'a rendu complètement débile pour des années!

 

 

 

Tout cela forme un épisode de transition qui soulève quelques questions et promesses autour de la mid card (quel rôle pour Festus/Gallows? Qui pour challenger l'IC de John Morrison? Quelle place pour Vickie et quel impact sur la carte de la relation Teddy/Vickie?) tout en présageant une course pour le titre assez ennuyeuse. J'espère me tromper pour ce dernier point, mais je vois mal comment on pourrait sortir de choses très prévisibles. De même, il ne semble pas émerger de feud assez conséquente à amener à TLC en plus des quatre matchs actuels, ce qui est léger. Seul un match IC semblerait légitime en plus du WHC pour la brand bleue, ainsi qu'un match de divas auquel on consacrera bien cinq bonnes minutes, entrées comprises.

 

 

 

Et moi alors? Je pourrais pas avoir, je sais pas moi, un Belfast Brawl de vingt minutes avec Finlay, non? Non? Sûr?

 

 

 

Du coup, la tendance actuelle rend RAW (DX/Jerishow, Sheamus/Cena, Kofi/Orton, Bourne/Miz, Melina/Maryse) légèrement plus sexy que Smackdown (Taker/Tista, Mickie/McCool), avec paradoxalement et une fois n'est pas coutume, des feuds plus rafraîchissantes accompagnées d'un build plus cohérent pour la brand rouge. Gageons que les bookers de SD! sauront corriger le tir assez vite, mais en auront-ils le temps avant TLC?

 

 

 

Euh, non, essayez encore, les gars.

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