Catch

Les bienfaits de la concurrence

Après la mort, il n’y a rien, et la mort elle-même n’est rien.
Sénèque

 

Effrayée par la montée en puissance d’une TNA de plus en plus envahissante, la WWE a presque intégralement consacré ses deux principaux shows au buildup du pay-per-view de ce dimanche, si bien qu’elle en a oublié les convenances les plus élémentaires en omettant de rendre hommage à Umaga, tombé au champ du déshonneur. Pas bien.

 

 


Comme toujours, c’est Chris Jericho qui vient sauver tout le monde avec un brassard noir très classe dans tous les sens du terme.

 

 

Analyse de Raw du 7 décembre et de Smackdown du 11

 

On ne va pas jouer les pères la morale qui tombent de la Lune: on sait bien que la WWE est le plus froid des monstres froids, et que les catcheurs, en signant leur contrat, passent avec elle un pacte faustien aux termes duquel ils s’engagent à mettre en danger leur intégrité physique voire leur vie en échange de l’argent et de la gloire que leur apporteront les spotlights braqués sur leur gueule déformée par l’effort. Wellness policy ou pas, ils sont nombreux à multiplier les recours aux stéroïdes et autres antidouleurs, ce n’est pas un scoop. Umaga, l’un des meilleurs big men de la WWE, incroyablement rapide et très technique pour sa corpulence, ne faisait pas exception à la règle. On laisse l’ami Ultor en dire plus, dans un article séparé, sur le destin du bulldozer samoan; signalons seulement que, même s’il avait été viré sans ménagement il y a quelques mois apparemment pour avoir refusé d’entamer une cure de désintox, Umaga avait bien payé de sa personne à la WWE et aurait mérité, de notre point de vue, un petit clip d’hommage de quelques minutes à Raw ou à Smackdown, et pas seulement une mention sur le site officiel. Oui, quitte à sacrifier une énième recap des feuds en cours.

 

 


They tried to make me go to rehab, I said no no no.

 

 

Mais la WWE, donc, avait d’autres priorités. Il s’agit de builder à fond TLC, au point d’annoncer désormais que le match Tables, Ladders and Chairs est « le plus dangereux de tous », oubliant que cette même formule avait été abondamment employée pour les Elimination Chamber et les Hell in a Cell. Il s’agit de promouvoir à grande vitesse les stars de demain, quitte à presser leur push (cas des cousins Sheamus – McIntyre). Il s’agit de rebooster ses actifs éternels, les Undertaker, DX, Batista et bien sûr John Cena, ces deux derniers montrant depuis quelques semaines un aspect plus sombre et plus mature de leur personnalité. Il s’agit d’invoquer comme un mantra, en dépit du risque d’association négative que cela comporte, le nom du grand absent Jeff Hardy. N’hésitons pas à surinterpréter, pour le plaisir de dérouler la pelote: toute cette agitation est un syndrome. Le syndrome de la peur.

 

 


Inclus: ses combats contre Umaga! Vous voyez bien qu’on lui rend hommage, au cannibale!

 

 

Car un spectre plane sur le catch américain, celui d’un fléau qui a bien failli emporter la WWE il y a de cela une décennie. Le nom de ce fantôme fait frémir Vince McMahon dans son bureau installé au sommet de la tour de Barad-Dur: les Monday Night Wars.

 

 


Zut alors. Je vais devoir ressortir les storylines où je me tape toutes les nanas du roster.

 

 

Pour l’heure, ce n’est qu’une escarmouche qui s’annonce, mais peut-être est-elle le signe avant-coureur d’une grande bataille. La TNA, qui n’a cessé de progresser depuis sa naissance il y a sept ans, même si son évolution n’a pas été un long fleuve tranquille, semble prête à reprendre le flambeau là où il avait échappé à la WCW: défier la WWE sur son propre terrain, celui du grand show live du lundi soir. Forte d’un following de plus en plus important, fière d’avoir bâti des stars maison crédibles, d’avoir récupéré sur le circuit indy plusieurs athlètes brillants ayant échappé à la WWE et d’avoir relancé un certain nombre de rebuts de ladite WWE, la TNA a abattu son jeu en enrôlant Hulk Hogan, dont les grands débuts se feront dans un Impact spécial, exceptionnellement déplacé à la soirée de lundi, le 4 janvier. Le Hulkster a déjà annoncé que ce soir-là, Impact allait faire un score énorme et probablement devancer Raw.

 

 


Inconsciente du danger, la naïve WWE continue de faire de la pub à Double H.

 

 

Evidemment, le pari est risqué. Hogan, accompagné de son sbire Bischoff et peut-être de toute une cohorte de vieux beaux bons pour la casse (Ric Flair vient de faire officiellement ses offres de service du côté d’Orlando) pourrait bien couler la TNA. Mais l’ambition de la Fédé qui monte est éminemment respectable: la WWE, qui ne sait trop sur quel pied danser depuis le début de la Kidz Era, est fortement critiquée de toutes parts; c’est le moment de frapper pour Dixie Carter et ses troupes. On verra quel sera le paysage après la bataille du 4 janvier. Quoi qu’il en soit, le géant assoupi qu’est la WWE a senti la piqûre de rappel et a compris qu’il était temps de muscler son jeu, sous peine de graves déconvenues, pour reprendre les paroles immortelles d’Aimé Jacquet. D’où des shows centrés sur la promotion d’un pay-per-view (l’ultime avant la bataille du 4 janvier) qui a intérêt à être dantesque, tant les échos de la réussite du dernier ppv de la TNA, Turning Point, résonnent dans le maelström infini de la Internet Wrestling Communauty.

 

 


McMahon, t’es foutu, les tarés sont dans la rue!

 

 

C’est la base de la théorie libérale: normalement, la concurrence profite au client. Poussée par une TNA de plus en plus ambitieuse à améliorer son produit, la WWE va devoir cravacher et, espérons-le, prêter l’oreille aux critiques les plus récurrentes: enfantillages inutiles, omniprésence de certains main-eventers, ronronnement global, manque d’originalité, combats moyens, coma de la division féminine… On n’en est pas encore à un aggiornamento de la Fédération de Stanford, mais un frémissement est perceptible. Passons à une rapide revue de détail des deux shows de la semaine.

 

 


– Long, il y a du laisser-aller à la WWE ou je me trompe?
– Je pouvais rien faire Monsieur, c’est Hulk Hogan qui a fait une descente! Il m’a violé en chant « Real American »!
– Je vois. Réactivez l’Attitude Era.

 

 

Raw a été profondément marqué par la performance de Mark Cuban, l’un des tout meilleurs guest hosts depuis l’instauration de cette pratique il y a quelque six mois. Milliardaire en baskets, patron de la franchise NBA des Mavericks de Dalles (où se tenait le show), Cuban est lui-même un maverick (terme cher à John McCain lors de la dernière campagne présidentielle désignant un individu imprévisible, libre, n’appartenant à aucune mouvance, ouais, un Stone Cold Steve Austin, quoi). Fan de catch de longue date, Cuban était déjà apparu à la WWE aux Survivor Series 2003, le temps de se bouffer un RKO de Randy Orton, séquence opportunément remontrée ce lundi. Cette fois, il a été très présent, mais n’ayant pas de promo à la con à faire (hormis la promesse de gagner le championnat, ce qui sera pour le moins compliqué malgré Jason Kidd et Dirk Nowitski), il s’est concentré sur les matchs et a été très bon, se payant le luxe de s’enguirlander avec Orton, la Legacy et Sheamus, évitant le rituel Suck It avec la DX quand bien même il jouait un GH Face, et finissant par devenir le troisième guest host, après Freddie Prinze Jr et l’infâme duo Jeremy Piven – petit truc moche avec une tétine, à subir une attaque en règle de la part d’un catcheur (ce qui suscita l’irruption de quelques basketteurs de son équipe). Ouf.

 

 


– Dites, vous cherchez pas un ailier-fort aux Mavericks?
– C’est gentil mais non, on a déjà Shawn Marion et Tim Thomas.
– Hmm. Et si je les tuais?

 

 

Il y a eu dans ce Raw beaucoup de parlote et peu d’action, mais la qualité de la parlote a fait passer la pilule. La dernière séquence, réunissant Cena et Sheamus autour d’un Cuban improvisé interviewer, a été plutôt fun, les deux hommes montrant l’intensité exigée par l’occasion, avant que comme de juste le Marine, puis le guest host, finissent en charpie aux pieds du Celte triomphant. Il n’a toujours pas gagné un match sérieux depuis son arrivée à Raw mais, à force de scènes de ce genre, et en dépit de son booking plutôt étrange de la semaine dernière (il avait reculé sans explication face à un Cena qui le défiait à venir en découdre), Sheamus apparaît désormais comme un type à prendre au sérieux dans un match contre Cena, comme l’atteste le nombre de pronostics qui se portent sur lui dans notre concours. Objectif atteint, donc.

 

 


Vite les gars, ce grand rouquin a balancé le boss à travers une table! Il est à moitié KO, c’est le moment de lui faire signer des prolongations de contrat!

 

 

En début de soirée, Cena avait comme prévu squashé Carlito. On est partagés entre le regret de voir un performer de cette qualité réduit à jouer les utilités, et l’espoir de le voir retrouver rapidement un rang plus digne de lui dans la carte…

 

 


Carlito, c’est l’occasion ou jamais! FUIS!

 

 

L’autre grande affaire de Raw a été la destruction de la DX par Jerishow, le Big Show faisant particulièrement forte impression dans cette séquence. Le regard de pure rage qu’il a jeté à Triple H après avoir reçu un coup de chaise dans le dos de la part de ce dernier fut particulièrement réussi. Le sandwich des vieux rigolards dans une échelle martelée de coups de chaise par un Jericho en transe aussi.

 

 


Quatorze doublures de Shawn et Triple H ont été tuées lors des répétitions de cette scène.

 

 

De son côté, Orton a encore jobbé face à Kofi, après un décompte de trois ultra rapide de Cuban, qui s’était bombardé arbitre pour l’occasion. On ne sait pas si ce genre de victoire fait beaucoup pour la gloire de Kofi, mais ce quasi-Screwjob a encore plus enragé la Vipère. Le match l’opposant au néo-Ghanéen sera cependant un peu perdu dans la masse ce dimanche, d’autant qu’il n’aura pas de stipulation. A voir si cette fois, les Legacy, virés du stade par Cuban après avoir exécuté une fois de plus la team Bourne-Primo, seront de la partie.

 

 


Non non Evan, si tu as oublié de faire tes abdos ce matin, c’est pas en match que tu vas te rattraper.

 

 

Les développements mineurs de Raw ont tous comporté leur lot de satisfactions. Tout d’abord, le Miz a encore démontré son awesomitude en battant proprement Mark Henry d’une jolie manœuvre (transformation du World’s Strongest Slam en DDT bien violent). Et Mark n’a pas eu à rapper cette semaine. Que demande le peuple?

 

 


Je vais te détruire les cordes vocales pour que tu ne rappes plus jamais!

 

 

Par ailleurs, Maryse, après une victoire relativement convaincante sur Gail Kim, est allée montrer à Kelly Kelly, promue annonceuse pour la soirée, que dans la série blonde à forte poitrine, la boss était de retour. Melina a eu beau chasser la Québecoise, celle-ci a encore une fois marqué les esprits (et probablement les slips) du public. Vivement qu’on relance sa romance avec le Miz!

 

 


En bas à droite de l’écran, Kelly Kelly est perdue dans ses pensées: « Mais qu’est-ce que cette fille a de plus que moi? »

 

 

Signalons aussi que le tribunal des nains a encore été remis à plus tard, probablement aux calendes grecques, Hornswoggle refaisant chier la DX en se cachant dans leurs cadeaux de Noël. Pire que Chucky, la poupée qui tue, offrez Hornswoggle, la poupée qui pue! Mais le meilleur moment de la promo noëlienne des deux margoulins fut sans doute celui où, lancés dans un dialogue particulièrement nul sur Han Solo et Chewbacca, ils s’interrompirent soudain, sortirent des feuilles froissées de leur poche et s’écrièrent « Mais qui nous écrit cette merde? » Salutaire prise de conscience les gars, essayez de le refaire à votre prochaine vanne pourrie!

 

 


Et c’est ainsi que s’acheva la glorieuse carrière de scripteur de Kevin, nerd de 17 ans s’étant incrusté à la WWE grâce à son QI de 280.

 

 

Hornswoggle, on allait le revoir dans un très dispensable match mixte Horny-Eve / Chavo-Jillian. Là encore, le meilleur moment allait survenir plus tard, avec le face-turn d’un Chris Masters auquel ses pectoraux dansants offrent un surprenant passeport vers une nouvelle carrière de face midcarder, et qu’on ne serait pas surpris de retrouver bientôt dans un court programme contre le Miz (sauf si Bourne ou MVP s’y collent). La scène muette où Chavo pointa du doigt les pecs de Chris avant que ceux-ci se mettent à danser d’eux-mêmes avait en tout cas de quoi faire hurler de rire d’Anchorage à Antananarive.

 

 


– Ah ouais Eve, t’es au 95 D toi?
– Oui mais heu… moi c’est des faux.

 

 

Quelques jours plus tard, Smackdown démarrait sur une promo efficace de Batista. Presque sans élever la voix, avec l’assurance d’un type qui s’explique sans s’excuser, l’Animal avança encore dans son heel turn, notamment avec l’ultra-classique « je me moque de savoir si vous me huez ou m’applaudissez », mais vu que ça marche toujours, pourquoi se priver? En fin de soirée, on allait le retrouver dans un « Street Fight » assez décevant contre son vieux pote Rey. Décevant car ce « combat de rue » – en vérité, rien de plus qu’un No Holds Barred ou Extreme Rules Match classique – est sagement resté sur le ring ou à ses immédiats alentours, et hormis un câble de vidéo et une chaise, rien d’illégal en temps normal n’a été employé.

 

 


Ouais, nous dans un combat de rue, on se file des coups de chaise. Ben quoi?

 

 

Naturellement, Batista a une nouvelle fois démantibulé son faux frère, avant que, ô surprise, l’Undertaker se matérialise sur le ring pour sauver le Mexicain (devait avoir déposé une demande au préalable sur son âme) et clore l’émission sur sa traditionnelle grimace dite de la « langue experte ».

 

 


Salut chéri. Tu montes?

 

 

Entre-temps, le frangin Kane était tombé sur encore plus barré que lui: Mike Knox, venu lui faire part de ses penchants maso. Knox, voyez-vous, a adoré catcher Kane la semaine dernière, il se réjouit de remettre ça cette semaine, et même attrapé à la gorge par la mimine kanienne, il continue de kiffer, car comme le savent les pendus et les ramasseurs de mandragore, l’asphyxie procure un immense plaisir.

 

 


– Kane, je vis dans un abattoir desaffecté pas loin. Ca te dirait de venir chez moi regarder Saw VI?
– Saucisse?! Mais t’es vraiment un gros pervers!

 

 

Kane tenta bien de contrer d’un classique « le seul monstre ici, c’est moi » mais on voyait bien qu’il était ébranlé, peut-être envisageant de s’auto-chokeslammer un de ces quatre pour mesurer la puissance du kif. En attendant, le combat a été la réplique exacte de celui de la semaine précédente, ce qui ne fait pas beaucoup avancer le schmimblik. Une victoire de Knox aurait été bien plus intéressante mais on est trop contents de voir le crossbodeur le plus barbu du monde obtenir du temps d’antenne pour faire la fine bouche.

 

 


Peut-être que si je lui demande poliment, il m’acceptera de m’étrangler pendant une heure de suite.

 

 

Un qui en bouffe, du temps d’antenne, c’est Eric Escobar. Le voilà maintenant Face, dans la catégorie hypocrite. Non content de ressortir à Vickie très exactement les mêmes vannes que celles employées par Edge au moment de leur divorce (« les gens pensaient que t’étais ma mère », « t’es grosse », « tu pues ») – vannes qui ne sont pas devenues meilleures depuis –, Esssscobar n’hésite pas, désormais, à taper dans les mains des sycophantes gélatineux qui s’amassent dans le public au moment d’avancer vers le ring. Il n’a donc aucun amour-propre, cet homme-là? Si encore Edge et le Big Show étaient des heels sans scrupules qui s’acoquinaient avec Vickie pour profiter de son pouvoir, c’est bien la première fois qu’un type qui a utilisé ces honteuses méthodes est considéré comme face. Elle est belle, la jeunesse.

 

 


Hé Teddy! Je viens de lui dire qu’elle serait ménopausée avant que j’aie trente ans. Elle est bonne non? Vu que j’ai trente ans dans une semaine!

 

 

Mais faut croire que la WWE voit quelque chose chez Escobar (parce que si c’est juste pour parler espagnol, y a quand même plusieurs gars dans le roster qui savent faire), car elle l’a booké drôlement balaise contre Jericho, et il fallut l’arrivée du Big Show, l’ex de Vickie, pour lui faire lâcher l’affaire.

 

 


– Waouh, j’avais oublié que t’étais tellement big…
– Silence, femme. Tu m’as brisé le cœur.

 

 

La bonne nouvelle dans cette histoire, c’est qu’enfin quelqu’un a abandonné sur les Walls of Jericho. Sauf erreur, le dernier en date avait été le quinquagénaire retraité Ricky Steamboat à Backlash, il y a huit mois… Là, Eric a tapé plus vite que Chavo pris dans le STF et faut avouer que ça fait drôlement plaisir.

 

 


Prochaine mission d’Eric Escobar: s’incliner sur un Ballin de MVP.

 

 

Côté filles, alors que le combat de championnat Mickie-Michelle a bien été annoncé pour TLC (mais hélas sans stipulation rigolo), les deux ennemies se sont évitées dans le tag team match de la semaine, laissant à Maria et Layla le soin de faire le sale boulot. La victoire revint à Mickie après un spear involontaire de Layla sur sa maîtresse, mais c’est anecdotique. On regrette surtout que, alors que les méchantes portaient leurs superbes tshirts Piggy James, cette dernière n’ait pas eu, cette fois, de temps de parole histoire d’approfondir un peu la feud.

 

 


Non gamin, j’échange pas mon tshirt contre ton « Never Give Up » de Cena, même pas en rêve.

 

 

Un qui a du temps de parole, et c’est tant mieux, c’est CM Punk, dont on va finir par arrêter de dire qu’il est fantastique au micro, puisque ses performances dans ce domaine sont systématiquement excellentes. Il a encore fait une promo d’enfer pour le DVD de Jeff Hardy, que ces clowns de Matt et R-Truth se sont ensuite amusés à distribuer au public, sous les cris horrifiés du straightedge.

 

 


– Yo Matt, ça arrive ces DVD de Jeff?
– Attends, doivent être au fond, sous les Pépito, les BN, les Papy Brossard, les Pim’s à la framboise…

 

 

Le combat entre Punk-Gallows et Truth-Hardy fut tout à fait correct, les quatre hommes eurent leur moment et Gallows a naturellement réalisé le pin avec sa prise de finition et son cover sortis tout droit du Kamasutra. Les straightedge sont dans la place et s’y plaisent bien, à tel point qu’on se demande s’ils ne feraient pas des challengers parfaits pour DX en cas de victoire de cette dernière dimanche face à Jerishow…

 

 


– Haha, voilà ce que j’en fais moi du merchandising de DX!
– Calmos, Luke. Là pour le coup tu vas vite redevenir Festus.

 

 

Enfin, Smackdown nous a offert une promo amusante d’un Morrison à qui on commence à lâcher la bride. Dans une séquence très dirtsheetienne, un peu gâchée par l’incompréhension du public texan, le Guru of Delight, grimé en William Wallace à la sauce Mel Gibson, a joliment imité l’accent rocailleux de McIntyre et sorti quelques vannes de bon aloi, même si on a attendu jusqu’au bout d’entendre quelque chose sur Highlander – mais ça aurait probablement obligé William Wallance à tracher la tête de Drew avec son épée. Justement, l’épée, apparemment Morrison maîtrise moyen, comme on peut le voir en scrutant son sourcil gauche sur ces photos:

 

 


Salut Drew. T’as vu comment mon arcade sourcilière gauche est belle? Tiens, je vais agiter mon épée histoire de t’impressionner.

 

 


Attention! Tu risques de te faire mal!

 

 


Ah heu, heu, c’était exprès, pour faire plus crédible!

 

 

Comme quoi, don’t do this at home, or in the ring.
Résumons-nous: les shows de la semaine n’ont pas offert de combats stellaires, c’est un euphémisme. Mais les brasiers des feuds ont été correctement alimentés, le TLC promet et y a intérêt car pour la WWE 2010 pourrait être l’année de tous les dangers. Il y a dix ans, elle s’en était sortie face à la WCW grâce à l’émergence de Stone Cold, l’anti-héros ultime. Cette fois, possède-t-elle une telle arme absolue dans son roster?

 

 


C’est pas gagné.

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