Catch

La WWE souffle sur les Breizhs

Akim, le fils du forgeron, est venu me chercher;
Les druides ont décidé de mener le combat dans la vallée.
Là où tous nos ancêtres, de géants guerriers celtes,
Après de grandes batailles se sont imposés en maîtres.

Manau, La tribu de Dana

 

Le TLC de dimanche soir, sans être franchement mauvais ni vraiment excitant, a pourtant réussi à enflammer le petit univers de la WWE qui n’en peut plus de débattre et de crier au scandale après la victoire du clan celte dimanche soir, point de vue que nous ne partageons pas, nous démarquant pour une fois de notre maître à penser Kevin Eck dont l’analyse nous parait plus procéder du délit de sale gueule du nouveau champion.

 

 


Bon, OK, il a vraiment une sale gueule.

 

 

Analyse du TLC du 13 décembre 2009

 

En ces heures où l’arrivée des livrets du premier trimestre est proche ou est déjà intervenue, la métaphore scolaire est la première qui nous vient à l’esprit au moment de qualifier le show de dimanche soir. « Peut mieux faire », « doit faire ses preuves à l’examen », aurions-nous sans doute écrit si l’élève WWE avait été évalué par le conseil de classe des Cahiers du Catch.

 

 


Bon, pour vous deux, ça sera les encouragements, mais vous croyez pas arrivés, hein.

 

 

Peu de matchs vraiment ratés, aucun de vraiment spectaculaire si ce n’est le match d’ouverture, le TLC n’a certainement pas atteint son objectif. Qu’attend-t-on en effet de matchs à tables, chaises ou échelles, voire les trois en même temps? Qu’ils soient renversants, qu’il s’y passe des choses absolument hors du commun, époustouflantes, que les acteurs y participant repoussent les limites au-delà du raisonnable et réalisent des prouesses plus insensées les unes que les autres. Le TLC est rare, il se doit d’être exceptionnel. Mais point de tout cela dimanche dernier et peut-être touche-t-on là du doigt les limites d’un PPV entièrement conçu autour d’une stipulation si exigeante, et si peu adaptée à certains formats « big men ultra bodybuildés » de la WWE. Peut-être les matchs à stipulations de ce PPV, à l’exception de celui pour le titre ECW, manquaient-ils cruellement de voltigeurs, plus à l’aise lorsqu’il s’agit de faire les clowns depuis le haut d’une échelle…

 

 


Quand il prend à Chris Jericho la fantaisie de se pendre, il sait qu’il peut toujours compter sur le Big Show pour l’aider.

 

 

Mais plus que la relative faiblesse du show de dimanche soir, c’est bien, comme nous l’annoncions en introduction, le polémique changement de titulaire de la ceinture WWE qui depuis lundi matin occupe les esprits et nourrit les débats à la machine à café où l’on se plait à commenter les derniers avatars de la fédération de Stanford. La victoire de Sheamus, au terme d’un match plutôt ennuyeux contre Cena le honni, a mis le feu aux comms des blogs du monde entier et il ne devrait pas en être autrement dans les commentaires de nos chers lecteurs. Que reproche-t-on au juste au fier guerrier irlandais à la peau aussi blanche qu’un verre de lait ou un rail de coke? Pêle-mêle, de ne pas mériter son titre, d’être le pote de Triple H donc de bénéficier d’un avantage indu et de faveurs spéciales de la part du clan McMahon, d’avoir escaladé les marches menant au top de la carte à une vitesse indécente, lui qui jobbait encore à Goldust à l’ECW dans le plus parfait anonymat ou presque il y a encore quelques semaines, de ne pas avoir livré de combat référence jusqu’à son titre… Bref, on lui oppose ce que l’on reproche souvent aux nioubies sur les forums internet: une ascension trop rapide, au mépris des tauliers du lieu.

 

 


Surtout, on lui reproche de s’être fait dédicacer son slip par une célèbre croqueuse d’hommes de banlieue parisienne surnommée pour ses exploits « La Och ».

 

 

Bien sûr certains doivent depuis lundi matin l’avoir un peu mauvaise. Les Morrison, les Carlito, les Swagger, les MVP voire les Kozlov, tous ceux qui ont touché du doigt le statut de main-eventer avant de se prendre les pieds dans le tapis menant à la gloire et de se casser la gueule avec plus ou moins de violence doivent l’avoir en travers de la gorge, comme la première Clara Morgane venue. Voilà qu’un mec sorti de nulle part et qui n’a encore rien prouvé leur grille la politesse et se voit offrir le privilège de terrasser Superman Cena en personne lors de son tout premier match pour le titre! La pilule semble amère et dure à avaler pour la grande majorité des suiveurs de la WWE et on ne peut pas tout à fait leur donner tort même si l’on a envie de nuancer légèrement le propos. Oui, notre analyse sera comme d’hab empreinte de grisisme.

 

 


Ma, tou n’a pas fait tes preuves, le nouveau! Déguise-toi en ragazza pour commencer!

 

 

En effet, il peut paraître incongru de réclamer à cor et à cri un rafraîchissement du haut de la carte en daubant en permanence sur les éternels HHH, Cena et autres Undertaker, tout en trouvant indigne de la WWE ce push aussi rapide qu’inattendu. Et pour une fois, nous ne pouvons souscrire aux propos de Kevin Eck, dont le concept appliqué à Sheamus de « champion sans mérite » nous semble aussi vaseux qu’empreint de mauvaise foi. Le reproche majeur qui est fait au rouquin réside presque exclusivement dans la rapidité de son push mais c’est oublier que pour bénéficier de son match pour le titre WWE, le Celtic Warrior a gagné le droit de participer à la Battle Royale qualificative (en battant Finlay) avant de la remporter en éliminant la bagatelle de quatre adversaires, ce qui en fait selon les règles propres à notre fédé préféré un prétendant parfaitement légitime.

 

 


Et tu passeras le bonjour à ton motherfucker de cousin Thierry!

 

 

Certes, nous direz-vous, à la rigueur on peut admettre qu’il obtienne un title shot, mais Sheam Sheam n’aurait jamais dû créer une surprise aussi forte en s’imposant contre l’un des plus grands actifs de Vince MCMahon, celui qui a vaincu clean tout ce que la WWE fait comme superstars vedettes. Là encore, l’argument nous paraît hors de propos. Le catch est un univers scripté dans lequel la notion de mérite n’a pas sa place au contraire de celle de surprise et nous avouons sans mal notre plaisir à avoir ouvert des yeux grand comme ça à l’issue du combat. La WWE nous habitue depuis toujours à ces renversements de scénario improbables, renversements qui font partie intégrante du concept même de cet entertainment qu’est le catch tel que nous le connaissons. Dès lors, s’en étonner et s’en plaindre est pour le moins surprenant.
Et puis, soyons logiques. Puisque nous sommes – vous, nous, eux – le plus souvent les premiers à nous plaindre lorsque la WWE ronronne et que les bookers s’endorment et font le choix de la facilité et des vieux pots dans lesquels on fait les meilleurs soupes, assumons notre plaisir à voir la hiérarchie ainsi bousculée et un John Cena enfin vaincu clean par un adversaire tel que le rookie irlandais, dont il faut rappeler qu’il a longuement fait ses armes sur le circuit indy, et ne vient donc pas exactement de nulle part.

 

 


Tiens Triple H, je t’apporte encore une hache!

 

 

Et puis c’est sans doute aussi une façon de répondre à la TNA qui vient de sortir Hulk Hogan du flacon de formol où il aurait dû demeurer éternellement « Same old shit » vs. « brand new champ », nous avons vite fait notre choix. Bombarder Sheamus champion nous parait d’ailleurs un très bon coup marketing de la part du staff des McMahon. Qu’attendons-nous tous aujourd’hui, que l’on ait apprécié ou non le sacre gaélique? La suite, tout simplement! La réaction de Cena, la durée du règne de l’Irish, le rematch… Bref, les prochains épisodes de Raw. D’ailleurs, la WWE s’est bien gardée de trop en faire, puisque Cena n’a perdu son titre ni sur tombé ni sur soumission. L’image de l’icône ne sort même pas affectée de cette défaite, les Kidz peuvent continuer de se ruer sur les t-shirts immondes de l’idole blessée sans en éprouver aucune honte. Et rien que pour ça, chapeau, messieurs les bookers!

 

 


Never give up selling merchandise, bitches.

 

 

On conclura ce long passage sur le débat de la semaine par un scénario qui vous semblera peut être capillotracté mais qui ne n’est peut-être pas si X-Filesque que cela. On parle là de la théorie du… botch monumental! Réfléchissons quelques minutes ensemble, si vous le voulez bien (non Silver, toi tu en es dispensé, ne t’inquiète pas). Avant de perdre son titre en s’écrasant comme une merde sur un table placée sur le ring, Cena avait au préalable hissé son adversaire sur le sommet d’un des coins du ring. Au moment de sa chute fatale, le Marine a déséquilibré Sheamus, qui fut projeté en dehors du ring et s’écrasa au sol… juste à côté d’une table placée en ringside, qu’il renversa d’ailleurs dans sa chute. Et c’est là qu’intervient la théorie du botch: peut-être Sheamus aurait-il dû passer à travers cette table au même moment (un peu comme lors du fameux Royal Rumble 2005 où Cena et Batista, derniers hommes sur le ring, chutèrent simultanément à l’extérieur). Eh oui, peut-être était-il prévu un bon vieux « no contest, Cena retains » des familles? Alors certes, Sheamus fut immédiatement proclamé Champion par les commentateurs et son thème musical a très rapidement été lancé par la prod du show, ce qui pourrait invalider la théorie du gros loupé, mais il est possible que, conscients du risque qu’un tel botch survienne étant donné la complexité de la manœuvre, les bookers avaient prévu le coup. A notre avis, l’hypothèse n’est pas si farfelue que cela et expliquerait en partie cette longue et aussi pénible que peu réaliste séquence qui a vu les deux hommes mettre un temps fou à préparer le final du combat, et justifierait également la surprise de Jerry The King lors du visionnage du ralenti. « Oh, wait a minute! », s’est-il exclamé en revoyant les images avant de couper son propos. « Wait a minute » fucking what? On ne pariera pas notre salaire annuel sur cette possibilité de botch, mais après tout pourquoi pas… d’autant qu’un no contest aurait offert l’avantage de laisser la ceinture à Cena sans briser pour autant l’effort déjà effectué autour de la construction du push de l’Irlandais. Dernière chose: le Marine avait prévenu qu’en cas de défaite, il invoquerait immédiatement sa clause de rematch. Qu’il ne l’ait pas fait, lui qui ne manque jamais à sa parole, tend à faire accroire que le scénario dont nous avons été les témoins n’était peut-être pas celui prévu… Perdons nous ensemble en conjectures, chers lecteurs, c’est d’autant meilleur que nous n’aurons jamais la réponse à notre interrogation (du moins pas avant la sortie des Mémoires des participants, mais le secret défense ne sera sans doute pas levé avant un sacré bail)!

 

 


– Allez Sheamus, c’est maintenant, on y va, saute!
– Ouais ouais, vas-y John, commence, j’arrive.

 

 

Passe moi le Celte

 

Ce que d’aucuns considèrent comme un vol éhonté occulterait presque l’autre événement de la soirée, l’autre victoire celte de ce PPV: la victoire clean ou presque de Drew McIntyre sur John Morrison pour le gain de la ceinture intercontinentale, à l’issue d’un match sans stipulation plutôt agréable à suivre sans pour autant être renversant. Nous sommes surpris de cette victoire de l’Ecossais dès sa première chance contre Morrison, mais nous classons cela au rang des surprises agréables car aussi rapide que fut ce push, il nous paraît bien mené et participe lui aussi à ce rafraîchissant renouvellement de la carte que nous appelons de nos vœux. Les mauvais esprits se plairont sans doute à y voir la main de Vince, prêt à faire de Drew le successeur de Triple H (il a bon dos, notre ami The Game) et reprocheront au Chosen One, dans le désordre, une ressemblance physique et catchesque avec le beau-fils du boss, une technique moins tape à l’œil que celle d’un Morrison ou d’un Evan Bourne et un accent à couper au couteau.. nous balayons ces arguments d’un dédaigneux revers de la main. L’Ecossais nous semble parfait dans son rôle, dégage une grosse intensité in ring et sa gimmick compense largement sa lenteur supposée et un move-set en apparence moins technique que celui de certains midcarders de la fédération. Et puis, soyons sérieux. Reprocher l’influence de Vince sur l’issue du combat n’a aucun sens dans la mesure où celle-ci est parfaitement assumée, nous en voulons pour preuve la séquence backstage ayant réuni les deux hommes à la fin du match… Et bon sang gaëlique ne saurait mentir, Vince McMahon étant lui-même le fier descendant de guerriers écossais, tout ceci est plutôt cohérent.

 

 


Bravo fiston! Morrison, tu l’as caaaaaassé!

 

 

Si depuis le début de cet article, nous nous refusons à alimenter la polémique autour des changements de ceintures inattendus, nous avons en revanche des envies de coup de gueule en repensant au déroulement du combat entre le Taker et Batista, combat plus que poussif au demeurant et qui a lui aussi connu son lot de surprises. Rappelons les faits rapidement : alors que le match fait rage depuis dix longues minutes, précipitant lentement mais sûrement McOcee dans les bras de Morphée, Batista assène un coup bas au mort-vivant qui dévore les âmes (on découvre à cette occasion que tout zombie qu’on soit, on n’en reste pas moins homme et qu’un coup dans les gonades, même éternelles, c’est moyennement agréable) et en profite pour lui éclater la tronche d’un solide coup de chaise et porter rapidement le tombé. 1, 2, 3… et le nouveau champion est… Patatras, alors que Batista embrasse respectueusement la ceinture qu’il convoite depuis si longtemps, Theodore Long fait son apparition et déclare que non, non, ce n’est pas du jeu, le méchant Animal a triché, que ce n’est pas juste et que le match doit reprendre. La suite n’est pas une surprise, coup de chaise et très joli Tombstone Piledriver, bye bye Tista, on se revoit à SmackDown… Mouais. On ne conteste pas tant l’issue du match car c’est un Batista blessé et frustré que l’on devrait découvrir dans les prochaines semaines, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Non, la question n’est pas là. On est juste un peu surpris et agacés de voir un heel privé de sa victoire pour cause de tricherie, ce qui constitue certainement LA caractéristique essentielle du heel selon la WWE. On nous objectera peut être l’enlèvement de Long par le Taker et la peur panique du GM de SmackDown à l’idée de revivre les sévices infligés par l’homme au chapeau noir mais à ce moment-là, on aurait bien aimé y être préparé un minimum par un petit segment backstage avant le combat, voire après l’affrontement, ce qui aurait rendu bien plus crédible les agissements de Long… et ce d’autant plus que la victoire de McIntyre est également entachée d’une manœuvre interdite, ce à quoi le sosie de Jacob Zuma n’a pas jugé bon de réagir. Deux poids, deux mesures. On en saura peut être plus vendredi prochain mais en attendant, on râle contre un procédé qui nous remet en cause un principe élémentaire du catch. On est pas les seuls à raler d’ailleurs, puisque Batista en fait autant. Alors Teddy, un petit tour dans la camionnette de l’Animal un de ces quatre, ça te tente?

 

 


En désespoir de cause, Teddy se rend invisible par un You can’t see me à l’ancienne.

 

 

Nous commencions notre papier en stigmatisant un show correct mais sans plus, et le combat pour le titre féminin comme celui ayant opposé Randy Orton à Kofi Kingston nous semblent aller dans le sens de notre propos.
Dans le premier cas, et si nous nous réjouissons comme il se doit de la défense victorieuse de Michelle McCool (devinez qui écrit ce paragraphe) au terme d’un match plutôt solide sans être extraordinaire, nous regrettons l’absence de stipulation un peu fun qui aurait pu donner du piment à cet affrontement entre jolies jeunes femmes. Dans un PPV dédié aux TLC, agrémenter le combat de quelques coups de chaise ou de projections à travers des tables n’aurait pas été complètement saugrenu, bien au contraire, et aurait pu permettre de continuer le travail de revalorisation de la division féminine. Et peut être aurait-on évité de voir une bonne partie des travées se vider pour se précipiter vers les buvettes et/ou les chiottes, obligeant l’organisation à plonger l’Arena dans la pénombre pour masquer autant que faire se peut le dépeuplement des tribunes. Mais ne nous plaignons pas trop. Les filles ont bénéficié de temps, ce qui est plutôt rare, et ont offert un spectacle tout en intensité.

 

 


Michelle à la ferme, suite. Aujourd’hui: on n’énerve pas la grosse vache qui broute paisiblement derrière la clôture.

 

 

Nous nous en contenterons, comme nous nous satisfaisons de ce plutôt bon affrontement entre RKO et son récent tortionnaire. Avouons que voir Randy enfin s’imposer clean contre un adversaire en plein push, ça fait du bien d’autant que ça ne brise en rien l’élan du néo-Ghanéen. Nous sommes en effet d’avis que les bookers se devaient d’inverser la tendance en redonnant un peu de crédibilité à la Vipère qui a tout de même sévèrement morflé ces dernières semaines, touchant même du doigt l’humiliation à de nombreuses reprises contre son adversaire du moment. Du reste, tout ceci nous parait parfaitement booké puisqu’Orton voit son blason redoré tandis que Kofi apparaît de plus en plus crédible et courageux à l’issue de ce match spectaculaire et bien mené, bien que perdu. Tout le monde il est content, comme à la regrettée Ecole des fans, et on a hâte de voir les deux hommes à nouveau opposés sur un ring car entre les deux, l’alchimie est évidente, comme on l’a vu notamment lors du dropkick parfait d’Orton sur un Kofi en plein vol.

 

 


– Orton! Je viens te dire que…
– Silence, imposteur. Je ne te parlerai pas aussi longtemps que tu n’auras pas changé ton nom en Kofi Accra.

 

 

Last but not least, terminons par les deux meilleurs matchs de la soirée: l’excellent Christian vs. Shelton et le très bon DX vs. Jerishow. Si l’issue de ces deux combats était plutôt prévisible, le spectacle fut bel et bien au rendez-vous sans pour autant atteindre une intensité folle.

 

 


Si votre molosse a le vertige et refuse de grimper à une échelle, il n’y a pas d’autre solution que le fouet pour le forcer.

 

 

Ils l’avaient annoncé avant le PPV, Shelton et Christian avaient bien l’intention de voler le show avec ce combat d’ouverture. Et les bougres semblent y être parvenus tant tout le monde ou presque s’accorde à leur décerner le titre de meilleur affrontement de la soirée, avec ces bumps de folie, cette échelle brisée après un saut de dingue de Christian sur Shelton et une utilisation des échelles à disposition plutôt très bien maîtrisée. Cerise sur le gâteau: cette petite entaille sous l’œil du champion canadien et la courte interruption du combat pour que Christian soit soigné pendant qu’une bonne partie du public hurlait un « We want blood! » plutôt surprenant. Nous savons qu’il existe des adeptes du sang à gogo, principalement lorsqu’il s’agit de stipulations extrêmes comme un TLC, mais nous avons du mal à souscrire à ce propos. Au contraire, nous nous félicitons plutôt de la disparition du blading, préférant de loin voir apparaître çà et là quelques gouttes imprévues (ce qui n’est finalement pas si rare que cela). De notre point de vue, cela renforce bien plus la crédibilité d’un combat, en tout cas bien mieux que le déversement d’hectolitres d’hémoglobine… Et cela ajoute au charme fou d’un Christian, vainqueur du combat au-delà de la douleur!

 

 


Christian est tellement bon qu’il est même parvenu, l’espace d’une soirée, à ressusciter l’ancienne ECW, celle où le sang, les os et la cervelle giclaient à flots.

 

 

Jerishow et la DX ont également livré un match très correct, même si là encore, l’issue ne laissait guère de places au doute. La destruction en règle de la DX lors du show précédant le PPV n’augurait rien de bon et c’est sans surprise que les deux pitres, vitrines grimaçantes du merchandising made in WWE, se sont imposés contre les champions en titre. Il y a eu de bons gros spots bien intenses dans ce TLC et le finish a été très efficace dans la mesure où les bookers sont en permanence dans l’obligation d’innover pour surprendre afin de ne pas dénaturer une stipulation de combat si particulière. Il fut en effet assez fun de voir le Big Show briser les échelles à disposition sur le ring puis hisser son partenaire sur ses épaules pour qu’il s’empare de leur Précieux commun. La suite fut à l’avenant: un bon sweet chin music dans la face du géant et un Jericho projeté à l’extérieur, laissant à Triple H tout le loisir de se saisir d’une moitié d’échelle, permettant à HBK d’escalader cet étrange piédestal et de s’emparer des ceintures. On pourra certes rechigner un peu, et souligner que Jericho s’est un peu loupé dans le final puisqu’il était sans doute prévu qu’il chute à travers la table placée en ringside. Mais ne boudons pas notre plaisir. Cette clôture du show et de l’article, même si elle ne restera pas dans la légende (la clôture du show, of course) fut très agréable à suivre, résumant presque à merveille le dernier PPV de l’année 2009. Solide mais pas de nature à nous couper le souffle comme nous l’espérions dans notre rêves les plus fous. Tant pis, ça sera pour la prochaine fois.

 

 


Et force est de constater qu’il tient mieux ses promesses que Robbie Keane.

 

 

Let’s get readdddyyyyyy to… Comment!

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