Catch

Les Rois du désert

C’est marrant, si [Dennis Miller] avait loué Obama, vous auriez dit à quel point il est extraordinaire, un peu d’impartialité et de tolérance envers ceux ayant un avis différent du vôtre ne vous ferait pas de mal.
Yoel, commentant l’article « Shamy Awards » des CDC

 

Et la lumière fut. Aveuglés par la pensée unique dont des médias gauchistes aux ordres de dangereux soixante-huitards abreuvent depuis des années nos faibles esprits, nous avions sombré dans un antibushisme primaire qui s’était exprimé dans différents articles des CDC. Heureusement, les efforts conjugués de Yoel et du Tribute to the Troops nous ont décillé les yeux.

 

 


Les prochains objets de merchandising de John Cena sont déjà prêts.

 

 

Compte-rendu objectif du Tribute to the Troops

 

Par Saint-Romain Goupil, cette septième édition de l’hommage aux troupes – Tribute to Troops (TTTT) – nous a remis l’esprit en place. Grâce à cette superbe émission offerte aux yeux de nombreux Américains sur le réseau NBC le 19 décembre 2009, nous avons enfin compris ce que signifie être patriote. En ces temps où l’Hexagone est en proie à une vitale interrogation concernant l’incorporation des tajines, du mafé, du falafel et du rouleau de printemps à son menu national, l’Amérique et la WWE, fondues en une seule entité héroïque, nous ont donné une grande leçon d’amour du drapeau et de la patrie. Merci Vince Mc Mahon!

 

 


Le Père Noël et le Père Fouettard ont fusionné!

 

 

L’émission TTTT de cette année avait lieu en Irak, mais malheureusement pas à Abou Ghraib, haut lieu du Hell in a Cell. Non, le show s’est tenu au Joint Base Balad, au nord du triangle sunnite (à 40 km de Bagdad). Un endroit aussi accueillant que le fort du Désert des Tartares, mais que les femmes et les hommes venus jusque-là depuis la lointaine Amérique pour défendre notre droit à une existence paisible ont transformé en sympathique colonie de vacances.

 

 


Non, ce n’est pas le soleil qui se couche au loin! C’est une bombe à fragmentation qui vient de semer la liberté dans un village!

 

 

Les stars de la WWE ne voulaient pas rater l’occasion de témoigner leur reconnaissance à ces combattants de la liberté sans l’action desquels Mohammad Hassan serait encore à la WWE, et avec une gimmick de top-face qui plus est. Ils ont donc été nombreux à emprunter un vol transatlantique long courrier pour offrir un show inoubliable à ce contingent extraordinaire.

 

 


Ce n’est qu’au moment où, à sa descente d’avion, le sergent recruteur lui dit « You’re in the army now » que Shad Gaspard commença à se douter de quelque chose.

 

 

Les deux premiers jours sur place furent consacrés à des rencontres, des séances de dédicaces, de tir et de bras de fer, des gang bangs sur les Bella Twins, des gimmick matchs contre des prisonniers irakiens et autres joyeusetés qui remplirent de joie les cœurs simples des fers-de-lance de la civilisation.

 

 


Ha! Y a un soldat qui vient d’allumer une clope! PAN!

 

 

Le show lui-même se produisit au dernier jour. Pour donner du baume au cœur aux nombreux engagés latinos, la ravissante Eve Torres faisait office d’annonceuse. Le générique d’ouverture a nous a incités à nous écrouler à genoux devant notre écran, tant notre reconnaissance est profonde envers ces valeureux militaires exportant la liberté sans frontières, cette liberté immuable inscrite dans le code génétique de la bannière étoilée comme l’a si bien dit John « The Marine » Cena dans son discours aux troupes. Naturellement, « the Champ », bien que détrôné entretemps par le renégat irlandais Sheamus, arborait sa ceinture de Champion WWE car il y a des choses qui ne devraient jamais changer, comme par l’exemple l’identité du titulaire du poste de secrétaire à la Défense des Etats-Unis. Sur fond de musique subtilement entraînante, quel bonheur de voir les divas se trémousser devant des boys en rut (mention spéciale à Layla et aux Bella Twins), reprenant ainsi le flambeau des pin-ups sur le front de la Guerre de Corée ou du Vietnam! Quel plaisir ineffable de voir nos braves imiter MVP debout sur un B-52 spécialisé dans les bombardements humanitaires !

 

 


Straight up Bombing!

 

 

Bien sûr, quelques pisse-vinaigres ont un peu gâché la fête comme le mahométan Barack HUSSEIN Obama, qui a hypocritement salué les hommes et les femmes d’honneur qui servent en Irak et à travers le monde afin de défendre les valeurs de liberté et de démocratie de marché… Rendons grâce à VKM d’avoir magnanimement accepté de diffuser le discours de ce sinistre personnage qui n’a de cesse de confisquer l’argent des Américains avec ses impôts putrides et sa sécurité sociale liberticide! Mais l’image dérangeante de l’islamiste forcené de la Maison-Blanche fut rapidement effacée par celles de nos catcheurs en admiration devant les soldats ou en recueillement devant les plaques commémoratives.

 

 


ooooooh Tr0 f000rt <3 , je m3 v00is ded4An!!! XD

 

 

Il va sans dire que la rédaction des CDC s’est pâmée d’aise en regardant les combats de ce TTTT. Hélas, nous n’avons pas pu voir le combat au terme duquel MVP a battu Chris Masters car c’était un dark match, une mise en bouche pour nos courageux guerriers… mais nous ne doutons qu’au regard de la qualité technique des belligérants et de leur vitesse d’exécution, ce combat aurait eu sans nul doute les 5 étoiles du Wrestling Observer de Meltzer !

 

 


Eh oui, Chris Masters jobbe encore.

 

 

Suivit un affrontement par équipe qui vit Rey Mysterio et Mark Henry défaire Carlito et CM Punk. Ce fut le premier combat télévisé sur NBC, starring le très populaire (bien que catholique) Rey Mysterio… Le missile latino enchante très vite les troupes rendues à l’état de gamins de huit ans et n’hésite pas à offrir son masque de camouflage à un G.I près du ring. Ca pourra toujours servir lors d’une mission! Son comparse Mark Henry aura beaucoup moins de succès, puisque le public le huera quelque peu… Est-ce la barbe du Word Strongest Man qui était rédhibitoire?

 

 


Tirez pas! On se rend!

 

 

Divine surprise pour nous aux CDC: le TTTT a ressorti du formol cet hippie décati de Carlito associé pour l’occasion au peu soigné CM Punk (Chicago Made… encore une pourriture de démocrate!) qui osera s’en prendre à l’un des intrépides soldats dans le public car il mâchait du tabac (pourtant made in America)!
Très vite, les gauchistes sournois prennent à partie le valeureux Rey Rey, et CM Punk n’hésite pas à placer ses coups de pied cosmopolites sur le petit homme! Dieu (qui est Américain) merci, Rey Mysterio obtient un tag et le monstrueux Mark Henry fait le ménage avec autant d’efficacité qu’un char Abrams dans une maison irakienne abritant des terroristes terrifiés. Après deux péripéties, le combat se termine par un double 619 sur les ennemis intérieurs et une victoire bien méritée pour les patriotes.

 

 


Pour ses attentats suicides, Al-Qaïda innove encore.

 

 

Interlude
« Forever Young », chanson du drogué gauchiste Bob Dylan, auteur par ailleurs de nombreux abominables pamphlets antipatriotiques dont l’abject With God on our side, est lancée et c’est avec une émotion non feinte que les CDC découvrent combien les lutteurs de la WWE, enfin surtout les Bella Twins, aiment les soldats américains (à l’inverse de ces ingrats d’Irakiens qui n’apparaîtront pas une fois dans le show)… Les superstars de la WWE s’égaillent au réfectoire des troupes, dans des tanks, dans le désert, posant avec des fusils…

 

 


– Bon alors, Msieu Finlay, vous équilibrez bien le fusil au creux de l’ép…
– T’en fais pas gamin. J’ai abattu une cinquantaine de soldats anglais du temps où j’étais à l’IRA.

 

 

Retour sur le ring de Joint Base Balad où la toujours aussi ravissante Eve annonce l’arrivée de… Santa Truth! R-Truth, déguisé en Père Noël Coca Cola, nous avons enfin la preuve que le barbu du grand nord est noir (comme le président des USA, sauf que le Père Noël fait des cadeaux fiscaux, lui au moins)… Rappant comme savent si bien le faire les gens de son ghetto, R-Truth réclame l’aide de ses jolies auxiliaires. Il s’ensuit la venue des divas Kelly Kelly, Layla, Alicia Fox et des infatigables Bella Twins qui distribuent cadeaux WWE et baisers aux troupes du désert, Joyeux Noël et mettez-en leur plein la tronche, aux ennemis de la liberté!

 

 


Couteaux! Grenades! Shurikens! Slips du Great Khali!

 

 

Mais la guerre pour le Bien ne va pas sans faire de victimes. Parmi les forces du Mal et ces raclures de civils qui les aident, évidemment, mais ça, on s’en fout, z’avaient qu’à pas être méchants. Hélas, cette guerre juste emporte aussi parfois les vies de bons Américains fauchés dans la fleur de l’âge. La tragédie n’est jamais loin du triomphe. C’est ce que la WWE rappelle ensuite, dans un moment d’extrême gravité, en offrant, pour la seule et unique fois de la soirée, une victoire à un heel sur un face. Mais nos sublimes spectateurs n’en ont auront guère cure car le heel en question est le Champion des Etats-Unis, qui est donc par nature un face, quel que soit son rôle actuel. La victoire du Miz sur son ancien comparse JoMo est donc elle aussi saluée avec des applaudissements patriotiques.

 

 


Oh, vous avez fait des banderoles avec le même logo que ma ceinture! C’est trop sympa, fallait pas!

 

 

Les bannières étoilées sont de sortie. Elles entourent le ring, elles scintillent sur la ceinture du Miz, elles sont arborées par les militaires et les catcheurs, ne manque plus qu’un avion déployant dans le ciel un beau drapeau américain! Tout cela annonce l’arrivée de Captain America en personne.

 

 


Défilé automne-hiver 2009 de l’US Army: cette saison, la tenue de camouflage dite « You can’t see me » se portera orange fluo.

 

 

Cet homme qui a porté si haut l’emblème aux 50 étoiles, cet homme qui incarne mieux que quiconque la résilience et le sens du sacrifice propre à tout individu détenteur de papiers américains, cet homme qui a su porter le destin des Marines démobilisés au rang de tragédie antique dans un film dont chaque scène est inoubliable, cet homme… IS… HERE!!! L’accueil est indescriptible. Donald Rumsfeld lui-même pourrait apparaître à cet instant qu’il ne serait pas autant célébré. Certaines soldates tentent même de l’agripper au passage!

 

 


You can’t touch me.

 

 

Face à Cena se dresse un lâche qui, alors qu’il aurait pu être américain, a opté pour la citoyenneté canadienne sans doute pour déléguer à d’autres, plus courageux, le soin de défendre sa liberté à manger des pancakes au sirop d’érable à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Chris Jericho sera comme de juste balayé par un Cena aussi inarrêtable que l’avancée de la Coalition sur Bagdad en 1991.

 

 


Le saviez-vous? Chaque fois qu’il jette un regard sur le drapeau des Etats-Unis, John Cena gagne dix points de force.

 

 

Au-delà d’un show qui valait n’importe quel Wrestlemania, on gardera en mémoire les visages emplis de bonté de ces milliers de combattants de la paix qui veillent, si loin, à notre tranquillité prise pour cible par ces ordures d’insurgés irakiens. Puissent-ils tous rentrer sains et saufs à la maison et acheter plein de produits dérivés WWE (y compris, pour les unijambistes, des prothèses Zack Gowen)!

 

 


Army army, yeah yeah.

 

 

On se quitte avec un florilège des légendes publiées sur wwe.com (qui a aussi mis en ligne des lettres d’enfants aux soldats) qui prouvent bien que la critique de cette guerre si juste, hélas de plus en plus répandue, n’entrera pas de sitôt dans le saint des saints de Stamford. Puissent les électeurs républicains du Connecticut qui hésitaient encore à donner leur voix à Linda McMahon dans la course au Congrès voir ce véritable déchaînement de patriotisme et oublier leurs appréhensions à l’égard de la première dame de la WWE!

 

 


Oups, de prime abord on a lu « most pathetic ».

 

 


Comparez la vignette ci-dessus à la précédente et expliquez en 4 pages l’intérêt de ce subtil glissement sémantique.

 

 


Ah ça y a pas à dire, la coke dans le repas du soir, c’est drôlement efficace.

 

 


En effet. Deux beaux patriotismes chacune.

 

 


L’entrée de Dick Cheney au Hall of Fame, un grand moment d’émotion.

 

 


Encore une preuve que la WWE ne prend pas Hurricane Helms au sérieux.

 

 


Et surtout notre pay-per-view-dom!

 

 


On comprend mieux pourquoi Sheamus n’était pas du voyage.

 

 


Pas dur, suffit de balancer des fusées éclairantes toute la nuit.

 

 


Joy c’est les Bella Twins dans les dortoirs des garçons, Laughter c’est Chris Jericho qui dit plein de mots que personne ne comprend.

 

 


Surtout Cena, revenu tellement humble qu’on en a eu mal pour lui.

 

 


Y a intérêt, c’est leur supérieur hiérarchique à tous.

 

 


« Jamais vu autant d’illettrés posséder autant d’armes en même temps. »

 

 


Ah non pardon, ça c’est une légende issue d’Olweb.

 

 


Heu, les dirigeants qui ont décidé de faire cette guerre, c’est bien ça?

 

Retrouvez toutes les vignettes du TTTT ici, avec d’excellentes légendes de nos vignetteurs (dans lesquelles nous avons d’ailleurs puisé pour cet article) et à bientôt dans un prochain épisode des Legend Killers! On se quitte avec ce comm de Lapkult:

 

 


Aux USA, pour montrer qu’on est patriote, on ne lit pas la lettre de Guy Môquet mais celle de John Cena.

36 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut