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ECW: le vrai adieu à Tommy

Tommy can you feel me?
Can I help to cheer you?

The Who, Tommy can you hear me?

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où votre serviteur a déjà sorti tous ses vêtements rose fluo.

 

 


Welcome back Bret, salut maman et adieu pour de bon, Tommy.

 

 

Compte-rendu de l’ECW du 29 décembre

 

Cette semaine, réveillon oblige, on va faire un compte-rendu un peu différent. En deux temps, que je vais vous faire ça. Une première partie, normale, où on va causer de tous les matchs et des promos et une seconde, consacrée exclusivement à l’évènement de la semaine: à savoir le départ de Tommy Dreamer de la ECW.

 

 


Sérieusement? Je suis champion, j’ai pas fait un match depuis trois semaines et pour me mettre over, j’ai ça?

 

 

Alors, on va commencer par le ECW Homecoming, une bonne idée qui est, tranquillement, en train de se transformer en fiasco. Pour ceux qui en doutaient encore, il suffisait de regarder l’épisode de ce soir qui montrait clairement les limites du concept, en l’occurrence celles du roster de la ECW. Ben oui, parce que pour que le concept du Homecoming soit intéressant, il aurait fallu réussir à mélanger les anciens et les nouveaux pensionnaires de la ECW. Et cette semaine, la ECW a montré que son roster était trop petit pour ce concept. Les deux premières semaines du Homecoming, la ECW avait proposé deux matchs mettant aux prises trois membres de son roster actuel et un invité spécial. Cette semaine, le Homecoming a proposé un Matt Hardy-Finlay et un Evan Bourne-Mike Knox, autant dire aucun membre régulier du roster. Et la semaine prochaine, on nous promet, pour commencer l’année, CM Punk, Chavo Guerrero et Mark Henry.

 

 


Cette semaine dans la Cuisine des mousquetaires, Maïté nous a montré comment gaver une oie.

 

 

On va donc faire les comptes rapidement: sur les seize participants en lice, on aura, au moins, 9 compétiteurs qui ne font plus partie de la fédération et seulement 7 membres actuels du roster (Kozlov, Jackson, Goldust, Ryder, Archer, Tatsu et un membre à désigner). Globalement, ce genre de rapport de force statistique, ça s’appelle à la fois un aveu de faiblesse et une grande claque dans la gueule des types qui auraient pu prétendre à cette dernière place. The Hurricane, William Regal et Shelton Benjamin, avec un profil assez crédible de Number One Contender, doivent eux aussi moyennement apprécier l’invasion des transfuges, sans même parler de Paul Burchill qui aurait pu profiter de l’occasion pour réintégrer la ECW.

 

 


Sans sa barbe, Triple H, c’est vraiment pas ça …

 

 

Bon, rapidement, Matt Hardy contre Finlay… Mouais, un match potable pour un opener mais clairement pas au niveau de ce qu’ils avaient pu fournir en Main-Event quand ils étaient à l’ECW. Victoire de Matt pour les amateurs de compte-rendus précis. C’est pas que ces deux-là soient mauvais mais à force de les reléguer à des Tag-Team matchs de midcard et quelques main-events de Superstars dans l’année, il ne faut pas trop s’étonner qu’ils ne fournissent pas des five-star matches toutes les semaines.

 

 


Dis Matt, tu te rappelles l’an dernier quand on était en Angleterre et qu’on avait fait un des meilleurs matchs de l’année on Free TV?

 

 

J’ai aussi été assez déçu par le match Mike Knox contre Evan Bourne, pas mauvais pour le temps qui lui a été donné mais vraiment pas exceptionnel non plus. Un match comme un autre entre un big man et un high flyer bien plus léger, ce qui est un peu dommage compte-tenu des qualités de ces deux-là. Knox est le plus rapide des big men mais il a raté à moitié son cross-body et Bourne a fait son boulot du mieux qu’il a pu, mais contre un mastodonte et booké pour une victoire pas trop compliquée et rapide, il n’a pas pu donner la pleine mesure de son talent.

 

 


Ah, la ECW, c’est cool de revenir dans la seule fédé où j’ai le droit de gagner des matchs!

 

 

Je vais rapidement passer aussi sur l’intervention de Christian au commentaire du premier match, ordinaire, et sur le segment qui montrait Goldust, Yoshi Tatsu, Baretta et Croft, prélude à un tag-team match sans doute. Il est temps de me concentrer sur cette dernière nuit à la ECW pour Tommy Dreamer qui a perdu son dernier combat au terme d’un très bon match contre Zack Ryder.

 

 


Je prends ma retraite, mais la relève est assurée avec Tyler Reks.

 

 

Très honnêtement, j’ai un mal fou à comprendre la WWE. C’est une société qui peut être une sale garce, incapable de faire le service minimum pour une occasion spéciale – je ne reviendrai pas sur les départs de la fédération de Lita ou de Victoria et n’aborderai pas l’absence quasi-totale d’hommage à Umaga lors de sa disparition. Mais c’est aussi une entreprise qui peut être capable de faire ce qu’il faut, comme ce soir pour Dreamer qui a eu une sortie aussi digne que classieuse.

 

Alors bien sur, certains diront que peut-être une storyline un peu plus longue aurait été bienvenue. C’est vrai mais Tommy nous avait déjà fait le coup en juin juste avant de décrocher le titre, et resservir le même angle six mois après, c’était pas forcément une bonne idée. D’autres aussi diront que finir contre Zack Ryder, pas encore très haut dans la carte, n’était pas la meilleure idée qui soit pour un tel match. Là-dessus, je suis loin d’être d’accord. Je l’ai déjà dit la semaine dernière, aussi saugrenu que ça puisse paraître Ryder est actuellement dans tout le roster le catcheur qui a débuté le plus tôt à la WWECW. En plus, sa love story on-screen avec Rosa Mendes permettait d’évoquer discrètement les plus grandes heures de Tommy, celles où Beulah McGillicutty était dans son coin.

 

 


– Tommy, pour ta retraire, on s’est cotisé, voilà ton cadeau…
– Chut, ma femme est là, juste derrière…

 

 

D’ailleurs, toujours au chapitre classe, c’était bien que Beulah, la femme de Tommy, soit réellement au premier rang cette semaine, ça ajoutait au côté émotionnel du speech qu’a fait Dreamer. Je n’ai jamais été fan de ses promos mais là, il était juste parfait dans son Farewell speech et a dit exactement ce qu’il convenait de dire quand on est un catcheur qui prend sa retraite. Il a été sincère, digne et fier, ce qui n’est pas si courant dans ces moments-là et a terminé en déposant son t-shirt fétiche, logotypé ECW dans le ring, ce qui est d’une ironie absolue puisque l’ex-ECW a survécu des années grâce au fait que Dreamer, en plus d’être catcheur, était dans la coulisse celui qui s’occupait de la vente des t-shirts.

 

 


Mine de rien, j’en aurai vendu des t-shirts dans ma carrière, plus que Cena. OK, c’est parce que c’est moi qui tenais le stand mais quand même.

 

 

Incontestablement, avec le départ du dernier ECW Original des écrans de la WWE (Joey Styles est toujours là pour s’occuper du site web), c’est la fin d’une ère pour la ECWWE. Ce n’est pas forcément bon signe pour le show, qui a quand même beaucoup perdu en qualité ces douze derniers mois, mais c’était plus que plaisant que la WWE en prenne conscience et décide de le montrer à l’écran.

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