Catch

Ceinture de Plomb, présentation

Pour critiquer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer.
Coluche

 

Les catcheurs, on les connaît et on les aime. Dès lors, en nous plaçant une nouvelle fois sous le haut patronage de ce grand penseur que fut Coluche, nous nous permettons de les critiquer, et vous invitons à vous joindre à nous dans une affectueuse entreprise de démolition!
Après des semaines de réflexion, d’interventions techniques de notre informaticien préféré, le génialissime Mathbouq, et de tests en tout genre, nous avons donc le plaisir de lancer aujourd’hui la première édition de la Ceinture de Plomb, lointaine cousine plutôt germaine du célèbre Ballon de Plomb de nos vénérés amis du site des Cahiers des Fooball. Qui sera le Llacer, le Fiorèse ou le Moussilou de la WWE? Ca sera à vous de vous prononcer.

 

Le module de vote sera en ligne dès demain.

 


Qui aime bien châtie bien.

 

 

Ceinture de Plomb 2009, la liste

 

Ceux et celles ayant déjà participé à l’élection du plus mauvais footballeur de l’année ne seront guère dépaysés, la méthode et l’esprit étant peu ou prou identiques. Nous avons donc sélectionné une liste de quinze catcheurs éligibles selon certains critères qui nous sont propres et que les habitués de ces pages connaissent bien. En effet, il n’était pas question de nous limiter à la seule technique in ring pour déterminer ceux qui pourraient prétendre au titre du plus mauvais catcheur de l’année. Gimmick foireux, storylines discutables, mic skill déficient et booking désastreux sont autant d’éléments ayant pesé au moment de faire notre choix, et qu’on vous demande de prendre en considération au moment de voter à votre tour. Bien sûr, nous ne prétendons pas à l’exhaustivité et encore moins à l’objectivité. Comme dans toute sélection, il y a certainement des oubliés ou certains athlètes que certains d’entre vous seront choqués de retrouver dans une élection de cette nature mais au moment de faire des choix, nous avons laissé une part de subjectivité s’exprimer.

 

 


Mais pour toi, on n’a eu aucune hésitation, cadavre.

 

 

Elle ne fut d’ailleurs pas si simple à établir, cette fameuse liste. Même au sein de la Rédac’, les débats ont été âpres au moment de décider qui devrait figurer aux côtés des indiscutables Hornswoggle et autre Great Khali. La question principale était la suivante: devions-nous y intégrer certaines mégastars souvent décriées ici et ailleurs mais tutoyant les sommets et les main-event avec la régularité d’un métronome? Ou devions-nous nous limiter à des catcheurs et des catcheuses croupissant en undercard? Nous avons finalement décidé de retenir la première solution, principalement pour deux raisons.
La première tient au fait que nous avons trouvé que le choix de s’en tenir à l’undercard était terriblement limitatif. Le risque était ici de devoir nous contenter d’une liste où des Funaki et des Escobar se seraient taillés la part du lion. On a connu plus sexy.
La deuxième raison nous ayant poussés à intégrer certains grands noms à notre liste tient au fait qu’effectivement, lesdits grands noms sont de plus en contestés, sur nos pages, dans les comms de nos lecteurs (suffit de voir les commentaires dans le concours de popularité, qui n’ont pas épargné les abonnés aux grands titres), sur les forums du monde entier et même dans les stades où se tiennent les réunions. Que nous soyons d’accord ou pas avec la nature de ces reproches n’est finalement que secondaire: nous nous devions d’écouter certaines critiques récurrentes du WWE Universe. On a beau par exemple relativiser certaines attaques gratuites contre John « superman » Cena mais le fait qu’il lui arrive de provoquer autant d’applaudissements que de sifflets dans les enceintes accueillant Raw est selon nous assez révélateur d’un certain malaise. Justifiées ou pas, les critiques pleuvent sur cet emblème de la fédération de Vince McMahon, de même que sur certaines autres très grandes stars. Bref, vous trouverez sûrement cette liste imparfaite mais au moment de la publier, elle nous parait relativement équilibrée dans la mesure où elle exprime à la fois notre opinion et celle d’une grande partie des suiveurs de notre sport divertissement favori. A vous de nous faire part de votre approbation ou de votre désapprobation dans les commentaires du présent article.

 

 


Pour établir cette liste, la rédac des Cahiers du Catch a délibéré dans la plus grande solennité.

 

 

Nous vous demanderons donc, au moment du lancement du module de vote (post ad hoc à venir très vite), de choisir trois catcheurs au sein de cette fameuse liste, en gardant bien à l’esprit qu’il s’agit de « sanctionner » uniquement l’année 2009 et pas l’ensemble d’une carrière. Le premier se verra attribuer 3 points, le deuxième 2 points, tandis que le troisième choix se verra créditer de 1 point. A la fin du vote (au bout de trois semaines, le temps, espérons-le, de rameuter de nombreux votants au-delà du glorieux CDC Universe), the winner takes all et sera élu « Ceinture de Plomb 2009 ». C’est aussi simple que cela.

 

 


Ah merde, pas assez simple pour tout le monde, apparemment.

 

 

Mais trêve de bavardages, voyons plutôt à quoi ressemble la liste! Les quinze malheureux désignés sont ici succinctement présentés, avec les arguments incitant à voter pour eux et, a contrario, à ne pas les couvrir d’opprobre.

 

Hornswoggle
Une élection du plus mauvais catcheur de l’année sans la participation du nain hurleur le plus agaçant de toute l’histoire de la WWE n’aurait guère de raison d’être. Combien de storylines a-t-il gâchées l’année dernière? Combien de segments backstage a-t-il souillés de sa seule présence? Combien de catcheurs a-t-il ridiculisés à jamais? Cerise sur le gâteau, depuis la reformation de la DX, Horny est devenu omniprésent dans le show du lundi soir, y compris dans le main event. Un segment avec le nain, ça va. C’est quand il commence à y en avoir beaucoup que cela pose des problèmes. Les admirateurs d’Hornswoggle nous rétorqueront certainement que ce n’est pas de sa faute s’il est petit, que certains de ses segments sont finalement plutôt rigolos et qu’il a un coté badass qui ne demande qu’à être exploité. Que le peuple s’exprime!

 

 


Il a déjà changé l’or en plomb une fois, en plus.

 

 

Gail Kim
Gail est une énigme. Son retour à la WWE après une expérience plus que concluante à la TNA était très attendu par la communauté des suiveurs de la fédération de Stanford. Il était dit qu’enfin un talent catchesque hors pair allait dynamiser les affrontements entre Divas et tirer l’ensemble de la division féminine vers le haut. C’est que Gail revenait au bercail auréolée d’un statut de main-eventer glané à la fédération concurrente à force d’acrobaties réalisées depuis la troisième corde. C’est donc peu dire qu’on en attendait beaucoup. Quelques mois plus tard, la déception est immense. Après un début en fanfare à SmackDown et quelques combats intéressants contre Maryse, elle est draftée à Raw où elle va peu à peu perdre pied et sombrer lentement mais sûrement dans le bas d’une carte pourtant jugée des plus faibles. Manque d’engagement lors des combats, botchs à répétition, Gail Kim quitte les spotlights et se retrouve tour à tour reléguée au statut de potiche en ring side, d’arbitre ou de bonne copine qui jobbe en tag team. Un seul title shot, aucune promo ni segment backstage notable, bref un booking à son image, fade et sans saveur, Gail est la déception de l’année de la division féminine. Ce qui en fait un candidat de poids à l’élection de la Ceinture de Plomb!

 

 


– C’est pas juste Gail, pourquoi t’es sélectionnée et pas moi?
– Parce que toi, ton truc, c’est plutôt les Gérard de la musique.

 

 

Les Bella Twins
Personnalisation du néant catchesque, incarnation presque parfaite de la potiche sans cervelle, inutilité faite femmes, les Bella Twins, reléguées au rang d’accompagnatrices de Guest Hosts masculins, ressemblent bien plus aujourd’hui à des call-girls qu’à des athlètes décidées à en découdre sur un ring. Les jumelles sont certes ravissantes mais on doit pouvoir compter leurs combats de 2009 sur les doigts d’une seule main de Django Reinhardt, les Bella n’étant généralement appelées à montrer leur talent catchesque que dans le cadre de matchs à nombreuses candidates où il faut bien faire le nombre. C’est peu, bien peu pour prétendre à autre chose que quelques voix à l’élection d’une Ceinture de plomb qu’elles se feraient certainement un plaisir de partager. Certes, on ne leur donne par leur chance et il nous a même semblé entrapercevoir certains progrès in ring dernièrement. Ce sera à vous d’en juger.

 

 


Le meilleur rôle des Bella, c’est encore mannequins pour les crash tests.

 

 

Mr Kennedy
Si l’élection du retour le plus foireux de toute l’histoire de la WWE existait, Mr Kennedy en serait un très sérieux concurrent à la victoire finale. Un petit tour et puis s’en va, voilà comment nous pourrions résumer le retour avorté d’un catcheur qui nous paraissait pourtant fort sympathique. Pour son grand retour à Raw, Mr Kennedy botche une prise en combattant contre Randy Orton, provoquant la fureur de la vipère, se blesse au bras et se fait virer dans la foulée. On s’incline devant tant de poisse et on se persuade que sa place dans cette sélection est loin d’être usurpée! Pourtant, le bonhomme nous paraissait doué au micro et plutôt intéressant sur un ring. Oui mais voilà, le pauvre est complètement passé à côté de son retour, ce qui ne pardonne pas quand on bosse pour Vince…

 

 


Hé tocard! Je me fais virer, je touche mes indemnités et je vais jobber pour Hogan à la TNA! Alors, qui c’est le cerveau?

 

 

Le Great Khali
Voilà à n’en point douter un candidat de premier plan à la Ceinture de Plomb. Gimmick poussive, capacités in ring proches du néant, un air d’attardé mental ne le quittant pas, des combats aussi soporifiques que ses pénibles segments du bisou, Khali rassemble à lui seul toutes les qualités requises pour être intronisé plus mauvais catcheur de l’année 2009. Nous étions convenus entre membres de la rédac de dégager le pour et le contre dans la présentation de chaque participant mais là, on a beau se creuser, on ne voit pas bien ce que l’on pourrait ressortir de positif de l’année du géant indien. Ah si, ce n’est pas de sa faute, il est né comme ça!

 

 


Bouge pas, le tailleur de la ceinture de plomb va commencer à prendre tes mesures.

 

 

Santino(a) Marella
Le clown le plus talentueux de la WWE a ses détracteurs. Il faut dire qu’il représente tout ce que certains détestent dans le petit monde de la fédération de Stanford: l’entertainment à l’état pur. Et convenons en, si le personnage s’en sort plutôt bien dans son rôle de pitre ultime, tout ce qu’il touche n’est pas de l’or. Demandez par exemple à Beth Phoenix si son association avec Santino(a) a servi ou desservi ses intérêts catchesques… Et on a tous encore en mémoire le Battle Royal des Divas lors de Wrestlemania XXV gâché par la victoire de Santina(o). Est-ce suffisant pour en faire un potentiel vainqueur de la première version de la Ceinture de Plomb? Que retiendrez-vous en priorité? Son talent d’acteur, bien réel? Ou les segments lourdingues que les bookers nous imposent avec plus ou moins de bonheur?

 

 


Una cintura di plombo? Ma, tant que ce n’est pas ouna cintura di chasteté, je la veux, onk onk onk! Ca ira bien avec ma couronna!

 

 

Chavo Guerrero
Ah, le bon Chavo ! Nombreux sont ceux qui estiment que Chavo est un excellent technicien qui n’est pas à sa place dans la carte de la WWE. Peut être. Mais Chavo, c’est aussi celui qui s’est fait ridiculiser pendant des semaines par Hornswoggle, le nain sautillant lui ayant infligé défaite sur défaite. Si on ajoute à cela une quasi absence de storyline consistante, on a selon nous un sérieux candidat à la « victoire finale », si tant est que le gain de la Ceinture de Plomb puisse être considérée comme une victoire.

 

 


Une ceinture? Voyons, c’est trop! Un élastique qui tient le slip, ce serait déjà énorme!

 

 

Vladimir Kozlov
Vlady Kozlov ou l’histoire d’une dégringolade brutale dans la carte de la WWE. Il y a un an, rien ne semblait pouvoir arrêter l’Ukrainien booké russe qui faisait régner la terreur et la désolation à SmackDown. Fort de son invincibilité en un contre un, il apparaissait alors comme un prétendant naturel à la ceinture suprême et à la relecture de ce qui se disait de lui sur les forums spécialisés, le seul doute qui transparaissait alors était celui du timing. Quand Kozlov allait-il être sacré champion WWE? Et puis, badaboum, en un sweet chin music de HBK, tout s’est écroulé! Depuis sa première défaite clean, Kozlov collectionne les déconvenues. En fait, sa descente dans la carte fut presque aussi rapide que sa montée. Ecarté d’un Wrestlemania dont on pouvait s’attendure, peu de temps auparavant, qu’il serait le théâtre de son sacre, drafté à l’ECW où il végète depuis des mois sans jamais apparaître comme un candidat crédible à la ceinture de sa brand, pris dans une sorte de no man’s land storylinesque qui laisse entre apercevoir un prochain turn dont on se demande s’il servira ses intérêts, Kozlov est tombé bien bas, à la limite de l’oubli. Et pourtant, ce svelte et romantique jeune homme a quelque chose, et on a encore envie de croire que son expérience des arts martiaux en fera un jour une figure incontournable de la WWE. Mais en attendant, c’est sur la liste de la Ceinture de Plomb qu’il figure en bonne place!

 

 


– Tu avais promis push! Vladimir nominé ceinture plomb maintenant!
– Voyons, mon cher, c’est un malentendu, je suis certain que nous pouv… ALLEZ ZEKE ASSOMME-LE PAR DERRIERE VITE!!!

 

 

Triple H
Lent in ring, moveset de plus en plus limité, tireur de ficelles en coulisses, perdant clean aussi souvent qu’un passage de la comète de Halley, peu enclin à faire progresser les jeunes pousses de la fédération, trustrant les titres au plus grand désespoir des fans désireux de voir le haut de la carte se renouveler un peu, bénéficiant de son statut de « beau-fils de » comme un vulgaire Jean Sarkozy, ridicule depuis la reformation de la DX… voilà peu ou prou ce qui est reproché à HHH par ses détracteurs, qui nous paraissent de plus en plus nombreux. Il ne fait parfois pas bon durer lorsque l’on catche à la WWE car si nous comprenons les raisons de la fronde anti-Game, ses opposants semblent oublier un peu vite tout ce qu’Hunter a réalisé et réalise encore le lundi soir. Un catcheur qui a tenu le haut du pavé lors de sa feud contre Randy Orton et a pris part à nombre de combats notables, dont le Triple Threat contre Michaels et Cena à Survivor Series ou l’entraînant Tag Team Match contre Jerishow à TLC, peut-il décemment être élu plus mauvais catcheur de 2009?

 

 


Haha, vous croyez que je peux ne pas gagner une compétition dans laquelle je suis engagé? Non seulement je vais la gagner cette putain de ceinture, mais je vais la gagner treize fois, ouais!

 

 

L’Undertaker
Voilà un monument dont l’aura faiblit aussi vite que sa capacité à enchaîner les matchs. Le Taker est sans doute une légende mais à mesure que le temps passe, il nous semble de plus en plus évident qu’il serait plus inspiré de raccrocher so,n imperméable au clou une bonne fois pour toutes. Son gimmick sent le moisi, plus personne n’y croit, il catche sur une jambe, n’est plus capable d’enchaîner les grosses prestations et ne ressemble plus à grand-chose une fois que le rimmel à coulé. Si l’on devait décrire l’année du mort-vivant, qu’évoquerions-nous à part son formidable combat contre HBK à Wrestlemania XXV? Seulement son règne moisi à Smackdown depuis son retour à Summerslam. Un règne ennuyeux, marqué par l’enterrement en première classe de CM Punk et par des apparitions sporadiques indignes d’un champion du monde en titre. Gimmick lassant + porte claquée à la gueule de jeunes catcheurs méritants + emploi du temps hyper allégé: un cocktail suffisant, selon nous, pour figurer dans cette sélection.

 

 


Et s’il fallait élire le catcheur le plus mal habillé, il serait également en très bonne position.

 

 

John Cena
Cena est certainement le meilleur exemple de superstar multi-titrée, abonnée aux main-events des pay-per-view, portée aux nues par les bookers (encore trois fois champion du monde en 2009) mais qui a de plus en plus de mal à trouver les faveurs du public de la WWE. Ainsi est-il devenu courant d’entendre des sifflets descendre des travées des arènes où John Cena se produit, ce qui est étonnant lorsque l’on sait que le Marine est un outil de merchandising stratégique pour la fédé de Stanford. Booking irritant, quasi-invincibilité plus que pénible, personnage moralisateur ami des enfants, incarnation du patriotisme benêt, technique in ring plutôt frustre, voilà ce que l’on a coutume d’entendre de la part des détracteurs du Marine. Vince, n’entends-tu pas le peuple gronder? Et pourtant, Cena bénéficie d’un vrai charisme, est plutôt bon micro à la main et a livré son lot de combats plus que solides. Les voies des Cena Haters sont parfois impénétrables; peut-être en saurons nous plus à l’issue de ce scrutin.

 

 


Un concours du pire catcheur? Présent!

 

 

Matt Hardy
En voilà un qui a bien laissé passer sa chance en 2009. Ca démarrait pourtant de la plus belle des manières, avec sa trahison stupéfiante au Royal Rumble puis une feud qui valait de l’or contre son frère, adoré des foules. Raté: si les combats furent corrects, le manque de gnac des frangins, et spécialement de Matt, au micro, a été rédhibitoire. Matt eut une autre chance, un peu plus tard, en Face vengeur de son frère contre CM Punk. Mais là encore, il manqua singulièrement d’énergie et de charisme. Il se retrouve désormais en midcard et ne semble guère pouvoir viser plus haut, peut-être parce qu’il est lesté d’une encombrante bedaine… 2009, l’année du grand ratage pour l’aîné des Hardy, à coup sûr. S’il a toujours ses fans, ils le défendent surtout au nom de son passé, et non en vertu de ses accomplissements en 2009…

 

 


La lose: plus qu’une attitude, un mode de vie à part entière.

 

 

Maria
Diva de l’année 2009? Non mais vous rigolez? La gentille rouquine n’a fait en 2009 qu’une paire d’apparitions en ring, fort oubliables d’ailleurs. Pour le reste, elle s’est contentée de jouer la potiche en backstage, et quand on l’a laissée approcher d’un ring, elle a été le valet le plus inefficace depuis Planchet, contribuant à la défaite de trop de son Dolph d’amour contre Morrison en lui enlevant pratiquement des mains une chaise qui aurait pu lui offrir le titre Intercontinental. Certes, elle a été plaquée par le beau blond pour la peine, mais ne mérite-t-elle pas (et avec elle ce fameux WWE Universe qui l’a élue meilleure catcheuse 2009) une punition plus spectaculaire encore?

 

 


Haaan! Mais y a des gens qui se battent sur ce ring! Ils risquent de se faire vachement mal, non?

 

 

Eric Escobar
Ah, il nous avait fait bonne impression, Eric Esssscobar, à sa première apparition! Comment ça se fait? Facile, c’était loin d’un ring puisque la scène se passait lors de la teuf des dix ans de Smackdown. Après Edge, Vickie avait mis la main sur un nouvel homme fort, se disait-on, un gars jeune et costaud, avec tout un gimmick de gangster latino à la Razor Ramon reloaded qui lui permettra de frayer au sommet de la WWE! Las, le brave Eric avait un charisme d’endive, et ne suscita de la part du public qu’une indifférence totale, que ce soit en heel lâche ou en Face insultant sa protectrice Vickie en reprenant (mal) des vannes autrement mieux servies par Edge du temps de son divorce d’avec la Castafiore de Smackdown. Il finit brutalement relégué dans un cul de basse-fosse et son congédiement ne surprit personne. On nous objectera qu’il a semblé montrer quelques capacités athlétiques lors de ses passages dans le ring, mais on est certains que la FCW et le circuit indy regorgent de types au moins aussi doués que lui entre les cordes et, en plus, doués d’une personnalité. Incarnation de l’erreur de casting, Essscobar mérite pleinement sa place au rang de déshonneur.

 

 


Ce soir, j’ai la migraine, alors tu vas faire ceinture… de plomb.

 

 

MVP
Un rappel: ce vote ne porte que sur 2009. Peu importe si MVP a pu être formidable en 2007 ou s’il le redevient en 2010. 2009 aura été, à de très rares éclaircies près, un long tunnel pour lui, en dépit d’un règne d’US Champion sans saveur. En janvier, après la fin de sa losing streak inexpliquée, il reçoit un push tout aussi inexpliqué et, surtout, opère brutalement un face-turn dont on cherche toujours les raisons profondes. Plus encore que l’enchaînement de défaites qu’il a connu entre septembre 2008 et janvier 2009, c’est ce turn qui l’affaiblit. Le personnage de sportif pro narcissique et adepte du bling blling ne passe pas en Face; du coup, Montel multiplie les appels les plus basique au public afin d’obtenir quelques tièdes pops (il hurle avec entrain de le nom de la ville où se tiennent les shows, il coupe la parole aux heels en expliquant que le WWE Universe n’a pas envie de les entendre — un comble lors d’une altercation avec Jericho! —, il salue les kids en courant vers le ring…). Rien n’y fait, et quand il récupère le titre de champion US, le 20 mars, face à Shelton Benjamin, tout le monde s’en moque. Suivent une participation anecdotique au Money in the Bank à Wrestlemania et un draft à Raw où il se retrouve face à des adversaires plus jeunes, plus toniques, plus enthousiasmants: Swagger, Kingston, Miz… Kofi lui prend rapidement sa ceinture, et il se retrouve à traîner avec les guest hosts comme une troisième sœur Bella. Il tentera de se refaire en faisant équipe avec Mark Henry, mais leur association aura le malheur de feuder avec la même (un petit qui parle et un gros qui castagne) mais en deux fois meilleure: Jericho et le Big Show. Seul bon moment: sa feud personnelle avec Swagger, hélas vite éteinte, et dont les braises devraient être rallumées en ce début 2010 face au Miz. En attendant, MVP a été en 2009 fade au micro et approximatif dans le ring, et mérite bien sa place ici.

 

 


Ouf, ils ont pas parlé du décor de ma VIP Lounge. P’t être qu’ils ont oublié…

 

 

Ah et putain vous avez vu sa misérable lounge? On dirait le patio d’un putain d’Etap Hotel! Va te fournir chez Habitant gros pitre!

 

 

Les recalés

 

Ils ont failli en être, et ne doivent qu’à la limitation à quinze candidats d’échapper à la honteuse nomination. Mais leurs cas ont été sérieusement évoqués…

 

Randy Orton
Voilà encore un personnage controversé sur ces pages et ailleurs. Même s’il bénéficie d’une forte popularité au sein de la Rédac’ des Cahiers du Catch, on a bien failli l’intégrer à la liste de l’infamie, les voix dans les têtes de bon nombre de suiveurs grondant chaque jour un peu plus fort. Certains lui reprochent une lenteur insoutenable, une répétitivité désespérante in ring, lui qui serait tout juste capable de porter un DDT et un RKO, des pushs démesurés au regard de son véritable talent, un ton monocorde dès lors qu’il s’agit de placer une promo et un gimmick aussi creux que le programme électoral de l’UMP. D’après les grincheux, à part rouler des yeux et des mécaniques, ce garçon ne saurait rien faire d’autre. Ceux-là oublient à notre sens sa gestuelle unique, son charisme naturel et ses déplacements vipérins. Orton demeure donc à l’extérieur de la liste, mais il serait avisé d’accélérer la cadence en 2010 pour faire taire ses contempteurs…

 

 


L’autre option, c’est de les tabasser à mort.

 

 

Batista
Batista aurait très bien pu en être lui aussi. Car l’Animal en 2009, c’est quoi? Une longue absence pour blessure au début, un énorme push à son retour, un combat en cage pourri qui lui donne le titre WWE just like that, et immédiatement une nouvelle blessure… et à son retour, rebelote: un nouveau gros push (victoires consécutives sur Orton et sur Jerishow) et un draft à Smackdown doublé d’un heel turn sous forme de bouée de sauvetage, tant son personnage de Face ultra-basique tournait en rond en indifférait de plus en plus de monde. N’empêche, il a fait plus ou moins correctement son travail de gros tas de muscles, mais qu’il fut pénible en 2009…

 

 


La personne la plus ravie du retour de Batista, c’est la pharmacienne officielle de la WWE.

 

 

JBL
Si Mr Kennedy est le champion du retour raté, JBL restera sûrement dans les annales comme le catcheur ayant connu le départ à la retraite le plus ingrat de toute l’histoire de l’humanité catchesque. Un dernier combat en PPV perdu en quelques secondes et contre Rey Mysterio, un simple « I quit » en guise de discours d’adieu, JBL a quitté l’univers des rings par la plus petite porte, tellement minuscule que Hornswoggle lui-même devrait la franchir en rampant. On a bien failli l’incorporer à la liste pour rendre hommage à ce grand champion dont le départ rimera à tout jamais avec « ridicule », mais nous avons finalement décidé de nous incliner devant le formidable heel qu’il fut et devant la maestria avec laquelle il joua son rôle dans la formidable feud l’ayant opposé à Shawn Michaels en début d’année.

 

 


Je suis pas dans la liste? Bon ben si c’est comme ça, j’me casse!

 

 

Tyler Reks
Prenez un grand gars costaud ayant fait ses gammes à l’échelon inférieur. Dotez-le d’un gimmick de Face sympa et décontracté (surfeur rasta, yeah man) et envoyez-le se faire discrètement les dents à l’ECW, dans le cadre du grand renouvellement de cadres de l’été de la brand du mardi (au même moment débutaient Sheamus, Tatsu et Abraham Washington). Faites-le tranquillement feuder avec de l’undercard locale (Zack Ryder puis Paul Burchill)… puis frottez-vous les yeux, et constatez qu’il a un dropkick en guise de finisher et que la foule profite de ses passages pour aller pisser un coup. Alors, faites la seule chose possible: transformez-le en jobber (derniers matchs télévisés recensés: défaites contre Sheamus, Ryder et Regal à Superstars en octobre-novembre) et en désespoir de cause tentez un heel turn (Reks a récemment combattu en dark matchs les Faces Shelton Benjamin et Yoshi Tatsu). Et surtout, réveillez-nous quand viendra le moment des futurs endeavours.

 

 


Sale année pour les surfeurs: Patrick Swayze est mort et Tyler Reks est toujours en vie.

 

 

Ricky Ortiz
Ri-qui? Pretty Ricky? Non non. Le porteur de serviette le plus ennuyeux depuis les assesseurs du Procès de Kafka. Depuis son lit de douleur (il a été licencié le 8 août après quelques mois minables à Smackdown marqués par sept défaites rapides en autant de matchs), Ortiz doit regarder avec envie CM Punk jouer avec ô combien plus de talent les heels « motivateurs ». Pour sa part, il doit avoir du mal à se motiver pour aller se chercher une bière, tant son charisme confine à celui d’un carton vide qui pourrit sous la pluie dans un terrain vague.

 

 


La serviette, c’est pour sécher les larmes. Les lunettes, c’est pour les cacher.

 

 

Mark Henry
L’homme le plus fort du monde a été tellement apathique cette année qu’on a bien failli l’oublier. Avec un physique comme ça, pourtant, dur de passer inaperçu… Mais une fois digérée son énorme pop reçue lors d’un face-turn jamais justifié (au moment de son draft à Smackdown), le gentil Mark est resté englué au fond de la midcard de Raw, jobbant allègrement face à des Miz et des Cody Rhodes et servant de plus en plus de renfort comique ou de pote à guest host. Son gabarit lui offre une quasi-garantie de continuer de squatter tranquillou à la WWE, où on aime les big men qui font pas chier. Donc si on le laisse de côté pour 2009 (malgré un atroce segment de rap), on ne doute qu’on pourra le récupérer en 2010 à peu près dans le même état semi-comateux.

 

 


Burp.

 

 

Voilà, la liste est donc là, le module de vote sera en ligne demain! En espérant que le concept vous plaise, nous vous invitons dès à présent à commenter la liste des sélectionner ici-bas, et n’oubliez pas…

 

 


Un de nos gentils votants sera tiré au sort pour aller remettre la Ceinture de Plomb au grand vainqueur (surtout si ça tombe sur un heel sanguinaire).

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