Catch

ECW: le nouveau gros monstre rouge

Je mettrai en vous mon esprit: alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles.
CM Punk, euh non, Livre d’Ezekiel (Jackson)

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où on va commencer l’année avec du retard, tous mes vœux de bonheur et des grands atemis qui claquent bien fort dans vos faces.

 

 


Et à toi, spectateur désespéré, je te souhaite de toucher une fille d’ici la fin de l’année.

 

 

Review de l’ECW du 5 et du 12 janvier

 

Au programme aujourd’hui, coma post-réveillon du 31 oblige, deux épisodes de la ECW pour le prix d’un avec la suite et la fin du Homecoming. Le tournoi s’est terminé en ce début d’année par un épisode un peu spécial et plutôt étrange puisque le grand retour de Punk au bercail n’a pas vraiment marqué les esprits.

 

La promo initiale du Straight Edge favori des lecteurs des CDC était pourtant bonne. Il y disait qu’il voulait toutes les ceintures pour prouver à quel point son mode de vie était meilleur que celui que vous menez, vous autres, misérables vermisseaux intoxiqués… Le seul problème, c’est que Jericho avait quasiment fait la même, il y a quelques semaines, et que bon, Jericho n’est pas The best in the world at what he does pour rien…

 

 


Vais lui apprendre moi à ce sycophante pseudo-messianique et soi-disant Straight-Edge à réutiliser le texte de mes vieilles promos!

 

 

De la même manière, le main-event qualificatif pour la dernière place contre Mark Henry était bon mais sans plus, sans supplément d’âme. Pour être tout à fait honnête, le truc qui m’a le plus plu ce soir-là à propos de Punk, ce fut son ami Luke Gallows. J’adore la manière qu’a l’ex-Festus d’être extrêmement tactile avec ses co-religionnaires. Il pose une main très puissante sur leur épaule et les caresse d’une manière assez trouble, jouant volontairement des codes homo-érotiques avec un talent que jamais Orton et ses amis de la Legacy n’ont réussi à avoir.

 

 


Heu, Shawn, attends deux secondes… C’est quoi cette histoire d’homo-érotisme, là?

 

 

Enfin globalement et malgré ce dévouement total de la part de l’inventeur du Gallow’s Pole à son gimmick, on va dire que la prestation de Punk ce soir-là fut bien inférieure à ce dont il nous régale habituellement à Smackdown.

 

 


Viens, serre-moi vite et fort, mon messie velu…

 

 

Tiens, à propos de Regal (et là, cher lecteur, tu te dis: waouh, à la Rédac des Cahiers du Catch, ils sont vraiment fortiches niveau jeu de mots, je l’avais pas vu venir, celle-là… Une transition en forme de calembour, quelle classe et pourquoi pas des contrepèteries en légende des vignettes, tant qu’on y est?), il semble qu’il ait définitivement endossé le rôle de manager d’Ezekiel Jackson puisqu’il était à ses côtés contre Vladimir Kozlov et n’a pas participé au Homecoming. Il a porté chance à son poulain qui a détruit le Russe mais c’est hélas tout ce qu’il y a à retenir de ce match. Ezekiel n’est pas mauvais dans le ring, pas brillant non plus, mais je ne pense pas qu’il soit prêt en tant que catcheur à faire un bon match contre Vlad. On ne va pas l’en blâmer, vu que Triple H lui-même s’y est cassé les dents dans ce qui fut le pire match de 2008. Espérons simplement que sa victoire soit définitive et qu’on ne revoie plus jamais de matchs entre ces-deux là. Et souhaitons que Kozlov qui n’a pas vraiment fait de choses intéressantes en deux ans de présence à la WWE, ait enfin une chance de briller dans un Future Endavour Triple Threat contre Tyler Reks et Eric Escobar.

 

 


Bon, on te lâche si tu promets de plus jamais revenir dans un ring, OK?

 

 

Paradoxalement, le match de la soirée fut l’opener, très bon, entre Shelton Benjamin et Chavo Guerrero. Un parfait exemple de ce que ces deux types sont capables de faire: de l’athlétique, du technique, bon timing, bonne alchimie entre les compétiteurs, en un mot un match fort plaisant qui a montré que Chavo avait le niveau pour reconquérir son titre et que même si Shelton a gagné cette fois-ci, on peut toujours compter sur un Guerrero quand il s’agit de faire le boulot dans le ring.

 

 


T’as vu Hornswoggle? Moi aussi, je peux le battre…

 

 

Tout cela nous amène au show du 12 janvier qui voyait se conclure le Homecoming et qui a débuté avec Zack Ryder et Rosa Mendes (déjà présents pour une très brève promo, la semaine d’avant). Avec, cette fois-ci, un temps de parole supérieur à 35 secondes, Ryder a été plus convaincant que la fois précédente et bien vendu le fait que mettre Tommy Dreamer à la retraite était aussi important que tous les titres. Cela lui a évidemment valu une forte désapprobation du public et du Hurricane. Le justicier masqué, toujours prompt à défendre la veuve et l’orphelin, a pris en main la mémoire de l’innovator of violence et le résultat in-ring était assez plaisant malgré un finish assez folklorique… The Hurricane est pour l’instant la victime malheureuse du plus beau botch de l’année, ce qui ne l’a quand même pas empêché de finir son match comme convenu en jobbant pour Ryder.

 

 


Bon alors, la feud est prévue pour durer jusqu’au carnaval, vu nos costumes, ça devrait le faire…

 

 

En guise d’apéritif à la battle royale du homecoming, on a aussi eu droit à un match de gala: Goldust contre Trent Baretta. Bon, vous avez vu le problème? D’un côté, Goldust, vétéran émérite, charismatique et over avec le public pour avoir eu son heure de gloire il y a dix ans. De l’autre, Trent Baretta, nouveau venu avec au compteur trois squash matchs en tag-team. Pour ceux qui n’auraient pas encore deviné, j’ajoute que la feud a été buildée en une semaine et a vu son premier épisode opposer à Superstars Yoshi Tatsu et le tag-team partner du jeunot (dont je d’ailleurs suis incapable de me rappeler le nom sans consulter mes archives).

 

 


Cette année 2010, c’est le grand retour de Sylvie Vartan. Veinards, va…

 

 

Ben, oui, c’est un match dont on n’a globalement rien à foutre, ce qui lui donne un avantage: la certitude de ne pas décevoir puisqu’on n’en attend rien. L’affrontement était correct, sans plus, et a vu la victoire de Baretta. Un très beau move à noter cependant de la part du rookie: une esquive sur le tablier du ring d’un coup de tête de Goldust transformée en coup de la guillotine après un demi-tour en plein vol. Malheureusement, je ne pense pas que ce soit suffisant pour faire de Baretta un bon catcheur, il est juste ordinaire… La WWE devrait lui donner plus de temps pour s’entraîner au soleil de Floride avec son ami, histoire d’acquérir encore un peu plus de personnalité et d’expérience avant d’aller jouer dans la cour des grands.

 

 


Baretta-Goldust? Désolé, les gars, mais je vous laisse commenter…

 

 

D’ailleurs, plus généralement, la WWE devrait sérieusement se pencher sur ce qui se passe là-bas: sérieusement, combien de talents la FCW a-t-elle réellement envoyés « prêts pour les gros shows » ces 18 derniers mois? Il y a trop peu de noms qui me viennent à l’esprit. Drew McIntyre et Sheamus n’étaient là-bas qu’en transit et ont tous les deux fait leur débuts au Royaume-Uni. La Hart Dynasty a fourbi ses armes dans le donjon familial. Swagger a débuté dans la lutte amateur et Tatsu au Japon. A part Alicia Fox, la FCW n’a pas apporté grand chose à la WWE et ce n’est ni Croft, ni Barretta, ni Rosa Mendes, ni Tyler Reks, ni Eric Escobar, ni Abraham Washington (qu’on a pas encore vu à la ECW cette année) qui me donnent envie de me pencher sur leur roster.

 

 


Faudrait quand même songer à mettre un vigile à l’entrée, non? Sinon, Eric Escobar va vouloir revenir…

 

 

Bon, alors, trève de digressions. Passons à la Battle royale, point d’orgue du Homecoming. Oui, bof, bof… Pas mauvaise mais pas exceptionnelle, enfin ça constitue quand même un bon teaser pour le Rumble qui vient bientôt donc on ne va pas blâmer la WWE pour ça. Mais, le problème c’est qu’une telle battle royale ne peut se permettre de décrédibiliser personne ou presque.
Le vainqueur, celui qui va affronter Christian au Rumble, doit paraître fort, vu qu’il va obtenir un title shot. Et les autres ne doivent paraître faibles pour autant vu qu’ils seront au Rumble. Donc, à part Evan Bourne, jobbeur et high-flyer dont le gabarit et la place dans la carte en font un ultimate underdog pour le Rumble: pas d’élimination rapide. Punk, ancien champion du monde, devait rester longtemps. Shelton, ancien number one contender, devait, question de crédibilité, lui aussi avoir pas mal de temps dans le ring, avant une élimination avec Vance Archer, histoire de les lancer définitivement dans une feud. Yoshi Tatsu, en manque de crédibilité (et c’est pas sa feud avec Pipo et Bimbo de la FCW qui va lui en apporter), ne pouvait pas non plus ne faire qu’un tour rapide dans le ring. Kane, monster heel, qui possède un record d’éliminations au Rumble, devait apparaître comme le favori. Et Matt Hardy, toujours over avec les fans, ne pouvait sortir tôt que si un babyface gagnait. Or, c’était Jackson qui était booké pour la victoire. Donc le match fut trop irrégulier: chacun a joué la montre après l’élimination initiale et attendu tranquillement que la séquence d’éliminations en cascade commence après la coupure pub pour que le final entre Kane et Ezekiel voie le second prendre le dessus.
Et on a donc Ezekiel Jackson comme Number One Contender. Ce qui est quand même un choix assez discutable et j’ai franchement du mal à voir où la WWE veut aller.

 

 


Dis, si je gagne la ceinture, j’aurai moi aussi le droit de mettre le peignoir de ma mémé?

 

 

Le gars est booké très costaud et il a le look pour ça mais il n’est pas assez expérimenté in-ring pour être champion (à moins de jouer un rôle de monster heel qui détruit toute opposition sur son passage, ce qui serait idiot puisque Big Zeke serait alors la copie Noir et rouge du champion blanc et vert de RAW). Le type n’est pas non plus un abonné aux PPVs et il n’y aucune certitude qu’il soit capable d’assurer au Rumble mais bon, s’il y a bien un PPV où on se peut se permettre un booking des titres de championnat un peu risqué, c’est le Rumble, le main-event éclipsant facilement les matchs précédents. Sans être génial au micro, il n’est pas si mauvais que ça et mettre Regal à ses côtés est une idée bizarre.

 

 


Quand un monstre rouge rencontre un autre monstre rouge, qu’est-ce qu’ils se racontent? Des histoires de monstre rouge.

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