Catch

Mort d’un bulldozer

When the priest comes to read me the last rites,
I take a look throught the bars at the last sights,
Of a world that has gone every wrong for me.

Iron Maiden, Hallowed Be Thy Name.

 

Le 4 décembre de cette année, Eddie Fatu, plus connu sous le nom d’Umaga, nous a quittés suite à un arrêt cardiaque. En l’absence d’hommage rendu par la WWE, c’est donc à moi que revient le privilège de prononcer l’oraison funèbre du plus samoan des bulldozers.

 

 


Un article rien que sur moi dans les CDC? Tain, ça valait le coup de crever!

 

 

Tribute to Umaga

 

Décédé à 36 ans, Umaga avait acquis une célébrité mondiale en 2002 en intégrant la WWE. Mais il possédait déjà une solide expérience sur le circuit indy.

 

When it all began…

 

Edward “Eddie” Fatu naît à Apia, dans les Îles Samoa, le 28 mars 1973. Il aurait pu, comme beaucoup d’autres jeunes Samoans, se prendre de passion pour le rugby et tenter de devenir pro. Mais il vient au monde dans une des familles les plus renommées du catch (en plus de lui, cinq de ses frères ou cousins passeront à la WWE, parmi lesquels The Rock et Yokozuna…What else?). Sa carrière est donc toute tracée : Eddie le Samoan sera catcheur. Mais son futur pseudo sera quand même un discret hommage au rugbyman Tana Umaga, d’origine samoane.

 

 


Ici au milieu de sa propre stable.

 

 

Débuts (1996-2005)

 

Il y a très peu d’infos sur les tout débuts du jeune Fatu dans le monde du catch. On sait qu’il commence sa carrière professionnelle en 1996 sous le pseudo de Jamal. Il forme avec son cousin Rosey (aka Matt Anoa’i) une équipe qui s’appelle alors « The Samoan Gangstas ». Après avoir changé de nom pour « The Island Boyz », Jamal et Rosey se font les dents dans diverses fédérations de catch, telles l’HCW ou OVW.
Le 22 juillet 2002, les Island Boyz se font finalement connaître mondialement en débutant à la WWE, avec un nouveau changement de nom. Désormais, ils s’appellent les « Three Minute Warning » et sont engagés par le GM de Raw , Eric Bischoff, pour massacrer les personnes qui n’auront pas réussi à divertir ce dernier en trois minutes (d’où leur nom).
Pas grand-chose à retenir sur cette période, si ce n’est quelques segments d’un mauvais goût franchement douteux, comme ces attaques de deux lesbiennes, ou le massacre du mariage gay de Billy Gunn et Chuck Palumbo.

 

Quoi qu’il en soit, en 2003, Eddie Fatu est libéré par la WWE, qui aurait estimé qu’il était trop gros et trop dangereux pour ses partenaires. S’en suit une période de deux ans, où Fatu va catcher dans le circuit Indy (sous le pseudo d’Ekmo, ou Ekmo Fatu), entre autres pour la TNA et la AJPW (où il devient d’ailleurs champion par équipe).

 

WWE : I wanna be somebody (2005-2009)

 

 


Etre un sauvage semeur de mort et de chaos n’a jamais interdit d’être coquet.

 

 

En 2005, Eddie Fatu est rembauché par la WWE. Mais cette fois, son personnage est entièrement revu (alors que « Ekmo » était plus ou moins proche de « Jamal », qui se baladait en casquette à l’envers et maillot de foot américain). C’est ainsi qu’il réapparaît à Raw le 3 avril 2006, cornaqué par Armando « Now everybody listen… TO ME! » Estrada, sous le nom d’Umaga.
C’est le début de la célébrité pour Eddie Fatu, qui campe un monster heel extrêmement crédible (à mon avis le seul réellement crédible de ces dernières années) et, surtout, incroyablement technique et dynamique.
Certes, ses moves sont classiques (voire ordinaires, si vous êtes fans de feds Indy), mais ils sont exécutés par un individu de près de 160 kgs… Ajoutez un visage qui transpire la haine, ainsi qu’un côté « sauvage des îles » magnifiquement joué, et vous avez une idée de pourquoi Umaga était un des rares monster heels qui n’endormaient pas les spectateurs.

 

 


Quant à ses adversaries, il avait une façon bien à lui de les réveiller.

 

 

De cette période, contrairement à la précédente, on peut retenir une foultitude de choses. Entre autres:
– Notre héros a été deux fois Intercontinental Champion.
– Umaga est resté invaincu pendant près d’un an (précisément pendant 259 jours, de ses débuts le 3 avril 2006, à New Year’s Revolution le 7 janvier 2007). Si une winning streak n’est pas un exploit en soi, force est de constater qu’Umaga à obtenu cette streak dès ces débuts, sans jamais avoir été main-eventer (un Goldberg a été invaincu deux ans, mais avait été un « monster face » main-eventer à la WCW avant d’arriver à la WWE.).
– Il a également été l’un des très rares catcheurs non-main-eventers a avoir été impliqué dans une feud longue durée concernant la famille McMahon (il était au service de Vince McMahon en tant qu’Enforcer n°1).
– A noter également que Umaga a pris part au « Milan Miracle ». Pour ceux qui ne connaissent pas, la WWE avait organisé un Raw télévisé à Milan, le 16 avril 2007. Ce jour-là, Mr. McMahon avait nargué la foule, et avait mis au défi n’importe quel spectateur de battre Umaga pour le titre Intercontinental. Ce qui aboutissait aux débuts de Santino Marella à la WWE. Memento.
Il s’agit, à ma connaissance, de la seule fois où un catcheur débute à la WWE en tant que monsieur-tout-le-monde.

 

2009 : It’s so hard to say goodbye

 

Après une blessure au genou, un retour et une feud avec CM Punk (remember the Samoan Strap Match?), Umaga, à la surprise générale, est viré de la WWE, quelques jours après son ami Mr. Kennedy. La WWE justifie son renvoi par un contrôle positif dans le cadre de la Wellness Policy, ainsi que par un refus de se faire soigner.

 

 


Ici, Umaga oppose un refus poli mais ferme à un collègue chargé de lui demander de passer à l’eau claire.

 

 

Si l’événement n’a en soi rien d’exceptionnel, il ouvre une nouvelle fois la porte à la critique. Certes, le choix de ne pas suivre une cure de désintoxication appartient à Fatu et à lui seul. Néanmoins, on peut encore une fois noter l’hypocrisie de la WWE; car si elle renvoie effectivement des catcheurs pour contrôle positif, on peut noter que:
– Si ces lutteurs se chargent, c’est en grande partie pour pouvoir suivre les cadences infernales imposées par la WWE.
– Vince McMahon a beau mettre en avant sa Wellness Policy, elle ne l’empêche pas de fermer les yeux sur les produits dopants prescrits par ordonnance, de réintégrer au bout de quelques mois seulement des lutteurs qui ont enfreint cette Wellness Policy (Jeff Hardy), et enfin d’octroyer des passe-droits aux lutteurs trop « bankables » (Morrison, Orton et Edge, contrôlés positif et jamais virés; Batista, Cena ou Triple H qui ne passent pas aucun test…).

 

 


Dégoûté, CM Punk, a bu 18 litres de Pepsi pour oublier.

 

 

Quoi qu’il en soit, après son licenciement, Fatu fera encore quelques matchs, notamment durant le Hulkamania Tour, où il affronte Ken Anderson, ex-Mr. Kennedy.

 

Le 4 décembre 2009, Eddie Fatu est retrouvé inconscient dans son salon par sa femme, saignant du nez et de la bouche.
Amené à l’hôpital, les médecins diagnostiquent un arrêt cardiaque, avant de le mettre sous respirateur artificiel. Il est finalement débranché, après un deuxième arrêt cardiaque, et déclaré officiellement mort, à 36 ans. 2 ans de plus que Andrew « Test » Martin, mort en début d’année.

 

 


Pfff, dire que j’avais parié sur Jericho… Enfin… Bienvenue sur le chat quand même, mec.

 

 

Ce qui restera

 

 


Wazaaa! J’en ai cassé des os quand meme!

 

 

Edward « Eddie » Fatu

Né à Apia, Îles Samoa, le 28 mars 1973.
Mort à Houston, USA, le 4 décembre 2009.

 

Palmarès

– 2 fois WWE Intercontinental Champion
– 1 fois AJPW Unified World Tag Team Champion (/w Taiyō Kea)
– 2004 AJPW World’s Strongest Tag Team League en 2004 (/w Taiyō Kea)
– 1 fois FMW/WEW Hardcore Tag Team (/w Matt Anoa’i)
– 1 fois HCW Kekaulike Heritage Tag Team Champion (/w Taiyō Kea)
– 1 fois HWA Tag Team Champion (/w Kimo)
– 3 fois MCW Southern Tag Team Champion (/w Kimo)
– Classé 22e des 500 meilleurs catcheurs en 2007 par le PWI.
– 2002 Worst Tag Team (Three Minutes Warning /w Rosey) par le Wrestling Observer.
– Entrant en 14ème position au Royal Rumble.

 

Et pour le mot de la fin, cédons la parole à la famille d’Eddie.

 

 


VA SAMOAAAAAAAAAAAA!!!

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