Catch

Raw vs Smackdown 2010: les poubelles contre les plus belles

Les trois dixièmes de la beauté féminine sont dus à la nature, les sept dixièmes à la parure.
Proverbe chinois

 

Mais qu’est-il donc passé par la tête des stratèges de la WWE au moment d’officialiser leur mini-draft au contenu si déséquilibré? La bonne Diva (ne pas confondre avec la Diva bonne) est une denrée rare que l’amateur averti identifie rapidement, et la liste Michelle Mc Cool, Melina, Mickie James, Beth Phoenix et Natalya, issue des glorieux CDC Awards, ne souffre pas contestation, même si quelques autres combattantes méritent considération. Les cinq étaient équitablement dispersées entre les deux shows, jusqu’à ce que la guest hostess Nancy O’Dell, puisant dans sa blondeur naturelle, annonce un « diva trade » déshabillant complètement Raw pour habiller Smackdown. Melina se retrouvait ainsi seule top diva de Raw, et enfilait sans gloire une ceinture encore chauffée des larges hanches de Mickie James en plaçant deux prises dont une botchée sur Jilian, pendant que les talents se serraient comme des sardines à Smackdown.

 


Pas grave, je ne pouvais pas garder la ceinture de Mickie de toute façon, elle est trop serrée pour moi.

 

 

Rawsmack, le supplément Divas

 

Il paraissait dès le départ fort probable que le show bleu creuse l’écart sur son rival rouge concernant le supplément Divas. Trois mois plus tard, le constat est sans appel, puisqu’une « grosse » rivalité enfle à Smackdown pendant que l’horizon de Raw devient Waterloo morne plaine depuis qu’une stratégie primitive et fragile est ébranlée par un impondérable. Le facteur malchance a frappé, puisque la pauvre Mélina, harassée par l’ampleur du challenge que représente une course au titre et sa conservation dans la même brand que les Bella Twins, Jilian ou Kelly Kelly, a préféré se péter le genou plutôt que de devoir feuder pour la ceinture contre Maryse.

 


Plein le dos d’assurer le selling dans cette brand de bras cassés!

 

 

Ainsi, au grand malheur des organisateurs de matchs de Raw, la guerre Melina/Maryse n’aura pas lieu. Or, obnubilés par cette affiche au point de dédaigner et sacrifier les quelques semaines précédant le retour de la Canadienne, les cerveaux de Raw ont visiblement consacré l’intégralité de leurs ressources depuis la mini-draft à apporter un souffle épique à ce duel. Quelle déception alors d’imaginer que cette stupéfiante attaque surprise portée sur Mélina par une Maryse astucieusement camouflée en dinde (les déguisements les plus naturels sont les plus efficaces) restera sans lendemain.

 

Le reste du roster? Les Bellas ont passé leur fin d’année à jouer le rôle d’escort girls pour des guest hosts tous plus sordides les uns que les autres, et perdent chaque semaine un peu plus du peu de leur crédibilité sportive, alors que leur gémellité pourrait apporter une vraie valeur ajoutée, et Kelly Kelly a joué les jobbeuses pour remettre en piste Maryse en sortie de convalescence, et n’a pas vraiment le vent en poupe pour accéder à un title shot à l’heure actuelle.

 


– Foxy, on vient de retrouver Maryse, celle -à ne nous sert plus à rien, tu peux lui briser le cou.
– Trop cooooool !

 

 

Seule Eve Torres a réussi à s’extirper de ce néant narratif en copinant avec le Masterminator, reprogrammé Face par la rébellion, pour entamer un CDD de valet plutôt dévouée à épicer les combats de son boyfriend plutôt qu’à mener des matchs pleins. A moins qu’en raison de son enthousiasme et de sa bonne condition physique, elle ne devienne sa partenaire au sein d’une tag team mixte, mais même dans ce cas, le potentiel d’équipes adverses et de rivalités reste très restreint (Chavo/Jilian, et peut-être Carlito avec une Bella). Bref, ce ne sont pas les louables efforts de perpétuation de l’espèce produits par le couple Mastorres qui animeront la section Divas de Raw.

 


Oh Chris, emmène-moi loin d’ici, je n’en peux plus de me faire pincer les fesses par des guest hosts lubriques!

 

 

Pour parer à l’imprévu Mélina, un tournoi désignant la nouvelle porteuse d’un titre devenu vacant a été organisé, et si la formule ouvre la porte à de nombreuses concurrentes et présente l’avantage de l’équité pour le roster, sa mise en place dans l’urgence pèse sur la qualité des matchs qui composent le tournoi, courts et pas vraiment pétillants. Ce type d’organisation aurait pu donner de belles choses, une touche de sérieux et une remise à zéro des compteurs de la hiérarchie avec plus de temps de préparation, mais le temps a été perdu fin 2009, et il est trop tard pour le rattraper.

 

Notre cousine québécoise (vas-y pupuce, fais leur payer la capitulation de Montréal à ces perfides descendants d’Anglais!), qui sort elle-même de blessure (arthrite du poignet paraît-il) et occupait déjà le haut de l’affiche avant son absence, devient grande favorite grâce à son incomparable cul-ture catchesque, faisant rêver des millions d’amateurs avertis à coups de moves toujours plus osés (surtout des tombés en fait), et devrait marcher sur une concurrence manquant de préparation, puisque se sachant exclue d’une lutte monopolisée pour le titre.

 


Et bientôt, nous aurons une championne des Divas aussi prestigieuse et distinguée que le champion des Etats-Unis!

 

 

Alicia Fox mériterait tout de même d’obtenir sa chance, forte de ses progrès constants et de qualités techniques plus sûres (elle est en train de devenir doucement la reine des souplesses), et déjà abusivement éjectée de la lutte pour le titre contre Mélina alors que, étant donné la pauvreté du roster féminin de Raw, la renarde se retrouve aujourd’hui parmi les meilleures lutteuses encore en activité dans le show et serait capable d’apporter de la fraicheur à l’upcard sans la décrédibiliser.

 


Ma ceinture ? Même pas en rêve, pars plutôt t’inscrire au championnat de Twister si tu veux gagner quelque chose dans ta carrière!

 

 

Quand à Gail Kim, il faudrait au moins qu’elle sorte de son mutisme en vainquant son aversion pour le micro (ou alors c’est carrément le micro qui posé son véto sur les promos de Gail) avant d’espérer faire parler ses qualités techniques. Ce n’est pas à Raw qu’une lutteuse au charisme aussi déficient et si pauvre dans les segments backstage ou promo parviendra à faire son trou, surtout en pleine perte de confiance. Elle aurait gagné à embarquer dans la dernière navette en partance pour Smackdown, show correspondant plus à son profil de sportive discrète et où elle aurait pu profiter du retour en force de la thématique d’athlète bucheuse portée par Beth Phoenix.

 


Dur de progresser au mic’skill quand on est immigrante sourde et muette n’ayant pas appris la langue de son lointain pays d’accueil.

 

 

Enfin, le retrait de Mélina et l’arithmétique d’un tournoi dont la structure débute aux quarts de finale a donné l’alibi suffisant à l’arrivée de Katie Lea Burchill, Diva/valet esseulée l’an dernier à l’ECW, où le boulot se faisait aussi rare que sur une chaîne de montage Renault de l’usine de Flins. La Londonienne (West Europa) ne profitera même pas de son match de retour à Raw pour marquer les esprits sur une victoire (ce doit être génétique à ce niveau-là) et pourra profiter de son élimination pour trouver le temps de se dégoter un casier disponible dans les vestiaires du show pendant la poursuite du tournoi.

 


Bonjour public, moi c’est Katie Lea, je suis une Heel à tendance gothique et c’est pour ça que je fais la gueule toute la journée, de toute façon comme dit toujours mon frère, no future!

 

 

Finalement, le roster diva de Raw n’est pas si vilain que ça, quantitativement plus étoffé que celui de Smackdown et comprenant quelques lutteuses au potentiel honorable. Les scripteurs devraient tirer les leçons de leurs récentes erreurs et éviter une ultra-domination de Maryse succédant à une ultra-domination de Mélina, surtout que la blonde arrogante est loin de fournir des prestations aussi équilibrées que celles demandées à une top diva.

 


Ahhh, le catch féminin à Raw, c’est la grâce des athlètes, la fluidité des moves et l’esthétisme imprégné dans chaque coup porté.

 

 

Des tops Divas, on en trouve plusieurs au contraire dans le show du vendredi, qui avait réalisé un deal à la Donald Trump en échangeant une Melina vaillante mais kilométrée et peu fiable contre deux poids lourds de la division, l’increvable Mickie James (à part peut-être un peu d’aérophagie) et le phénomène Beth Phoenix, rejoignant ainsi une Michelle McCool en plein tilt et l’espoir Natalya pour gonfler à bloc une section féminine bleue restreinte mais très dense.

 

En raison de cette forte densité, on pouvait craindre la surchauffe du roster, aussi néfaste et même plus frustrante qu’une carence de bonnes lutteuses, puisque dressant le spectre d’une sous-utilisation des talents et de Maria. Natalya restait encore et toujours cantonnée à tenir les rênes d’une équipe Hart Dynasty encore monofeuds « y sont où les Cryme Time??? », sort bien peu enviable si l’équipe canadienne n’avait profité d’un petit push salvateur, lui accordant un vrai rôle de manager, et non de simple accompagnatrice, Nattie alpaguant avec succès le micro pour défendre l’honneur familial, demander des combats contre la DX ou plaçant même de délicieux coups bas aux abords du rings, tel cet enfourchement sans complexe dont l’heureux élu fut Slam Master J. Natalya Bad girl usant de son statut de femme sans défense pour attaquer impunément des mâles trop gentlemen pour riposter, voilà qui pourrait être très drôle.

 


If you’re not down with that, we got two words for yah! EAT IT!

 

 

Beth Phoenix, elle, après avoir été tournée en bourrique durant toute l’année à Raw, apparut d’abord comme une victime du diva-trade, jetée dans les tréfonds de la carte et obligée de refaire ses gammes face à des local competitors indignes de craquer sous la pression de ses gros bras musclés.

 

Ainsi, l’honneur de défier la championne de Smackdown revenait à l’ex-championne de Raw, alors qu’elle venait de quitter son ancien show par la petite porte, squashée par une jobbeuse star-académicienne elle même déchue de son titre quatre minutes plus tard. Bref, dans le genre séquence qui ravage la crédibilité des deux ceintures, la semaine du diva trade avait fait très fort. La draft avait ainsi l’air de se contenter d’échanger les affiches de match tout en maintenant les mêmes rapports de force: les téléspectateurs se lassent de voir des successions de matchs sans rivalité Mickie James/Maryse et Mélina/Michelle McCool? Concept novateur: et si on organisait des Mickie James/Michelle McCool et Mélina/Maryse? Génial, on prend et tu passes chef d’équipe créative de la section Diva.

 

Au moins, Mickie James ne fut pas accueillie par une quiche prête à refiler la ceinture, mais par la Nelly Olson du catch, l’odieuse Michelle McCool, qui quand elle feude, y va à coups d’angles qui tachent: après avoir brièvement tenté la méchanceté pure en découpant des mouchoirs dans les fringues de sa concurrente lors d’un match contre Natalya (rare sur le ring mais souvent présente dans les grandes occasions), elle enregistra, avec le support technique des sudios Pixar, la fameuse vidéo Piggie James, où elle accusait sa nouvelle adversaire d’être une cochonne vouée, à force de s’engraisser, à finir petit boudin. L’attaque n’est pas bien originale, assez lourdingue voire de mauvais goût prise au premier degré, mais sauvée par son côté surnaturel (Mickie James grosse?), interprétée par des catcheuses impliquées et prestigieuses, une blonde sophistiquée longiligne championne établie sûre de sa supériorité tant in ring qu’in string, et une brune aux yeux embués de chagrin par la méchanceté de la heel (d’où la préparation des mouchoirs).

 


Boudiou, 20 ans que j’bosse à la ferme des parents, bah j’avais jamais vu un bestiau pareil avant, crénon d’crénon!

 

 

Surtout, les scripteurs de Smackdown ont tenté et gagné le quitte ou double en poussant l’angle dans l’exagération continue et en ajoutant progressivement de nombreux ingrédients pour enrichir leur nouvelle recette. Michelle McCool avait gagné sa crédibilité plus tôt dans l’année en massacrant Melina à coup de matchs très brutaux et en adoptant un schéma de heel à la Orton, à savoir sérieuse au point de laisser son sourire au vestiaire, catchant non pas pour offrir du spectacle au public mais pour faire mal, et employant à plein temps un larbin voué à prendre les coups ou pour obtenir la supériorité numérique. Mais pour interpréter la rivalité Piggie James, McCool a changé de braquet, et remis à plat sa gimmick, demeurant toujours Heel mais d’intonation beaucoup plus comique, devenant plutôt une Edge au féminin, en tant que reine du collège chipie mais pas très courageuse, se moquant des autres filles avec sa super et seule copine Layla, cherchant à faire rire l’auditoire en attaquant la nouvelle élève, traitant par-dessus la jambe son adversaire et, détail important pour la suite, négligeant son titre de championne.

 

Layla est une des bonnes surprises de l’après diva-trade. Adoptant un mimétisme troublant avec sa chef de meute, l’agressive Layla, qui n’est pas encore une référence de la lutte en dépit de légers progrès, mais assume son booking faible, s’épanouit dans les interventions backstage et déploie une belle palette de mimiques de peste joueuse mais trouillarde, émettant des cris de furie ridicule, n’hésitant désormais plus à plonger la tête dans une auge de salade afin d’imiter la petite cochonne se gavant. Layla étant clairement moins forte que Michelle, elle ne joue pas le rôle de garde du corps, mais de copine de 400 coups, et parvient à vivre dans le duel des championnes en servant de caisse de résonance aux méfaits de son modèle.

 


Pour devenir aussi fortes que Mickie James, Michelle McCool et Layla lui ont volé son stock d’épinards. Beth Phoenix, elle, n’y aura pas le droit, elle est tombée dans l’auge quand elle était petite.

 

 

Les deux, dont, avant le diva-trade on se demandait lorsqu’elles arrivaient dans la salle si elles comptaient lutter ou participer à un défilé de mode vu leur accoutrements aussi sophistiqués qu’inaptes à l’action, se sont aussi lancées dans une collection de T-shirts personnalisés toujours piquants mais décontractés, détails supplémentaires participant à leur guerre psychologique contre Mickie James, toujours visée par les messages personnels floqués. La rivalité s’est engagée dans une répétition constante des attaques verbales des deux bourriques, revenant à la charge toujours plus fort et oubliant souvent le catch ou la gagne en se focalisant sur le harcèlement moral d’une Mickie James silencieuse. Les deux sont ignobles avec leur adversaire, mais pourtant paraissent plus cool qu’avant le lancement de la rivalité car ‘elles sont devenues plus grotesques et amusantes.

 

Pendant que cette rivalité de commères se déployait et reléguait les matchs au second rang sans pour autant tomber dans la nullité in ring, les filles en gardant beaucoup sous la pédale niveau lutte (la ceinture n’a pas vraiment été mise en jeu, c’est dire si la rivalité peut voir venir), dans un contraste saisissant, Beth Phoenix enchainait les douze travaux d’Hercule en tuant plusieurs adversaires au cours d’un étalage de force de frappe rappelant les plus belles journées de bombardements de l’US Air Force au Vietnam.

 

Elle n’a pourtant affronté que des local competitors (et Maria, la plus Diva des local competitors, à moins qu’elle ne soit la plus local competitor des Divas) , et aucune de ces dernières n’a osé lui porter le moindre coup, de peur de l’énerver encore plus. Une victoire contre ce type d’adversaire n’apporte guère de lustre quand on sait que n’importe quel midcarder ou rookie du roster est booké sensiblement plus fort qu’un lutteur inconnu à la fédération, mais cette succession de matchs finissant tous sur un tombé autoritaire et féminin à la fois (toujours penser à se recoiffer avant de conclure un match!) a forgé l’image d’une Beth besogneuse, concentrée sur sa discipline, évitant consciencieusement les crêpages de chignon d’adolescentes, et faisant face avec sérieux et application à ce qui ressemble à une corvée, alors qu’elle se trouve si éloignée de la lutte pour le titre. Elle a fini par prendre cette série de matchs pour un entrainement opérationnel lui permettant de monter en puissance avant de surprendre une championne endormie sur son trône.

 


Je pense donc j’occis.

 

 

L’intérêt de ces deux histoires parallèles est qu’elles ont fini par se télescoper pour créer quelque chose de plus grand. Beth Phoenix, fière de sa collection de scalps, est enfin remontée dans la carte et a retrouvé ses rivales. McCool, qui s’amusait tellement à humilier chaque semaine une Mickie James dont elle ne semble pas avoir peur, n’a vu poindre la menace Phoenix que tardivement, et complètement absorbée par son petit jeu d’humiliation, n’a rien trouvé de mieux à faire que de partager sa dernière blague sur les grosses avec la Glamazon. Sauf que Beth n’a pas décimé les fédérations locales de tout le pays et remonté toute la carte pour rigoler avec McCool comme si elle était une vulgaire Layla, surtout quand elle découvre que la championne se moque du surpoids éventuel d’une Mickie James qui ressemble à une demi-portion à côté d’elle-même.

 


N’en déplaise aux détracteurs misogynes, la WWE injecte de la pop culture pour épaissir ces rivalités de Divas: aujourd’hui, l’influence de DBZ, avec le combat Broly le guerrier légendaire contre Sangroku.

 

Après deux semaines de boulettes mal appréciées par Phoenix, McCool a enfin compris que les vannes anti-Mickie James pouvaient sonner également comme des vannes anti-Beth Phoenix, et que, vu la différence de gabarit et de fraicheur physique actuelle entre les deux blondes, ainsi que la volonté bestiale de Beth de se farcir une championne, il ne valait mieux pas trop la contrarier. Conséquence de son changement de gimmick, McCool a les foies devant Phoenix, mais surtout une trop grande gueule pour arrêter de se moquer de Mickie James, et le festival de blagues lourdes se poursuit dangereusement.

 

Car derrière la guerrière Beth Phoenix, se cache une femme avec un cœur qui bat (je précise: le sien), et même si elle n’en dit rien et essaie de rester professionnelle, on sent bien qu’elle ne digère pas les attaques de McCool et se rangerait bien du côté de James pour joindre l’utile à l’agréable. Là est la source potentielle d’un face turn longuement réfléchi. Soit Beth continue de tweener en ne courant qu’après la championne quelle qu’elle soit pour lui prendre son titre, soit elle passe une alliance avec James le temps de refaire l’éducation des deux bourriques. La perspectives nous offrirait des matchs à deux , trois ou quatre pleins de potentiel vu les qualités des Divas impliquées, et si les rumeurs de départ de Mickie James évoquées juste avant la mini-draft venaient à se confirmer, elle aurait le temps, à l’issue de cette rivalité, de se trouver une successeur top face dans un show jusqu’ici franchement déséquilibré, même en comptant Phoenix comme tweener et en faisant l’effort intellectuel d’incorporer Maria dans l’équation. Après tout, l’idée de voir une Phoenix Face se frotter ensuite à sa « petite soeur » Natalya toujours Heel ne serait pas déplaisante…

 


– Argh, Beth, pourtant je sens de la bonté en vous…
– Pshhhh, un Face turn ? Pshhhhh, mais tu ignores tout de la puissance du côté obscur de la Force!

 

 

La rivalité triple menace n’est pas finie, mais tant la logique que la morale se rejoignent pour annoncer la poursuite de la montée en puissance de la Glamazon et l’administration d’une belle correction à la méchante et superficielle McCool. Volontairement ou non, les bookers de Smackdown transmettraient alors un message subliminal porteur d’espérance pour le spectacle et les féministes outrées, celui qu’une grande championne des Divas est avant tout une athlète puissante, musclée et techniquement impressionnante, plutôt qu’un top model ou une danseuse. Bref tout l’inverse de l’image généralement véhiculée par la WWE…

 

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