Catch

La recherche de la nouvelle star

On vit ensemble, on meurt ensemble.
Equipe de France de Football, powered by Domenech

 

Après le premier excellent papier de Gordon, L’ICWA n’a certainement plus de secrets pour vous. Ses fondateurs, son mode de fonctionnement, ses spécificités qui en font une des fédérations les plus dynamiques de France, tout ceci, vous le maitrisez désormais jusqu’au bout des ongles que vous avez certainement vernis, à l’instar d’un Jeff Hardy au plus fort de ses crises existentielles. Allons un peu plus loin dans notre plongée dans ce petit monde du catch français et voyons ce qu’il se passe du côté d’un roster qu’on imagine volontiers au dessus du lot, à l’image de l’ICWA.

 

Et vous me garantissez que tout ce petit monde dépend de mon ministère? Jamais entendu parler…

 

 

L’ICWA, la présentation du roster

 


Avant de vous présenter plus en détail les principales figures de l’ICWA, nous ne pouvions que commencer par ses principales stars: Daniel Jalbert, aka Pierre Booster, grand manitou de la fédération, Chris Agius, son commentateur vedette qui n’hésite pas de temps à autres à se saisir d’une chaise pour la fracasser sur le dos d’un catcheur trainant dans le coin et le célèbre Yann Le Kerzaudec, digne représentant du milieu arbitral jouant un rôle non négligeable dans la tenue des combats.

 

The Boss

 

Le Président, qu’on ne présente plus, est celui qui a bâti de ses mains ce business. Daniel Jalbert aka Booster aka The Wrestling French God rêgne en maitre absolu sur sa fédération, même si à la maison il file droit lorsque son épouse Bad News Bulla Punk lui intime l’ordre de mettre la table… Formé au Canada par Edouard Carpentier en 1996, il est depuis revenu en France pour transmettre ce qu’il a appris, et surtout insuffler un nouveau souffle au catch français. Booké plutôt heel, Il fut ancien champion par équipe (au sein de la French ConneXion, avec Dimitri « Rosto » Soliotopoulos), et il est l’actuel champion XTC (Hardcore) de la fédération après avoir remporté le tournoi XTC lors du Hellfest, qui fut un événement plus épique (utilisation de tables, chaises, échelles, kendo sticks, punaises, objets enflammés)… Mesuré à 1m 75 pour 120 kilos, here comes Pierre «Booster» Fontaine, «The French Pro Wrestling God»!

 


Et s’il gagne un jour la Ceinture de Plomb… Ouais nan rien, il a notre adresse.

 

 

Le commentateur officiel

 

Vous le connaissez tous si vous suivez le catch sur les petits écrans francophones. Venu tout droit de Strasbourg en Alsace, habituellement entouré de Philippe Chéreau, mais commentateur solo et également annonceur de l’ICWA, au sein de laquelle il n’hésite pas à mouiller sa chemise, via son rôle de conseiller artistique et de vice-président, Chris Agius est bien plus qu’un compagnon de route de la fédération du nord de la France. Haranguant la foule et l’arbitre, intervenant parfois dans les matchs, comme lors de ce main-event où il a assommé avec une chaise un catcheur heel qui l’avait agressé, il est LA voix du Catch en France et un outil de promotion de premier choix pour une jeune fédé professionnelle.

 


Un des moments émouvants du reportage: la rencontre entre Gordon et Agius.

 

 

Les arbitres de l’ICWA

 

Véritables troisièmes hommes des matchs de la ICWA, ils n’ont encore screwjobé personne. Mais on peut supposer que si l’occasion se présente, ils ne s’en priveront pas. Leur nombre varie, tantôt un, deux ou trois, mais en ce moment on ne voit qu’un seul arbitre en action lors des shows. Il est le Head Referee de la ICWA, il est breton, d’après Christophe Agius, seuls les enfants l’apprécient, il s’agit de M. Yann Le Kerzaudec dont le nom de famille ne laisse guère de place aux doutes quant à son origine.

 

Les champions de l’ICWA

 

Le Champion du monde Poids-Lourds: Joe E Legend
Joe E Legend est une figure du monde du catch. Ayant catché en équipe avec Gangrel, ayant fait quelques apparitions à la WWE et à la TNA, figurant dans le roster de l’American Wrestling Rampage, il a décroché le titre Poids-Lourds de l’ICWA lors de Revolution IV face à Raven, à Souffelweyersheim (à prononcer à voix haute, juste pour rire. Pour info, c’est dans le 67). Mesurant 1m91 pour 121 kilos, originaire de Toronto, Ontario (Canada) mais résidant à Hanovre en Allemagne, il est le champion incontesté et n’a jamais perdu sa ceinture. Il jouit à chacune de ses apparitions d’une énorme pop et sait surtout «entertain» (divertir quoi, mais ça claque trop en anglais) comme personne. Son « tour du déshonneur » fait toujours marquer la foule, tout comme son très ortonien punt kick, et surtout il a combattu contre les meilleurs, et avec les meilleurs. Tantôt en équipe avec Doug Williams (aujourd’hui à la TNA) (face à Yone et Morishima), tantôt en solo face à Gangrel, il a également affronté les meilleurs poids lourds européens (Eric Schwarz) ou issus de l’ICWA (Abis Abis, Szandor). Doué au micro -bien que parlant anglais ce qui pose problème pour un public francophone-, top face et main-eventer de premier plan, il est le champion incontesté et incontestable depuis 2007, année où il a battu, lors de Revolution 4, Raven. Oui oui, Raven, le Raven, ce Raven là, celui que vous connaissez. Ou pas.

 


En fait, Djibril Cissé n’a rien inventé. C’est Joe Legend qui est l’origine de la vilaine mode du port de chaussures moches.

 

 

Le Championnat Féminin
C’est un titre qui a du mal à se poser, il a connu beaucoup de détentrices. Parmi les plus illustres, on relèvera Serena Deeb, aujourd’hui fraîchement rasée par CM Punk (on parle de sa tête) pour intégrer la SxE Society. Néanmoins, si ce titre a beaucoup voyagé en Europe, deux lutteuses issues de l’ICWA se le disputent de manière acharnée dans une feud qui dure, qui dure et qui dure (forcément, elles sont trois à catcher), il s’agit de Kym Kaycee et de « Bad News » Bulla Punk.

 


Kim Kaycee, qui a déjà refusé 137 demandes d’interview d’Arthemiz Gordon…

 

 

Plus jeune catcheuse en Europe, Kym Kaycee profite de son petit gabarit pour offrir un catch technique et rapide, à base de ciseaux de tête et de sauts chassés. Ayant commencé à apparaître dans des shows dès l’âge de 16 ans, elle a appris son job et a gravi les échelons un à un, patiemment, ce qui lui a permis d’obtenir le titre à 18 ans seulement. Après l’avoir gagné à l’issue d’une longue feud, elle l’a perdu relativement rapidement en se faisant éliminer lors d’un triple threat match face à Amy Morgane (voir plus bas) et Bulla Punk, lors d’Army V. Kym, bookée face, démontre en tout cas de bonnes qualités in ring, et l’avenir devrait lui sourire, on n’en doute pas un seul instant.

 

Bulla Punk, de son côté, n’est plus à présenter. Véritable star de l’ICWA, plusieurs fois championne du monde, elle a indifféremment battu des anglaises , des allemandes (Alpha Female), des américaines (notamment Serena Deeb, citée plus haut) mais aussi des hommes (elle combat régulièrement en tag mixte et n’hésite pas à aller au charbon face à des adversaires masculins); Heel, mais jouissant paradoxalement d’un bon soutien du public, qu’elle n’hésite pas à insulter copieusement, sa descente de la cuisse qui est un de ses mouvements de finition préférés est aussi crainte que son personnage.

 


Il n’a pas pris une ride, le père Gene Simmons!

 

 

Le Championnat par équipe
Actuellement détenu par l’équipe de la East ConneXion (ex X-Force), composée d’un des plus anciens lutteurs de l’ICWA en activité, Yan «The Code» Colby, et du «Jack Swagger» local (surnommé ainsi car très doué techniquement et par ailleurs champion universitaire de lutte et d’haltérophilie), le sympathique Peter Fischer.
Yan fait partie des plus anciens lutteurs du roster. Un peu plus en retrait ces derniers temps (il s’est notamment consacré à l’écriture de son livre «La face cachée du catch»), il a fait néanmoins partie des plus grands rendez-vous de l’ICWA. Participant au match « Echelle du Temps » lors de Revolution V, et vainqueur d’un match «loser leaves ICWA» face à Tom La Ruffa, lors d’une édition d’Army, c’est un catcheur extrêmement puissant ; son finish est le backstabber.
Peter Fischer, lui, est un des «petits nouveaux» de l’ICWA ayant débuté courant 2008. Longtemps en feud en solo, il s’est désormais mis au tag team. Catcheur technique et puissant, mais aussi aérien, puisque son finish est la Swanton Bomb! Mais sans le maquillage, les poemes à deux balles et les crises d’adolescences. Une sorte de Jeff Hardy, mais en mieux.

 

Tous deux détiennent donc le Tag Team Championship, mais leurs anciens détenteurs sont prêts à tout pour récupérer leur bien. Frères jumeaux mais pas nés la même année, ayant la même mère mais pas le même gabarit, on trouve d’un côté le plus maigre, Ken Abis, et de l’autre son frère, l’athlète le plus lourd d’Europe pesé à 220 kgs, Abis «Bis» Abis. Si Abis est du genre heel dédaigneux, se moquant ouvertement du public et de ses adversaires, Ken est un heel plus trouillard, notamment en raison de son gabarit. Toujours prêt à feindre une blessure ou à produire un certificat médical pour se faire remplacer. Tous deux forment l’équipe la plus fumante (et accessoirement la plus heel) du catch mondial, la Smoke and Roll Express. Voilà qui n’est pas très straightedge… Mais qui devrait plaire à McOcee.

 


-C’est eux le Smoke & Roll ? C’est lequel Ken Abis? Y’a un jeu de mot? Tu m’expliques, Ocee?
-Laisse tomber Axl, et termine ton bol de lait.

 

 

Le Champion Poids-Moyens
Greg Fury, cet athlète qui a récupéré la ceinture après avoir cashé son match de championnat lors de Revolution V est une légende vivante de l’ICWA. Le seul français apprécié des Kidz car capable de placer un 619, mais surtout très bon «high-flyer», à même de sortir des matchs de folie. Dans le business depuis les débuts de la Fédération, mais en retrait durant plus d’un an pour cause de grave blessure, il a gagné son title shot de haute lutte lors du match de l’Echelle du Temps. Ayant encaissé son contrat dans la soirée, il a remporté le titre face à Tommy End, catcheur hollandais, en moins de cinq minutes, gagnant ainsi le titre des poids moyens, et le respect de toute la fédération. Ce qui lui offre d’ailleurs le droit de choisir de temps à autre son adversaire pour un title match.

 

Le Champion d’Europe
Ce titre semble principalement réservé aux lutteurs étrangers de l’ICWA puisque la ceinture s’est souvent posée autour des hanches des meilleurs workers européens. Récemment détenu par l’allemand Bad Bones (1m80 pour 106 kgs) le titre a changé de main lors de Revolution 5 et est maintenant la propriété d’un autre allemand, Eric Schwarz, qui harangue les foules dans la langue de Goethe.

 

Les #1 contenders et midcarders
Potentiellement aptes à un title-shot, ce sont les catcheurs les plus à même de chatouiller les actuels détenteurs de ceintures, même si leur statut de #1 contender n’est pas forcément reconnu officiellement.

 

On trouve ainsi pour le championnat féminin, une catcheuse qui a été intégrée récemment au roster de l’ICWA. Son talent crève les yeux. Pour l’avoir vue combattre, nous sommes surpris de voir qu’une diva non-Tna place des corkscrew moonsaults et autres joyeusetés avec la même facilité que McOcee se resservant un « dernier » verre de vin blanc. Mais le fait qu’elle ait été formée aux Etats-Unis à Atlanta, Géorgie, explique sans doute beaucoup de choses. Sexy, smart and powerful, entre ici, Amy Morgane et donne ton numéro de téléphone à Axl si ta cousine s’appelle Clara.
Elle fait incontestablement partie du futur du business, tout comme les derniers lutteurs formés exclusivement à l’INFC (l’école de catch de l’ICWA): Kid Mike, Lucas di Leo, PV Red, …

 

L’ICWA, ce sont aussi des catcheurs confirmés, aptes à faire le show, sans forcément avoir une ceinture autour des hanches. On peut citer le Phoenix, ou -même s’il est en standby-, le petit ami de Paris Hilton, alias Romeo.
Romeo est un héritier, petit ami de Paris Hilton (ce qui n’est pas vraiment original. Les années se suivent et il sera bientôt difficile de trouver un mâle trentenaire n’ayant jamais passé one night in Paris), s’estimant être une icône et un modèle à suivre. C’est un peu le Mickael Vendetta du catch, mais l’ami Romeo, lui, place des Sweet Paris (une variante du Sweet Chin Music) en guise de finish.

 


Le Phoenix renait de ses cendres, c’est bien connu. En attendant, il se fait méchamment marave par Szandor…

 

 

Phoenix, est lui aussi l’un des plus anciens lutteurs du roster. Son gabarit assez particulier (très grand et très fin en apparence) lui permet tout de même de placer de bons moves, particulièrement des sauts chassés, mais c’est surtout son Phoenix Driver (un fireman’s carry qui n’est pas sans rappeler l’AA du Marine) qui impressionne les suiveurs. Surtout, c’est un lutteur très très apprécié des Kidz, à l’instar d’un Greg Fury cité plus haut. De plus, Phoenix est capable de sortir de très gros matchs, tout en intensité. Récemment, on l’a vu dans un street fight match assez stiff, face à son adversaire de feud préféré, Hooligan Beef. Cet homme a un long passé en matière de baston puisqu’il incarne un supporter du PSG un peu bas du front (euphémisme, nous direz vous). Il a démarré sous un autre gimmick, qui n’a absolument pas marché (une sorte d’aristo à la HHH, Bertrand-Charles de BeauGalieu, ou quelque chose du genre) mais heureusement il l’a assez vite abandonné. Ancien membre du Kop Boulogne, il en a été viré pour excès de violence, et a été interdit de stade. Il a rejoint le monde du catch, car il y est payé pour se battre. Cet homme, au gabarit impostant, a pour finish le PSG « Prends Sa dans ta Gueule » (un shining wizard), et il fait peur aux petits enfants.

 


Regard aussi vide qu’inexpressif, tête de brute avinée, Hooligan Beef maitrise à merveille le gimmick du supp’ du PSG.

 

 

Voici donc pour ce petit tour des lutteurs phares de l’ICWA. Tous n’ont pas été présentés, nous nous sommes contentés de vous parler des plus emblématiques, mais n’hésitez surtout pas à farfouiller le web et à suivre les Cahiers du Catch pour des infos made in ICWA.

 

Mais surtout, revenez demain, car…

 


I’m the Arthemiz et j’ai pas encore terminé!

 

 

Credits: Vidéos: ICWA. Photos: personnelles, sauf celle de Joe E Legend, copyright Ludovic Cheber pour Star Catch, et Mister Google que nous remercions comme il se doit.

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