Catch

Premier ClassemeNXT

Oh yeh,
I want to see you.
Want to see you only in your underwear.

Pulp, Underwear

 

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et qui était, il faut le dire, la meilleure place ringside à Wrestlemania.

 

En plus, ils ne nous l'ont même pas pétée, notre table d'annonce …

 

 

Review de NXT du 30 mars

 

 

J'avais prévu (oui, parce que mine de rien, les habituelles digressions de cette table d'annonce espagnole sont préparées) de vous parler de l'importance du slip dans le catch. Notamment, parce que j'ai apprécié le fait que CM Punk ait choisi un costume qui, dans le ring, copiait celui de GI Joe. Un tel choix, alors qu'il affrontait Rey Mysterio, le super-héros de la Kidz Era, qu'il s'était insinué dans la fête d'anniversaire de sa fille, est très loin d'être innocent.

 

C'est vrai, cher Maître ? Il vont faire des figurines de vous, grandeur nature ?

J'en veux une pour dormir avec …

 

 

Outre la référence à la Feud en cours, il y avait aussi un clin d'oeil à Rey, qui choisit toujours des costumes extravagants pour Mania et au Sergent Slaughter dont le gimmick est devenu une figurine GI Joe à part entière. Slaughter est d'ailleurs le seul catcheur qui soit, actuellement, devenu un jouet. Même si Rey Rey est, à lui seul, à l'origine de la recrudescence de la figure du catcheur masqué dans la pop culture (du cuisinier luchador de la dernière version de Street Fighter à l'apparition du 619 dans la saison 2 de Heroes), seul le Sarg conserve ce privilège.

 

La couleur du slip de Ted di Biase, le bleu marine, fait ici ouvertement référence à son film.

 

 

Mais seulement, voilà, je peux pas faire un numéro spécial « fête du slip » puisqu'il y a cette semaine énormément de choses à dire à propos de NXT. En effet, après exactement un mois et demi d'attente, la WWE nous a enfin expliqué les règles de ce show.

 

– Waouh, changer de slip pour faire passer un message, c'est une super idée, ça … Pourquoi j'y ai pas pensé ?

– Attends Cody, toi aussi tu l'as fait. T'as pas mis l'habituel, non ?

– Non, mais moi, c'est parce que c'est mon premier Mania, l'émotion tout ça …

 

 

Alors c'est parti : les 6 premières semaines, écoulées, permettent de déterminer un premier classement. Ce classement est basé sur les notes qu'attribue à chaque rookie, les mentors des autres rookies. Ces évalutions sont basées sur quatre critères : le nombre de victoires, la qualité des adversaires, l'acharnement au travail et le « it factor ».

 

Pour sa première apparition à Mania, Evan Bourne aussi avait prévu un déguisement …

 

 

On pourrait traduire ce terme par « le petit truc en plus », puisque ce « it factor » ne se réduit pas forcément au charisme mais bien à la faculté d'un catcheur à se mettre le public dans la poche et cela peut aussi passer par le moveset. A l'heure actuelle, Justin Gabriel a, par rapport à Heath Slater, ce It Factor grâce à son finisher. Ni l'un ni l'autre n'ont eu le temps ou l'occasion de démontrer au micro qu'ils avaient de la personnalité, mais avouons-le : un 450 splash comme finisher, ça en jette quand même un peu plus qu'un roll-up.

 

L'Undertaker, déguisé en Inspecteur Gadget depuis des années, n'en a rien à battre de la manière dont Punk est habillé.

 

 

Une fois ce classement effectué, les rookies savent où ils en sont et ils ont six semaines, à nouveau, pour corriger le tir avant qu'un nouveau classement ne soit donné selon le même processus. Mais, là, le dernier est viré. Et en semaine 13, ils ne sont plus que 7 – Oui, je me sens un peu comme Stéphane Brogniart ou Denis Rothenberg, là -. On éliminera ensuite le dernier, chaque semaine, jusqu'à avoir 4 finalistes. Le show de la semaine 16, donc, constituera la grande finale avec à la clé une place dans le roster d'un show et un title-match en PPV.

 

 

Et le Big Show ajoute, en plus de tous ces cadeaux, un menu à emporter de son fast-food préféré.

 

 

Le show a donc commencé avec la révélation du classement par Matt Striker, tandis que tous les rookies étaient dans le ring.

 

 

Bon dernier : Darren Young.

 

 

 

On va dire que les premiers seront les derniers comme dans les prêches de notre sauveur, CM Punk.

 

C'est évidemment un excellent choix de la part de la WWE que d'attribuer cette place au rookie qui est impliqué dans une storyline où son mentor fait tout pour ne pas s'occuper de lui. La dernière place est toujours extrêmement remarquée et il vaut mieux l'attribuer à quelqu'un qui la mérite « in kayfabe » qu'à un rookie qui n'a pas encore eu le temps de s'imposer parce que le show ne s'est pas focalisé sur lui.

 

 

Avant-dernier : Michael Tarver.

 

 

 

Même pas foutu de faire un bras d'honneur sans le botcher, pas étonnant qu'il soit avant-dernier.

 

 

C'est probablement l'un de ceux qui méritent le plus un classement bas. Pas vraiment aidé par un mentor qui n'est pas dans les petits papiers du management, il lui faudra un peu plus de temps que les autres pour s'imposer à l'écran. Tarver est solide dans le ring mais, comme je l'ai déjà dit la semaine passée, donner un gimmick « Je mets un type KO en 1 seconde 9 », c'est mieux si on lui laisse l'occasion d'en faire la démonstration.

 

 

Antépénultième (Oui, je sais,j'aurais pu écrire numéro 6 mais j'aime bien montrer que les fans de catch ne sont pas tous bourrins) : Skip Sheffield.

 

 

Waouh, cool, je suis YipYipYème ?

 

 

Dommage pour Skip, mais je pense qu'il est pour le moment le vrai bon dernier de NXT : Pas très convaincant dans le ring, mal booké (j'ai toujours du mal à comprendre si la WWE veut faire de lui un heel ou un face), mentoré par un William Regal qui, comme Carlito est dans l'undercard. C'est d'ailleurs assez facile à comprendre cette hiérarchie entre l'undercard et les autres, cette année puisque les uns étaient en dark match à Mania tandis que les autres avaient du temps d'antenne sur le show.

 

 

Cinquième : David Otunga.

 

 

 

Maintenant que vous m'avez Googlé, si vous pouviez aussi me regarder dans le ring …

 

 

Lui aussi n'est pas hyper impressionnant dans le ring mais il a ce truc en plus qui peut l'aider à se faire une place à la WWE : sa « célébrité ». Je ne suis pas certain que coucher avec une chanteuse, talentueuse ou non, permette d'être plus populaire (j'aurais même un bon contre-exemple français en tête) mais je pense qu'il y a encore des pistes à exploiter avec son personnage.

 

 

Quatrième : Heath Slater.

 

Hé les gars, vous êtes 4 derrière et j'ai même pas de finisher.

 

 

Il me plaît bien moi, le rookie rouquin. Il n'a pas été hyper convaincant dans le ring mais toujours très solide. Son match contre Carlito, surtout, m'a plu parce que ces deux-là n'avaient développé aucune alchimie, ça crevait les yeux, et le match était très loin d'être ridicule. Avec quelques ajustements sur le personnage (lui donner un finisher, un peu plus de relief, pourquoi pas avec un heel-turn), il y a moyen d'en faire quelqu'un …

 

 

Troisième : Justin Gabriel

 

Justin Gabriel, un ange sur le slip …

 

 

Gabriel a été bon à NXT et il mérite cette place de troisième, il a deux, trois trucs en plus que son prédécesseur : un finisher flashy, une gueule d'ange (d'ailleurs il s'appelait Justin Angel avant). Son physique fait se pâmer les midinettes et c'est un énorme avantage. Ne croyez surtout pas que la WWE ne se focalise que sur les Kids, les jeunes filles post-pubères sont aussi un segment de marché juteux (regardez la thune qu'amasse Disney avec les Jonas Brothers). Il a, en plus, énormément de marge de progression quand on voit ce qu'il fait actuellement à la FCW (Sa défense du titre contre Kaval en main-event du show du 14 mars 2010 est indispensable à visionner.)

 

 

 

Deuxième : Wade Barrett.

 

 

 

 

Le rookie de Jericho a un avenir à la WWE : un look de big man, une heel attitude naturelle, il est assez costaud dans le ring, n'a encore rien prouvé au micro dans ce show mais se débrouille très bien par ailleurs (Là encore, la FCW nous renseigne un peu.) Son classement, peut-être un peu trop haut, a probablement été boosté pour des raisons de kayfabe grâce à son association avec Jericho mais il mérité d'être dans le peloton de tête.

 

Je suis très content de succéder à Maria pour le titre de Diva of The Year

 

 

Et notre leader est, sans surprise, Daniel Bryan, ce qui n'étonnera personne vu le potientiel évident de l'ex-champion de la ROH. La WWE y ayant adjoint une excellente storyline avec le Miz, son choix en tant que numéro un est loin d'être une surprise et la perspective d'un match de championnat en Pay Per View pour le vainqueur de NXT semble confirmer qu'il va gagner le show et clore ainsi sa feud avec le champion US.

 

Bon, allez, il est temps de passer aux matchs, deux comme la semaine dernière. Le premier était un quatre contre quatre entre Mentors : Smackdown vs RAW. Sauf que Jericho n'a pas voulu participer (rapport à ce qui s'est passé à Mania) et va donc céder sa place à Barrett, se réservant pour commenter.

 

La rédemption, figure allégorique :

Le héros Straight Edge terrassant par la force de son esprit le seul catcheur tellement défoncé qu'il a réussi à tomber dans les pommes au moment même où il signait son contrat à la WWE.

 

 

Je crois avoir déjà écrit ici que les 4 contre 4 sont pour moi, un exercice de style tellement courant en house show que c'est rarement difficile d'en voir des ratés et guère rare d'en voir de réellement réussis. On était dans ce cas : chacun a joué sa petite partition correctement, aucune fausse note, pas plus de la part de Barrett que des pros. Le final, par intervention de Jericho lui a même permis de faire le tombé sur Christian, l'homme qui ferait des matchs à 3 étoiles avec un manche à balai.

 

Une édition spéciale slip et personne ne parle de moi, même à moitié ?

 

 

Un joli test pour Barrett qui a eu, à l'antenne au moins, l'air de l'avoir réussi. Il reste à savoir ce que pensent ses pairs pros quand ils travaillent avec lui. Jericho, quant à lui, a été très bon au micro, trop même puisqu'il a suscité l'hilarité de ses partenaires aux commentaires. Si un heel se doit de briller par sa mauvaise foi au micro, les commentateurs ont pour objectif eux de mettre over ce qui se passe dans le ring. Carton jaune à Cole, donc, qui a le droit d'être terne quand il commente mais n'a pas à essayer de gagner une personnalité au lieu d'annoncer les matchs.

 

C'est vrai ? J'ai le droit d'être mauvais ?

 

 

En supplément, j'ajouterais juste une petite réclamation rapide à destination de la WWE : donnez nous une feud Christian/Punk avant la fin de l'année, s'il vous plaît.

 

Et en guise de main-event, on a eu droit à une battle royale entre rookies. Une battle royale dont l'enjeu était d'être le guest-host de RAW. Un bien joli privilège sans doute dû à un désistement de dernière minute mais qui permet d'avoir du temps d'antenne plus des cours de chant offerts par Jillian Hall plus deux heures où on se fait prêter les Bella Twins pour faire ce qu'on veut plus un cours de comédie avec Santino Marella tout ça avec comme seul engagement, celui de faire une séance de baby-sitting d'un leprechaun hyperactif …

 

Evidemment, la Battle Royale commencera par un grand classique de la WWE : le fameux mouvement qui consiste à jeter son adversaire hors du ring pour que la pub puisse commencer. C'est Barrett qui s'y colle, ce qui est logique, vu qu'il venait d'avoir son moment de gloire et que ça ne heurte absolument pas son image. Il sera suivi pendant la coupure pub par Darren Young et Skip Sheffield.

 

La WWE rappelle à tous ses employés qu'il est indispensable qu'un des deux combattants soit hors du ring pendant la coupure pub.

 

 

Je pense que c'est jamais bon signe de se faire éliminer d'une Battle royale pendant la pub. Et si l'élimination de Darren Young peut être légitime compte-tenu qu'il est bon dernier du classement, celle de Skip Sheffield n'est vraiment pas bon signe pour lui. La battle royale continuera avec l'élimination de Tarver par Bryan, lui-même éliminé par un Slater qui sacrifie sa victoire pour éliminer le numéro 1. Ce qui nous laisse donc Gabriel et Otunga pour un final assez peu efficace à mon goût : le babyface qui applique son finisher et a tout le temps du monde pour faire un tombé mais pas assez pour mettre son adversaire par dessus la troisième corde et il se fera éliminer en tentant d'y parvenir.

 

J'aime pas cette fin, vraiment pas, elle fait passer Justin Gabriel pour un con, ou au moins un type sans expérience qui panique un peu dans une situation où il a le dessus. C'est un choix de booking classique qui aurait très bien pu marcher avec beaucoup d'autres rookies. Mais c'est stupide avec Gabriel pour plein de raisons. La première, c'est que Justin est un High Flyer : un type dont le gimmick même est de voir une faille et d'y aller sans réfléchir : c'est donc très moyennement dans son gimmick de lui faire faire le contraire, de le forcer à réféléchir pour aller à ses fins. La seule raison logique à cela serait de faire passer cet égarement (bien joué par Gabriel) pour une rookie mistake mais ça ne tient pas la route puisque Gabriel a été officiellement annoncé dans le programme comme étant une superstar de seconde génération, donc avec en théorie une certaine expérience.

 

Mr Timbaland, allons bon ! Vous ne pouvez pas refuser de faire un duo avec mon client : Mr. Lil Wayne quand même !

 

 

Ceci dit, le choix d'Otunga comme vainqueur me semble une bonne idée. Il n'est pas très impressionnant dans le ring mais il a des qualités au micro et lui donner du temps d'antenne est une bonne idée. Après tout, s'il ne parvient à faire une carrière comme catcheur, il pourrait bien devenir un personnage un peu dans le genre de celui qu'avait Abraham Washington. Abe était désastreux dans son rôle mais si la WWE pense réellement qu'un segment comme le sien est nécessaire dans un de ses shows : David Otunga pourrait assez facilement réussir à faire mieux avec le même cahier des charges.

 

Honnêtement, vous croyiez qu'on allait pouvoir finir cet article sans photo de Mark Henry en slip ?

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