Catch

INXTerville

Du sublime au ridicule il n'y a qu'un pas.
Napoléon Bonaparte

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où cette semaine, c'était ambiance fête de la bière.

 

Chaud devant, une bière pour le Big Show, une!

 

 

Review de NXT du 6 avril

 

 

Si vous avez vu ce septième épisode de NXT, vous devinez pourquoi je fais référence à l'Oktoberfest. Sinon, je vous mets tout de suite au parfum, ce show a commencé avec un concours qui a duré plus de vingt minutes et qui consistait à savoir lequel des rookies courait le plus vite autour du ring avec un fût de bière. Oui, oui, vous avez bien lu !

 

Skip Sheffield, conscient qu'il a peu de chances de réussir à gagner NXT, prépare déjà sa future reconversion : docker.

 

 

Bon, alors je pense que là, vous vous attendez à ce que je traîne dans la boue l'équipe des bookers du show et que je lapide, au moins verbalement, les responsables de ce segment complètement inintéressant. Mais je ne vais pas le faire. Parce que la WWE nous avait promis avec NXT un show innovant et révolutionnaire et que ce segment, à peine digne d'Intervilles, était un truc pas très courant en catch (même si j'ai souvenir d'un truc un peu identique avec une compétition entre divas à Smackdown qui opposait Cherry, Victoria, Michelle Mc Cool et d'autres divas). Et ce serait être de mauvaise foi que de blâmer la WWE pour avoir essayé de faire un truc nouveau alors qu'elle a créé une émission pour ça.

 

 

Ce segment était un pur scandale : ils auraient du porter du jus de betteraves bio ou du Pepsi…

 

 

Maintenant si ça se reproduit, là je ne réponds plus de rien. Si la semaine prochaine, c'est course en sac et celle d'après, concours du plus gros mangeur de boudin ou séquence de pliage de poêle en deux à la Mark Henry, là, c'est fini. J'envoie un courrier directement à la WWE pour exiger d'être remboursé du temps que je perds à regarder leurs shows. Ces concours à la con doivent s'arrêter et tout de suite.

 

 

Par contre, si la WWE veut organiser un concours de lancer de nain, je prédis un gros succès…

 

 

Par contre, je soupçonne la WWE d'avoir organisé ce truc là pour tester les rookies et voir comment ils réagiraient backstage et à l'écran avec un angle complètement foireux. Comme une forme de bizutage, c'est peut-être une sorte de test de motivation grandeur nature pour voir qui est vraiment dans l'esprit du business, qui est capable de se frotter le postérieur par terre pour faire marcher un angle totalement ridicule. N'oubliez pas quand même que c'est sur ce principe-là que la feud Matt Hardy-MVP est devenue Feud of the year, il y a quelques années : les contraintes de santé de MVP l'empêchaient de combattre mais il pouvait se faire défier par Matt dans plein d'autres domaines. Les mauvaises langues et autres détracteurs de Fatt Hardy se souviendront d'ailleurs qu'il avait à cette occasion gagné un concours du plus gros mangeur de pizza.

 

Bon, on va passer aux matchs maintenant. Le premier de tous : Darren Young contre Daniel Bryan. Mouais, bof. Très court, tellement court qu'il y a pas lieu de s'en plaindre. Le finish verra Young gagner sur un roll-up malgré une écrasante domination du numéro 1. Entre temps, Bryan aura enchaîné à la suite tous les moves offensifs qu'il a déjà effectué auparavant à NXT : le missile-dropkick, le saut du bord du ring les genoux en avant, etc… C'était nickel mais l'alchimie avec Young ne s’est pas faite. Résultat, la séquence de roll-ups contrés, recontrés, surcontrés manquait cruellement de fluidité. Si on ajoute ça à l'absence de storytelling global et le commentaire indigent de Cole qui prend trop son rôle de heel à coeur et oublie d'annoncer les matchs, on a la sensation de perdre son temps.

 

 

Quel con, ce Spiderman, il a oublié son costume!

 

 

Par contre, il y avait du bon dans le match d'après, celui entre Justin Gabriel et Michael Tarver. Tarver, qui a été élu par les internautes du WWE Universe, pire rookie de la promotion – ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour Skip Sheffield – a bien tenu son rôle de Big Man. Et Justin Gabriel a fait le reste. Bien. Avec 450 Splash à la fin et un, deux, trois, un tombé. Et plein de beaux mouvements entre les deux. Le tout avec rythme et dans un bon timing. Il n'y a pas de doutes à avoir : Gabriel a du talent. Suffisamment, à mon avis, pour que la WWE lui laisse une place dans son roster à la fin de la saison mais peut-être pas assez pour la WWE ait une idée précise sur ce qu'elle pourra faire avec lui. Ceci dit, s'il n'est pas régulièrement à l'antenne à Superstars dans six mois aux côtés d'un Zack Ryder, d'un Evan Bourne ou d'un Yoshi Tatsu, ce sera du gâchis.

 

 

T'inquiète, Justin, Superstars c'est super : on peut faire des longs matchs et on n’est pas obligé de jobber.

 

 

On va aussi parler rapidement de David Otunga. Pour causer de RAW et de sa prestation là bas. Mais je vais d'abord m'offrir un quart d'heure de gloire pour pas très cher. La semaine dernière, je disais que la WWE avait tout intérêt à lui trouver une place comme on-screen character, pour remplacer Abraham Washington par exemple. Et cette semaine, pendant RAW, Jim Ross a, en 140 caractères et avec un tweet confirmé mes intuitions : « David Otunga is a legit keeper. If the NXT rookie stays healthy, he's $$. If he weren't such a prospect he would be a great GM. Real talker ».Et c'est vrai qu'il assure au micro, Otunga, il a presque réussi à me convaincre que sa défection dans le tag-team match de lundi avec Cena était un truc intelligent et que, oui, lui, David Otunga ne partage les spotlights avec qui que ce soit.

 

 

Le positionnement du personnage de Daniel Bryan est à l'exact opposé de celui de Triple H ou de John Cena.

 

 

Ceci dit, on sait tous que s'il n'a pas saisi cette occasion, c'est parce que dans le ring, il est quand même un ton en dessous (et on le dit vu qu'on n’a pas besoin d'être diplomate comme le dealer de sauce barbecue). D'ailleurs dans son match contre Barrett, c'est l'anglais qui a crevé l'écran et, accessoirement, remporté la victoire. Même s'il y a encore quelques retouches à faire à son personnage, il devrait être facilement dans les quatre derniers. Je trouve que son gimmick de type qui ne fait ça que pour l'argent mériterait d'être affiné ou modifié, je pense qu'il devrait aussi se trouver un finisher un peu plus flashy.

 

 

Salaud, t'as gardé les Bella Twins pour toi tout seul.

 

 

Avec Gabriel et Barett bien positionnés en futurs finalistes, Daniel Bryan, toujours favori pour remporter NXT (sinon la WWE calmerait un peu Michael Cole et écourterait ses longues tirades heel) est donc bien entouré. Mais il reste une place à prendre et si Otunga a lors du dernier RAW prouvé qu'il avait le mic-skill, il reste cependant à voir ce que donne un Heath Slater dans le ring avec son match de main event contre Kane.

 

Bisou

 

 

Sans surprise, c'est Kane qui a emporté la victoire mais je crois qu'on peut dire que le rookie rouquin a, comme Otunga lundi, réussi son examen de passage. Il a fait un match solide de midcarder sur la défensive face au Big Red Monster qui l'a dominé dans le ring. S'il n'y avait pas de quoi faire un main event exceptionnel, ce match n'avait rien à envier à celui qu'avait livré il y a quelques mois Zack Ryder dans les mêmes conditions lors de l'ECW home-coming et il aurait tout à fait eu sa place en midcard à Smackdown.

 

 

Et pendant ce temps, Mr T cherche désespérément Kofi

 

 

Pour conclure, il faut avouer que le « bon » avait un goût de « trop peu » à cause de ce segment introductif vraiment long et certainement pas folichon. Si la WWE tient vraiment à continuer ce genre de choses, il me semble indispensable qu'elle le fasse en introduction non télévisée de NXT, quitte à en présenter un court résumé monté à la va-vite pendant le show.

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