Catch

ICWA: Its time for Evolution!

Now you remember what the draftsman said
Nothing to do all day but stay in bed
You're in the army now
Oh, oh, you're in the army now

Status Quo, In the Army now.


Lorsque les Cahiers se déplacent pour couvrir un show, ils ne font pas les choses à moitié. C'est ainsi que j'ai invité Silvernights à assister à l'un des deux shows majeurs de l'ICWA: Army, sixième du nom. Avec en plus, quatre matchs de championnat présents sur la carte, voilà de quoi passer une excellente soirée.

 

 

Par contre, ces jeunes gens n'ont pas tous l'air heureux d'être la.

 


Review de Army 6, show ICWA à Laventie.

 

 

Bon, on a de la chance, la France, ce n'est pas les USA. Derrière le terme «Army», pas de Mirage 2000 qui survole la petite commune de Laventie, pas de gendarmes qui font une haie d'honneur aux top-faces de la fédération.

 

 


Du coup on s'est fait remarquer comme on a pu.

 


Et pour nos plus infidèles lecteurs qui n'auraient pas été au courant des derniers résultats, un petit retour en arrière. Le 27 mars dernier, l'ICWA faisait son show en Bretagne. Kym Kaycee a récupéré son titre; autre événement majeur, qui fait le buzz en ce soir de show laventinois. En effet, Une « échelle du temps » était organisée à Rennes. Mais oui, vous savez, la copie du Money in The Bank!

Et c'est Thomas Van Dyck, nouvellement arrivé dans le roster, qui a récupéré l'horloge et qui a droit de casher un match d'une durée de dix minutes pour le titre de son choix. Il apparaîtrait logique qu'il le cashe ce soir, dans ce qui est l'un des deux shows majeurs de la ICWA, mais après tout, il n'est pas pressé, il a un an devant lui.

 

 


Au pire, à défaut de casher son horloge, il pourra, contrairement à cette valise, l'accrocher à un mur.

 


La note de Silver: premier show de l'ICWA et premier show en live pour ma pomme. Après un accueil comme il se doit par Arthemiz (tentative de skullcrusher de sa part, contré en fireman carry et attitude adjustment pour lui montrer qui est le boss), nous nous dirigeons vers la salle de sport de la ville de Laventie (une salle pouvant accueillir à la louche 1000 personnes, avec environ 400-500 chaises autour d'un ring aux couleurs de la ICWA). Pas de carte autre que "6 matchs dont 4 matchs de championnat", on va un peu dans l'inconnue pour une soirée qui s'annonce pleine de surprises.


20h30, et devant une assistance de 300 personnes à peu près (ce qui est moins que d'habitude, mais mieux vaut trois cents personnes chaudes comme la braise que 600 amorphes), Christophe Agius entre en scène et lance le show!

 

 


On peut tromper une fois 300 personnes, mais on ne peut pas tromper 600 fois… non, j'ai encore loupé.

 


L'ami de nos soirées du vendredi et du samedi annonce donc le premier match, du moins les premiers participants. Ils sont champions du monde par équipe depuis le 17 octobre, et vont défendre leur titre ce soir, ce sont «The Trigger» Peter Fischer et son collègue Steve Keller (ex-Yan « The Code » Colby). Nos deux comparses prennent le micro pour faire une sorte de bilan. Ils sont champions depuis six mois avec leur équipe de la East Connexion, et que ca n'a pas toujours été faciles, car ils suscitent de la jalousie, notamment des Smoke and Roll Express, qui les ont lâchement attaqués deux semaines auparavant.


Mais, le public les porte, et ils sont sûrs d'eux-mêmes. Voilà pourquoi ils disent qu'ils ne perdront jamais les ceintures. Et pour prouver leur bonne foi, ils lancent un défi à toutes les Tag Teams du roster: les premiers à se présenter auront un match pour le titre, là tout de suite. C'est courageux.


Et c'est une nouvelle team qui se présente. Venue tout droit du Mexique (du moins on le suppose), voici Los Diamantes.


En tant que nouveau, l'homme légal des Diamantes (qui n'ont visiblement pas de nom individuel…), tenue dorée, jauge la foule, et invite Peter Fischer a en faire autant. Et à ce petit jeu, ce sont nos champions Face qui emportent les suffrages du public. Le pauvre lutteur doré en est tout dépité et va se faire consoler par son partenaire. Les choses sérieuses commencent et nos champions mettent la main sur ce match. Les tags sont rapides, et ca bosse bien en équipe du côté des champions. Mais l'arbitre a un moment d'absence, et Peter Fischer se retrouve coincé dans le mauvais coin. Los Diamantes bossent illégalement en équipe dans le dos de l'arbitre, et vont même jusqu'à porter une double souplesse sur Peter Fischer.

 

 


El Diamente Dos en pleine séance de Carioca pour encourager son partenaire!

 


Mais, nos champions ont de l'expérience et retournent la situation. Fischer esquive une attaque d'un des deux adversaires, qui de fait, assomme son collègue. La East Connexion reprend rapidement le dessus, à grands coups de power-moves. Les tags sont rapides, et ça bosse bien en équipe. Tellement bien que Fischer, sans même avoir placé son finish, s'impose avec un Crucifix Pin, et conserve son titre par équipes.


La note de Silver: impossible de suivre le match pour moi, j'ai passé mon temps à gueuler pour encourager les faces à chaque fois qu'ils sollicitaient la foule (ou pas d'ailleurs) et à prendre des photos. Du coup je n'ai absolument rien suivi dans la construction du match, mais le combat m'a paru très agréable et j'ai beaucoup aimé la prestation des champions, qui ont un gros soutien de la foule. Par contre niveau suspense il paraissait impossible que les champions établis depuis six mois perdent contre des nouveaux venus aux gimmicks loufoques.


Après cet opener de très bonne facture, il est temps de passer au second «combat» de la soirée. Oui, j'ai mis des guillemets. Dans cet affrontement, deux nouveaux venus dans la fédération laventinoise.


Le premier homme à venir sur le ring, est présenté comme un cas psychiatrique grave, pour qui la médecine ne peut plus rien. En effet, cet homme s'auto-frappe sur le ring.


Face à lui, the best gimmick in the world: Crash Test Dummy!


Non, on ne parle pas du groupe de rock canadien à l'origine de ce tube mais bien du petit bonhomme jaune qui vérifie la sécurité de nos bagnoles.

 

 


Une fissure sur votre crane? Carglass répare, carglass remplace!

 


Bon, que dire sur ce semblant de match? Festival de botchs, grosse domination de près de six minutes (malgré un crossbody de Crash Test!) et victoire de Trauma, sur un combo missile dropkick/souplesse arrière mais un grand grand moment de fou rire.


La note de Silver: Les deux catcheurs sont de nouvelles gimmicks, ce qui a laissé la foule assez muette à cause de la surprise. Le premier entrant (Trauma) était probablement heel, avec une gimmick entre Kane, Abyss et l'Undertaker, mais on sait que ce genre de personnage sombre a souvent le soutien de la foule assez vite. Dans le cadre de ce match, une interaction avec la foule (voire une agression kayfabe) pour paraitre dangereux aurait peut être pu clarifier les choses. En face, la plus grosse surprise de la soirée: quand je vois le bonhomme jaune débarquer sur une themesong tout à fait adaptée, les bras m'en sont tombés. Il joue un rôle de clown face dans le genre Santino qui ne parlerait pas, avec une démarche articulée et qui salue la foule sans arrêt, et même son adversaire. L'idée de base était plutôt bonne (un clown contre un psychopathe effrayant, le heel squashant le face avec ce dernier qui a une grosse résistance et quelques moves imprévisibles pour ménager un semblant de match), mais il a manqué un petit quelque chose à la réalisation. Je dirais que le build heel de Trauma n'a pas été suffisant, quelques actions pour inquiéter la foule avant son entrée sur le ring auraient été les bienvenues. Le temps de le digérer, le personnage de Crash Test Dummy va se révéler mon coup de foudre de la soirée.

 

 


Dummy est la parfaite adaptation de Kenny de South Park au marché français: il ne parle pas, il est sympa et il meurt toujours à la fin.

 


Allez, zou, passons au troisième match de la soirée. Un match de championnat féminin, entre Kym Kaycee et «Bad News» Bulla Punk. Deux constats avant le match. Je suis fier de vous annoncer que j'ai converti Silvernights au markfanisme de Kym Kaycee. Second constat, Bulla Punk a changé de tenue, voire de gimmick. Devenue beaucoup plus agressive, accompagnée de deux demoiselles, elle se charge de massacrer Kym Kaycee.En effet, massacre, c'est le terme qu'on peut utiliser après ce match. Bulla n'attend en effet pas la cloche pour s'attaquer à notre championne. S'ensuit une bonne brawl, puis une tentative de Camel Clutch.


Kym n'a rien vu venir et encaisse comme elle peut. Elle se retrouve même projetée à l'extérieur pour encaisser une nouvelle série de coups. L'arbitre compte les deux femmes, mais Kaycee est ramenée manu militari in ring. Elle réussit à revenir dans le match en esquivant un DDT. Mais Bulla est folle furieuse ce soir, et appuie de tout son poids sur les étranglements et les descentes de la cuisse. Folle furieuse, qu'on vous dit. A un point tel que, maintenant un étranglement plus de cinq secondes, l'arbitre prononce la disqualification. Mais ceci ne calme visiblement pas la fureur de Punk (Bulla, hein, aucun rapport avec CM). Après le match, le massacre continue. Kym encaisse les pires finishers, et personne n'intervient. Bulla Spike, et deux Bulla Bomb. C'est la catastrophe, Silver réclame carrément «L'armée, pour sauver Kym Kaycee du massacre!». Finalement, la sécurité de la ICWA intervient. Oh mon dieu, mais cet homme est pris en otage par Bulla Punk!!!

 

 


Régis, M. Sécurité de la ICWA (1965-2010).

 


Celle-ci l'enchaîne, et fait prêter allégeance, à ses deux disciples cités plus haut, telle une straight-edge society. Bulla leur demande d'accepter de vivre en marge de la société, notamment. 


Puis l'otage est emmené  dans les vestiaires. Personnellement, je crains pour sa vie, ca va finir en sacrifice, ce truc.


La note de Silver: alors que ça soit clair, à mes yeux on a eu ici le match de la soirée. Peut être que le fait de voir des femmes catcher réellement a joué son rôle comparé aux piteuses choses que l'ont voit à la WWE et même à la TNA ces temps-ci, mais clairement ce match avait tout. Déjà la foule était hyper réactive et les deux catcheuses maitrisaient parfaitement le travail à ce niveau (et on sent qu'elles sont bien identifiées par le public). Le travail in ring de chacune fut remarquable, avec une variété de mouvement bluffante, et on sent que faute d'adversaires, elles travaillent très souvent ensemble car l'alchimie était bonne. Enfin le build du combat était intéressant. Bulla arrive avec une nouvelle gimmick qu'elle développe pré et surtout post-match. Pendant le combat, elle a tout simplement squashé Kim sans chercher la victoire, mais seulement la destruction de son adversaire. Par exemple avec un powermove suivi d'un compte de trois qu'elle interrompt elle même en relevant son adversaire, elle obtient à la fois un peu de heat et un build intéressant. En bref un match très complet, même si à sens unique (la championne en sort peut être un peu trop décrédibilisée?), et beaucoup de plaisir pour moi.
 

 

QUOI? Elle pique mon nom et mes idées alors qu'elle fume, qu'elle boit et qu'elle est accro au sexe? Choppez-là!!!

 


Le quatrième match est déjà  annoncé. Le premier homme à venir sur le ring, est bien connu des fans de la ICWA. En effet, ancien membre du kop de Boulogne, ayant intégré le milieu du catch car il est payé pour se battre, Hooligan Beef fait son entrée. Une entrée remarquée, puisqu'il va directement agresser Kym Kaycee qui récupérait de tout ce qu'elle a subi au bord du ring. Il faut une intervention conjuguée de l'arbitre et de Greg Fury pour faire reculer Beef, qui prend le micro pour nous faire une promo qu'il vend comme une promo de winner, car elle est inspirée du PSG.


Face à lui, deux adversaires: Shane, masque noir, annoncé comme venant d'Orion. Angelito, masque doré, venu tout droit de la cave de Roméo, dont il a été l'esclave pendant des années.


Le combat commence, et nos deux masqués s'associent comme de bien entendu pour mettre à mal le poids lourd Hooligan Beef. Double dropkick, Double Souplesse, on a l'impression de voir un handicap match. Mieux encore, c'est spotfest à Laventie. Nos deux hommes masqués, inspirés sans doute par l'esprit de la Lucha, se la jouent «Lucha Libre Style»! Tope Suicida, Slingshot Plancha, ca fuse de partout à l'extérieur du ring.


Angelito tente le tombé, mais Shane intervient, et c'est le début de la fin pour nos deux lutteurs masqués. Ben oui, ca reste un triple threat prévu en une chute. Les ciseaux de tête et les hurracanranas s'enchaînent entre les deux hommes masqués. Mais Beef a récupéré de son début de match difficile. Il envoie rapidement Angelito à l'extérieur, mais se fait coincer dans le coin par Shane et subit une planchette japonaise.


Notre hooligan préféré  est sonné, et nos super-héros retournent à la bagarre. Mais Beef revient avec son PSG (un Shining Wizard) out of nowhere. Angelito est à l'extérieur, et Shane complètement KO.  Beef tente le tombé, un, deux, et… le tombé est cassé par Angelito par un Springboard Moonsault! Spotfest, on vous dit.


Une fois de plus, Beef a du mal a traîner sa carcasse. Angelito veut conclure le match, emmène Shane dans le coin, et après l'avoir affaibli, tente la superplex. Oui, mais voilà, Beef est debout. Et Beef est puissant. Le résultat? Un powerbomb-superplex (pour reprendre les propos de votre commentateur préféré) qui fait chuter lourdement les deux hommes. Un, deux, trois, cette fois-ci, Beef s'impose sur ce mouvement spectaculaire qui clôt un match extraordinaire.

 

 


Alors que Bordeaux et Marseille se dispute le titre, le PSG est KO.

 


La note de Silver: très bon match, agréable à suivre et pleins de moves spectaculaires, sans doute le plus rythmé de la souirée. Les deux faces (Shane ou Shun pour le premier? J'y voyais volontier un clin d'oeil aux chevaliers du Zodiac personnellement) sont des nouveaux à la ICWA, mais le heel est réputé et son discours pré-match est parfait pour clarifier les choses. Hooligan Beef interagit bien avec le public, même si la corde sur laquelle il joue est facile (mais pourquoi se priver d'un levier efficace?). Il me lancera un regard bovin mais noir suite à un commentaire hurlé (bah oui, dans une salle de 300 personnes, on entend tout pour peu qu'on se donne les moyens), et ses adversaires avec leur style très comparable et highflyer ont également eu un accueil favorable de la foule. La victoire du plus expérimenté des trois était logique et bien amenée, avec beaucoup de rebondissements. Les faces défaits finissent malgré tout l'un dans les bras de l'autre, ce qui fait penser à une possible team qu'on aimerait en tous cas voir à l'œuvre.


Après l'entracte, les frêres Abis de Smoke and Roll Express, qui n'étaient même pas prévus sur la carte, prennent la parole pour une promo. Les ex-champions sont mécontents, ils se plaignent de ne pas avoir de title-shot. Mais bon, vu leurs tenues du soir, il ne fallait peut-être pas s'isoler pour élever des chèvres dans le Larzac, les mecs.

 

 


Votre blague sur le Larzac, si José, je dirais que c'est très Bové.

 


Ils se plaignent en effet d'un sentiment de «deux poids, deux mesures» dans la gestion des title-shots,  revendiquant avoir dû défendre dix fois leur titre en dix mois, là ou la East Connexion l'a défendue proportionnellement moins en six mois. La foule réagit, et les «Jaloux!» fusent. Bref, la Smoke and Roll est énervée, et lance immédiatement un défi aux champions: Un match pour le titre ICI ET MAINTENANT!.


Défi relevé! Nos champions vont défendre leurs ceintures pour la seconde fois de la soirée (rappelons qu'ils avaient prétendu qu'ils ne les perdraient jamais!), mais se font bêtement surprendre lors de l'accès au ring, puisque les frères Abis vont les chercher à l'extérieur. Ca part dans tous les sens, il n'y a pas vraiment d'homme légal. L'arbitre récupère les ceintures et fait sonner la cloche: le match a donc lieu officiellement. Keller fait face à Ken Abis, le plus léger et le plus âgé des jumeaux Abis. Après avoir subi avant le match, nos champions reprennent le dessus, et bossent bien en équipe, comme sur cette double soumission. Fischer est désormais in ring et fait parler sa puissance et sa technique, avec une superbe Snap Suplex.


Ken Abis réussit à passer la main à son frangin, et la évidemment, ce n'est plus le même match. L'athlète le plus lourd d'Europe fait le ménage. La Smoke and Roll fume littéralement ses adversaires, et bosse bien en équipe (enfin surtout, en traître dans le dos de l'arbitre).

 

 


En même temps si Steve Keller ne bullait pas, ça serait plus facile aussi.

 


Ken Abis est désormais l'homme légal, toujours face à Peter Fischer, et lui applique une prise du sommeil. Le champion semble s'endormir, son bras est déjà  tombé deux fois, mais, porté par la foule, il s'en dégage. Malgré tout il a bien souffert, et se fait surprendre par les frères Abis qui lui placent une Hart Attack. Fischer est de plus envoyé PAR-DESSUS LA TROISIEME CORDE, et Ken Abis se projette à l'extérieur du ring, faisant chuter son frère et ses adversaires. C'est la folie, de retour in ring, nos champions reprennent le dessus, après avoir pourtant subi une T-Bone Suplex. Les poings parlent, les prises aussi, les deux frères Abis sont au sol. Le tombé est à portée de main, pourtant, les deux champions se désintéressent totalement de Ken Abis, homme légal sonné au centre du ring… et se soucient plutôt d'Abis Abis, qu'ils font rouler in ring, pour l'allonger sur son frère!


220 kilos plus Fischer et Keller sur le dos, Ken Abis ne se relève pas au compte de trois.


Pour la deuxième fois ce soir, toujours champions par équipe, la East Connexion!


La note de Silver: second match tag team de la soirée, avec les vainqueurs du premier match contre une équipe sérieuse ce coup-ci. Malgré la blessure de Keller que l'on apprendra à la fin du match, le combat ne s'en ressent pas trop. Une opposition de style assez intéressante entre les quatre catcheurs aux gabarits très différents, avec surtout une foule complètement à fond. Ma fierté de la soirée sera d'avoir lancé le «jaloux» (enfin je crois) repris par les kids de la salle plusieurs fois pendant tout le match. Ca hurle de tous les côtés, huant ou soutenant alternativement. On sent que les deux équipes sont bien habituées à travailler devant du public, car les lutteurs sollicitent les réactions activement et les obtiennent tout le long de leur opposition d'un gros quart d'heure. Grosse ambiance pour la seconde victoire de la soirée des East Connexion, au passage il m'a semblé que Peter Fisher était le catcheur le plus apprécié des kids cette soirée (sans doute avec Greg Fury).

 

 


Reconnaissant le talent incommensurable des deux rédacteurs de cet article, les champions ne peuvent qu'afficher leur appréciation.

 


Et après ce match quelque peu surprise car non-officiellement booké, now, its time for the main-event!


Le premier homme à venir sur le ring s'est «forcé» à changer de gimmick depuis qu'il s'est fait lourder par Paris Hilton. Ainsi, Roméo est devenu Narcisio, mais reste l'héritier arrogant qu'il a toujours été. Il prend le micro, pour nous annoncer qu'il restera poli face aux huées, mais surtout qu'il nous a ramené un cadeau: «le corps le plus désiré de France, le visage le plus photographié d'Europe, le plus sexy du monde»… Evidemment, à cet instant, on espère tous Kym Kaycee, mais… non. Il parlait de lui-même.

 

 


Et oui l'homme le plus classe du monde n'est plus George Abitbol, mais bien Narcisio!

 


Fury débarque, et chacun jauge sa popularité auprès de la foule. Vexé, Narcisio colle une gigantesque claque à Fury qui pète littéralement les plombs: spear, puis Brawl, puis projection à l'extérieur. Fury envoie même valdinguer Narcisio dans le public, mais réprimandé par M. le Kerzaudec, le face ramène son adversaire dans le ring, et se fait surprendre par un étranglement des yeux. Projeté dans les cordes, Fury esquive un Belly to Back , et envoie Narcisio entre la première et la seconde corde… Ca ne vous rappelle rien?? Mais si, 619! Mais Narcisio esquive, et le 619 n'atteindra pas son but.


Narcisio a son temps fort, plaçant un brainbuster, esquivant un top rope moonsault, et retournant plusieurs fois le bras de son adversaire avant de le ramener au sol d'un flapjack.


Porté par la foule, Fury revient dans le match, faisant parler sa technique et son potentiel de High-Flyer.Une nouvelle fois, Narcisio se retrouve en mauvaise posture entre les cordes, Six-One… rien du tout, intervention d'Hooligan Beef, vexé de s'être fait reprendre par Fury lorsqu'il frappait Kym Kaycee plus tôt dans la soirée.


Narcisio et Beef attaquent Fury, mais c'est Angelito, l'ex-esclave de Narcisio qui vient à la rescousse du champion! C'est un bordel sans nom puisque Shane et Trauma débarquent! Puis Crash Test Dummy qui s'assomme tout seul en entrant dans le ring. Mais il tombe pile entre les cuisses de Narcisio, castré par ce mouvement et qui rassemble le peu qui lui reste hors du ring. Los Diamantes débarquent à leur tour, puis Bulla Punk, les frères Abis, Fischer, Kym Kaycee! L'arbitre tente désespérément d'intervenir avec de célèbres «Je vous demande de vous arrêter»! La cloche sonne, sonne, sonne… sans aucun effet. Monsieur de Kerzaudec s'énerve donc, et menace d'appeler la sécurité. Mais finalement, puisque tout le monde veut se foutre dessus, il ordonne une BATAILLE ROYALE!!!

 

 


Je leur avais enregistré le patinage artistique, pourtant…

 


Une bataille bien difficile à conter, il faut avoir les yeux partout. Trop difficile pour un seul homme, je vais donc résumer les éliminations.


Le premier éliminé est Trauma, que Crash Test Dummy a fait passer par dessus la troisième corde. Puis les lutteurs s'unissent contre les poids lourds, Dummy servant de bélier humain.


Les atémis fusent, mais finalement les deux éliminés suivant sont Los Diamantes, éliminés tous deux par Peter Fischer.


Kym tente d'éliminer Bulla, mais c'est finalement Bad News qui fait passer la championne par dessus les cordes.


Les pains sont de sortie, mais une musique retentit. Un catcheur s'apprête à entrer sur le ring…OH MON DIEU, le mec de la sécurité capturé par la secte de Bulla a été transformé en loup-garou!


Et il distribue les cordes à linges.


Ken Abis, en bon heel trouillard, anticipe et préfère s'auto-éliminer. Fischer et Fury s'associent pour éliminer le catcheur mystère.


Restent donc Abis Abis, Beef, Fischer, Fury et Angelito, ainsi que Bulla, qui se fait rapidement éliminer par Angel et Fury, qui place par ailleurs son 619 sur Abis Abis, mais se fait éliminer.


L'ex-champion par équipe élimine a tout va, puisque Fischer et Beef se retrouvent envoyés à  l'extérieur. Angelito est le dernier survivant à faire face à  Abis. Et il est courageux, il tente deux crossbodys. Mais face à Abis, c'est du suicide. Plus d'une fois, Angelito a failli être éliminé. Mais au courage, avec un dropkick et beaucoup de force, il réussit à faire passer Abis Abis PAR DESSUS LA TROISIEME CORDE, pour être l'ultime survivant, et clore ainsi cette sixième édition d' Army, qui fut d'excellente facture.

 

 


La classe mondiale!

 


Note de Silver et avis général: joyeux bordel pour la bataille royale, en général je n'aime pas trop ce genre de matchs que je trouve brouillon, mais pour l'avoir vécue en live cette fois ci, je comprends beaucoup plus l'intérêt. Pour le public c'est un feu d'artifice, et une manière efficace de clôturer un show. Mention spéciale pour l'entrée de Dummy (mon chouchou de la soirée!) qui arrive lancé et se mange le ring, façon crash test. Le match a permis de poursuivre le build de la story autour de Bulla, ce qui était pas mal dans le cadre de l'histoire de la soirée.


De manière globale, pour un show dont il faut reconnaitre qu'il n'a pas les moyens de ce qu'on est habitué à voir (évidemment ce n'est pas de la WWE, pas de Titantron ici, les costumes tout en étant réussis sont plus du bricolage qu'autre chose par exemple), mais qui reste très efficace. Le contenu in ring m'a semblé correct, malgré ma difficulté à réellement le suivre. Et c'est ce point qui a été mon enseignement principal de la soirée: en live, tous les critères habituels se retournent complètement. Certains détails prennent une importance cruciale (jeu avec la foule, charisme du catcheur, builds pour faire réagir, ambiance de manière générale) quand d'autres sont complètement mis en retrait (niveau in ring réel, quantité de catch, réalisme des situations). Le live enlève tout le côté froid et analytique (je ne sais pas comment Arthemiz est arrivé à vous raconter les combats de manière si précise [Note de Gordon: le talent, petit, le talent] ) mais ajoute un côté ambiance et atmosphère indiscutable, la comparaison avec le sport étant ici totalement d'actualité (la sensation que j'ai vécue était très proche de ce qu'on a avec le foot à la télé et au stade). J'ai également été étonné du build de la soirée, alors que je m'attendais à une suite de combats, on a eu beaucoup de liant entre les matchs (rivalité entre les duos Kaycee/Fury et Bulla/Beef exploitée sur trois matchs, build de la story de Bulla Punk sur deux matchs, présence des champions par équipe sur deux matchs, rivalités exploités en match et lors de la bataille royale, etc…). Enfin alors que l'annonce initiale était de six matchs dont quatre pour les titres et quatorze catcheurs, on a eu un match de plus et deux catcheurs de plus, pour une double défense d'un des titres (par équipe) et pas d'apparition du titre poids lourd, je ne sais pas si c'était du à une correction de dernière minute, mais ça n'a posé aucun problème.


Après le Show, nous avons arpenté la salle avec Arthémiz, et discuté avec plusieurs catcheurs. Sans doute trop intimidé, j'en ai omis de demander une photo et un bisou à Kim Kaycee et Bulla Punk, mais la prochaine fois je ne commettrai pas cet oubli. J'ai par contre une splendide photo avec Christophe Agius qui est un moteur important de l'ICWA: il donne une visibilité à la fédération et une bonne porte d'entrée avec ses commentaires et son rôle de monsieur loyal. Nos discussions avec Phoenix (malheureusement blessé à la cheville pour ce show) et Booster ont été très intéressantes, et remplies d'informations sur l'avenir. L'ICWA a clairement des projets d'avenir très développés, elle fait un peu penser à la WWE il y a trente ans, qui passait du statut de fédération régionale à celui de fédération nationale. On voit beaucoup de choses se faire dans une optique de moyen ou long terme, et même si le chemin est très long, la phase de professionnalisation est en cours. Si les nombreux projets qu'ils ont en tête sont couronnés de succès, on pourrait voir une grosse fédération émerger, en tous cas c'est tout le mal qu'on leur souhaite.

 


Merci d'avoir suivi cette review live. Et restez à l'écoute, on vous contera donc, si le Dieu du catch le veut, les prochaines aventures de la ICWA…
 

 


Because I'm Arthemiz, and he is Silvernights.

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