Catch

Superstars: En souvenir du bon vieux temps

It chars my heart to always hear you calling

Calling for the good old days

Because there were no good old days

These are the good old days

The Libertines, The Good Old Days

 

 

Le Superstars du jour, après vous avoir fait le coup de la non-publication pour le 1er avril, revient du coup en double (retour à un format normal dès la semaine prochaine si tout va bien), mais surtout empreint de nostalgie. Dans cette période où l'on a du mal à se remettre du départ du HeartBreak Kid, nos deux épisodes ressortent diverses choses un peu perdues de vue. Au menu, de l'humour douteux qui rappelle de très loin l'Attitude Era, Jimmy Wang Yang et surtout une part belle faite aux matchs de Tag Team.

 

 

Un triomphe pour un fumeur de beue et un taulard? Pas de doute, on est revenus aux bons vieux jours de l'Attitude Era.

 

 

Review double de Superstars, 1er et 8 avril

 

 

Tuons le suspense tout de suite: au grand regret de tous ses fans, Jimmy Wang Yang n'a eu qu'un dark match. A Superstars, c'est quand même la lose. Enfin, malgré tout, il a combattu et vaincu un autre genre de jobber: Tyler Reks.

 

 

– Hey JTG, un poste de jobber à plein temps pour remplacer Tyler Reks à la prochaine draft, ca te branche ou pas?

– Attends, j'réfléchis…

 

 

Passons désormais au combat féminin de Smackdown, organisé le 8 avril. Un combat féminin qui a un petit (mais vraiment tout petit, plus petit qu'Hornswoggle, quoi) air d'Attitude Era. Vickie débarque sur le ring accompagnée par Michelle McCool et Layla. La Guerrero joue son rôle de manager occasionnel, en venant vendre les talents de la Women’s Champion, sous les hurlements de groupie de Layla.

 

 

OK mademoiselle, la photo avec Michelle a été prise, c'est 10 dollars et vous laissez la place à la fan suivante s'il vous plait.

 

 

Bref, McCool veut nous parler de Beth Phoenix, et de ses souhaits d'obtenir un title shot. Mais nos trois chipies se sont posé une question. En effet, dans ce monde de lutteurs testostéronés et stéroïdés, notre team (au travers du très bon micskill de Michelle) s'interroge. Pire, elle accuse! Beth, avec sa puissance, sa carrure, serait tout simplement… un homme! Ben oui, pas de moustache, mais une grosse voix, une dégaine de déménageur, et une présence au Royal Rumble en réussissant à éliminer le Great Khali, ça crée des doutes.

 

 

Beer-drinking, strong and powerful: Beth Phoenix.

 

 

A un point tel que Vickie, garante du bon fonctionnement de Smackdown, rappelle la règle #1 pour prétendre à la division des Divas: être une diva. Donc, étant donné qu'on a des doutes pour la Glamazon, plus de title-shot jusqu'à nouvel ordre. Faut croire que l’épisode Santina Marella était mal passé… N’empêche, Vickie nous booke un match de Phoenix face à une adversaire sexy, smart and powerful (cherchez l'intrus) en la personne de Layla, dans un "Inter-gender match" de bon goût.

 

La cloche sonnant, Layla apeurée, criant comme un goret qu'on égorge (si, si), fuit, cherchant un soutien auprès de notre paire de commentateurs. Mais elle finit par se ressaisir et ouvre le combat avec une série de kicks qui font à peine vaciller la Glamazon, laquelle se contente d'un double atémi pour mettre son adversaire au sol.

 

Michelle McCool tente d'intervenir et Beth file régler ses comptes à l'extérieur. Mais Vickie chute et semble blessée. Layla en profite pour surprendre la Phoenix d'un saut chassé. Nos divas heels s'acharnent sur la gorge (n'entrons pas dans leur jeu en allant dire "sur la pomme d'Adam"…) de Beth, à grands coups d'étranglements. Heureusement pour Beth, l'arbitre est vigilant. L'intervention de l'homme en noir et blanc permet à la femme fatale du XXIème siècle de revenir dans le match… et de placer son Glam Slam, pour le compte de trois.

 

Bon, ce fut loin d'être le meilleur match qui soit d'un point de vue catchesque. Mais l'intervention de McCool après le gong final et la bataille qui s'ensuivit ont eu le mérite de constituer un bon point de départ pour la feud, dont on attend de voir ce qu'elle va donner, entre tests ADN et concours de pompes.

 

 

Lâche-moi, sale phallocrate!

 

 

Continuons dans la lignée des matchs simples en allant voir ce qu'il se fait du côté de chez RAW, avec un remake, dans le show du 1er, de l'ex-ECW, puisque Yoshi Tatsu fait face à William Regal.  Une opposition de styles toujours intéressante, tant le gabarit et la manière de catcher de ces deux lutteurs diffèrent. Yoshi dispose d'un avantage psychologique, car vainqueur de la Bataille Royale de WM 26. Mais l'Anglais a lui aussi des arguments à faire valoir puisqu'il est accompagné de son demeuré de rookie.

 

Alors que la cloche a sonné depuis 40 bonnes secondes, Yoshi, en bon top-face, fait des sauts de cabri et harangue le public, tandis que ce bon vieux Regal prend tout son temps pour retirer son peignoir et le plier soigneusement avant de le donner à son porte-mant… son protégé.

 

La technique parle en ce début de match, car nos deux hommes se testent à coups de clefs de bras et de retournement de prises. Le match finit par évoluer, Tatsu plaçant ses célèbres kicks. A croire que c'est une spécificité de midcarder highflyer; en tout cas, Regal est au sol, se dégageant au compte de deux. Quoiqu'il en soit, le match ne passionne pas les foules, bien qu'intéressant, puisque le public reste désespérément muet, tandis que notre paire de commentateurs discute de la promo du Hall Of Fame 2010. Heureusement, une esquive de Tatsu accompagnée d'un roll-up permet au match de retrouver un peu de grâce aux yeux du peuple… à moins que ce regain d'intérêt ne soit dû aux moves surpuissants du lutteur de Blackpool, ou aux plans sur les yeux emplis d'extase de ce redneck qu'est Skip Sheffield.

 

En tout cas, Regal veut en finir, et place donc sa Regal's Stretch. Mais le Nippon est vaillant et résiste, suffisamment pour trouver la force de saisir les cordes. Regal est compté, et Tatsu en profite pour lui coller deux high-kicks dans la tête. L'Anglais est sonné, Yoshi fait le tombé et gagne un match malgré tout sympathique à regarder.

 

 

Hé hé hé hé!!! Qui c'est qui vient de péter la gueule à Dracofeu avec un simple Pikachu?! C'est Yoshi!

 

 

Allez, zou on enchaîne avec deux affrontements MVP-Carlito, l'homme à la pomme étant bien sûr accompagné de son rookie à lui, Michael Tarver. On commence par l'affrontement du 8, main event du Superstars en question. La semaine précédente, nos deux midcarders s'affrontaient en opener dans un match tag team. Dans ce main-event du 8, c'est MVP qui profite de la plus grosse pop en début de match, et qui prend le dessus en s'occupant des bras déjà blessés de son adversaire. Clairement, MVP domine, dans un style qui n'est pas sans rappeler de loin le MMA, alternant les phases de brawl, les prises de judo et les prises spécifiques au catch tel un très beau surpassement. L'acharnement sur le bras continue, sous les yeux d'un Michael Tarver désagréablement surpris de la pop dont jouit Porter.

 

 

Arrêtez, j'ai aucun mérite, c'est Carlito en face…

 

 

Bloqué dans le coin (et paradoxalement pas attaqué par Carlito), Porter se fait pourrir verbalement par le rookie. Mais MVP profite de la mollesse de Carlito pour prendre de la vitesse et placer une corde à linge. L'homme à la pomme étant au sol, c'est l'heure du ballin'! Mais Carlito préfère fuir, enfin se traîner péniblement hors du ring. En voyant ce combat, on ne peut qu'être nostalgique d'une époque ou Carlito touchait au titre Intercontinental… MVP souhaite accélérer les choses, et va donc chercher Carlito à l'extérieur. Mais une intervention intelligente de Tarver permet au Caribéen de surprendre l'ex-taulard et de le bloquer dans une prise de soumission au centre du ring.

 

MVP finit par se dégager et revient avec une Fishermans Suplex qui aboutit à un nearfall. Porter veut en finir et place son Player's Boot, esquivé par Carlito, qui envoie bouler son adversaire à l'extérieur du ring.

 

 

C'est pas juste, c'est toi le loser, normalement!

 

 

Tarver en est extasié, mais ça ne suffit pas, car MVP finit par se relever une fois in ring. Carlito tente quelques droites faiblardes, prend de la vitesse, mais se fait surprendre par la célèbre Finlandaise portée par son adversaire. La fin est proche, Porter domine totalement son adversaire avec une série de droites et le célèbre Facecrusher, puis le ballin qui score à trois points. Carlito se relève et tente de placer son Backstabber, mais se fait contrer et manque de se faire surprendre sur un roll-up. Il se rappelle toutefois qu'il a été catcheur et tente un West Coast Pop, mais se prend un big boot qui aboutit à un nearfall. Tarver essaie de prendre les devants en distrayant MVP qui avait été projeté dans les cordes, mais, Carlito avait déjà armé un dropkick. Résultat, il se vautre et MVP obtient une victoire archi-facile en plaçant son Playmaker. 15 jours de feud sont ainsi conclus par cette défaite sans gloire de Carlito, dont j'apprécierais beaucoup de le voir ailleurs qu'a la WWE vu sa motivation actuelle.

 

 

Non mais oh, c'est quoi cette arnaque, on m'avait promis un pro et je me coltine Carlito!

– Eh, sois cool, je t'ai filé un morceau de pomme l'autre jour!

 

 

Une semaine plus tôt, c'est en équipe que nos deux midcarders s'affrontaient. Kofi Kingston était le partenaire de MVP et Zack Ryder, sans Rosa, se farcissait Carlito.

 

 

C'est tout de même la seule question qu'on se pose à propos de Ryder ces temps-ci.

 

 

Porter, sourire ultra-brite à la Rock, attendait, concentré, son adversaire qui traînait des pieds pour s'avancer au centre du ring. Après avoir subi un tour de hanche, Carlito allait se planquer dans son coin, puis revenait avec une série de droites. Mais MVP est en jambes: il projette Carlito dans le coin, forçant ainsi le tag, ramène Ryder d'un tour de hanche par-dessus la troisième corde, et lui assène une série de droites, puis un ballin'! Ryder se concerte à l'extérieur avec Carlito, mais Kofi et MVP se mêlent à la fête, faisant chuter leurs adversaires d'un tacle glissé à l'extérieur.

 

 

Mais bordel, à quoi tu sers si tu nous préviens pas quand on nous attaque?

 

 

De retour in ring, c'est à Kofi de faire souffrir Ryder.10-punch turnbuckle et manchette portée à l'européenne, avant de passer le relais à Porter, qui continue de jouer sur les deux adversaires, mais se fait surprendre par une leg drop de Ryder. Carlito est désormais l'homme légal et prend le dessus sur une Flying Elbow. Cette team trouve son rythme, woo, woo, woo, you know it. Kofi est on fire et n'attend qu'une seule chose: qu'on lui passe la main.

 

Voilà qui est fait après une finlandaise portée par MVP. Double K enchaîne crossbody, double atémi, saut chassé et boom drop. Ryder tente d'intervenir, mais MVP et Kofi ont tout vu, et c'est Porter qui envoie Ryder au pays des songes avec son Player's Boot. Carlito est perdu, et Kofi arme son Trouble in Paradise. 1,2,3, et victoire pour la team face, qui a sorti un très bon match. Carlito semble toujours autant paumé sur un ring, et Ryder n'a pas eu l'occasion de montrer tout son talent. Plus que jamais, la draft à venir va être déterminante.

 

L'homme a la demi-jambe de pantalon était à Superstars une semaine plus tard, accompagné à la fois de Rosa Mendes et d'un autre illustre loser en la personne de Chavo Guerrero, pour un nouveau tag-match. Face à eux, Evan Bourne et Yoshi Tatsu, qui démarre face à Ryder, pour un remake nostalgique de l'ECW. Le début de match est brutal, les kicks sont distribués de chaque côté. Finalement Tatsu bloque Ryder dans une prise de soumission quelque peu aérienne, avant de tenter le tombé.Un peu prétentieux après une minute de combat, il n'y aura même pas un. Bourne prend le relais, mais Ryder taggue à son tour.

 

Les mouvements cruiserweights s'enchaînent, et Chavo roule à l'extérieur, projeté par un ciseau de tête. Evan Bourne met le feu, avec une double descente des genoux portée sur Chavo à l'extérieur, avant un high-kick sur Ryder venu s'en mêler. De retour in ring, c'est Chavo qui passe ses nerfs sur le premier Bourne venu, sous les yeux menaçants de Yoshi. Ryder prend le relais et fait parler toute sa technique. L'occasion lui est donnée de s'exprimer, bien plus que lors de son tag avec Carlito, et il ne s'en prive pas. L'équipe tourne bien, et les changements sont rapides. Vu le peu d'exposition de Ryder et de Guerrero ces temps-ci, le fait que Bourne et Tatsu jobbent un peu ne fait pas de mal.

 

 

Tu vas payer Evan, un coup de pied par semaine de job!

 

 

Bourne revient, envoyant d'un saut chassé Chavo à l'extérieur, et faisant chuter Ryder de la troisième corde avec un hurracanrana. Yoshi n'attend plus que son tag, son moment rien qu'à lui, car on ne l'a pas beaucoup vu jusqu'ici.  Le changement est fait, Spinning heel kick de Tatsu, surpassement, kicks rageurs, la fin est proche. Ryder est coincé dans le coin, et Chavo fait un blind tag que Yoshi ne voit pas!

 

Le three amigos est placé, et maintenant Chavo monte sur les cordes pour son frog splash. Mais Yoshi esquive et tente de placer son adversaire dans une figure-4-leg-lock. Chavo se débat, mais Yoshi lui tient toujours une jambe et passe le relais à Evan Bourne, qui monte sur les cordes pour son shooting star press! Air Bourne, un, deux, trois, et le match est plié. Ce fut loin d'être mauvais, sur tous les plans.

 

 

Lors de la future draft, Evan espère bien être envoyé au cirque Zingaro.

 

 

Allez, c'est l'heure de résumer le dernier combat de la soirée, un VRAI combat de tag team, entre deux VRAIES équipes. La Hart Dynasty fait en effet face à Caylen Baretta et Trent Croft. Ou l'inverse, on ne sait jamais. 

 

 

Non, Tac, c'est moi. Lui c'est Tic. Mais vous pouvez aussi m'appeler Dupond, avec un D. Parce que lui, c'est Dupont avec un T.

 

 

Taylen Croft et Crent Barretta prennent donc le micro avant le match, pour se présenter sous leur nouveau nom de scène, les Dudebusters, quoi que ça veuille dire; en face, ils auront ce soir la Hart Dynasty, et vous demandent de bien vouloir les excuser, ils n'ont pas eu de tonton pour les pistonner. Mais leur catch, ce soir, va apparemment nous changer la vie. On en reparle quand t'auras pris un Sharpshooter, mec.

 

La Hart Dynasty débarque et jouit d'une pop énorme! Les joies du face-turn sans doute. Tyson Kidd démarre face à Trent Baretta, dans ce qui constitue, d'après Matt Striker, "un bon test". Les premières secondes se focalisent sur des prises simples et des esquives spectaculaires, surtout pour des catcheurs qui ne sont pas à proprement parler des Cruiserweights. Très vite, Barretta passe le relais à Croft, tandis que Tyson Kidd garde la main, retenant son adversaire d'une clé de bras, avant de passer la main (et le bras de Croft avec) à son partenaire.

 

Smith place son adversaire dans un Sharpshooter, mais Baretta intervient. De retour in ring, les tentatives de soumissions continuent, Kidd hurlant à l'arbitre un Ask Him assez insupportable vu la manière dont il est beuglé.

 

 

Ask hiiiiiiiiiim, je commence à fatigueeeeeer!!

 

 

Croft et Baretta reviennent dans le match et bossent bien en équipe. Certes, les moves sont basiques (enfourchement, descente du coude…), mais si l'objectif à terme est d'installer dans la durée une nouvelle team, alors cela aura été utile; on a, à mon sens, moins besoin de spots avec une équipe "régulière" qu'avec une équipe occasionnelle comme par exemple Bourne/Primo. Néanmoins on voit de beaux moves, comme ce saut chassé porté par Kidd sur Croft ET Baretta, ou encore cette Hart Attack. Tyson souhaite en finir et amorce le SharpShooter! Excellente idée en soi, mais très mal vendue par Baretta… En effet, en général, lorsqu'une soumission est amorcée, les catcheurs attendent quelques secondes pour abandonner, histoire de vendre le truc. Là, le Sharpshooter était à peine amorcé que Baretta tapait déjà le sol pour abandonner… la scène se répétera d'ailleurs au Smackdown du 9 avril.

 

 

– Caylen, il m'a eu, je sens que je vais mourir, prends-moi la main…

– OK, mais moi c'est Trent, c'est toi Caylen.

 

 

Pourtant, ce fut un tag match de bonne facture, malgré cette fin un peu décevante sur la forme; globalement, exception faite des prestations de Carlito, on a eu droit à deux bons épisodes de Superstars.

 

Voilà qui donne envie de revenir la semaine prochaine, si le Dieu du catch le veut, moi en tout cas je serai au rendez-vous de Superstars…

 

 

Because I'm Arthemiz, I'm Gordon, et les jours de poisson d'avril, je sais très bien faire la carpe.

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