Catch

aNXiéTé post-draft

C'est le commencement qui est le pire,

Puis le milieu, puis la fin;

A la fin, c'est la fin qui est le pire.

Samuel Beckett

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où cette semaine, on ne va toujours pas causer du concours à la con de NXT.

 

 

C'était mieux avant les bikini contests.

 

 

Review de NXT du 27 avril

 

 

 

On ne va pas parler du concours à la con (disons seulement qu'il s'agissait de vendre le plus de programmes possible à la foule en une minute, et que c'est Otunga qui a gagné) parce qu'il était non seulement stupide, comme à peu près toutes les épreuves de ce type à NXT mais aussi parce qu'il y a d'autres sujets plus intéressants à traiter: la présence des rookies dans les autres shows par exemple.

 

Cette semaine encore, on a vu Michael Tarver à Superstars: sa seule utilité semble être de donner un prétexte à chaque défaite de Carlito dans ce show mais, à force de jouer ce rôle, il va finir par donner un push au Portoricain qu'on voit quand même beaucoup plus souvent à l'antenne depuis les débuts de NXT alors que son frangin, qui est pourtant à peu près au même niveau dans la carte, en est de plus en plus absent.

 

 

T'es encore un rookie: dix semaines que tu es là et pas un match gagné. Si tu deviens pro un jour, tu feras comme moi: deux ans sans une seule victoire!

 

 

On a aussi entendu parler d'Heath Slater en Pay Per View, suite à sa victoire sur Jericho, et il a même eu l'occasion de se montrer à RAW pour faire face dans un segment promo à celui qui est désormais aussi The Best In The World At Putting Over No-Name Ginger Rookies.

 

C'était à l'occasion du Draft et si les Cahiers du Catch se sont déjà largement penchés sur le sujet avec Brio (et Silvernights et Le Charentais aussi), il reste à examiner ces changements dans le roster (tout comme les récentes releases) dans la perspective NXT. Il semble assez probable que certains rookies, pour des raisons de storyline ou de réelles affinités, rejoignent leurs parrains respectifs. Et compte tenu qu'on a désormais un majorité de parrains dans le déjà-surpeuplé show rouge, ça pourrait bien poser des problèmes. J'ai déjà dit que j'étais persuadé que la feud Daniel Bryan/The Miz se poursuivrait au-delà du show. Si cela doit se produire dans un show comme RAW, déjà saturé de midcarders et de main-eventers, ça peut-être gênant pour le rookie. Si les relations tendues de R-Truth et de David Otunga ne sont pas réglées par le main-event de la semaine prochaine (et, hop, une info en passant), il va aussi falloir trouver une place à RAW pour Otunga. Et quid de Wade Barrett, s'il endosse le rôle possible de bodyguard de Chris Jericho?

 

 

Allez viens Gollum, on va à Smackdown, ça commence à manquer d'oxygène ici.

 

 

Le premier match de la soirée terminait la mini-feud commencée au lendemain de Wrestlemania qui opposait Christian et Heath Slater à Chris Jericho et Wade Barett. L'Anglais a fait le tombé sur Captain Charisma en semaine 1 dans un 4 contre 4; ce fut l'opposé en semaine 2 en un contre un; la semaine dernière, Slater a remporté une grande victoire surprise sur Y2J et lundi on a eu droit à Jericho/Christian. Ce soir, tout se règle en deux contre deux. Le match a été bon, il n'y a vraiment rien à redire. L'alchimie entre tous les acteurs était là et le résultat final a offert à Jericho une revanche bien méritée, via un codebreaker asséné sur le rookie rouquin. Hormis les réserves que j'ai déjà émises sur le personnage de Slater qui mériterait un peu de profondeur et surtout un finisher, je pense qu'un tel combat, un peu plus long, aurait pu avoir lieu à RAW ou à Smackdown sans paraître incongru.

 

Avant de détailler les autres matchs, on va noter les deux efforts de la WWE pour donner à NXT l'air d'une vraie émission de Real TV: d'un côté, les nouvelles promos sur les rookies avec commentaires des pros qui continuent, toujours aussi bonnes et définitivement à voir, et de l'autre des segments backstage pré-enregistrés avec la mention, Earlier Tonight, qui sont assez rafraîchissants et donnent vraiment un aspect Real-TV au show.

 

 

Et là, tu sais ce que je lui réponds au type? "What's Up!" Elle est bonne, non?

 

 

Le deuxième match de la soirée, entre Michael Tarver et Darren Young, semble avoir définitivement sonné le glas de Tarver. En effet, le rookie incapable de gagner a été opposé à celui qui est actuellement le plus victorieux. Young et Tarver ont livré un match moyen, équilibré, sans grand éclat mais correct terminé par une intervention de Luke Gallows, présent au bord du ring, en faveur de Darren Young. J'avoue que je n'aime pas trop que Gallows change d'avis comme de chemise et que j'attend des explications à son comportement mais le bilan numérique parle de lui-même. Young enchaîne les victoires et Tarver voit ses chances de succès futur diminuer encor un peu plus. Si on entend parler de Michael Tarver dans plus d'un mois pour autre chose qu'un communiqué annonçant sa release ou une nomination à la Ceinture de Plomb, c'est que la WWE aura bien caché son jeu.

 

 

Au bout de dix heures de brainstorming intense, les infographistes de la WWE ont réussi à faire passer un message qui ne soit pas totalement négatif à propos de Tarver.

 

 

Dernier affrontement prévu de la soirée: Skip Sheffield contre The Miz. Le Texan a, lui aussi, une lourde série de défaites mais sa personnalité, son charisme, sa bonne volonté et une victoire dans le concours à la con de la semaine dernière semblent avoir fait remonter sa cote auprès des bookers. Cette place en Main Event en est la preuve. Le match n'aura cependant pas lieu parce que le Miz, encore tout tourneboulé de sa dispute avec le Big Show et du KO Punch qui s'est ensuivi déclare ne pas être en état de combattre. Maquillage adéquat sur les joues, air penaud, ton de voix las et difficultés d'élocution, le Miz est bon acteur et il était parfaitement à l'aise et crédible dans ce rôle de heel abattu après une défaite et une trahison. C'est toujours positif et intéressant de voir un méchant jouer sans excès des sentiments humains comme la tristesse ou le dépit. Naturellement, il trouvera un remplaçant en la personne de son rookie: Daniel Bryan qui, comme Skip Sheffield, n'a pas encore remporté une seule victoire.

 

 

Ils sont bien mais quand même pas top ces rasoirs dont John Cena fait la pub.

 

 

J'ai un vrai problème avec Daniel Bryan. Ce n'est pas sa storyline de looser à répétition qui me dérange mais ses matchs. A chaque fois, j'ai toujours le sentiment d'être frustré, de ne pas en avoir vu assez. Et j'ai, en plus, l'impression que Bryan, lui-même, est un peu exaspéré de n'avoir que des match trop courts. La manière même dont il combat, presque dans l'urgence, en enchaînant les prises à toute allure, est peut-être la raison de ce ressenti. Ce coup-ci, Bryan était en mode démonstration de son attirail de prise de soumissions et sa performance était très bonne. Par contre, j'aurai assez peu de choses à dire sur le match de Sheffield, parce que je suis de plus en plus persuadé que Daniel Bryan est un de ces types qui sont capables de sortir un bon match de n'importe qui. Mais c'est Sheffield qui a gagné, laissant Bryan à égalité avec Tarver à 0 victoire.

 

 

Les gars, vous avez mal lu le planning: le jeu des chaises musicales, c'est le rookie challenge de la semaine prochaine.

 

 

Le finish était, par contre, l'un des plus intéressants que j'aie jamais vus. En termes techniques, Skip a porté sur Bryan une variation d'un grand classique: le Jawbreaker. Mais le contexte faisait tout. Bryan, dans sa boulimie de prises de soumissions et à cause de sa petite taille, était perché sur le dos de son adversaire. Pour visualiser, imaginez: c'est un peu comme Dolph Ziggler quand il porte une prise du sommeil sur Kane ou Khali. Et, tout simplement, Sheffield, s'est assis par terre un peu en arrière, violemment, certes, mais le mouvement n'est pas plus complexe que ça. En termes d'effetsAn, par contre, c'est un peu plus compliqué pour l'adversaire : le coccyx de Bryan s'écrase contre le ring, sa colonne vertébrale se comprime sous l'impact et sa mâchoire se fracasse contre les épaules de son adversaire. C'est simple et ça a l'air efficace, on se demande même pourquoi on ne voit pas ce genre de contre plus souvent. Même si la prise est assez similaire au Stunner de Stone Cold Steve Austin, elle est insérée dans un contexte différent et est probablement le geste le plus naturel qu'un vrai combattant aurait dans cette situation.

 

 

Et n'oublie pas, hein: tu dois laisser Bryan te porter ses prises pendant une minute entière avant de le mettre KO!

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