Catch

Minable et iNXTerminable

Si l'on peut trouver moins que rien, c'est que rien vaut déjà quelque chose.

Raymond Devos

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où, cette semaine, on va parler de tout sauf du show parce qu'il était vraiment naze.

 

 

Sentant monter la tension avec ses nouveaux amis, Darren Young a voulu détendre l'atmosphère en leur offrant des Mon Chéri Cerise.

 

 

 

Review de NXT du 4 mai

 

 

 

C'était le dernier show avant la première élimination, et la WWE a voulu marquer le coup avec une épreuve à la con encore plus importante que les autres puisque son vainqueur recevait l'immunité pour l'élimination de la semaine prochaine.

 

Je vais quand même vous la décrire rapidement, cette épreuve: il fallait faire plein de trucs le plus vite possible. Des trucs hyper importants, quand on fait du catch, comme: jongler avec des boules en plastique, grimper à une échelle de corde et s'enfiler un grand soda le plus vite possible.

 

 

On a dit un grand soda, pas un grand sado.

 

 

Autant le dire tout de suite, c'était nul. Je pense que les creative writers de la WWE devraient aller au bout du concept et jouer la carte Intervilles à fond en forçant leur rookies à faire ces épreuves là en costume d'autruche. Ou alors, ils arrêtent tout de suite ce concept et ils trouvent une nouvelle idée (bonne tant qu'à faire) pour faire plus télé-réalité.

 

 

Malgré sa tentative d'évasion pour échapper à une nouvelle série d'épreuves humiliantes, Heath Slater a été rattrapé par la sécurité et devra participer au concours.

 

 

Ce concours était naze, très long et, de surcroît, sans aucun intérêt, puisqu'il suffisait de réfléchir un peu pour savoir qui allait le gagner avant même qu'il ne commence. On a donc eu droit pour résumer le show très vite à des bouts de matchs entre deux pubs et ces interminables épreuves où la WWE avait quand même mobilisé un arbitre pour vérifier que les catcheurs buvaient en entier leur gobelet.

 

 

Surtout, ne dites rien à CM Punk.

 

 

Donc, je vais profiter de l'espace que la rédaction des Cahiers du Catch me propose pour parler d'autres choses. De RAW où on a vu les rookies de NXT (Wade Barrett et Daniel Bryan) dans des Beat The Clock Match contre des main-eventers (Batista et John Cena). C'était, à mon avis, deux examens de passage pour les deux plus brillants rookies de NXT. Le match de l'Anglais fut bof, bof, une sorte de démonstration que Barrett, aussi talentueux soit-il, n'était pas prêt pour le main-event d'un Pay-Per-View. Celui de Bryan était meilleur mais il a beaucoup souffert du ridicule du commentaire puisque Michael Cole, celui qui le détruit à longueur de shows de NXT, avait oublié la continuité et commentait son match sans animosité particulière.

 

 

Maintenant, tu vas au milieu du ring et tu fais ce concours de celui qui fait pipi le plus loin.

 

 

Le moment fort de RAW fut pour moi cette toute petite remarque de Santino Marella à Vladimir Kozlov qui semblait avoir oublié son face-turn du show du 19 Janvier 2010 de la ECW. "Tu as oublié qu'on était copains mais, pas moi, même s'il n'y a que sept personnes qui ont vu ça." C'est le genre de réflexion qui me fait encore hurler de rire surtout parce que c'est exactement ce que l'on dira du show de NXT de ce soir, tellement il était mauvais.

 

 

Tu sais, Michael, c'est pas grave que tu sois ridicule chaque semaine, personne ne regarde.

 

 

Or, donc, Justin Gabriel a gagné le concours à la con. Et Daniel Bryan, blessé aux côtes suite à son match avec Batista, affrontait Michael Tarver dans un match des losers pour savoir lequel des deux allait remporter sa première victoire. Ce sera Tarver qui l'emportera au terme d'un combat qui devait être bon et assez long mais dont je soupçonne que les meilleurs moments eurent lieu pendant que la chaîne SyFy diffusait des bandes annonces pour son nouveau téléfilm: Mongolian Death Worm, un titre qu'on croirait tout droit sorti d'une promo de Chris Jericho. Bryan a fait un bon boulot sur ce match, réussissant à vendre sa blessure et à prendre l'avantage en continuant à axer son move-set sur les prises de soumission. Tarver n'a pas été trop mauvais dans son rôle de Big Man destructeur, même si son selling du violent mouvement de son adversaire sur ses genoux a été déplorable.

 

 

Vu l'absence de storyline à laquelle il a été confronté, Michael Tarver a tout basé sur son t-shirt. Cela plaira-t-il à Vince?

 

 

Le main-event voyait s'affronter David Otunga et un R-Truth sur ses terres et donc particulièrement over. Et ce match a été l'illustration parfaite de la raison pour laquelle R-Truth n'ira jamais à la WWE plus loin que le main-event d'un show de seconde zone. Un combat classique, old-school, avec domination du face au début, puis Otunga qui prend l'avantage jusqu'au comme back-final du favori de la foule. Evidemment, Otunga n'est pas un foudre de guerre dans le ring et Truth a bien fait le boulot mais il n'y avait pas de quoi regarder le match une seconde fois, moyen sur tous les points qu'il était.

 

 

Eh, les gars, les auteurs sont là-bas, on va leur péter la gueule.

 

 

Le show s'est conclu sur un petit sondage auprès des rookies pour que chacun donne son opinion sur l'identité du futur éliminé de la semaine suivante. C'était le passage obligé pour donner un aspect télé-réalité au show. Striker tendant le micro à un rookie stéroïdé aux pectoraux surdéveloppés, ça rappelle un peu Benjamin Castaldi qui interviewe une cagole méridionale aux seins stéroïdés. Mais, ça a coincé…

 

 

Anecdote amusante: en plus du catch, Heath Slater fait de la télékinésie.

 

 

Tarver, brillant au micro, a répondu avec beaucoup de justesse et d'à propos que c'est lui qu'il fallait éliminer du concours. Parce qu'on ne lui avait pas donné sa chance et que c'était mieux pour le bien et l'intégrité physique de tous. C'était une excellente promo, probablement non scriptée, vu que la WWE donne beaucoup de latitude à ses rookies pour les tester… Mais, voilà, c'était une variation improvisée sur le thème que les bookers ont dû donner pour guider Daniel Bryan, le type qu'il faut pusher sur ce programme, celui qui a la storyline majeure et qui se traîne une losing-streak pour susciter la sympathie du public. Le show s'est donc conclu sur cet accident. Et l'on comprend pourquoi trop d'improvisation et de latitude données aux catcheurs sont néfastes au business. C'est à ça que servent les bookers dans le catch, pas à organiser des concours dignes d'un bal des pompiers.

 

 

Le prochain concours promet d'être gratiné.

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