Catch

Plan de relance

Muscle ton jeu, Robert!
Aimé Jacquet, au booker en chef de RAW.


Après un Wrestlemania très solide, et une relance intéressante des émissions qui ont suivies, couplés à l'échec complet de l'offensive de la fédération concurrente, on pourrait penser que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes à la WWE. Or les audiences sont en baisse sévère, que ce soit pour RAW, SD! ou nXt depuis un mois et demi. La fédération de VKM réagit donc en nous sortant un bon gros épisode de son weekly du jour de la lune, en commercial free et contenant moultes surprises. Enjoy…

 

 


Popularisée par Socrate et Britannicus, la stipulation "poisonned loser leaves life" a maintenant cours à la WWE.

 


Nalyse de RAW du 17 mai

 


Sans que ce soit catastrophique, les ratings de RAW tombent petit à petit. Est-ce dû au départ de Shawn Michaels, couplé aux absences de Triple H et de l'Undertaker? A une période de relâche post Wrestlemania? Ou encore à une concurrence sur le créneau horaire? Le dernier mois de show nous parait très bon, le draft a été solide pour RAW, la TNA a fichu le camp du segment du lundi soir, et pourtant les ratings sont en baisse (3.1 les deux shows précédent celui là, soit les scores les plus faibles de ces derniers mois, voire de ces dernières années). La première réponse de la WWE était de proposer un show "commercial free". L'absence de coupures incessantes doit être un véritable bonheur à vivre en live pour nos amis américains, mais c'est surtout pour nous l'occasion de bénéficier de deux heures pleines d'émission (soit presque autant que pendant un épisode de trois heures, et sans les incessantes relances pré et post publicités pour accrocher le public). Histoire de marquer le coup, on a également eu droit à plusieurs invités prestigieux de la brand bleue, et à quelques bonnes idées devant un public en feu. Revue d'un épisode pas comme les autres.

 

 


C'est un petit pas pour le catch, mais c'est un grand pas pour la WWE!

 


La WWE mettait donc le paquet d'entrée pour ce RAW Canadien, avec sans doute ce qui a été une des premières demi-heures les plus impressionnantes que pouvait nous livrer le show rouge. Portée exclusivement par des locaux, il ne manquait qu'un steak de caribou au sirop d'érable pour s'y croire définitivement. Excusez du peu, on ouvrait la soirée avec Bret Hart au Micro, assez vite interrompu par Chris Jericho. Logiquement la rivalité mise en avant était celle entre Bret et le Miz, et on se demande pourquoi le champion US n'intervenait pas directement. La réponse évidente tient au booking: devant une telle foule, l'opposition entre les deux meilleurs catcheurs canadiens de l'histoire, fut elle au micro, tient du dream match. Les deux hommes tenaient leurs rangs, Chris était odieux avec un discours presque crédible qui traitait Hart de contrefaçon, critiquant son retour à la WWE. Le cadet tentait de pousser son ainé à accepté le défi du Miz pour le titre US, et Bret finissait par donner son accord pour un match "no disqualification no rules".

 

 


Cette oeuvre également était réalisée sans aucune règle.

 


Après un premier segment publicitaire pour le magasin virtuel du site de la WWE, mettant en scène Hornswoggle et le Great Kali et que j'ai trouvé plutôt amusant (mais je suis très bon public…), on avait droit a un premier combat, et quel combat! Concept très intéressant: Edge et Orton allaient affronter un adversaire choisi par l'autre catcheur, ce qui promettait des surprises. Edge entrait sur le ring en premier, sous une ovation énorme, me rappelant l'excellentissime TLC match entre Edge et Cena à Toronto. A l'époque, même face, Cena avait fait un match sous la bronca du public dans un environnement totalement hostile, donnant un spectacle étonnant et une match de grande qualité (que je vous exhorte à regarde là, si vous avez un peu de temps, ça vaut vraiment le coup). Dans une période de heel turn récent, je trouvais dangereux d'exposer Edge de la sorte, et je me demandais ce que la WWE allait nous réserver pour éviter le plantage au niveau du public. Et comme toujours la réponse de la WWE fut parfaite: c'est Christian qui débarquait, me laissant aussi estomaqué qu'Edge (je sais, je ne suis pas toujours très clairvoyant), et ouvrant la voie pour un très bon match où le public pourrait jouer pleinement son rôle.

 

 


Source d'inspiration pour les défenseurs Uruguayens: le tacle à la carotide.

 


Le match fut très bon, et très long pour un RAW (douze minutes). On y a spécialement vu un nombre de contres impressionnants, excellemment vendus par la paire de commentateurs, qui a fait son travail en expliquant à quel point les deux se connaissaient. Il y a quelques semaines je vous disais que la confrontation dans le ring de Smackdown! était peut être la première pierre d'un dream match à Wrestlemania ou à Bragging Rights, on y a même eu droit plus tôt. Espérons d'ailleurs que ça donnera des idées au bookers pour un autre grand match. Les deux athlètes, devant une foule aux anges, avaient tout le mal du monde à placer leurs signature moves, et c'est Edge qui remportait ce match de manière logique. La construction du combat était développée au point de justifier le finish: la Rated-R Superstar avait longuement travaillé sur le bras gauche de son ancien partenaire au point que celui ci eut une faiblesse au moment de placer son killswitch, permettant à Edge de se dégager et de placer un spear meurtrier. L'Ultimate Opportunist épuisé savourait sa victoire quand Orton apparut sur l'écran géant, faisant remarquer qu'il n'avait pas du tout choisi Christian comme adversaire à Edge, mais quelqu'un d'autre. Un gong retentit, la foule explosa, le Taker faisait son entrée. Chanceux le public canadien, d'avoir la surprise de voir que la WWE sort la légende du formol, fut-ce pour un squash match de quelques secondes. En tous cas cela montre à quel point la WWE considère ce RAW comme stratégique.

 

 


Peut être que si je me fais passer pour un zombie, il ne remarquera pas ma présence.

 


A six jours de son match à Over the Limit, Edge préférait se faire disqualifier par count out. Comportement qui était peu du goût de Christian, qui envoyait son ex-meilleur ami dans le ring se faire chokeslammer. Wow, quelle début de show! Après une telle entame, le rythme descendait nécessairement, même si on peut toujours se féliciter que les divas aient droit à un segment backstage tournant au brawl entre Maryse et Eve. En parlant de divas, l'angle suivant mettait en scène Buzz Aldrin dans un échange qui fut inintéressant jusqu'à ce que Vickie ne débarque. Cette dernière revendiquait son rôle de general manager de RAW, et le guest host du soir lui rétorquait que le management de la WWE ne l'entendait pas de cette oreille: un remplaçant au poste de GM serait nommé la semaine suivante. Vickie s'accrochait, et finissait par se faire proprement sortir par les Bella Twins, faisant ce soir office de videurs (moment qui marque un tournant dans leur gimmicks, comme on le verra plus tard dans la soirée!). Sans doute également que Buzz n'a plus sa virilité d'antan.

 

 


Ou alors les Bellas Twins sont aveugles comme des taupes, et elles se sont trompées en emmenant le mauvais invité.

 


Revanche de la semaine dernière pour Mark Henry qui s'était fait humilier par Batista alors qu'il entrait dans le ring. Cette semaine il n'eut même pas cette chance, se faisant attaquer par l'animal pendant son entrée pachydermiquement lente (Tista avait raté le Taker, son avion ayant six heures de retard, heureusement il put attraper Mark Henry). Batista commençait par frapper le World Strongest Man avec un bout de bois aggloméré qui est à la poutre en chêne ce que le kendo stick est au sabre se samurai, et après avoir cassé son jouet au premier impact, le heel tabassait Henry "à l'ancienne". On le voyait trôner fièrement dans le ring, se doutant qu'on le reverrait avant la fin du show, un Cena-Sheamus étant annoncé depuis le début.

 

 


Toute la surprise de Mark Henry quand pour la première fois en quinze ans de carrière, un adversaire l'attaque au niveau du ventre.

 


Second segment publicitaire de la soirée en forme de promo improbable (de celle que l'on écrit à la rédac sans y croire lors de nos soirées vodka-tequila-jus de navet, financées par l'argent des publicités): Ted Dibiase et R-Truth dans un remake de la publicité mastercard. Que dire, sinon que plus c'est débile, plus ça me fait rigoler? Pour la coup, la WWE tente quelque chose, et franchement j'aime beaucoup, même si je ne pense pas que tout le monde sera convaincu. Je serais curieux d'avoir des avis globaux de cette approche décalée d'ailleurs. Toujours est-il que ce segment précédait un match assez anecdotique entre Dibiase et Tatsu, sans enjeu puisque son seul intérêt était de mettre over Ted avant son match de PPV. Si il nous a donné quelques moments sympathiques comme ce GTS modifié de Ted, l'intérêt majeur de ce segment eut lieu quand le fils du million dollar man, qui était arrivé accompagné du Virgil original, nous déclara que le Virgil en question l'accompagnerait à Over the Limit. Cet élément sera sans doute la clé du match de PPV.

 

 


Ahah plutôt que de perdre bêtement en PPV tout seul, je paye un larbin une fortune pour justifier ma défaite, c'est pas génial comme plan?

 


L'angle qui suivait m'impressionna beaucoup: le Miz en était la star, prenant le micro des mains de Josh Matthews et envoyant balader ce dernier. Il nous servait ensuite une promo pleine de maturité et de classe (son nouveau pardessus cuir allant dans ce sens également), bien loin du Miz qui se contentait d'obtenir de la cheap heat en insultant l'équipe de football ou de basket de la ville d'accueil. La foule réagissait fortement, une partie l'applaudissant d'ailleurs généreusement. Bret arrivait dans la foulée sous l'ovation de la foule pour le match no disqualification. J'avais beaucoup d'appréhension, heureusement le match fut bien plus intéressant que celui de Wrestlemania, car bien plus rythmé. Miz avait prévu le coup d'une intervention extérieur (à croire qu'il est plus malin que Vince McMahon), comptant sur Kozlov et Regal pour s'occuper de la Hart Dynasty, pendant que Jericho et lui allaient martyriser oncle Bret. Mais Natalya fut présente pour soutenir la légende, avant que les deux plus jeunes qui s'étaient débarrassés de la paire anglo-russe en quelques secondes n'arrivent pour dérouiller Jericho et le Miz. Bret n'avait plus qu'à appliquer son finish destructeur, le sharpshooter faisant taper immédiatement le Miz qui se faisait dépouiller de son dernier titre. Tout ceci soulève de très nombreuses surprises. Que va devenir le titre US? On suppose que Bret Hart le déclarera vacant, et peut être que la personne qui le prendra sera incluse dans une storyline avec le rookie de nXt qui gagnera la saison un. Mais reste à voir comment tout cela se passera. Ensuite quelle storyline pour le Miz? Encore le titre US? Brian Danielson? Juste son équipe avec Chris Jericho? Mystère. Toujours est-il que tout cela nous offre énormément de possibilités.

 

 


Ou alors simplement Bret Hart colle une feuille d'érable sur le titre qu'il rebaptise Canadian Championships.

 


Après un segment publicitaire axé autour de Santino qui fut égal à lui même, on avait droit au match diva de la soirée. Et pour la première fois depuis des semaines, on avait vraiment du catch féminin à RAW! Quelle ne fut pas ma surprise de kongstater que ces charmantes demoiselles nous sortaient des moves qu'on n'avait jamais vu de leur part sur un rythme très supérieur à l'habitude. Evidemment on est loin de la Shimmer, mais la progression kongparé à d'habitude est flagrante, avec une mention spéciale pour Eve qui a placé un samoan drop et un neckbreaker très agréables, ainsi que Layla qui nous a proposé des tentatives de pin bien réussies. Michelle n'a rien à prouver, et les bellas ont une fois de plus montré à mes yeux que sans faire des championnes, elles ont leur places occasionnellement dans un ring WWE. Il n'y a guère que Maryse dont je reconnais aisément le talent hors ring, mais qui me parait assez peu kongvaincante dans le carré de vérité (au moins en terme d'investissement personnel). Petite nuance à tout cela, la brand bleue manque cruellement de catcheuses, et un recrutement judicieux pourrait être le bienvenue. D'ailleurs une ancienne de la TNA est toujours hors kongtrat, mais je préfère garder son anonymat.

 

 


Les divas sont en joie, la WWE vient d'annoncer la création d'un PPV dédié qui aura lieu chaque soir après le repas: Vaissellemania! La WWE fait une fois de plus progresser les droits de la femme.

 


Après toutes ces œstrogènes, un peu de testostérone était la bienvenue, et c'est John Cena qui se chargea de la transition. Dans une promotion qui était la copie conformes de celle délivrée il y a six mois lors du "i quit match" contre Orton (cenation, believe in me, failures, triumphs, i make a promise, i will not quit, etc…), John nous affirmait qu'il allait gagner contre Batista (ou plus exactement, qu'il avait un plan et qu'il ne perdrait pas). Malgré tous les chambrages qu'on peut délivrer avec raison sur ce genre de promo, il faut reconnaitre que les bookers de la WWE font de gros efforts dans le build des matchs de Cena, et que ce dernier à un sacré talent pour la construction des combats. Si le résultat ne laisse pas trop planer le doute, j'attends avec impatience le déroulement du match entre Batista et Cena à Over the Limit, dont je n'ai pas la moindre idée de la façon dont il sera mené. Mais gageons que ce sera tambour battant, avec une intensité démente!

 

 


C'est pas faux.

 


Le match suivant voyait débarquer un Orton dans l'expectative et surveillant ses arrières, en attendant son adversaire mystère. Après Christian et le Taker, c'est le champion WHC qui débarquait directement de Smackdown! pour défier la Vipère. Choix logique même si légèrement décevant comparé aux deux autres surprises, Jack Swagger étant le dernier à avoir défait Randy Orton clean dans un match important. Le match fut correct sans plus, et se finit sur une victoire d'Orton par DQ de son adversaire après intervention de Edge. Swaggy prenait quand même un RKO, ce qui permettait à Edge de mettre un spear à la vipère. Du classique efficace, qui présage une victoire d'Orton ce dimanche (la théorie des bookings inversés). Je suis curieux de voir ce que l'alchimie dans le ring donnera entre les deux, tant les résultats à ce niveau sont toujours imprévisibles. Mais je ne m'attend pas à un match exceptionnel, même si il sera surement agréable à suivre, avec un public au rendez-vous.

 

 


Putain j'ai perdu ma lentille!

 


Comme souvent avec les guest hosts, on avait un segment bizarre, rappelant un peu de manière paradoxale la venue de Jesse Ventura. Buzz Aldrin nous a d'abord gratifié d'un petit speech politique pro Obama; pour faire simple: Obama réforme la NASA, Neil Armstrong attaque Obama et Buzz Aldrin défend le président. Puis on est passé au catch, non sans mentionner le moment où l'Astronaute (moyen mnémotechnique: Astronautes Américains, Cosmonautes Communistes) avait cogné un partisan de la théorie du complot venant le chercher d'un petit peu trop prêt (pas commode le grand père). Bref, Zach Ryder accompagné de la panthère Fox venait asticoter le guest host, qui introduisait Evan Bourne qui a visiblement pécho Gail Kim depuis le dernier RAW. Tous les ingrédients étaient rassemblés pour un match mixte entre les deux couples. Le match fut court, mais plaisant avec beaucoup de rythme et quelques moves sympathiques (neckbreaker, sunset flip, northernlight, rana, etc…) dans un storytelling agréable, bien que nous privant de la shooting star press de Bourne. La storyline semble pouvoir continuer pour occuper ces quatre athlètes qui méritent tous mieux malgré un roster surchargé, cela reste malgré tout un plaisir de les voir s'exprimer. Le moonwalk de Buzz pour fêter la victoire face fut un moment assez rigolo.

 

 


Nouvelle victoire de Buzz Aldrin à "pistolet feuille ciseau".

 


Avant le main event, on avait droit au dernier segment décalé nous proposant un blind date entre Golddust et une jeune fille qui n'est autre qu'une catcheuse en développement. Encore un segment plutôt réussi avec de l'humour à différents niveaux, et on se demande si ces séquences "déconne" vont revenir plus souvent, ou étaient un one shot pour couper entre les matchs à la place des pubs. Toujours est il que le main event pouvait commencer, entre un Sheamus dont le build est définitivement réussi pour un catcheur littéralement inconnu il y a un an, et un Cena dont la popularité au Canada est encore plus controversée que dans son propre pays. Le match était un bon match de bourrins, avec des temps forts tout en puissance qui s'alternaient efficacement sans pour autant être exceptionnels. Le combat ne finissait pas car sans surprise Batista intervenait pour détruire l'épine dorsale du Marine à trois reprise avant de finir sur sa nouvelle soumission (le Batista bite?). Cena souffrait sans dire I quit, et de toute façon, Tista aurait eu des crampes aux bras avant que Cena n'abandonne, heureusement l'animal était sauvé par la fin de l'émission, certes un peu brutale. Une fin tout ce qu'il y a de plus classique, avec un challenger qui domine le champion et qui va perdre dimanche. Se pose la question de Sheamus ce dimanche, puisque rien ne l'a écarté. Si le résultat du ME du PPV ne laisse planer aucun mystère, une surprise étant aussi improbable que les chances de trouver Axl sobre un dimanche matin, on se demande bien quel sera le build du match. Réponse dans quelques jours donc.

 

 


La prochaine production remake de la WWE? Dernier Tango à Cagliari.

 


En bref, un épisode avec 43 minutes de catch (un record pour RAW, même en tenant compte de l'absence de publicités!) dont beaucoup de choses sympathiques dans le ring, des divas qui sont exploitées correctement sans sombrer dans la caricature, des segments humoristiques pas trop lourds et coupant bien l'émission, une promotion correcte du PPV à venir, un public à la hauteur, des surprises avec quelques catcheurs de SD!, une superbe exploitation des catcheurs locaux, bref et en un mot: une réussite! Sans avoir l'impression de voir une émission fantastique, elle fut exceptionnelle sur de nombreux points et on peut se réjouir de voir une WWE capable de mettre un coup d'accélérateur quand elle en a besoin. En terme d'audience, le rating du soir était de 3.4, soit 10% de mieux que les dernières semaines, sans atteindre les records d'émissions comme celle avec Bret Hart ou Austin en guest host. Dans tous les cas, on espère que ce type d'efforts paiera en terme d'audiences et de vente de PPV, et que la WWE nous régalera encore longtemps en suivant une voie qui nous semble très adaptée.

 

 


En attendant, je remercie la tribune et les vignettes des lecteurs-contributeurs, trop nombreux pour être mentionnés, mais qui se reconnaitront, par exemPLE comme source d'inspiration à tous les niveaux dans cette chronique!

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