Catch

Superstars: It’s jobbering time!

A l'avenir, chacun aura son quart d'heure de célébrité.

Andy Warhol

 

Le Superstars du jour rappelle à notre bon souvenir des midcarders quelques peu délaissés et jette également des local jobbers en pâture à plus forts qu'eux. Bref, ca sent la boucherie.

 

 

Après quelques mois à bosser dans les abattoirs de Stamford, ces deux brutes sanguinaires retrouvent avec satisfaction les feux de la rampe.

 

 

Review de Superstars du 13 mai

 

 

 

Pour le premier combat, les divas sont de sortie, et Maryse chute dans la carte.

 

The Bella Twins vs Maryse & Jillian

 

En effet, affronter les Bella avec Jillian, c'est la dèche pour celle qui fut il y a peu de temps Championne des Divas. Très vite, les twins prennent le dessus sur Maryse, grâce à un bon travail d'équipe. Et même si la bimbo fait le changement, la coordination des Bella leur permet de garder l'ascendant, comme sur ce combo projection dans les cordes-blind tag-crossbody-rollup. Maryse est d'ailleurs obligée d'intervenir pour éviter le massacre et permettre à Jillian de placer un Samoan Drop.

 

La Bella légale jobbe face à Maryse, mais réussit à faire un hot tag. L'autre Bella place alors une série de kicks et de prises rapides qui font chuter la Québécoise. Mais sa partenaire blonde intervient, et c'est un joyeux bordel in-ring. Résultat, Maryse profite de la distraction pour imposer son French Kiss pour la victoire. Youpi, un match de divas de plus d'une minute! Pas extraordinaire, mais déjà long pour un combat féminin.

 

 

Par contre, Maryse a respecté la règle. A l'écran, on ne doit voir que les seins et le cul des Bella.

 

 

Et ce n'est pas fini! Alors que Maryse, en bonne heel, voulait faire la fête aux Bella, Eve Torres intervient pour faire le ménage. Un neckbreaker sur Jillian plus tard, Maryse fuit et l'arbitre fourre encore la tête dans les nibards d'Eve. Soit il adore le silicone, soit ils sont naturels. A vos paris.

 

 

Il est temps maintenant d'assister à un sacrifice humain sur l'autel des jobbers.

 

 

Da, Vladimir n'a pas better competition donc, Vladimir dépecer en petits morceaux local jobber.

 

 

Vladimir Kozlov vs Ryan Mitchell

 

En effet, c'est un local jobber de Pittsburgh, Pennsylvania, qui est donné en pâture à Kozlov. Vite mis au sol, le gamin est courageux, plaçant un kick sur le Russe, qui voit rouge, plus rouge encore que le drapeau communiste. Et là, c'est le squash. Quelques projections, coups de tête, et un spinebuster plus tard, en 50 secondes chrono, le gamin ne répond plus. Faut dire que le Vlad a été booké limite boucher de Vladivostok là. C'est terrible pour Ryan Mitchell, qui n'aura pour seule satisfaction que d'avoir été mis over par Justin Roberts, l'homme qui fait à un débutant une annonce comme si ce catcheur était multiple champion.

 

D'autres jobbers locaux auront l'occasion de prouver qu'on peut les revoir dans quelques années autour d'un ring, et ils défient d'ex-jobbers de la ECW. Tag match, donc temps d'antenne doublé, je parie pour un squash en deux minutes.

 

 

Si la WWE se sent obligée de le préciser, c'est peut-être finalement les local jobber qui en sortiront grandis.

 

 

Vance Archer & Curt Hawkins vs Matthew Busch & James White

 

Archer démarre le match face à son adversaire qui doit faire deux têtes de moins, et se retrouve assez vite au sol. Le pauvre est trimballé par les cheveux et désormais laissé en pâture à Curt Hawkins qui lui inflige un enfourchement puissant. Le changement intervient dans la team locale, mais un peu par dépit, puisque Vance Archer, nouvel homme légal, a balancé son adversaire dans son propre coin, permettant ainsi le tag. Mais le partenaire n'est guère plus brillant, et en trente secondes, subit l'ire de ses adversaires, qui remportent le match.

 

Le plus intéressant reste la promo d'Hawkins, sur le thème « comment avez-vous pu m'oublier, moi qui ait été tag team champion? », et annonce la couleur: il a signé un contrat de trente jours pour marquer les esprits. Okay, ben déjà, arrête de perdre ton temps à Superstars.

 

 

Woo woo woo, you know me!

 

 

Le main-event offre un temps d'exposition aux pros de la soumission sur le circuit.

 

Dolph Ziggler vs Chris Masters

 

La Masterlock vs la Sleeper Hold, qui fera abandonner son adversaire? En ce début de match, c'est le Masterpiece qui prend le dessus. Mais Zig n'est pas en reste, avec une série de droites; pourtant, c'est Masters qui le premier va tenter sa prise de soumission favorite. En bon trouillard, Ziggler se dégage et fuit. En tout cas, les deux hommes ne se font pas de cadeaux, se rendent coup pour coup, et ça claque sec.

 

 

A court d'idées pour écourter le voyage, Dolph Ziggler joue à « Coucou qui c'est? » en voiture.

 

 

Masters semble tout de même dominer, puisque Zig fuit beaucoup à l'extérieur, et se retrouve pris dans une clé de bras dont il se dégage difficilement.

 

 

Restrictions budgétaires obligent, ce sont les midcarders qui serviront désormais d’haltères à leurs collègues.

 

 

Surpris, Chris Masters se retrouve projeté à l'extérieur, et finit sonné, ne revenant in ring qu'in extremis au compte de 9. Il n'en fallait pas plus à Zig pour reprendre le dessus, contrant toutes les initiatives de Masters, et ce n'est qu'au moyen de l'Electric Chair que Masters se libère de l'étreinte du blondinet. La fatigue se fait pesante, les nearfalls nombreux. Masters est prêt pour sa Masterlock, mais Ziggler s'agrippe aux cordes, et place son ZigZag sur les cordes. Il ne reste plus qu'a achever le travail. Sleeper Hold, mais Masters résiste et retourne en Masterlock… Zig esquive, et place de nouveau son Zigzag, pour le compte de trois.

 

Assurément le meilleur match de la soirée, qui s'inscrit dans le cadre d'un Superstars un peu étrange: les feuds naissent ou avancent, au détriment du vrai catch. Mention tout de même aux local jobbers qui se sont fait squasher devant les caméras. Cette boucherie m'a donné envie de revenir jeudi prochain, si le Dieu du catch le veut. Je serai donc au rendez-vous de Superstars…

 

 

Because I'm Arthemiz and I am Gordon, oh yeah.

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