Catch

Superstars: Au-delà des limites de l’acceptable

J'ai dépassé les limites, aisément, facilement,

Ouais, je dépasse les limites,sans un problème éthique.

Julien Doré, Les limites.

 

Aujourdhui, je dépasse les limites de mon temps de travail, en vous pondant une double review. La semaine précédente, enfin quinze jours auparavant, on nous promettait une réconciliation de la Team Colon. Quelques jours après, Carlito était mis à la porte. Ca aurait posé problème dans n'importe quel autre show qu'une feud soit morte-née suite à la défection d'un des lutteurs, mais l'épisode du 20 compense en nous proposant des combats de qualité. L'épisode du 27, lui, est bien plus inégal, au point de faire saturer ma limite d'acceptation de mauvais matchs.

 

 

Le genre d’épisode qui se regarde en pyjama.

 

 

Review double de Superstars, 20 et 27 mai

 

 

Le combat qui ouvre le bal le 20 oppose Santino Marella à Vladimir Kozlov.

 

Santino, sous une grosse pop, prend le micro, saluant la foule pour la remercier de le soutenir comme une rockstar. Kayfabe ou non, ce type d'intervention est rare et mérite d'être soulignée. Bref, notre Italien préféré est en mode paix et amour, et il a vu du changement chez Kozlov! Et ça lui a donné envie d'être son tag partner, ce qui est loin d'enchanter le Russe. Mais réfléchis Vlad, Santino te propose d'être son pote! Ca n'a pas de prix. Santino, trois fois champion régional de judo, et Kozlov, champion du monde de sambo, ca aurait de la gueule, apparemment.

 

 

Et en plus, mon bon Vlad, je t'apprendrai à faire le lapin en ombres chinoises!

 

 

Et puis, deux étrangers qui vivent le rêve américain, ce serait une gimmick idéale! Enfin, on a surtout l'impression que Santino se débine, puisqu'il  propose plus d'une fois de quitter le ring sans se battre.

 

 

Scusez moi, M'sieur Kozlov, j'voudrais faire pipi, sil vous plaît.

 

 

C'est le temps de choisir, apparemment. Et Vlad a choisi, il fait sonner la cloche.

En tout cas, cette promo de Santino est un modèle du genre, rien que pour cela je vous incite à la chercher. Le match? Trois coups de boule, un powerslam et un tombé plus tard, Santino se retrouve KO en dix secondes.

 

 

Fallait pas parler des trucs que t'aurais pu faire avec sa soeur, Santino.

 

 

Parlons désormais d'ex-membres de l'ECW, au travers de l'affrontement entre William Regal et Goldust. The Bizarre One (aka la blonde du Bois de Boulogne) profite d'une différence de gabarit a son avantage (plus grand et plus maigre, donc plus rapide) pour faire visiter les coins du ring à son adversaire anglais.

 

 

Visiblement, il a apprécié la visite.

 

 

Mais les manchettes portées à l'européenne et autres coups de genou du King of The Ring 2008 sont assez stiff et font vaciller l'homme à la peau d'or, qui semble être mal retombé sur son bras. Il n'en fallait pas plus pour que son adversaire tente une soumission en s'acharnant sur le bras affaibli. Paradoxalement, Goldust saigne, visiblement de l'oreille, et l'arbitre interrompt le combat afin que le soigneur intervienne. Soigneur qui met énormément de temps à se préparer (enfin, a enfiler les gants médicaux), je ne lui confierais pas ma vie à celui-là.

Le combat finit par reprendre, mais Goldust est complètement paumé in ring, même s'il esquive et contre quelques coups. Mais en réalité, Goldust n'a eu qu'à porter une seule prise, payante. Après avoir esquivé le running knee de Regal, il claque une souplesse tournante (avis aux amateurs pour le nom réel de la prise, j'aurais pensé à un swinging neckbreaker mais il le porte comme pour une souplesse, enfin bref, si vous avez des infos, à vos commentaires!) qui met Regal au sol pour le compte de trois, venant conclure un combat plus que bizarre, avec un Goldust archi blessé qui réussit à gagner le match en n'ayant rien foutu.

 

 

WOUHOU!

 

 

Les deux matchs de Cody Rhodes eux, sont a priori gage de beaux combats sur le papier, à l'image de cet affrontement du 20 face à Chris Masters.

Si Rhodes démarre bien, il se fait vite impressionner par la danse des pectoraux de Masters. Faut dire que c'est assez bluffant.

 

 

Kaaa maté ka maté ka ora ka ora (haka néo-zélandais, allégorie).

 

 

Les deux hommes alternent la domination à l'aide de clés de bras, mais le combat est indécis.

 

 

En tout cas, Rhody Dusty est bien placé dans la 8e.

 

 

Masters, tout de même plus puissant, prend légèrement le dessus, portant notamment un magnifique surpassement. Mais il se fait bêtement surprendre par un Rhodes fourbe, simulant la blessure et le projetant contre le poteau. De ce fait, Rhodes bénéficie d'un gros temps fort. Il faut une corde à linge surpuissante pour que le chef d’oeuvre revienne dans le match. Il tente une Masterlock, mais Cody touche les cordes avec son pied. Un brise-épaule et un Cross Rhodes plus tard, le demi-frangin de Goldust s'impose.

 

Son second combat (le 27) est carrément moins glamour puisqu’il affronte l'ex Cryme Tyme JTG; ce dernier prend rapidement le dessus, bloquant son adversaire dans une headlock. Cody jobbes (Cody rhodes, Cody Jobbes, merci Jeffroy d'être une source d'inspiration!) en ces premières minutes. Heureusement, JTG est envoyé à l'extérieur, ce qui permet à l’ex-chienchien de Randy Orton de se reprendre.

 

A son tour, il place une prise de soumission sur son adversaire, qu'il applique de longues secondes. JTG finit par revenir, projetant Cody à l'extérieur du ring. Mais de retour entre les cordes, c'est Rhodes qui reprend le dessus, s'acharnant sur le bras de son adversaire durant encore de très longues minutes. JTG finit par contrer, se dégager, et les deux hommes s'échangent des coups.

 

 

Tant que tu ne feras pas un meilleur match, je ne relâcherai pas ma prise.

 

 

JTG prend une nouvelle fois le dessus, mais ça ne paye pas, Rhodes finit toujours par se relever.. et par placer son Cross Rhodes pour la gagne.

 

C’a été un match clairement bizarre, voire mauvais. Le storytelling était assez répétitif, les coups mal vendus par JTG et les décomptes forcés par l'arbitre, qui prenait clairement son temps entre le 2 et le 3. Deux matchs de Cody assez inégaux, donc.

 

 

En effet, si le seul truc qui compte c'est le slip de Cody, c'est bien qu'on s'emmerde.

 

 

Le prochain combat que je veux vous narrer oppose deux midcarders, une fois encore (étrangement, toujours pas de Cena-Undertaker à Superstars): Yoshi Tatsu face à Primo, lors du show du 27. C'est l'inconnue pour Primo. Face correct, il avait semble-t-il turné pour reformer équipe avec son frangin. Ce dernier étant viré, on ne sait pas trop ce qu'il adviendra de lui. Ira-t-il rejoindre le clan des fired wrestlers? En attendant, il se frotte à un face qui m'insupporte de plus en plus. Tel Festus à l'époque, lorsque la cloche sonne, il se sent obligé de sauter partout. Son catch n'est pas mauvais, sa gimmick, si.

 

 

*ding, ding, ding * Freeeeee Hugs, Freee Hugs, qui veut des free hugs?

 

 

Le début de combat est assez basique, ressemblant aux galas amateurs locaux. Primo, en bon heel, tend la main à son adversaire à deux reprises, chaque fois pour finalement lui retourner le bras. Le frangin Colon semble dominer son adversaire qui pourtant n'a perdu qu’une seule fois depuis sa victoire lors de la bataille royale à WM 26. In ring, on ne voit encore qu'un combat assez basique (droites, prises de soumission) ce qui est dommage vu le potentiel des adversaires du soir.

 

Un contre permet tout de même à Yoshi de revenir un peu dans le match, et d'enchaîner les tentatives de tombé. Les deux hommes sont sur le poteau, et Primo est contré, chutant dans le ring. Spinning heel kick de Yoshi depuis la troisième corde, tombé, fermez le ban. Et surtout, faites mieux la prochaine fois.

 

 

Deux lutteurs en mesure de faire mieux, ce sont ceux qui actuellement sont en feud pour choper des divas, je parle bien entendu de Zack Ryder et Evan Bourne, qui s'affrontaient le 27 en main-event. Les deux coqs se jaugent longuement du regard avant que Bourne ne prenne les choses en main, enfin plutôt le bras de Ryder en main. L'interaction avec le public est omniprésente entre deux prises, voilà qui est intéressant, mais surtout dans la continuité de la feud actuelle.

 

 

Hey la bonnasse du deuxième rang, ne va pas avec Bourne, y'a pas que ses os qui sont mous… alors que moi j'suis dur de partout!

 

 

Ryder, il a une demi-jambe de fut pour cacher deux centimètres, j'ai bien dit deux.

 

 

Les deux hommes se rendent coup pour coup, chacun dans la limite de son moveset (kicks pour Bourne, projections pour Ryder), rendant le combat indécis sous une très bonne réaction de la foule. Bourne semble prendre le dessus avec divers kicks qui font chuter Ryder, mais celui-ci anticipe le SSP et balourde le high flyer dans le coin, avant littéralement de le transpercer d'un coup de pied qui le projette hors du ring.

 

Sonné mais vivant, Bourne se retrouve rapidement en soumission au centre du ring. Ryder veut en finir et monte sur les cordes, mais se fait accueillir par un spinning heel kick out of nowhere! Les deux hommes sont comptés. Air Bourne est le premier à se relever et en profite pour prendre le dessus, avec, une fois encore, une série de kicks. Ryder place une descente de la cuisse out of nowhere, mais Bourne se relève à presque trois. Du coup, Zack tente sa Zack Attack mais se fait contrer d'un coup de genou! Sonné, Ryder est en mauvaise posture, alors que Evan prépare sa Shooting Star Press.

 

 

Atterrissage imminent, Houston, nous avons un problème, je répète, la piste d'atterrissage ne semble plus être là… Mayday, mayday, répondez!

 

 

Mais le Zack est malin. Connaissant son adversaire, il s'écarte au moment de la SSP. Bourne s'écrase donc méchamment au sol, et Ryder place cette fois-ci une Zack Attack victorieuse. Bien joué! Il va pouvoir emmener Gail et Alicia au resto.

 

 

Il reste un combat à aller voir, opposant Captain Charisma à Mister Perfection, voilà qui devrait offrir un beau spectacle, surtout que y a pas de nain à l’horizon.

 

 

Non Dolph, le concours de celui qui a la plus grosse, c’est après le match.

 

 

Très vite, Dolphy emballe le match avec une souplesse ventrale et un petit paquet pour tenter le tombé. Mais, si tôt dans le match, ça fonctionne rarement. Cela permet à Christian de se lancer, en prenant de vitesse à plusieurs reprises son adversaire du soir.

 

 

Un somnambule en colère, ça fait des dégâts.

 

 

Mais Ziggler, à l'aide des cordes notamment, réussit à ralentir le rythme. Christian se retrouve projeté à l'extérieur par un surpassement impressionnant de Dolphy, qui semble dominer cette rencontre. Mais l’ex-boss de l’ECW est vaillant, résistant, et les multiples attaques de Dolph sont insuffisantes. Mieux, Christian est très expérimenté. Une esquive lui permet de placer son coup de pied pendulaire. Flapjack, Missile Dropkick, la fin est clairement proche, mais on est pas à l'abri d'une surprise, notamment parce que Dolph revient avec une tentative de souplesse, esquivée, puis avec une Sleeper Hold.

 

 Christian se débat et réussit à se dégager avec un brise-nuque. La fin est indécise, les deux hommes enchaînent les contres, parfois involontaires, comme lorsque Christian tenait les cordes pour y grimper, et empêche ainsi Dolph de placer son Zig-Zag. Il n'en fallait pas plus à Christian pour avoir l'ouverture pour son Killswitch. 1,2,3, encore une victoire de Christian, qui a une grosse streak à Superstars. Faudrait l'exporter en weekly.

 

En tout cas, deux épisodes assez inégaux, mais quelques beaux combats. Voilà qui donne envie, si le Dieu du catch le veut, de revenir jeudi prochain, en tout cas moi je serai au rendez-vous de Superstars…

 

 

Because I'm Arthemiz, and…

 

 

Une semaine de retard et voilà comment le CDC universe me conspue. C'est vraiment trop injuste.

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