Catch

Place aux nabots!

Ecrire, c'est aussi inspirer autrui, le pousser vers sa ressemblance, vers sa préférence.

Jean Cayrol, Ecrire

 

Histoire de varier les plaisirs, on vous propose aujourd’hui une review un peu particulière, calquée sur le système cher à un site qu’on aime beaucoup, 411 Mania… mais toujours estampillée des incomparables vignettes qui font notre gloire dans le monde entier.

 

 

– Dis, je l'ai pas déjà lue quelque part, ta review?

– Si, sur 411. Mais c'était en anglais!

 

 

Nalyse de Raw du 31 mai

 

 

Pour les malheureux qui ne connaissent pas encore, 411Mania, énorme site américain consacré à la culture pop dans le sens large du terme, représente un véritable must-read pour tout fan de catch anglophone, puisqu'il consacre un nombre incalculable de papiers à l'ignoble sport. A des reviews érudites et engagées (et constellées de gros mots réjouissants, pour ne rien gâcher) des shows de la WWE et de la TNA, mais aussi de nombreuses fédérations indépendantes à commencer par la ROH, les auteurs ajoutent de nombreux formats fort sympathiques, du mythique "Ask 411" où ils répondent aux questions les plus obscures (du genre "pourquoi le Bulldog s'appelle comme ça?", "Ricky Steamboat n'était-il pas booké pour gagner tel match qu'il a perdu en 1983?" ou encore "Dans quelle ville a-t-on assisté le plus souvent à un changement de mains du titre Intercontinental?"), aux très populaires "Fact or Fiction" où plusieurs rédacteurs donnent leur avis sur des questions d'actualité, en passant par des reviews historiques (on recommande tout particulièrement les "Forgotten Favorites", où ils racontent en détails et vidéos à l'appui quelque match oublié datant d'il y a plusieurs années) et par d'innombrables classements dont on n'aurait pas idée ("les dix meilleurs noms de finishers féminins", ce genre de trucs). Bref, 411, c'est bien, mangez-en.

 

 

Je te jure, ils disent fuck et shit et asshole et tout, c'est génial!

 

 

Quant à leurs reviews de shows, elles sont organisées selon un principe tout simple. Quatre sections: The Right, Purgatory, The Wrong et Ridiculous, l'auteur de la review décidant en toute subjectivité où classer les différents matchs ou segments du show chroniqué (il donne aussi sa notation des matchs selon le fameux système des cinq étoiles, mais je ne me sens certainement pas suffisamment qualifié pour ça, donc j'évite). Si ce type de review nous semble un peu trop mécanique pour être appliqué tel quel systématiquement, il n'empêche que, quand le temps nous presse comme c'est le cas cette semaine, c'est bien pratique pour dire ce qu'on a à dire des shows. Et puis, ne nous leurrons pas: la majorité des commentaires que suscitent nos reviews à nous en ces lieux commentent non pas nos reviews en tant que telles, mais le show dont il y est question. Dès lors, poster une review revient, en grande partie, à donner aux membres du CDC Universe le signal qu'il est temps de foutre — pardon, de nous faire part de leurs propres réactions.

 

 

Ouais tu vois c'est frustrant, tu fais toute une review avec plein de trucs dedans, et les mecs, ils s'en cognent, c'est à se demander s'ils lisent les papiers, ces hypocrites hydrocéphales gélat…

Heu, je crois qu'ils t'entendent, là.

 

 

Ce préambule étant posé, passons donc à la première review 411-Mania style, en espérant faire honneur à notre source d'inspiration (je précise que, à l'heure où ces lignes sont écrites, 411 n'a pas encore posté sa review de Raw: l'inspiration n'est donc que formelle, pas factuelle).

 


 

THE RIGHT

 

A star is Bourne

OK, le titre de ce paragraphe est wrong en soi, et il est probable qu’on le retrouve sur d’innombrables sites, tant le jeu de mots est facile, et tant la réalité qu’il transcrit est éclatante. Evan Bourne, l’un des catcheurs les plus spectaculaires de la WWE, perdu en lower midcard depuis son arrivée à la WWE il y a deux ans (hormis un title shot pour le titre ECW en 2008) à cause d’un gabarit trop léger, a fait dans le gotha de Raw une entrée d’autant plus éclatante qu’elle était inattendue. Celui qui, la semaine dernière, perdait encore à Superstars contre Zack Ryder, a ouvert le show, enfin plutôt le show s’est ouvert sur lui puisque, une fois n’est pas coutume, l’émission démarra alors que l’action était déjà lancée, ce qui est plutôt sympa comme pratique, à condition de ne pas être renouvelée régulièrement : une fois de temps en temps, ça passe, ça accroît l’impression qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer avec ces brutes de la WWE, bien capables de commencer à se mettre sur la gueule avant le début officiel du show. Plus souvent, la ficelle serait un peu grosse. En tout cas, la scène dont est issue la vignette ci-après, on ne l'a pas vue, puisqu'elle s'est déroulée avant le début de la retransmission.

 

 

Evan Bourne facts: Evan Bourne est tellement mauvais au micro que quand il fait une promo, les producteurs de Raw attendent qu'il ait terminé pour démarrer l'émission.

 

 

Quoi qu’il en soit, Edge cognait sur Bourne, lequel était venu, apprenait-on par la suite, le défier en un contre un pour essayer de gratter son title shot au Fatal Fourway. Ben voyons. Face à l'attaque de Rated R, Bourne se défendit bien, déployant comme à son habitude sa panoplie de bonds de cabri et de coups de pied bien stiff, mais manqua un Air Bourne et se mangea un Spear pour la peine.

 

On avait oublié le valeureux voltigeur à la fin du show quand, Orton blessé par une agression en backstage d’Edge, John Cena dut se choisir un nouveau partenaire et désigna Bourne. Celui-ci allait assurer dans le ring et même scorer le pinfall gagnant sur Sheamus. Oui, Sheamus, un homme que ni Cena, ni Orton n’ont réussi à pinner lors de leurs feuds contre lui ! De là à croire que la WWE a décidé de miser sérieusement sur un petit gars d’1m75 apparemment nul au micro, il n’y a qu’un pas qu’on sautera allégrement, invoquant évidemment Rey Mysterio, exemple à suivre pour un Evan Bourne qu’on adorera pleinement quand il cessera de faire le V de la victoire à tout bout de champ comme un enfant de deux ans qui vient d’apprivoiser le geste.

 

 

C'est bien d'être fair-play, John, mais y a maldone, il t'a pas encore pris ta ceinture, hein.

 

 

A man named Bryan

(Titre tiré de la chanson du générique du film détourné ci-dessous par le Panda de ces dames, c’est pas de l’à-propos ça?)

 

Un petit gabarit à l’honneur à Raw, le lieu de prédation favori des brutes stéroïdées d’1m95 ? Et pourquoi pas deux, tant qu'on y est? Eh ben ouais, se sont dit les bookers, why not? Car l’autre grand bonhomme de la soirée fut Daniel Bryan, pas beaucoup plus costaud que Bourne, et qui n’a jamais été autant présent sur nos écrans que depuis son élimination de NXT.

 

Et c’est peu dire que Bryan (appelons-le comme ça pour le moment, puisque sa volonté d’être désigné sous son vrai nom de Bryan Danielson est restée lettre morte) a passé une bonne soirée. Pour commencer, il a enfin obtenu ce match contre son ex-mentor le Miz qu’il appelait de ses vœux depuis longtemps… et en a profité pour remporter, en deux temps trois mouvements, sa première victoire en individuel. Match très court et quelque peu frustrant, vu la durée et l’intensité de la feud, mais on le garde dans le Right pour sa portée symbolique, car Bryan, avec sa barbe et ses yeux de feu, sans même parler de son style si particulier, amène vraiment quelque chose à la WWE. Comme s’il menait la sainte croisade au nom de tous les smarks des indies, sur le thème : j’intègre la grosse boîte qu’on déteste tous mais qui constitue le point focal du business, et je la détruis de l’intérieur en prouvant que moi, le Dragon américain, idole des cinq continents, je suis vraiment le meilleur au monde.

 

Bryan est aujourd’hui le catcheur dont le personnage se rapproche le plus du shoot, et vu que le shoot en question est tout simplement "le meilleur catcheur du monde", son épopée est particulièrement passionnante à suivre… d’autant qu’il a une fois de plus, et de quelle manière, fermé son clapet à Michael Cole, en lui balançant le Miz en travers de la gueule. Les deux ennemis de Bryan à terre incarnent tout ce que les puristes de l'indy détestent à la WWE : le catcheur issu de la Real TV et recruté pour sa belle gueule plus que pour ses qualités dans le ring ; et le commentateur à la fois neuneu et méprisant envers le monde du catch hors WWE. Bryan triomphe de ce monstre bicéphale, mais on parie (et on espère) qu'il n'en a pas encore fini avec eux.

 

 

– Abjure ta foi!

– Jamais!

 

 

Des Samoans à visage humain

Leur première apparition, la semaine dernière, avait laissé augurer d'un énième gimmick de sauvages pour les jumeaux Uso et leur copine Sarona. Il n'en est rien. En promo ce lundi, les trois îliens étaient attifés comme des kékés pleins aux as et parlaient dans un style quelque part à mi-chemin entre Cryme Tyme, MVP et Zack Ryder. La promo ne fut pas parfaite, mais au moins les Polynésiens ne passent-ils pas pour des demeurés comme leur défunt tonton Umaga, supposément incapable d'articuler deux mots en anglais malgré des années passées aux USA. De plus, ils justifièrent leur attaque visant les Hart d'une manière parfaitement crédible. Ils viennent eux aussi d'une immense famille de catcheurs, mais les mérites des dynasties samoanes (et fidjiennes pour le côté Snuka) sont généralement moins reconnus que ceux des Hart. L'agression de la semaine dernière répondait donc à une injustice historique.

 

 

Le Donjon des Hart, c'est de la rigolade par rapport à la hutte des Anoa'i!

 

 

Les roses et noir (ou plutôt rose et blanc, en réalité) avaient reçu à cet égard une belle leçon de vie de l'oncle Bret un peu plus tôt, quand ils étaient venus se plaindre à lui du comportement des Uso. A l'ancienne, Bret le vétéran de tant de batailles les invita à répondre à leurs agresseurs par des actes et pas en venant pleurer dans son short en jean. Du coup, les Hart foncèrent vers le ring – enfin, Tyson et David tentèrent de rattraper à la course leur mâle alpha Natalya. Manque de pot, les Uso les contrèrent avec un sublime superkick simultané, hommage à leur daron Rikishi plus qu'à Shawn Michaels. Avant d'enchaîner par un putain de alley-hoop Samon Drop sur Kidd (ouais, l'expression est de moi, mais je suis sûr que vous visualisez). Natalya subit la loi de Sarona (on savoure à l'avance leurs affrontements à venir!) et l'affaire s'acheva, comme une semaine plus tôt, par un triple splash depuis les turnbuckles (hélas pour la beauté de la choré, l'un des jumeaux sauta trop tôt et atterrit sur le Hart qui lui était dévolu alors que ses camarades n'avaient pas encore décollé).

 

 

Preums!

 

 

En tout cas, voilà une vraie équipe soudée (deux jumeaux, à part faire catcher des siamois, ils trouveront pas plus soudés), et qui a une raison historique de défoncer les Hart. Le timing est parfait, puisque la Dynasty avait sans doute besoin d'une longue feud tendue pour passer une étape. Au temps (probablement) pour ma prédiction d'un match à quatre équipes à Fatal Fourway: les Hart semblent promis à une défense de titre contre les Usos, et c'est tant mieux.

 

 

Ils ont beau la jouer civilisé, on voit bien que chez les Polynésiens, la sauvagerie n'est jamais bien loin.

 

 

 

Cette semaine à la WWE…

Excellente initiative que cette rétrospective d'événements anciens, prenant prétexte du calendrier pour nous rappeler des grands noms ou des grands exploits du passé. Puisqu'on commémore ces jours-ci, dans toutes les niches du monde, le douzième anniversaire de la mort du Junkyard Dog, la WWE a décidé de nous passer un petit montage sur le bagarreur de rues aux chaînes rompues, dont Reune Jacquot vous avait narré la geste il y a quelque temps dans son indispensable papier sur les Noirs à la WWE. Espérons que ça continuera: la WWE a une histoire riche et pleine de héros méconnus des jeunes générations, et leur consacrer quelques minutes au détriment d'un énième clip sur la feud du moment, c'est tout bénef.

 

 

Qui a dit que Barracuda avait la hantise des avions?

 

 

 

Le main event

Parlons quand même un peu de catch, avec ce main event initialement censé opposer Attitude RKO (© Silver, qui a déposé le nom) à l'attelage d'Edge et Sheamus, en vue de hyper le match à quatre pour le titre WWE de Fatal Fourway. Orton, qui eut le temps de claquer un RKO à Edge en début de show, continue de vendre sa vraie blessure au bras droit (va comprendre, Charles). Edge lui ayant par la suite éclaté ce fameux bras d'un coup de porte en backstage (mais que faisait-il dans le vestiaire personnel de Randy, ce sacripan?), Evan Bourne était catapulté dans la grosse explication. Sa présence électrisa le match, ses trois comparses faisant tout pour le mettre over à mort, notamment un Cena qui le présenta comme s'il était le Rock et le célébra ensuite longuement, une fois la victoire acquise (suite à un Air Bourne consécutif à un FU sur Sheamus). Bon match, bonne psychologie (les heels avaient souligné dès l'avant-match qu'ils ne se faisaient pas confiance), bonne issue, aux bookers maintenant de capitaliser sur ce succès pour faire franchir une étape supplémentaire à Bourne, en l'installant réellement en upper midcard d'un Raw bien bondé de talents.

 

 

Tain les gars, merci de m'avoir filé cette place, on voit trop trop bien d'ici!

 

 


 

PURGATORY

 

La créd de Truth en hausse… aux dépens de Jericho

Ted DiBiase, The Miz, Chris Jericho. En huit jours, R-Truth a remporté autant de victoires significatives qu'au cours de toute l'année écoulée. C'est sans doute une bonne chose pour la crédibilité du nouveau Champion US, et le match ne fut pas mauvais. Mais d'une, il aurait été quand même pas été superflu de donner une minute d'antenne à Truth pour qu'il parle de ce que représente pour lui son titre (pour rappel, il n'avait jamais été challenger pour ce titre avant de le gagner la semaine dernière, et il n'a pas commenté sa victoire depuis…). De deux, il est regrettable que ce gain de crédibilité se fasse au détriment de Chris Jericho. Certes, Y2J est assez populaire pour ne pas trop souffrir de ses défaites à répétition, mais tout de même, ça commence à faire beaucoup. Au bout d'un moment, battre Jericho, ça ne représentera vraiment plus grand-chose… En 2010, Jericho a subi une quinzaine de défaites (dont une contre Heath Slater), ce qui en fait probablement le catcheur ayant perdu le plus de matchs cette année. Evidemment, il a été champion du monde et a gagné à Wrestlemania sur cette période, on en connaît qui se damneraient pour échanger leurs résultats contre les siens. N'empêche, il a pris un air particulièrement traumatisé après ce match, ce qui devrait annoncer quelque chose d'intéressant, comme toujours avec lui.

 

 

Je me ferais bien une cure de sommeil, moi.

 

 

 

Explication de texte

Depuis la semaine dernière et la nomination de Bret Hart au poste de General Manager de RAW (soit à peu près le poste du Pape dans le catholicisme, quoi: l'envoyé de Dieu auprès des hommes), on pestait. Une fois de plus, la W laissait une feud en plan, et une feud majeure en plus! Pour quelle raison Vince McMahon, président vindicatif de la WWE, battu comme plâtre par Hart en son royaume de Wrestlemania, avait-il nommé son pire ennemi à ce poste crucial? Merci, on a fini par avoir l'explication. Vince en personne s'est matérialisé, plus toon que jamais, pour expliquer les raisons de son choix. Survenant après une promo solide quoique convenue de Ted DiBiase ("Bret, t'as pas de fric, viens je t'en donne et en échange tu me files les pleins pouvoirs la semaine prochaine"), le retour du Chairman, d'excellente humeur, annonçait de grandes choses. Hélas, son explication fut assez confuse, Bret fut passif et fade au micro… et surtout, Vince reprit à la fin ses airs de vieux matou pour menacer son GM à demi-mot au cas où celui-ci persisterait à la jouer ami du peuple. Bret avait en effet annoncé que le prochain Raw durerait trois heures, accueillerait le roster de Smackdown et verrait ses matchs bookés par le public. Vince, moyennement enchanté par cette idée, termina par un air menaçant, du genre "je te tiens à l'œil, 'tention…" J'aime beaucoup le personnage de Vince (et le patron est probablement l'un des tout meilleurs orateurs de sa boîte), mais pitié, pas de resucée de la feud Vince-Bret, on a déjà assez donné. Ce danger, plus le léger cafouillage des explications de Vince quant à son choix de GM, empêchent à mon avis ce segment de figurer dans le Right (j'adore ce genre de phrases quand je les lis sur 411, ça fait vraiment mec qui s'est interrogé longuement sur une question vitale).

 

 

En fait, Bret, je venais juste me regarder dans tes lunettes pour me recoiffer. C'est bon, merci, je me casse.

 

 


 

THE WRONG

 

Kozlov: un cœur de guimauve dans un corps de brute

Entendons-nous bien: Santino est un mec drôle. Eve Torres et Maryse sont deux bombes qui ne piquent pas les yeux. William Regal est classieux en toutes circonstances. Vladimir Kozlov lève le sourcil avec presque autant de prestance que The Rock. Pourtant, ce segment fut long et pénible. On résume: match mixte Santino-Eve / Regal-Maryse. Bon, admettons. Regal est accompagné de Kozlov, on sait jamais, y a quand même Santino et une nana en face. Avant le match, Santino, comme il l'avait fait à Superstars il y a dix jours, implore Kozlov de délaisser Regal pour former une équipe italo-russe avec lui. Et promet à Vlad que s'il accepte… Eve couchera avec lui. Stupéfaction d'Eve, sourcil approbateur de Kozlov. Le match commence, les filles échangent quelques coups puis laissent la place aux garçons, Santino fait le mariole, Regal s'énerve et le place en Regal Stretch, Kozlov, sans doute désireux de vérifier si la promesse de Santino se réalisera, intervient, colle à Regal un Iron Curtain très moche et se barre en plaçant le bras de Santino sur le torse de l'Anglais (moment sans doute appelé à devenir aussi mythique que la même séquence entre Kane, l'Undertaker et Shawn Michaels au Hell in a Cell de 1997). L'arbitre compte, 1, 2, 3, Santino a gagné, youpi.

 

 

Si Santino tient tant à se rapprocher de Kozlov, c'est parce que le Russian Legsweep a quand même une autre gueule que l'Italian Legsweep.

 

 

Le vrai Wrong là-dedans, ce n'est pas tant le comedy match en lui-même que l'énième split Regal-Kozlov, couple formé à l'ECW, détruit ensuite, reformé à Raw, redétruit à présent… Encore une fois, on se dit que tout le potentiel d'une team heel sérieuse formée de ces deux-là n'a pas été exploité et qu'il est dommage de les faire voguer si tôt vers de nouvelles aventures douteuses.

 

 

Moi promesse sexe Diva ce soir. Moi choisir toi. Après, toi faire manger pour moi.

 

 


 

THE RIDICULOUS

 

Ashton "The Hitman" Kutcher

Alors voilà, Ashton Kutcher, acteur secondaire (en même temps, c'est pas Sean Penn qui va venir guest hoster Raw) surtout connu pour être la proie actuelle du cougar Demi Moore, et qui n'a pour autre qualité que celle de ressembler curieusement à l'auteur de ces lignes, a tourné dans une daube, où il joue apparemment un tueur à gages, ou bien un mec qui embauche des tueurs à gages, on sait pas, on veut pas savoir, au secours. Kutcher est guest host de Raw, donc il va nous gaver avec son film, il va dragouiller Eve, il va saouler le Miz, il va interrompre Bret Hart pour lui donner des conseils d'organisation du show, et il aura avec Zack Ryder un segment long et à l'issue ultra-prévisible, qui verra Zack flipper sa race parce que Kutcher a embauché quelqu'un pour le dessouder, et que Zack, accompagné d'Alicia Fox (le veinard) sait pas qui c'est qui va l'attaquer, et que Zack veut savoir, bro, et que Zack voit monter Jerry Lawler dans le ring, mais non Jerry redescend, puis Zack voit débarquer Khali, mais il fait un petit tour et puis s'en va, puis… zzzzz… hein, heu, oui, Zack voit arriver Goldust, qui repart au bout de deux secondes, puis Zack se baisse pour ramasser le micro qu'Alicia Fox a fait tomber, et elle lui colle un Scissors Kick, quelle énorme surprise. Le tout constellé d'apparitions de Kutcher sur le Titantron. Oui, car Monsieur Moore est trop occupé pour venir faire le guest host, donc il a juste enregistré ses segments, à charge pour la prod de les mettre dans le bon ordre. Même la danse finale d'Alicia la liane n'y changera rien: tout ce qu'a fait Kutcher n'a servi qu'à ralentir le show et à ridiculiser les catcheurs impliqués. Merci pour tout, et ne reviens jamais, OK?

 

 

Et tant que j'y suis, Alicia, ça te dit d'aller boire un verre après le show?

– Je suis trop jeune pour toi, loser. Tente ta chance avec Vickie, elle a l'âge de ta mère, ça devrait être bon.

 

 

Pour conclure, un show auquel je mettrais généreusement une bonne grosse note genre 7 sur 10. Certes, on n'a pas vu énormément de combats, et le guest host a été assez envahissant, mais ce Raw a globalement été agréable et a surtout eu l'immense mérite de mettre en avant les deux petits gabarits les plus prometteurs de la fédération. Une semaine après le départ de Batista, le changement est notable.

 

 

Ca y est les mecs, je suis dans la place. Dès que je me démerde pour me retrouver en même temps en compagnie de McMahon et de Cena, je me fais exploser.

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