Catch

Revue DEUX l’effectif

Si deux hommes sont d'accord sur tout, c'est qu'un seul des deux pense.

Lyndon Johnson

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où on va bien être obligés de parler de football.

En effet, Michael Cole n'a pas pu s'empêcher de comparer le Miz à Diego Maradona, estimant que l'un et l'autre étaient des coachs hors pair. Quand on voit le destin actuel de Daniel Bryan à la WWE, ça fait méditer longuement sur les chances argentines en Afrique du Sud.

 

 

Jusqu'ici la visite de Jean-Pierre Escalettes dans le vestiaire de l'équipe de France se passe très bien.

 

Nalyse de NXT du 22 juin

 

 

 

Bon, avant de revenir à nos moutons catchesques, notons d'abord que la WWE a engagé une remplaçante pour Matt Striker à NXT. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de remplacer mon chouchou. Le seul homme capable d'appeler un Missile Dropkick un "Bomb Angel Stomp" (et donc de rendre hommage à l'une des plus grandes équipes de tous les temps ayant catché à la WWE) ne mérite pas cela, mais cette Ashley Valence, ancienne annonceuse pro dans le basket, est peut-être un atout pour aider à replacer le show sur un Network plus orienté télé-réalité comme Bravo TV, donc on ne va pas s'éterniser là-dessus d'autant plus que l'incident de la semaine dernière peut fournir de bons arguments scénaristiques à tout ça. Cependant, n'oublions pas non plus que la WWE avait déjà une fille très bien pour remplir ce rôle avec Savannah et qu'elle vient très stupidement de virer une annonceuse très compétente, même si elle a peut-être déçu les espoirs que la compagnie plaçait en elle in-ring.

 

 

Putain, ça y est. Ribéry a chopé le traître.

 

 

Je ne vais pas revenir sur la gestion du roster féminin de la WWE mais c'est vraiment n'importe quoi. Quand on a une bonne annonceuse, on la garde même si on l'a embauchée pour lutter et qu'elle n'est pas au niveau. Quand on a une catcheuse heel qui a des progrès à faire comme Rosa Mendès, on ne l'enterre pas à la télévision sur son niveau in-ring et, au passage, on évite aussi de dévaloriser le show d'un rang inférieur proposé par la compagnie. Quand on a deux bonnes lutteuses à RAW, on ne les écarte pas de la title picture. Le roster féminin à Stamford, c'est du délire en ce moment et ne vous y trompez pas, la cause de tout cela, c'est qu'à Orlando, on licencie à tour de bras et on ne fait rien pour retenir les talents, et que donc la concurrence est nulle.

 

 

The Miz, United States Champion et Alex Riley, Invisible Champion.

 

 

Le but du show du soir était assez simple, finalement : refaire une revue d'effectif avant que le premier round de votes par Internet ne commence la semaine suivante. Beaucoup de matchs donc, plutôt courts, histoire de bien marquer les esprits.

 

On commence avec la paire The Miz/Alex Riley contre MVP/ Percy Watson. Et on commence avec un carton rouge. Je sais que c'est peut-être uniquement une lubie de ma part mais j'adore quand une équipe montre qu'elle est une équipe. Le Miz et Alex Riley avaient fait cet effort en mettant tous deux leur plus beau slip noir. Mark Henry avait dès le début du show affiché la couleur en arborant un magnifique t-shirt "I got lucky" assorti à celui de son rookie Lucky Cannon. Arrive Percy Watson avec un slip rouge et des lunettes assorties, accompagné d'un MVP vêtu de sa plus combinaison de Power Ranger… noire. Oui noire, alors qu'on le voit en rouge 95% du temps. C'est aussi à ce genre de détails qu'on reconnaît les grands pros. Et là MVP a été en dessous de tout: savoir faire un planning quand on s'occupe de ses machines à laver, c'est un détail mais ça a son importance…

 

 

Le t-shirt I got Lucky existe maintenant en taille XXXXL.

 

 

Mis à part ça, le match était plutôt bon même si Percy Watson a eu pas mal de problèmes de lunettes, celles-ci s'échappant un peu trop tôt dans le match pour qu'il puisse faire le myope dans le ring d'une manière naturelle. Il ne s'est pas trop mal débrouillé dans le ring  mais si cet élément de son gimmick continue à être problématique à l'avenir, ça risque de le pénaliser. Dommage parce qu'il est plutôt doué et sait mettre le public de son côté même s'il a dû s'incliner ce soir.

 

 

Apparemment, Riley aussi a besoin de lunettes.

 

 

Suivait Michael McGillicutty (que j'appellerai désormais MMGC, même si ça peut prêter à confusion avec les Motor City Machine Guns, ce sera toujours mieux que son patronyme ridicule) contre Titus O'Neil. Le match fut très court et assez standard, avec le plus puissant qui domine et un finish venu de nulle part de la part du catcheur le plus technique. C'était globalement la même histoire que dans le match précédent de MMGC, mais il faut reconnaître que l'un et l'autre ont bien assuré. O'Neil a montré de belles choses et Hennig Junior n'a montré que son Spinning Neckbreaker mais il est vraiment de toute beauté. C'est toujours rafraîchissant de voir un mouvement tout pourri que la majorité des lutteurs n'utilisent que comme mouvement de transition sublimé dans son exécution jusqu'à devenir un finisher redoutable. J'en veux plus.

 

 

N'oubliez pas qu'être daltonien, c'est une affection qui paraît anodine mais peut être handicapante.

 

 

En guise de Main-Event, on a eu droit au Cody Rhodes contre Lucky Cannon promis. La bonne nouvelle du truc, c'était que Cody avait décidé d'imposer une stipulation. Compte-tenu qu'il avait dit qu'il allait battre ce pauvre Lucky en moins de cinq minutes, le match était basé sur un décompte du temps: 5 minutes à tenir sans céder pour Cannon et c'est gagné. La stipulation est sympa, elle rappelle les Fifteen Minutes of Fame de John Morrison au meilleur temps de la WWECW et ça rajoute du suspense et la possibilité de raconter d'autres histoires dans le ring.

 

 

– Tu vois ce qu'il fait là bas, le petit Cody? Il est mignon, il reprend mon gimmick d'il y a trois ans.

– Ca veut dire que d'ici trois ans, il sera toujours bloqué en midcard?

– Eli, ne sois pas insolent.

 

 

Par contre, in-ring, sans vouloir accabler Lucky Cannon, il n'a pas montré grand chose d'exceptionnel dans les 3 minutes 58 qui lui ont été accordées avant la défaite et n'a pas permis non plus à Cody Rhodes de montrer beaucoup plus, hormis un truc intéressant qui ressemblait à un  Inverted Gory Special. Quand on a récemment eu l'occasion de découvrir Cody au top contre Christian, ce n'est vraiment pas bon signe pour ce type qui, quoi qu'il en dise, n'est pas bien chanceux dans le ring.

 

 

La colocation de colonne vertébrale, ça marche assez moyen.

 

 

Bon, venons-en au match qui m'a totalement convaincu: Kaval contre Eli Cottonwood. Kaval est toujours booké dans le même rôle. Hors ring, il est le souffre-douleur de LayCool mais heureusement, in ring, il lui est permis de montrer sa classe. Les matchs sont toujours organisés pour qu'il les prenne à son compte même si, comme la fois précédente, ils sont conclus par une défaite. C'est une approche intéressante, même si la variation sur le même thème que celui imposé à Daniel Bryan est assez évidente et pourrait même devenir lassante, surtout qu'un happy ending où Kaval se vengerait de ses persécutions dans le ring est à exclure.

 

 

Saloperie de procédures internes à la WWE qui interdisent qu'un homme frappe une femme à l'antenne.

 

 

Mais que Kaval soit un bon catcheur, ben, désolé, c'est pas une grande nouvelle. Par contre, que Eli Cottonwood m'ait totalement séduit dans ce match-là, ça c'en est une… Le match était très bon et malgré tous les talents de Kaval ou de quiconque, il ne suffit pas d'un type pour faire un bon combat. Il faut être au moins deux. En réalité, il faut être trois, l'arbitre est aussi très important même si on l'oublie souvent et on ne s'en rend compte qu'en cas de catastrophe, mais ne compliquons pas les choses.

 

 

Et c'est alors que Kaval se rendit compte qu'il avait oublié ses talonnettes.

 

 

Cottonwood, le plus grand de la promo, avait donc pour opposition le plus petit lutteur de NXT. On était dans l'éternelle variation autour du thème de David & Goliath et le match était frais, plausible et original alors que le thème est on ne peut plus éculé, tant Rey Mysterio a affronté des Kane, des Khali, des Mike Knox, des Big Show voire même des Luke Gallows ces dernières années.

 

 

Non, Eli, c'est un micro, ça ne se mange pas.

 

 

Kaval a été au niveau, évidemment, mais Eli a bien composé son rôle de Big Man sadique avec vérité. C'est d'autant plus remarquable que c'est son deuxième jour de boulot et que ni Khali ni Knox n'ont aussi bien réussi ça. Côté selling, il a été impeccable dans le timing et capable d'interpréter aussi bien le gars qui se remet d'une prise de soumission (un très bel armbar dans les cordes) que d'un gros mouvement (le Warrior's way de Kaval était vraiment impressionnant et Cottonwood a bien géré tout ça alors que Kaval venait quand même de lui sauter littéralement à pieds joints sur la nuque). Il a en plus montré de beaux mouvements classiques de Big Man (une bearhug que Mark Henry a du apprécier) et un finisher qui a fonctionné, bien qu'un peu banal.

 

 

Moi, je n'ai qu'une ambition limitée à la WWE: je recherche un poste en lower-midcard pour pouvoir bénéficier d'un partenaire aussi expérimenté que Goldust.

 

 

Le show se conclura sur un petit concours de promos entre rookies et le dernier à parler; Husky Harris, en profitera pour attaquer encore Matt Striker sous le regard de son parrain Cody Rhodes. Si cette conclusion est assez anecdotique pour le moment, ce show a apporté plein d'éclairages sur le roster de NXT et même sur leurs parrains. MVP, par son manque d'implication colorée, m'a déçu et son rookie a visiblement un problème de matériel à régler avant de pouvoir être vraiment à l'aise dans le ring. Kaval a confirmé, Cottonwood surpris en positif et Lucky Cannon n'a rien prouvé de plus.

 

 

Hé, hé. Bryan avait eu sa feud avec Cole, moi j'ai la mienne avec Striker… Et ceux de la saison trois n'auront plus que Josh Matthews à se mettre sous la dent.

 

 

MMGC/ Joe Hennig a vraiment démontré qu'il avait embrassé le côté catcheur scientifique de son père mais il serait temps qu'il montre plus d'un mouvement. Alors, oui, je sais que plus personne n'utilise depuis les années 1980, l'expression "catcheur scientifique" pour parler d'un lutteur au moveset technique mais, moi, ça m'a toujours fait marrer de penser qu'un jour peut-être un type en blouse blanche se ramènerait dans un ring.

 

 

Y a bien des types en blouse blanche qui sont en train d'approcher, mais je crois que c'est les infirmiers qui viennent récupérer Eli.

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