Catch

Rookie DEUX

Qu'on parle de moi en bien ou en mal, peu importe. L'essentiel, c'est qu'on parle de moi!

Léon Zitrone

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où je songe très sérieusement à briser la mienne après le show de ce soir.

 

 

Haha, j'ai bien eu raison de boire le contenu de ce truc avant de le soulever, c'est beaucoup plus léger maintenant!

 

 

Nalyse de NXT du 29 juin

 

 

On va pas tourner autour du pot plus longtemps, c'est le retour des épreuves ridicules à NXT et ça me gave tellement que je songe réellement à abandonner cette colonne hebdomadaire sur le show des rookies. Désolé pour celui (oui, il doit pas y en avoir plus d'un) d'entre vous qui apprécie mes analyses mais je n'ai pas vraiment envie de disserter pendant des heures sur des épreuves dignes d'une kermesse de la bière. Si au moins c'était divertissant, ces concours à la con. Mais, ce n'est même pas le cas. En terme de qualité d'entertainment, ce truc est à des années-lumière d'un show comme Takeshi's Castle. Voir des mecs faire le concours de celui qui porte un fut de bière le plus vite, c'est ridicule, ça ne vaut même pas en termes de suspense l'ascension du mur des champions d'Intervilles. Et pourtant le groupe des étudiants en STAPS de Digne-les-Bains qui fait la course contre les pompiers volontaires de Mont-de-Marsan, c'est déjà bien naze.

 

 

Ok, j'ai perdu ce concours stupide, mais la semaine prochaine, je me rattrape dans l'épreuve du plus gros mangeur de saucisses!

 

 

C'est d'autant plus dommage, ce truc, que la WWE avait semblé consentir des efforts pour faire en termes de production une émission de télé-réalité qui n'avait pas besoin de ce genre de moments aussi creux que stupides. On avait vu un jury, des segments backstage… Et non, il a fallu refaire une épreuve à la con, en plus la même que celle d'il y a trois ou quatre mois!

 

Histoire de rajouter à mon énervement, c'est Lucky Cannon, le mec le plus tocard dans le ring, qui a remporté l'épreuve et réussi à acquérir une immunité dont il a, à mon avis, bien eu besoin. Cannon, honnêtement, c'est un type qui n'a rien montré dans le ring et qui, surtout, n'a rien montré en termes de personnalité. Je soupçonne même la WWE de nous avoir arnaqués avec le bonhomme. Genre c'est Ricky Ortiz qui a changé de coiffure pour devenir Tyler Reks qui est repassé chez le coupe-tif pour devenir Lucky Cannon. A ce niveau, tu peux mettre n'importe quoi à côté du bonhomme: une serviette qu'on fait tourner (comme Ortiz), une planche de surf (comme Reks) ou un Mark Henry (grande idée aussi que de mettre Mark Henry et son incroyable palmarès de Jobber Big Man qui ne fait plus peur à personne depuis cinq ans à côté d'un type avec autant de charisme qu'un yaourt nature à 0%). S'il n'y a pas de personnalité, il n'y a pas de talent.

 

 

La WWE tient à rassurer ses fans: l'opération a parfaitement réussi et Matt Striker est déjà de retour à NXT.

 

 

Histoire de continuer à dire du mal de cette épreuve de Keg-Carrying, il faut aussi que la WWE comprenne qu'en plus de ne pas être amusant du tout ce segment ne peut pas remplacer un bon opener. Et que donc, le premier match proposé dans le show doit être un combat plutôt rythmé et spectaculaire. Le match entre MVP et Husky Harris fut exactement le contraire. Il y a eu plein de bonnes choses dans ce match mais aucune de celles qui étaient nécessaires à un bon début de show. La construction psychologique, l'action un peu lente où chaque geste compte, c'est bien mais pas pour faire démarrer un show. Dommage, d'ailleurs parce que l'affrontement pro/rookie était par ailleurs très bon et original de surcroît puisque c'est Harris qui a longtemps tenu la dragée haute à MVP avant de s'incliner.

 

 

Les Cahiers du Catch tenaient à partager avec vous ce moment: un Ball'in de MVP qui a atteint sa cible.

 

 

A la limite pour mettre ce match en valeur, il aurait fallu le placer après le tag-match 3 contre 3 entre rookies. L'affrontement opposant Kaval, MMGC et Lucky Cannon  à Alex Riley, Eli Cottonwood et Titus O'Neil offrit tout ce qu'on peut attendre de la part de rookies dans cette situation. Même si le scénario était classique, il a très bien fonctionné. La domination des heels était crédible et chacun remplissait son rôle: Riley, petit hargneux opportuniste, semblait avoir réellement volé le répertoire du Miz (et cette description n'est pas forcément un compliment), O'Neil était correct dans le rôle de la baraque puissante et Cottonwood a encore une fois dépassé mes espérances dans celui du big man à tendances psychopathes.

 

Donnons le résultat rapidement: les gentils ont gagné grâce à un final où tous les six s'en sont mêlés et où finalement Kaval a pu sauter à pieds joints sur Riley. Mais arrêtons-nous à nouveau sur Eli Cottonwood qui est maintenant officiellement mon nouveau chouchou. Alors bien sûr, il n'est pas le plus brillant dans ses mouvements mais voilà enfin un catcheur qui arrive à définir totalement son personnage dans le ring et qui le fait avec un rôle de sadique, un truc qu'on avait pas vu depuis longtemps. Il fait juste ce qu'on lui demande (et le move set d'un big man est toujours très limité par le management pour des raisons variées) mais il le fait bien.

 

 

Par contre, Eli, s'accoupler avec des objets, il va falloir oublier. La WWE, c'est tout public.

 

 

Désolé de devoir faire des comparaisons mais Kane, ça fait bien longtemps qu'il ne fait plus peur à personne dans un ring, à tel point qu’il faut régulièrement lui donner de longs monologues avec un cercueil ouvert et vide pour qu'il puisse commencer à compter dans la carte. Khali, son niveau in-ring est tel que la WWE a dû en faire une blague ambulante, juste bon à faire une tag-team avec Hornswoggle. Mike Knox, avant qu'il ne prenne 20 cm de tour de bide et que la WWE ne le release, pour paraître sadique, il devait faire des promos où il récitait le manuel du petit kinésithérapeute. Eh ben, Cottonwood, lui, il lui suffit d'entrer dans le ring et de poser son genou sur le cou de Lucky Cannon pour l'étrangler dans les cordes en éclatant de rire et le tour est joué.

 

En guise de main-event, après un opener pourri, on a eu droit au classement des rookies et à la première élimination. En tête Kaval, suivi de Percy Watson, puis d'Hennig Junior: sans surprise. Puis viennent Riley en numéro 4 et Lucky Cannon en 5. J'ai déjà dit tout le mal que je pensais de Cannon, donc je vais m'attarder sur Riley. C'est pas qu'il soit mauvais mais je ne comprends pas ce que la WWE veut en faire: j'ai l'impression de voir un Miz Bis et ça n'a pour moi pas grand intérêt. Au point où il en est dans sa carrière, le Miz n'a pas besoin d'un jeune lutteur qui le copierait, il a surtout besoin de continuer à faire ses preuves.

 

 

Lucky Cannon a appris le selling avec Jeff Hardy. Tout s'explique…

 

 

Pour fermer la marche: Cottonwood, Harris puis Titus O Neil qui est donc éliminé. O’Neil n'a pas vraiment eu le temps de montrer beaucoup de choses dans le ring mais j'avoue que son personnage m'intrigue beaucoup. Dès qu'il en a l'occasion, il a un discours très consensuel (et son discours d'adieu à NXT en fut l'exemple même) avec toujours un mot gentil pour chacun. N'ayons pas peur des mots, O Neil, celui qui n'est personne, est plus lisse que John PG-Rated Cena. C'est tellement ridicule que je n'arrive pas à croire que ce ne soit pas volontaire de la part de la WWE de lui avoir imposé un tel personnage. Et je me prends à rêver de ce que pourrait donner un type comme ça tout lisse, tout mièvre s'il était heel. Il y a là matière à faire quelque chose de fabuleux…

 

 

Dur quand même la règle du jeu qui veut qu'on incinère le dernier…

 

 

Mais, ne nous voilons pas la face, si je fais cette hypothèse là d'un Titus O'Neil heel, c'est surtout pour me consoler d'un show plus que médiocre qui valait à peine le temps que j'ai consacré à le regarder.

 

 

Essai!

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