Catch

NXT: il est temps DEUX parler

Je pense que le rookie qui méritait d'être éliminé la semaine dernière, c'était The Miz.

John Morrison

 

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où on ne parlera ni de Liliane Betancout, ni d'Eric Woerth, ni d'éjaculation faciale. C'est pas que je n'en ai pas envie, ni que j'estime que McOcee ne devrait pas le faire, ni que je pense que le mélange des genres soit néfaste dans un article sur le catch mais je n'ose pas imaginer les trois ensemble et par pitié, ne me forcez pas à le faire!

 

 

William Regal, lui, y a pensé un peu trop fort…

 

 

Nalyse de NXT du 6 juillet

 

 

Au chapitre des bonnes nouvelles, cette semaine, le seul concours à la con qui soit digne de passer à l'antenne et intéressant pour voir ce dont les rookies sont capables: celui des promos. Et au chapitre des mauvaises, l'absence d'élimination. C'est pas que ça m'attriste de voir les sept rookies une semaine de plus mais j'aurais aimé avoir un peu d'explications sur le rythme des séquences éliminatoires. De la même manière, on aurait aussi aimé avoir une explication sur la venue annoncée pour la semaine prochaine du Nexus à NXT.

 

Or, donc, le show s'est ouvert avec le concours de promos, et je ne l'ai pas aimé ce concours. D'abord parce que le prix à gagner lors du challenge donnait une assez bonne idée sur l'identité du vainqueur. Le gagnant du soir obtiendra la semaine prochaine un segment de talk show rien que pour lui. Vous imaginez, vous, Kaval en train d'animer une énième variation sur le thème du Piper's Pit? Ou Cottonwood en train de faire un épisode du Peep Show? Pas moi. Globalement, rien qu'à la vue de l'enjeu, on savait déjà qui allait gagner: Showtime Percy Watson (d'ailleurs il y a déjà show dans son nom, ça aide). Evidemment, il avait l'épreuve la plus facile, puisqu'il devait parler de lunettes, un truc qu'il a sur le bout du nez, alors que les autres devait causer sur des thèmes bien moins évidents et moins reliés à leur personnage. Je n'en dirais pas plus mais c'est quand même étrange et je vais finir par croire que le catch, c'est truqué…

 

 

Ce qui est bien avec ces épreuves, c'est qu'on apprend des trucs qu'on ne soupçonnait vraiment pas à propos des rookies.

 

 

On a aussi eu droit à trois matchs en plus de cette épreuve que je qualifierais d'acceptable mais sans plus, personne n'ayant réussi à être vraiment impressionnant, contrairement à la saison précédente où Wade Barrett et Skip Sheffield avaient sorti leur épingle du jeu. Le premier match n'était clairement pas le meilleur des trois: Michael McGillyCutty contre le rookie lauréat du soir. Le combat était trop court pour mettre les deux over et la WWE avait définitivement choisi son camp: c'est MMGC qui a gagné en faisant une plus grande démonstration de son moveset que ce qu'il avait montré auparavant. Après deux victoires acquises par surprise, Hennig Junior a, enfin, pu montrer autre chose que son finisher et la copie qu'il a rendue est assez alléchante. J'attends de voir un "vrai" match un peu disputé de sa part face à un adversaire qui a de l'expérience dans le ring pour me prononcer définitivement mais il me semble avoir le profil idéal pour un bel avenir à la WWE, ce jeune homme.

 

Par contre, et toujours à propos de MMGC, je crois que personne dans le public ne sait véritablement de quel côté il penche. Pour moi, il était clairement présenté comme un babyface: une star de seconde génération qui essaye d'effacer le côté heel de son père en oubliant son nom, accompagné par un parrain face sans que l'association ne fasse d'étincelles. Mais visiblement et audiblement, depuis le "talk the talk" challenge, le public a choisi de le ranger dans le camp des méchants.

 

 

Si Lay Cool fait un angle Smelly Kelly à l'antenne, Layla préfère prendre ses distances avec Michelle McCool qui, en réalité, sent le cadavre…

 

 

Deuxième match, le showstealer de la soirée: The Miz contre Kaval. Forcément un beau match. D'abord parce qu'il opposait un rookie expérimenté à un pro (c'est l'une des premières fois que ça se produit depuis le début de cette saison Deux alors que la saison Un nous avait offert un dream match dès le premier show). Ensuite parce que les deux gars ont exactement la même attitude dans le ring: ils sont tous les deux bien rugueux. The Miz en tant que heel, tendance bourrin qui persécute le plus petit que lui, n'a pas à forcer son tempérament et Kaval a su développer son style dans ce registre du petit nerveux qui est bien stiff pour compenser son désavantage côté gabarit. Le pro dominera le match avant de laisser quelques temps au rookie pour faire son come-back mais pas suffisamment pour qu'il puisse s'imposer, Le Miz remettra la main sur le match, Skull Crushing Finale, un, deux et trois. Je n'en dirai pas plus et vous conseille de voir le match, vraiment.

 

 

Un camel clutch porté au niveau des narines, c'est un peu comme un tacle de Cyril Rool au niveau des hanches.

 

 

Pour terminer le show, en guise de main-event, on a eu droit à un tag-team match: Mark Henry et Lucky Cannon contre Cody Rhodes et Husky Harris. Sans vouloir insister sur un point déjà évoqué, je crois qu'on va en bouffer de cette mini-feud entre les deux binômes et que ce match n'est qu'un épisode dans une aventure qui va continuer. On a eu droit à Lucky Cannon contre Cody Rhodes dans un match de cinq minutes, on a droit à ce match par équipe et on aura encore d'autres matchs dans le même genre. Notamment parce que Mark Henry, en tant que pro et au vu de son physique, ne peut pas apporter beaucoup de valeur ajoutée in-ring sans un adversaire à sa mesure et que la WWE n'a pour l'instant trouvé qu'une solution à ce problème: Husky Harris.

 

Le gamin Rotundo a fait bonne figure face au Big Man même s'il est encore loin, en termes de booking, de trouver une solution qui peut amener à une victoire clean. C'était d'ailleurs plus ou moins l'histoire racontée dans le ring: un Harris qui résiste bien mieux à Henry que prévu avant de passer le relais à Rhodes qui prend l'ascendant sur Cannon mais sans conclure. Arrive alors la sempiternelle séquence des interventions des tag-team partners qui permet à Husky de sauver son partenaire puis d'écarter Henry et à Dashing Cody Rhodes de placer son finisher. Un joli exemple de booking qui poursuit une feud et arrive à élever tout le monde: Rhodes qui engrange un nouveau succès, Harris qui apparaît de plus en plus coriace, Cannon qui ne perd qu'à cause d'une intervention extérieure voire même Henry qui a pesé sur le match et aurait sans doute permis à son rookie de s'imposer s'il n'avait pas été éjecté.

 

 

Non j'ai dit Dashing Cody Rhodes, pas Squashing Cody Rhodes!

 

 

En guise de conclusion, je crois qu'on a eu un vrai beau progrès par rapport à la semaine passée avec des matchs qui  font avancer le schmilblick et renforcent les personnages, un rythme soutenu dans le show, un très bon match, enfin tout ce qu'on est en droit d'attendre de la WWE un mardi soir.

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