Catch

Avalanche DEUX mauvais goût

Elle a tout pris dans la maison, mon cœur, ma vie, mes boîtes de thon
Elle m'a laissé comme un adieu, une chose d'elle qui frise un peu!

Jean-Marie Bigard, Un poil de cul sur ma savonnette

 

Bonjour à toutes et tous et bienvenue à la Spanish Announce Table, le seul endroit où sont nées les légendes, où les carrières ont été brisées et où cette semaine, c'est une édition spéciale mauvais goût.

 

 

Et pour l'occasion, Michelle a mis ses plus belles boucles d'oreille en longs poils de poney noir.

 

 

Nalyse de NXT du 3 août

 

 

Depuis que je fais des comptes-rendus hebdomadaires, que ce soit de la ECW puis maintenant de NXT, jamais, je n'ai autant eu l'impression de perdre autant mon temps que cette nuit en assistant au segment introductif de NXT. Et, pourtant, j'en ai vu des mauvais matchs. Oui, je vous rappelle que j'ai assisté aux débuts de Trent Baretta et Caylen Croft et je vous garantis que, malgré les apparences, ces gars ont fait beaucoup de progrès (surtout Croft qui était le pire des deux). J'en ai vu des botchs (à ce propos, mille mercis encore une fois à David Otunga) mais la perfection n'est pas toujours au rendez-vous dans un ring, surtout quand on s'intéresse aux shows chargés de voir éclore des talents, donc je suis prêt à pardonner. Mais des moments aussi stupides, pénibles et longs que l'épreuve à la con de ce soir, jamais je n'y avais assisté. Et pourtant, j'ai vu en live le premier numéro du Abraham Washington Show avec les Bella Twins comme invitées, vous imaginez donc à quel point mes standards sont bas…

 

Mais là, on a honnêtement touché le fond. Le but du challenge "animé" (j'y reviendrai plus tard) par Lay Cool, c'était de faire un concours de baisers avec ‑ devinez-quoi? ‑ une grosse dame qui avait, évidemment, l'air d'avoir des maladies vénériennes. Niveau qualité, vous vous rappelez les Kiss Cams du Great Khali. Ben c'était pareil mais en encore plus long (presque un quart du show) et, niveau bon goût, comment dire, même ce segment où Triple H charriait Mc Grüber parce qu'il s'était fait pipi dessus avant de se rendre compte que ce n'était pas que pipi, c'était meilleur.

 

 

Je tenais à dire de manière officielle que même la fois où Mae Young était soi-disant enceinte de moi, c'était mieux…

 

 

J'aimerais bien passer rapidement sur ce segment mais je vais quand même m'y attarder pour très sérieusement discuter de Layla et Michelle McCool. Quand on constate, comme ce soir, à quel point  elles ne sont pas over ("Qui ne voudrait pas nous embrasser?" ‑ absence de réactions dans la salle), il faut quand même que la WWE se pose des questions. Elle a beaucoup investi sur ce duo avec des angles aussi spirituels que "Mickie James est grosse", "Beth Phoenix est un homme" puis récemment "Kelly Kelly sent" et "Rosa Mendès est incapable" – soit dit en passant, des angles majoritairement assez peu glorieux pour le roster féminin de la WWE en général. Et le résultat n'est que de ce niveau? C'est un échec, surtout si on considère que le gimmick en lui-même fonctionne bien: la preuve à Orlando où la division féminine de la TNA ne repose presque plus que sur les Beautiful People. Si on ajoute à ça une Michelle McCool loin d'être étincelante dans le ring qui a "emprunté" le Styles Clash pour le transformer en Faithbreaker, on tient probablement les deux meilleures raisons de préférer la TNA à la WWE.

 

 

Toujours à l'occasion de cette édition spéciale bon goût, je rappelle que le show est présenté par cette charmante demoiselle.

 

 

Et je passerai aussi, rapidement, sur le fait que ça n'a l'air de déranger personne que Michelle ‑ toujours elle, désolé, Mc Ocee, mais promis, je m'attaquerai à Layla le jour où elle sera capable de faire un match potable ‑ fasse des pompes dans le ring pour se moquer de son adversaire. De deux choses l'une. Soit elle a piqué l'un des meilleurs moyens pour Jack Swagger (un ancien champion du même show qu'elle quand même) d'avoir de la heel heat en plein milieu d'un match ou au début, et ce n'est pas bien. Soit Jack Swagger a abandonné définitivement cet artifice et, dans ce cas-là, ce n'est pas mieux, il faut laisser reposer le truc un peu, quelques mois voire un an, pour ne pas le banaliser et qu'il soit réellement efficace quand il réapparaîtra dans un ring.

 

Bon, cette longue séquence d'acharnement contre celle à qui personne n'ose rien dire même quand elle fait des trucs pas cools parce que son mari a un chapeau noir est terminée. Il y a eu des matchs, aussi, quatre même…

 

Kaval / Husky Harris, MMGC / Lucky Cannon, Alex Riley / Percy Watson et MMGC / The Miz.

 

Premier match, trois minutes. Deuxième, une. Troisième, de nouveau trois et enfin un main-event de cinq minutes. Champagne!!

 

 

Et pendant ce temps, Zack Ryder se demande s'il ne ferait pas mieux d'aller jobber pour Evan Bourne à Superstars.

 

 

Douze minutes de combats au total soit à peu près autant que le segment introductif, ça donne envie, non? On remarquera que le premier match était de plus un rematch mais si ma mémoire est bonne, personne n'a eu envie de le dire, notamment parce que ça mettrait en valeur les problèmes de cette mini-feud entre Kaval et Harris (à savoir l'absence de tag-team match possible dans la configuration deux équipes Pro/Rookie à cause de la présence de Lay-Cool). Le match est outrageusement dominé par Kaval avant que le heel ne place son finisher sur une erreur du World Warrior. Rien d'exceptionnel, bien sûr, en trois minutes mais c'était rafraîchissant: pour la première fois du show et pour trois minutes, ça valait au moins le coup de le  regarder. En plus, le résultat confirme le sentiment confus que le chouchou du management de la WWE est celui qui a son papa qui bosse backstage et qu'il gagnera le programme après avoir à chaque fois été classé à l'avant dernière place.

 

 

C'est à cet instant précis que Kaval a compris qu'il ne sera jamais le gagnant de NXT.

 

 

McGillicutty/Cannon. Sans commentaire. Je n'ai pas envie de prendre plus de temps à rédiger une phrase de compte-rendu que ce qu'a duré le match. Le résultat est logique, au vu de ce que les deux ont démontré dans le ring jusqu'à présent à NXT et le vainqueur avait le droit d'affronter le Miz en Main Event.

 

Riley/Percy Watson n'était pas beaucoup mieux que le précédent. Autant un match booké sur le scénario "un des deux lutteurs domine" peut, à la rigueur, tenir en trois minutes, autant si chacun doit avoir son petit moment à lui pour briller, on ne voit rien ni de l'un, ni de l'autre. J'ai eu l'impression que Riley, qui remporte la victoire, a montré un peu plus de choses mais il est peut-être simplement favorisé par la dernière impression qu'il a donnée.

 

 

Les jeux de l'été des Cahiers: aide Kofi à retrouver les sept différences entre ces deux lutteurs.

 

 

Et le Main-Event entre le Miz et MMGC arrive enfin. Un match que je n'ai pas vraiment compris. Déjà, j'ai un petit souci avec le Miz, ça fait quelques matchs que malgré ses très nombreuses qualités, je trouve que lorsqu'il s'agit de dominer un combat, il manque un peu de panache. Son moveset bien rugueux semble limité dans certains cas (comme c'était d'ailleurs le cas pour son match contre R-Truth au Fatal 4Way qui était franchement pénible) et j'espère que la WWE aura l'intelligence de lui laisser le temps d'améliorer ça avant de lui faire passer l'échelon supérieur. Mais surtout mon vrai problème avec ce match, c'est que je n'ai pas compris son but… Le fils Hennig ne sort pas de ce match auréolé de l'aura du type qui arrive à tenir la distance contre un "pro". Quant au Miz, je ne pense pas que sa victoire contre un type encore inconnu il y a deux mois lui apporte quoi que ce soit, ni en termes de démonstration de puissance, ni en termes de heel heat.

 

Ce match, où MMGC est passé tout près de l'enterrement de première classe, ne servait à rien. Et franchement, je ne vois vraiment pas pourquoi la WWE a refusé d'utiliser l'artifice d'un tag-team match Riley/The Miz, MMGC/Kofi pour poursuivre cette feud qui s'amorçait. Il y avait mille fois plus de bonnes raisons de continuer dans cette voie, qui garantissait beaucoup plus facilement une jolie sortie dans le ring impressionnante pour chacun des quatre éventuels acteurs.

 

 

Pour une note sur cent, j'hésite entre deux scores, et vous?

 

 

Voilà donc comment ce qui me semble une absurdité au niveau du booking a conclu un épisode très pauvre en catch, dépourvu d'autres matchs vraiment dignes d'intérêt et qui restera surtout dans les mémoires comme ayant été le show avec le pire segment hors-ring depuis très longtemps.

 

 

Cela dit, pour une fois, Lucky a chopé, c'est déjà ça.

 

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