Catch

Superstars: Un air de vacances

Est-ce que tu viens pour les vacances?

Moi je n'ai pas changé d'adresse,

Je serai je pense, un peu en avance, au rendez-vous de nos promesses.

David et Jonathan, Est-ce que tu viens pour les vacances?

 

Les deux épisodes narrés aujourd’hui sont emplis de bonne humeur, mais aussi de matchs parfois poussifs bien que prometteurs sur le papier et de pitreries santinesques qui en font sourire Justin Roberts, lequel se remet lentement de sa dépression post-coup de la cravate. Et comme la rédac et l'ensemble des contributeurs profitent du soleil, aujourd'hui c'est double ration de Superstars.

 

 

Alleluia!!

 

 

Review de Superstars du 29 juillet et du 5 août

                                                                

 

En opener de cette review, c'est la feud Vladino – Regal (cette fois-ci accompagné de Primo) qui nous ouvre l'appétit.

 

Santino tente une première approche, infructueuse, sur le King of the Ring 2008, qui passe de longues minutes à tenter de soumettre son adversaire. L’Italien place un nearfall out of nowhere, mais Regal réussit à se dégager et faire le tag. Reste que les clowneries de Santino perturbent le duo improvisé qui lui fait face.

 

 

It's time to play the gaaaaaaaaaaaaameeeeee!

 

 

L'entrée de Kozlov rend le match beaucoup plus brutal, mais il se fait surprendre par une intervention Regalienne, qui désormais travaille sur la jambe de son adversaire. Le tag est désormais fait, et Santino, possédé, arme son cobra, et fait mouche! Primo, sur le tablier, fuit même, terrorisé par l'animal. Santino enchaîne, mais finit par se faire contrer. Le relais est fait, et Vlad impose un gros temps fort à Primo, homme légal. Regal tente d'intervenir, mais fuit lui aussi à la vue du santinesque cobra! Et pendant ce temps, Primo se fait chokeslammer en plein vol, et se fait river les épaules pour le compte de trois.

 

On doutait de l'intérêt de cette feud lorsqu'elle a été lancée, beaucoup estimant qu’elle ne servirait qu’à combler des trous à RAW. A travers ces huit minutes de combat, on voit que c’est bien plus que ça. Le catch a été ici montré dans son aspect "phénomène de foire", et ce fut un combat à mourir de rire. Si les pitreries de Santino sont assez naturelles, le plus dur est de les vendre correctement pour les autres catcheurs. A ce titre, tous les acteurs de ce match ont fait un gros effort en termes de storytelling. Primo qui vend les coups d'un Kozlov sanguinaire, Regal traumatisé par le Cobra…

 

Et que dire de la performance de Santino? Manquant de faire s'étouffer de rire Justin Roberts lors de son entrée, qui pourtant était assez classique (avait-il eu des indications sur le booking?), il a été tout simplement GENIAL dans son rôle. Vendant son début de match comme celui d'un boxeur poids-plume affrontant Mike Tyson, fuyant l'adversité en moonwalk, il nous a sorti un sacré numéro, notamment lorsque, projeté dans les cordes, il refuse de s'arrêter, traversant le ring d'un bout à l'autre comme un marcheur du 50 kms. Le tournant étant l'armement du cobra, qui parodiait à la fois Hulk, Hulk Hogan et Jack Swagger, mais aussi Randy Orton dans le côté "je m'allonge au sol avec un regard sadique".

Bref, huit minutes de bonheur dans l'esprit Benny Hill, à regarder d'urgence.

 

 

Un autre genre de segment comique, c'est le combat de divas, opposant Layla (Silvernights, cesse de baver) à Tiffany.

 

Un vrai combat de divas, avec son lot de glamour et de prises basiques, et une Tiffany déchainée, jusqu'à ce qu'elle se blesse suite à une intervention de Flawless Cool. Tiff, sur une jambe, place malgré tout quelques beaux moves. Oui, mais voilà, lorsqu'on est blessé, on n'a pas le droit à l'erreur. Et c'est parce que Tiffany loupe une prise que Layla peut placer un brise-nuque qui lui offre la victoire.

 

 

Forcément…

 

 

Une feud intéressante, avec un combat agréable à regarder, voilà le blason de la division Divas quelque peu redoré.

 

Un autre combat permet aussi de bonnes tranches de rire, à cause du slip vert pomme de Chris Masters. Bon, ok, Silvernights me souffle qu'Axl a les mêmes, et que je ne devrais pas me moquer.

 

Le Masterpiece, dans le cadre de sa feud avec les Dudebusters fait cette fois-ci face à Caylen Croft.

 

 

Qui en cas de dépush, pourra se reconvertir en haltères humaines.

 

 

Et d'emblée, l'homme aux nichons qui remuent montre qui est le boss, en portant une magnifique souplesse arrière, avec maintien. Mais Croft est insaisissable en raison de sa rapidité. Masters, plus lent, se fait surprendre et prend un mauvais coup à la jambe. La voie est alors ouverte pour tenter de gagner le match, mais voilà, le Masterpiece a de la ressource: sur une jambe, il réussit à placer des coups de la corde à linge et un atomic drop des familles. Mais c'est dur de catcher sur une jambe, et Masters a du mal à appliquer des prises puissantes. Quand en plus, Croft botche en anticipant un coup de la corde à linge censé le faire passer par dessus les cordes, ca n'aide pas.

Barretta s'en mêle, et reçoit une Masterlock en retour. Il n'en fallait pas plus pour que Croft profite de la distraction. DDT, tombé, et voilà une feud relancée, avec un épisode à suivre sans doute très prochainement.

 

 

– Lolol, on l'a niqué!

– Ouais, bah je pose un arrêt de travail pour trois semaines, il m'a enroulé le bras autour du cou.

 

 

Les Dudebusters squattaient encore la place une semaine plus tard, cette fois-ci en tag, face à Archer & Hawkins.

 

Beaucoup de crainte réciproque entre les quatre hommes, qui retiennent d'abord leurs coups.

 

Un match tag assez classique, avec les esquives et mouvements propres à ce type de match, et surtout beaucoup de travail en équipe. Les Dudes dominent, malgré quelques interventions assez rugueuses de la part de leurs adversaires. La foule est déchaînée sur ce match, incitant les lutteurs a prendre toujours plus de risques. Mais à trop prendre de risques, on se fait surprendre. Et c'est ainsi que Caylen Croft se fait contrer par Vance Archer, et subit le finisher de ses deux opposants… qui remportent le match, et prennent le micro… pour dire qu'ils iront chercher la Hart Dynasty et leurs ceintures. Voilà donc une nouvelle feud qui commence.

 

 

Et après, on se tapera Natalya! Hein? Oui Vance, et Tamina aussi!

 

 

Le Main-Event du 29 opposait MVP à Chavo, qui a changé de tenue, abandonnant le pantalon au profit du short de catch. Avec le bandeau, ca lui donne un air plus nerveux, agressif. Pourtant, d'entrée, il se fait coincer par son adversaire. On assiste à un vrai match de lutte entre deux techniciens, qui ne se font aucun cadeau, en témoigne le nombre important de contres durant ce combat, a l'image de cette séquence où, voyant que son Players Boot va être esquivé, MVP enjambe les cordes, pour finalement subir un dropkick qui l'envoie à l'extérieur.

Chavo semble d'ailleurs avoir le dessus dans cette rencontre de qualité, mais MVP n'abandonne pas.

 

Porter réussit même à placer son combo facecrusher-ballin' et voit son Playmaker contré par un Guerrero plein de hargne, qui place les Three Amigos, qui, une fois encore, sont insuffisants.

 

Chavito est sur les cordes, saute, et se fait accueillir par le big boot de MVP. Nearfall, une fois encore, et c'est MVP qui finit par appliquer son Paydirt pour le compte de trois.

 

 

MVP, What Else?

 

 

Un très beau final en tout cas, plus proche du match de lutte que de catch, mais agréable à regarder, qui a permis de mettre en valeur ces midcarders.

 

En clotûre du 5 août, c'est Evan Bourne qui affrontait Zack Ryder. Ce dernier ayant définitivement abandonné le pantaslip "pour être plus concentré" d'après wwe.fr. Très drôle.

 

Combat en tout cas intéressant à suivre, en raison de la différence de gabarit et de style entre les deux hommes. La construction du match est logique, Ryder, en heel plus puissant, dominant le match, et Bourne répliquant avec quelques kicks toujours aussi stiff.

 

Les enchaînements semblent toutefois assez répétitifs, et le match a du mal a gagner en intensité, et même a décoller, tout simplement. Et ce ne sont pas les quelques mouvements censés être spectaculaires qui me feront changer d'avis. Oh, certes, Evan a jobbé et permis à Ryder de montrer ses talents en lutte au sol. L'équilibre dans la carte a été plus ou moins respecté puisque c'est Bourne qui s'impose. Mais, voilà, ces deux lutteurs sont en pleine bourre (quoique, plus Evan Bourne que Zack Ryder, mais bon), et un match aussi poussif, en Main-Event, les a probablement desservis.

 

 

Sans doute parce qu'Evan Bourne était trop tendu.

 

 

Mais bon, c'est l'été, et il y aura un tas d'occasions de se rattraper avant Summerslam, et ce dès jeudi prochain, si le Dieu du catch le veut, moi, en tout cas, je serai au rendez-vous de Superstars…

 

 

Sauf si je me casse en vacances avec ma valise.

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