Catch

La nuit des mort-vivants

Je meurs chaque nuit pour ressusciter chaque matin.

Georges Bernanos

 

Pour ce dernier SmackDown avant la diffusion du show sur SyFy, la WWE a joué la carte de la grosse surprise (ou de la grosse ficelle, c’est selon) dans la storyline Kane vs. Undertaker tandis que le reste du show a alterné le bon et moins bon, s’attirant parfois les foudres de McOcee qui semble avoir remis la main sur sa plume assassine.

 

 

Le Taker condamné à tapiner dans une cage d’escalier. Allégorie de la déchéance.

 

 

Nalyse de SmackDown du 24 septembre

 

 

SmackDown reprend indéniablement des couleurs : les bookers font un sans-faute en ce qui concerne la storyline majeure du show de la brand bleue, ça bouge un peu chez les midcarders, les champions par équipe ont de la gueule, on a enfin achevé ce qu’il restait de la straightedge society et même les pitreries d’Hornswoggle me paraissent plus supportables qu’à l’accoutumée ! Retour sur un épisode solide néanmoins entaché de quelques grossières erreurs de booking.

 

 

Et pour une fois, il n’y est pour rien.

 

 

La mauvaise nouvelle de la semaine, c’est incontestablement la blessure de Christian, contractée en house show et qui impose au Captain Charisma de longs mois de repos. Dans un roster plutôt jeune, l’expérience du Canadien fera certainement défaut à SmackDown et oblige dès à présent les bookers à revoir leur copie puisqu’était programmée une alléchante feud entre Alberto Del Rio et Christian. Il nous faudra prendre notre mal en patience, mais il est d’ores et déjà écrit que ces deux-là s’affronteront sur le ring, puisqu’in kayfabe, le Mexicain est bien évidemment le responsable de la blessure du Canadien.

 

 

 

Règle nº1 : Ne jamais toucher à la voiture d’un latino.

 

 

C’est en deux temps que Del Rio s’est débarrassé de son nouvel ennemi. Première séquence, en backstage : nous sommes dans le parking de l’Arena, Christian est à terre, au pied d’une voiture et se tord de douleur en se tenant l’épaule tandis qu’Alberto, lui, se fend la poire comme à son habitude. Le Canadien était prévenu : ce serait quand Grosses Couilles le déciderait et où il le déciderait. Et là, visiblement, il était décidé. Les officiels se précipitent dans le parking, dégagent Alberto et se penchent sur Christian, qui se tient toujours l’épaule. Rideau, fin du premier acte.

 

Un peu plus tard dans la soirée, c’est sur le ring que nous retrouvons Del Rio, dans une ambiance assez surréaliste d’apathie quasi-totale du WWE Universe présent dans les travées de Chicago. De mémoire d’analyste des Cahiers du Catch, c’était sans aucun doute la première fois qu’une promo heel aussi longue suscitait aussi peu de réaction de la part du public d’un show majeur. Et c’est un euphémisme que de l’écrire puisque c’est un silence quasi-total qui a accueilli les saillies d’un Del Rio il est vrai peu en verve et rappelant furieusement un François Fillon au sommet de sa forme. Manque de rythme évident, voire lenteur exaspérante, absence de répartie percutante susceptible d’enflammer l’assistance… Del Rio a raté son coup et a été immédiatement puni par la léthargie du public de SmackDown. En tendant un peu l’oreille, on entendait presque les mouches voler dans le stade et les ronflements d’une assistance plongée dans une sorte de torpeur profonde, ce qui est plus d’autant plus surprenant dans un show diffusé en différé et qui nous a plus habitué aux effets sonores boosters d’ambiance qu’à ce silence de mort. Les quelques minutes de sa promo ont dû paraitre des heures à ce pauvre Alberto Del Rio et il aura certainement vécu comme une délivrance l’interruption prévisible de Christian qui, bien que blessé, se précipita sur le ring pour venger l’honneur de son épaule blessée (oui, je sais). Alberto, coco, il va falloir muscler ton jeu si tu ne veux pas te retrouver à jobber pour Chavo Guerreiro ou un rookie issu de quelque saison de NXT… En attendant, Del Rio a terminé le boulot et après Rey Mysterio, qu’il retrouvera néanmoins sur sa route dès cette semaine, c’est ce qu’il a annoncé lui-même, c’est Christian qui, in kayfabe, fait les frais de la brutalité du Mexicain.

 

 

Mais je vous en prie cher ami, prenez donc une chaise…

 

 

La WWE était semble-t-il décidée à solder quelques storylines en cours avant le passage sur SyFy et s’il y en a bien une qui trainait en longueur depuis quelques semaines, c’est celle de l’implosion de la straightedge society. Joey Mercury aux abonnés absents, Serena renvoyée cuver son vin sur le circuit indépendant, il ne restait qu'à retourner Luke Gallows contre son mentor pour mettre fin à une stable déliquescente depuis des semaines. Et ce fut chose faite vendredi dernier, de façon extrêmement classique, dans les règles de l’art et sans que les bookers ne forcent leur talent, c’est le moins que l’on puisse dire. Premier acte, segment backstage : CM Punk est occupé à marquer ses mains d’une croix rouge quand Luke fait irruption dans le vestiaire, immédiatement rembarré par son ex mentor, aussi désagréable que possible, comme à son habitude. Mais le bon Gallows, lassé de tant d’humiliations, ne l’entend pas de cette oreille et saisit Cihaime à la gorge pour lui dire sa façon de penser. Et que pense-t-elle, cette brute qui dissimule un grand cœur ? Que Punk est un loser et qu’il va lui faire la fête sur le ring pas plus tard que ce soir avant d’aller célébrer sa victoire en se buvant une petite bière ! Sacrilège, mais c’est fois-ci, c’est certain : la SES n’existe plus.

 

 

Et je tenais d’ailleurs à confirmer que CM Punk n’a jamais été mon mentor non plus.

 

 

On retrouvera CM Punk et son désormais ex-esclave face à face sur le ring, un peu plus tard dans la soirée, pour le match « explications » entre les deux hommes, un match peu passionnant où Luke eut souvent l’avantage sur son ancien boss qui, couard comme jamais, en vint même à lui offrir la possibilité de réintégrer la SES pour échapper au massacre. Celui-ci n’en eut cure et continua à démolir son ex, mais comme les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, il finit par subir le tombé après un Go To Sleep me semble-t-il légèrement botché, la différence de gabarit entre les deux catcheurs expliquant peut-être ce finish un peu raté.

 

C’est tout ce que l’on retiendra de ce match assez court, dont l’issue vient mettre un point final à une storyline qui s’engluait autant que la politique sécuritaire du gouvernement. Pour ma part, je regrette un peu cette conclusion quelque peu bâclée mais elle a au moins le mérite de mettre fin à la pénible agonie d’une stable se ridiculisant semaine après semaine depuis déjà quelque temps. Ouf, serais-je tentée de dire. On pourra aussi s’étonner du booking de Cihaime durant le match, pleutre sur la défensive, à mille lieux de son attitude in ring contre le Big Show lors du dernier PPV. Un peu de logique ne ferait pas de mal à la WWE. Héroïque contre LE géant face de la fédération mais à la limite du ridicule contre une sorte de John Doe de la lowcard, il y a quelque chose qui cloche. Attendons de voir maintenant ce qu’il va advenir de Cihaime mais je ne serais pas surprise de le voir feuder quelques semaines contre Luke Gallows, ce qui ne me réjouit pas plus que cela, douteuse que je suis de la capacité de l’ex Festus à se transcender en promo et sur le ring. Punk est certes très fort, mais il ne peut pas tout faire non plus.

 

 

D’autant que me coltiner 136kgs sur le dos, je ne le ferai pas toutes les semaines…

 

 

Dans la série « booking foireux », celui du Big Show se pose également là. Cela fait déjà quelque temps que les combats du géant face me hérissent le poil et le squash infligé vendredi dernier à Vance Archer et Curt Hawkins est la goutte de mezcal qui fait déborder le shot. Après avoir ridiculisé à lui tout seul une stable pourtant constituée de solides gaillards, le voilà qui triomphe sans peine d’une tag team expérimentée et dans un handicap match qui plus est. Il lui aura suffi d’une minute de combat et d’un camel dutch pour plier un match sans intérêt aucun. Ce Big Show m’agace prodigieusement et je trouve cette sorte d’invincibilité parfaitement ridicule. Rendez nous notre géant heel, ses failles et ses défaites car à ce rythme là, on risque de faire passer Triple H pour un loser de première. Je comprends bien la logique qui fait du Big un adversaire particulièrement redoutable, il a la carrure pour ; mais à le booker si fort, à la limite de l’invulnérabilité, on risque l’overdose.

 

Pour en revenir au combat de ce vendredi, si la victoire du Big Man n’est pas choquante en soi, qu’est-ce qui empêchait les bookers d’offrir un peu plus de résistance au colosse ? Archer et Hawkins ayant l’habitude de travailler ensemble, il aurait été plus que logique de les voir faire souffrir un peu le Gros Spectacle avant de s’incliner héroïquement, face à plus fort qu’eux. Au lieu de quoi, nous avons dû nous contenter d’un non match dispensable qui ne sert les intérêts de personne. Car paradoxalement, je ne suis pas certaine que ce booking serve le géant de la WWE. Qu’en faire ? risque bien d’être une question délicate à résoudre pour la creative team.

 

 

Drame moderne: deux roms violemment stigmatisés par les bookers.

 

 

Dans la série des bookings étonnants, pour ne pas dire irritants, celui de Kaval n’en finit pas de me surprendre et j’ai un peu de mal à comprendre ce qui justifie un tel écart de traitement entre le vainqueur de la deuxième saison et celui du premier opus. Car tandis que Wade Barrett connait les honneurs du title shot et est le protagoniste de LA storyline du moment à la WWE, Kaval, lui, se morfond à SmackDown où il se contente pour le moment de timides interventions et où il enchaine surtout les défaites (deux défaites pour autant de combats). Pis, le voilà désormais condamné à jobber pour des jobbers de compétition, comme ce fut le cas lors de ce Smackdown qui le vit opposé au terrible… Chavo !

 

Si j’accepte sans mal sa défaite à l’issue de son très bon match contre Drew McIntyre, les bookers auraient pu lui offrir là sa première victoire. Au lieu de quoi, le voilà qui s’incline contre le jobber parmi les jobbers, ce qui n’est pas vraiment bon signe pour ce pauvre Kaval. Je ne voudrais pas lui porter la poisse, mais ce genre de booking conduit généralement à une bonne vieille feud toute moisie contre l’ineffable Hornswoggle… Nous n’en sommes pas encore là mais j’espère de tout cœur que ce qui n’est pour le moment qu’une boutade facile ne se vérifiera pas dans les semaines à venir. J’avoue sans peine avoir flashé sur ce garçon qui m’impressionne par sa technique et sa rapidité d’exécution. Pour l’avoir vu combattre sur le circuit indépendant (l’IWA Mid South, si ma mémoire est bonne) où il incarnait un heel latino / racaille, il me tarde de voir Brandon Silvestry faire étalage de toute sa classe in ring : au sol ou dans les airs, ce garçon d’une trentaine d’années déjà a de quoi nous couper le souffle. Qu’on l’affranchisse déjà officiellement du joug de Laycool et qu’on lui offre enfin l’exposition qu’il mérite. Son talent ne demande qu’à exploser.

 

 

Il devrait juste éviter ce look à la Yul Brynner.

 

 

Pour ce premier SmackDown post PPV, le show de la brand bleue a également fait la part belle aux beaux gosses ayant triomphé dimanche puisque Dolph Ziggler rencontrait MVP, tandis que l’attelage Dashing Cody Rhodes et Drew McIntyre était à nouveau opposé à la Hart Dynasty. Les bad boys connurent des sorts différents. Dolph, à l’issue d’un combat d’une dizaine de minutes, mis en difficulté par notre ami « basketteur », fit le choix typiquement heel de préférer la défaite par count out plutôt que de prolonger un match mal engagé, ce qui semble annoncer une revanche entre le champion en titre et MVP, certainement lors du PPV de ce weekend. Nos lecteurs connaissant l’amour que je porte à Montel Vontavious Porter, ils ne seront pas surpris d’apprendre que cette perspective est loin de soulever chez moi un quelconque enthousiasme, et c’est un euphémisme que de l’écrire. La WWE semble ne pas savoir quoi faire de ce pauvre MVP et si ça ne tenait qu’à moi, il croupirait à Superstars, loin de mes yeux.

 

 

Désolé, MVP, on est complets.

 

 

En parallèle semble se nouer une intrigue, une sorte de ménage à trois entre l’éphèbe et blond Dolphy, Vickie l’acariâtre et Kaitlyn la rookette. Vendredi, Vickie a une nouvelle fois pris ombrage de l’intérêt que l’accorte jeune fille porte à son petit ami et lui a vertement rappelé qui est la femelle dominante à SmackDown. Bien mal lui en a pris puisque Kailtlyn repoussa violemment son « mentor » qui amortit tant bien que mal le choc à l’aide d’une paire de fesses qu’elle a fort heureusement bien rebondies. Affaire à suivre, mais la perspective d’un triangle amoureux me parait aussi alléchante que le décolleté de la jeune catcheuse ou le torse glabre du champion intercontinental.

 

 

Voire même le décolleté glabre de Vickie !

 

 

Drew et Cody, eux, auront échappé à l’humiliation du count out, préférant se débarrasser de la Hart Dynasty au prix d’une bonne vieille tricherie maintes fois éprouvée : après huit minutes d’un combat très correct,  Drew enlève les protections d’un des coins du ring, y fracasse la tête de Tyson Kidd, enchaine avec un Future Shock. 1, 2, 3 le match est plié. Même créée from out of nowhere, cette tag team entre le chosen one et le metrosexuel fonctionne à merveille et j’ai hâte de voir ce que la suite leur réserve. Le titre par équipe est à mon sens la meilleure façon d’occuper ces deux jeunes talents qui s’entendent à la perfection sur le ring et forment une bien belle équipe, complémentaire et qui semble motivée pour s’inscrire sur la durée si l’on en croit le plaisir transmis par ces deux là in ring. Reste à voir si la WWE, toujours hésitante au moment de faire vivre sa division par équipe, est encline à prolonger l’aventure. En tout cas, la matière première existe et est de qualité.

 

 

– Mais t’as des poils dans le nez, Drew !

– Redis-moi un truc comme ça, et je te fais avaler ta ceinture, connard.

 

 

Mais le fil du rouge de cet épisode de SmackDown, c’était bien évidemment et une fois de plus la storyline que les bookers continuent à mener de main de maitre et qui oppose Kane à un Undertaker qui est apparu tout au long du show de plus en en plus affaibli, jusqu’à un final étonnant et qui aura dû en surprendre plus d’un, du moins les plus novices d’entre nous car à la lecture du blog de Kevin Eck, il apparait que les spécialistes avaient tout prévu, fingers in the nose. N’ayant rien vu venir, je les plains car avec l’effet de surprise, ce n’en fut que meilleur.

 

 

Kane a de plus en plus de pouvoirs magiques : il maitrise à présent les couleurs de votre télé.

 

 

Le show a débuté par un étrange match entre Kane et Chris Masters, combat si peu intéressant qu’il ne mérite pas que je m’y attarde ici, à part pour souligner que Kane a réussi à briser le Masterlock, ce qu’aucun catcheur n’était parvenu à faire depuis des lustres (à part Orton le 18 janvier dernier, me rappelle Axl, ortonologue de son état). Que dire d’autre de cet affrontement entre le tenant du titre au faiîte de sa puissance et de sa gloire et un mec dont tout le monde se fout, à en croire le silence de mort de l’assistance pendant les quelques minutes d’un combat ennuyeux et à l’issue si prévisible ? Tombstone, bras en croix, 1, 2 et 3, emballé, c’est pesé.

 

 

 

Kane qui se met au pop art, ça a un côté carrément flippant.

 

 

La suite fut par contre bien plus agréable pour les suiveurs de la WWE, Kane nous offrant une fois de plus une promo très solide et proférée en partie depuis les travées du stade, fichant une trouille monstre au kid à côté duquel il avait choisi de s’installer. L’Undertaker est désormais aussi faible que pathétique, et à l’instar de tous les membres du public de l’Arena, il transpire la peur. D’ailleurs, Kane parvient à sentir l’odeur de la peur de son frère dominé, qui a perdu ses pouvoirs surnaturels et à qui il compte bien proposer un nouveau challenge dès ce soir, un défi que le Deadman, qui n’a jamais mieux porté son surnom, ne pourra refuser. Après avoir fait souffrir le croque-mort dans sa chair, il entend désormais détruire son âme et sa légende, rien que cela. Ça promet pour Hell In The Cell !

 

 

N’aie crainte, gamin. Je vais seulement t’arracher le crâne avec les dents et te dévorer la cervelle.

 

 

Et pour bien nous rappeler à quel point le Taker est affaibli, on nous le montra à de nombreuses reprises durant le show, assis sur les marches d’un escalier forcément sombre, seul et visiblement déprimé par la perte de son aura et de sa toute-puissance, à tel point que ça en devenait presque too much. On s’attendait presque à le voir fondre en larmes, le pauvre chou. Mais lors du dernier segment backstage, un mystérieux personnage fit son apparition et comme par miracle, le Deadman sembla soudain reprendre possession de ses pouvoirs, ce qui se confirma en toute fin de l’épisode.

 

Celle-ci vit la deuxième promo de Kane, promettant à son frère qu'il ne reposerait jamais en paix, être interrompue par l’arrivée des druides amenant un cercueil en ring side, cercueil dont sortit finalement un Paul Bearer en plein forme et brandissant comme il se doit son urne magique, comme au bon vieux temps des premières feuds entre les deux frères. Et ce qui devait arriver arriva : les lumières s’éteignirent, l’Undertaker se téléporta sur le ring et tenta de chokeslammer son petit frère, effrayé par le retour de son père adoptif et qui, prudemment, préféra prendre ses longues jambes à son cou de taureau. Et c’est ainsi que se termina le show.

 

 

Une urne magique? Martine Aubry est prete à tout pour les primaires socialistes…

 

 

Soyons clairs et directs : pour apprécier comme il se doit le retour de Paul Bearer et le côté fantastique de cette storyline, il faut être dans un état de suspension d’incrédibilité extrêmement élevé, ce qui est heureusement mon cas. On est d’ailleurs là, à mon sens, au plus proche de la signification du willing suspension of disbelief, concept justement issu de la littérature et du théâtre fantastique et qui permet au spectateur / lecteur d’accepter une situation ou un personnage surnaturels. Rarement une storyline aura si bien collé à ce concept littéraire né au début de 19ème siècle. Pour le moment, l’irruption de Paul Bearer dans cette feud suscite plus d’interrogations qu’elle n’apporte de réponses. Car mis à part le fait d’expliquer et plutôt bien le retour en forme du Taker et la reconquête de ses pouvoirs magiques, nous nageons un peu en plein brouillard. Et on en aurait des questions à poser à l’ami Bearer : pourquoi est-il de retour ? Comment a-t-il survécu après avoir été littéralement enseveli dans le ciment il y a de cela quelques années ? Pourquoi choisir de réapparaitre auprès de son tortionnaire d’alors, le Deadman, plutôt que de venir en aide à son fils adoptif ? Par quel miracle sa présence a-t-elle permis au Taker de récupérer ses pouvoirs ? Bref, la liste est longue et on espère par avance que la WWE daignera répondre à nos principales interrogations afin que perdure un peu plus notre période de suspension volontaire de l'incrédulité. Mais pour l'instant, j’attends la suite avec impatience, un duel épique entre les deux frangins à Hell in The Cell et, qui sait, un turn de Bearer qui reviendrait ainsi au côté de son fils adoptif.

 

 

Il faudrait expliquer à Michelle que son mec abuse un peu sur le gel.

 

 

Ce show aura donc permis d’avancer sur bien des storylines, lors d’un programme riche en catch et plutôt réussi mis à part quelques aberrations de booking. C’est de très bon augure pour la suite de SmackDown qui sera diffusé dès ce vendredi sur SyFy et où on annonce la venue de Nexus et de John Cena !

 

Et on se quitte sur cette nouvelle vidéo flying pandienne, qui salue comme il se doit le retour de l'éternel martyr!

 

[video:http://www.youtube.com/watch?v=Fg9-v5HWeAk]

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