Catch

His time is now

L’intégration, c’est l’exact inverse de l’exclusion.

Claude Allègre, grand penseur des XXème et XXIème siècles.

 

Je sais ce que vous allez me dire, « cette nalyse est à la bourre ». Eh bien lisez ou relisez Guy Debord et sa Société du Spectacle, vous comprendrez que le calendrier, l’heure, la date ne sont que des media de masse parmi tant d’autres. Dès lors, il n’est pas surprenant que le rapport au temps ne soit pas le même à Paris, Lisbonne ou São Paulo. Au Brésil, on louerait par exemple ma rapidité d’exécution. Néanmoins consciente de la frustration de nos lecteurs, je me rattrape en vous offrant une analyse de Raw aussi puissante que longue et pointue. Comme… comme… Oops, Axl me souffle dans l’oreillette que ça ne se fait pas.

 

‘tain, je suis quand même booké super faible en ce moment.

CTB Ted

Lol Maryse

 

Nalyse de Raw du 4 octobre

 

 

Cela faisait un bail que je n’avais pas eu le plaisir de m’atteler à une nalyse de Raw, la dernière en date devant dater peu ou prou de l’irruption de Nexus dans le quotidien de la brand rouge. Et pour mon retour aux affaires, je dois avouer que la WWE m’a particulièrement gâtée avec un épisode que je classe volontiers dans mon panthéon personnel des « Oh my God Shows ».

 

 

Où les Bella s’entrainent à l’auto élimination en vue de la prochaine Bataille Royal féminine.

 

 

 

On en rêvait, Vince l’a fait. En perdant son match de PPV dimanche dernier, John Cena se devait de respecter la stipulation du combat et en homme loyal, bon et respectueux de ses engagements qu’il est, il n’avait d’autres choix que celui de se soumettre à son tortionnaire d’un soir et d’intégrer la Nexus. Tout l’enjeu de cet excellent Raw était donc de nous faire savoir comment l’idole des Kidz et de Silver allait réagir face à son intégration à marche forcée dans cette stable de bad boyz qui le martyrisent depuis des semaines. Et comme la WWE avait décidé de ne pas jouer avec nos nerfs, c’est sur une Nexus rigolarde et sûre d’elle que le show s’est ouvert lundi soir. Wade Barret, célébra sobrement son triomphe de la veille en commençant par mettre les choses au point : il n’est en rien responsable de l’intervention d’Husky Harris et de Michael McGuillicutty et affirme que ces deux tocards ne font pas partie de Nexus. Pire, il fustige le reste de son crew, coupable d’avoir rodé en ring side lors de son affrontement contre Superman, s’en prenant particulièrement à David Otunga, il est vrai au centre du « plan » censé aider son maitre à triompher contre Cena. Mais de cela, Wade ne lui est en rien reconnaissant car ce match, il était capable de le remporter sans l’aide de quiconque.

 

Au concours de la coupe de cheveux la plus fashion de la NXT, Husky et Harris ont fini bon derniers.

 

 

 

 

Cette mise au point nécessaire faite, car il fallait bien évoquer l’intervention d’Harris et de McGui., John Cena put enfin faire son entrée et être intronisé membre officiel de Nexus. Et pour une fois, The time is now ne retentit pas dans une Arena que l’on devine alors fiévreuse, atterrée et angoissée à l’idée de voir son idole ramper devant la bande à Barret. Mais un pari étant un pari, Johny le face parmi les faces ferma sa gueule, ôta son brassard hideux Cenation pour le remplacer par une élégante étoffe, un brassard jaune et noir à la gloire de Nexus (en gardant néanmoins le reste de son ridicule accoutrement vestimentaire, t-shirt immonde et casquette ignoble compris, on ne déconne pas avec le merchandising), puis, l’air contrit de celui qui sait qu’il trahit là ces fans, lut une courte déclaration d’allégeance à sa nouvelle bande de copains. Stupeur, consternation et larme à l’œil dans la salle, Johny est passé du mauvais côté de la force. Et c’est aux côtés de son nouveau BFE (Best Friend Ever) Tarver qu’il affrontera Mark Henry et Evan Bourne le soir même. Bigre.

 

 

 

Le moment où la Cenation réalise qu’il va lui falloir à nouveau passer à la boutique officielle de la WWE et raquer 30$ pour un nouveau brassard de son héros.

 

 

 

La suite m’a fait carrément fait flipper. Femme de peu de foi que je suis, sauf lorsque Benoit s’en prend à Nico ou que le Père Arthur prie le diable de prendre à ses côtés un de ses démons favoris, j’avoue avoir douté de la WWE, je reconnais avoir cru qu’elle sombrait à nouveau dans la facilité en nous prenant pour des jambons. Et moi, j’aime pas le jambon, wallah tout. Je vous explique : lors du match opposant le néo Nexus et Tarver à Bourne et Henry, on a retrouvé un temps notre Johny national. Débarrassé de son air contrit, il a récupéré l’espace d’un combat son sourire niais, son air de petit malin premier de la classe et ami des Kidz et refusa évidemmentle tag à chaque fois que son partenaire tentait d’échapper aux griffes de ses adversaires. Et ceux-ci ruinèrent évidemment la face de Tarver. Ce qui couta comme de bien entendu la victoire à la Nexus Team. Pis, dans un accès de rage et de démence que je ne lui connaissais pas et qui ferait presque passer Randy Orton pour un mec posé, calme et serein, Cena a littéralement beatdowné le pauvre Tarver, qui a pris tout l’arsenal de GI John dans la tronche en moins de temps qu’il n’en faut à Axl pour se siffler une bouteille de vodka. La rage de Cena fut, je l’avoue, assez impressionnante à voir et la destruction en règle de Tarver eut ce petit côté dérangeant qu’ont tous les passages à tabac si réalistes qu’ils ont l’air de faire très mal à celui qui le subit. On a pu, le temps d’un beatdown, avoir un aperçu ce que donnerait un John Cena heel, violent et au regard dément à la manière d’un Spanish qui se rendrait compte qu’il s’est planté d’un dixième de point dans son dernier classement powerslam. Et ça, ça m’a furieusement donné l’envie de le voir turner, notre ami Johny !

 

 

John Cena, le nouveau Wannabe Orton

 

 

 

A ce moment là du show, mon incrédulité que j’avais pourtant suspendue bien haut, s’est violemment cassée la gueule. C’est vrai quoi, ils étaient où les autres membres de la Nexus pendant que leur pote se faisait massacrer par Cena ? Et puis merde, tout ça me paraissait trop facile, trop lisse, trop Kidz friendly. Les fans de l’homme qui n’abandonne jamais sont atterrés du sort réservé à leur champion ? No problemo, on va la jouer en douceur et rira bien qui rira le dernier. On peut faire partie de la Nexus et être contre elle, Cena va la faire exploser de l’intérieur et pis c’est tout. Johny se marre, le public applaudit à tout rompre et Silvernight se ressert une bière en rigolant. Ou comment gâcher un segment qui avait tout pour devenir historique. « Font chier,  à la WWE », c’est peu ou prou ce que je pensais devant mon écran à cet instant précis de l’histoire.

 

 

Consternés, les membres de Nexus réalisent enfin à qui ils doivent la victoire de leur maitre.

 

 

 

Bon, mea culpa, mea maxima culpa et tutti quanti, je me suis bien plantée et c’est en deux temps que la  WWE m’a rassurée. D’abord par un email du General Manager anonyme lu par un excellent Cole. Ben ouais John, t’as promis, juré et craché par terre, tu ne peux pas te défiler de la sorte et faire ton malin devant ton public. Tu prends tes ordres auprès de Barret, tu les exécutes à la lettre ou tu dégages. Capice ? Tu joues le jeu ou YOU’RE FUCKING FIRED ! Ouf, Cena ne va pas pouvoir continuer à jouer les marioles, c’est déjà ça de pris, je peux jubiler en voyant la mine déconfite du Marine (et en imaginant celle de Silver) et me resservir un verre de vin en me marrant méchamment. Restait à expliquer la non intervention des autres membres de la Nexus pendant que Tarver se faisait lyncher. Facile : En fait, Wade Barret avait décidé de se débarrasser de ce crétin de Tarver, merci pour tout Johny, je sens qu’on va faire de belles choses ensemble et pas plus tard que ce soir. Ta mission, que tu n’autres choix que qu’accepter ? Aider ton maitre à s’imposer dans la Battle Royal programmée en main event du show et dont le vainqueur aura l’insigne honneur d’affronter le merveilleux Randy Orton. Et bing, tout fait finalement sens et mon incrédulité est à nouveau suspendue bien haut, à des cimes rarement atteintes. Merci la WWE, je vais pouvoir mater la fin du show en paix, un sourire vicieux vissé sur le visage en imaginant la tronche défaite de mon pote Silver, certainement au bord des larmes devant son écran. Car Johny n’eut d’autres choix que de s’exécuter.

 

Si vous avez des problèmes d’intégration avec lui, appelez-moi, je vous en ferai un bon petit Nexus.

 

 

C’est au grand complet (et donc sans Tarver) que l’on retrouva la Nexus lors du main event de la soirée, une Battle Royal de vingt catcheurs ayant pour objectif de désigner le Number One Contender pour le titre de WWE Champion. De ce combat de Titan, j’avoue sans peine ne pas avoir retenu grand-chose, concentrée que j’étais sur les deux protagonistes principaux du match, John Cena et Wade Barret. Comment le Champ’ allait-il réagir, jouerait-il le jeu jusqu’au bout ou au contraire renâclerait-il à protéger son master ? Eh bien cette fois, John John fut parfait dans son rôle de bouclier de Barret, à qui il sauva les fesses plus d’une fois pendant le combat. Mieux : alors que les deux gars se retrouvèrent « derniers hommes » sur le ring, le Marine, non sans avoir montré des velléités de résistance « front contre front » avec son adversaire, s’inclina sobrement et quitta le ring de lui-même. The salle is shocked. Wade Barret peut triompher, il a son title shot à Bragging Rights. Randy Orton, invisible jusque là, peut alors se pointer et défier le boss de Nexus. Du regard. End of the show.

 

 

Je sais que le noir, c’est élégant, mais il serait temps que la WWE innove question fashion.

 

 

Cette intégration de John Cena a, à mon sens, frôlé la perfection. On pourra toujours faire la fine bouche, remarquer qu’il aurait été plus logique que le Néo Nexus se débarrasse de ses oripeaux habituels, de ce t-shirt de mauvais goût et trop grand pour lui et de cette casquette qui devrait être interdite aux plus de 12 ans. On l’aurait certes préféré tout de noir et jaune vêtu, plutôt que de le voir se contenter de porter un simple brassard frappé du sceau de Nexus, mais j’accepte pour ma part assez bien cette anomalie. D’une part, les contraintes commerciales étant ce qu’elles sont, il était hors de question de heurter trop violemment les Kidz (Et il s’habillerait comment, Silver, lui qui ne porte que du mauve et du jaune, dans des vêtements de préférence bien trop larges pour lui ?) et puis, rien n’interdit de rêver qu’après cette phase d’intégration suivra celle dite de l’assimilation, si chère à Eric Zemmour. Autrement dit, on verra bien ce qu’il adviendra dans les semaines à venir, mais je ne serais pas surprise de voir Johny se payer une nouvelle garde robe, ce qui serait logique si son aventure au sein de la stable de bad boyz devait se poursuivre pendant quelques semaines. Dans le rayon des anomalies, on pourrait souligner également qu’il n’est pas très logique que Wade Barret se débarrasse de Tarver, la force de la Nexus étant intimement liée à sa supériorité numérique. C’est en étant unis et nombreux qu’ils ont réussi à s’imposer au sein de Raw et tout ce qui est motif à leur affaiblissement devrait être un problème pour Wade Barret. Dès lors, virer Tarver sans raison apparente me chatouille légèrement l’épiderme sans j’en fasse pour autant un casus belli. Après tout, rien n’interdit d’imaginer un Wade Barret tellement sûr de lui qu’il en commet des erreurs et, surtout, je sens bien à court terme Nexus gagner deux nouveaux membres : Husky Harris et Michael McGuillicutty. Affaire à suivre.

 

 

Encore un qui n’a visiblement pas suivi les cours de brossage de dents de Cody Rhodes.

 

 

En tout cas, la WWE a réussi son pari. Malgré la qualité de ses shows depuis le début de l’été, les ratings étaient en chute libre ces dernières semaines et la victoire de Barret à Hell in the Cell ressemblait un peu à une sorte de quitte ou double censée inverser la baisse continue des audiences de son programme phare. C’est chose faite puisque le Raw de lundi dernier a réalisé un fort honorable 3,3 (contre 2,7 et 2,8 les deux précédentes semaines) ce qui, sans être exceptionnel contraste avec les récentes performances du show du lundi soir. Reste à voir si cette tendance se confirmera sur la durée, ce qui dépendra à mon sens de la façon dont la creative team gérera le cas Cena dans les prochaines semaines. C’est que la fédération de Vince marche un peu sur des œufs avec cette storyline tant l’aura de Johny est grande au sein du WWE Universe. Au-delà des visages déconfits du public lundi et dimanche dernier, il faut également lire les commentaires qui fleurissent çà et là sur la toile pour se convaincre que le traitement du Marine est loin de plaire à tout le monde. Il est en effet assez surprenant de lire certains internautes sur des blogs tels que celui de Kevin Eck, par exemple, menaçant de ne plus suivre les programmes de la WWE ou critiquant violemment une storyline qui semble heurter bien des sensibilités. Et pourtant, le blog de notre ami Kevin n’a pas pour coutume d’abriter en son sein des gamins analphabètes marks absolus de John Cena, bien au contraire. A moins, bien sûr, que Silver n’ait créé depuis dimanche dernier une dizaine de compte, et soit parti en croisade sur la toile catchesque !

 

 

La WWE en fait quand même un peu trop avec le supposé turn de Cena. Ici, la préparation du garrot avant un shoot d’héro.

 

 

 

Quoiqu’il arrive, j’imagine que la WWE sera très attentive à la réaction de sa clientèle et saura mettre un terme à l’aventure si la pilule avait décidément trop de mal à passer. En ce sens, ceux qui espèrent et semblent croire à un turn de John Cena se mettent à mon avis le doigt dans l’anus et jusqu’à l’omoplate, ce qui est loin d’être désagréable à en croire le témoignage de [censuré]. La perspective est alléchante et on a vu, le temps d’un beatdown extrêmement violent, que Cena ferait sans doute un heel formidable mais je doute très fortement que Vince franchisse le Rubicon et fasse turner l’ami Johny. Bien des fans lui en voudraient pour l’éternité et se poserait alors un problème bien complexe, une équation que Spanish en personne serait bien en peine de résoudre : Qui pour remplacer Cena dans son rôle d’étendard de la fédération, de face number one de la WWE ? Malgré le push de Randy Orton, je ne le vois vraiment pas endosser les habits de l’ami des enfants,  sauf à édulcorer méchamment son gimmick et à gommer les aspérités de son personnage de taré prêt à tout pour triompher. Le Big Show, qui bénéficie de pops énormes et jouit d’une vraie popularité auprès des plus jeunes suiveurs pourrait faire l’affaire mais il ne remplacerait certainement pas John Cena dont le professionnalisme sur et en dehors du ring en fait un élément incontournable de la stratégie commerciale de la fédération de Stamford. Alors oui, imaginer un glissement progressif du Marine, le voir turner en douceur serait vraiment kiffant pour la plupart d’entre nous mais sachons nous contenter de ce que nous avons pour le moment, il y a une chance sur mille pour que cela arrive.

 

 

C’est le seul moyen que la WWE a trouvé pour se prémunir des mouvements de foule en cas de turn de John Cena.

 

 

 

En revanche, il est plus que probable que Cena parvienne à faire exploser la Nexus en s’appuyant sur celui qui semble être son maillon faible, l’insipide Otunga. On a vu David pris à partie par Wade Barret et je le vois bien incarner à terme le rôle du ver dans la pomme (de la discorde, évidemment), d’autant plus qu’on l’a vu en backstage se rapprocher de John Cena en lui offrant son oreille et son soutien et en se montrant attentif au déchirement intérieur de son nouvel acolyte. Mon prono : Cena et Otunga vont devenir potes tandis que Barret sera de plus en plus insupportable, autoritaire et injuste avec David. Le Marine fédèrera alors les mécontentements croissants au sein de la Nexus et c’est la stable toute entière qui turnera contre son leader en lui infligeant à la fin de l’histoire un beatdown mémorable. Johny retrouvera alors sa liberté, Wade Barret volera de ses propres ailes et le reste de la Nexus… ben, on s’en fout un peu, ils croupiront en low card à part peut être Justin Gabriel qui semble avoir la carrure pour faire son trou au sein de la WWE. Le salut de John Cena a un nom, il s’appelle David Otunga. Oui, dis comme ça, ça peut paraitre un peu flippant.

 

 

Réussir à faire tenir un émetteur de micro dans de tels mini shorts tout en restant PG, ça tient de l’exploit.

 

 

Il y avait double dose de Divas lundi dernier, ce qui n’est pas pour me déplaire mais aura peut être hérissé le poil dru et sombre de bon nombre d’entre vous. On retrouva d’abord Natalya-la-mega-pushée pour un combat éclair contre l’ancienne championne en titre, la svelte et accorte Alicia Fox. Et il ne fallut que quelques minutes à la nièce de son oncle pour porter son Sharp Shooter et faire abandonner la pauvre Alicia. Tap tap tap, Natalya célèbre sa victoire, lève les bras au ciel et brandit ses seins en avant en signe de triomphe. Mouais… Le push de la blonde à la poitrine surdimensionnée est loin de me déplaire, bien au contraire. C’est une des rares divas capable de quelque chose in ring, avec Michelle McCool et dans une moindre mesure, Melina la brune qui voulait ressembler à un élastique, et je me réjouis de la voir faire autre chose que de soutenir la Hart Dynasty en ring side. Oui mais voilà, pusher l’une de devrait pas signifier humilier l’autre (c’est une subtilité qui semble échapper bien des fois à la WWE) et il aurait été de bon ton qu’Alicia Fox offre un peu de résistance à la nouvelle number one contender et fasse honneur à son statut d’ex championne du monde de la catégorie. Quoiqu’il en soit, après le match de PPV qu’elle a dominé de la tête, des épaules et des mamelles, et après le squash d’Alicia, Nataya est bookée très forte et apparait comme une sérieuse menace pour Laycool, ce qui devrait nous offrir de belles choses dans un avenir proche.

 

 

Alicia a bien compris que sa seule chance de s’en sortir était de s’en prendre aux air-bags de Natalya.

 

 

 

Les Flawless, justement, continuent de se balader de show en show pour mon plus grand bonheur, mark absolue que je suis de ces deux chipies insupportables. Layla et Michelle étaient ce lundi opposées aux revenantes Bella Twins, plus habituées à jouer les call-girls pour special guest qu’à se fighter sur un ring. Mais l’essentiel n’est pas là, le combat ne servant que de prétexte à une innovation plutôt surprenante puisque les deux championnes étaient équipées chacune d’un micro, permettant au public de boire leurs paroles durant le tag team match ; ou plutôt pendant que Michelle se fightait avec les Twins puisque Layla se contenta d’éructer en ring side et d’intervenir pour kicker les photocopies. Je sais bien, à lire les commentaires du WWE Universe et connaissant nos chers lecteurs que cette initiative d’amplifier les Laycool en aura irrité plus d’un mais je dois avouer avoir pour ma part bien kiffé cette séquence idiote se résumant principalement aux encouragements de Layla à sa BFE et aux menaces de la brune à l’intention des jumelles s’en prenant à la blonde. Le résultat du match ? On s’en fout un peu, à vrai dire, car là n’était pas la question, mais les Bellas ont fait le cover sur McCool, ce qui vaudra à l’arbitre les foudres des deux femelles dominantes de la WWE, lui reprochant son incapacité à savoir compter jusqu’à trois. Je vais me répéter mais j’ai trouvé ce segment rigolo et bien maitrisé, notamment la retenue de McCool pendant qu’elle combattait, alors que les Divas ont pour habitude d’en rajouter un maximum niveau cris, lorsqu’elles sont in ring (j’aime autant le préciser, je vous connais bande de salopards lubriques) et dont les cordes vocales ont en général carte blanche. Un combat pareil serait par exemple impossible avec Melina, la WWE courrait le risque de se prendre des procès pour tympans explosés. Et le mec au retour-son en régie, celui qui a le casque sur les oreilles, il n’aurait surement pas survécu à l’expérience.

 

 

 

Lascives, aguicheuses et provocantes, les Bella Twins remontent en flèche dans la carte de la division féminine.

 

 

 

On sait à présent qui est le mystérieux expéditeur des déclarations enflammées adressées à… adressées à qui d’ailleurs ? Maryse ? Ted DiBiase ? Eh bien, ni à l’un, ni à l’autre, puisque Goldust, car c’est de lui dont il s’agit, semble s’être pris de passion pour … la ceinture bling bling du fils de riche (pas Jean, mais Ted). On aimerait pouvoir lui expliquer que tout ce qui brille n’est pas de l’or, vu que c’est certainement là la raison de l’attrait du freak doré pour la ceinture de DiBiase, mais on s’en gardera bien, ce garçon ayant tout de même l’air sérieusement dérangé. J’avoue ne pas trop savoir que penser de cette feud qui s’installe entre ces deux là, n’ayant jamais eu l’occasion de voir Goldust à l’œuvre autrement que lors de segments backstage surréalistes ou de combats superstariens et dispensables. Etant de bonne humeur en cette fin de weekend pluvieux, je vais laisser le bénéfice du doute aux protagonistes de cette storyline et attendre avec une certaine impatience ce que donnera la suite de cette surprenante feud. En attendant, Goldust a étalé Ted, effrayé sa cruche blondasse et vulgaire et semble s’être emparé de la ceinture qui valait trois milliards. Wait and see, c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens, comme disent les américains et Luis Fernandez.

 

 

Lord Of The Ring, le remake glauque.

 

 

Je sais que bon nombre des suiveurs de la WWE ont été choqués par le sort réservé à Daniel Bryan lundi dernier, détruit en trente secondes chrono par un Sheamus plus vénère qu’un Nicolas qui aurait explosé ses Ray-Bans et sa Rolex dans la même journée. Que n’a-t-on pas lu à propos de ce squash ? On aurait humilié ce pauvre Danny, ridiculisé la ceinture de champion US, mis un terme à toute velléité du jeune catcheur à aller voir plus haut dans la carte si le soleil y brille plus intensément et j’en passe.  J’avoue pour ma part que le squash ne m’a pas choqué outre mesure, si ce n’est par sa violence et son intensité. Car il n’y a, à mon sens, aucune honte à être mis KO par un streum géant blanc et orange s’acharnant sur la tronche de sa victime à méchants coups de genoux. L’arbitre mis donc un terme au combat en disqualifiant le badass et revanchard Sheam Sheam (10 points à notre concours de prono à celui ou celle qui comprendra la référence) avant qu’il ne tue Bryan et ne lui enterre la tête dans le ring. S’il avait été squashé « clean », on aurait pu en effet hurler au traitement dégueulasse et préféré voir sur le ring le premier Chavo ou Primo venu jetés en pâture à la fureur de l’Irlandais. Mais dans ces conditions de violence extrême et subite typiquement heel, je trouve que ça passe. D’autant que je ne serais pas surprise de voir Sheamus faire tap tap tap sur le sol pas plus tard que la semaine prochaine, initiant là une feud longue durée entre les deux hommes. Ce serait plutôt miam miam, non ?

 

 

En attendant, putain que ça fait mal !

 

 

 

Enfin, et pour conclure cette nalyse d’un épisode de Raw pas comme les autres, il est temps d’écrire quelques lignes sur les « adieux » d’Edge au show du lundi soir. On s’en doutait, le Canadien se garda bien de présenter ses excuses au General Manager anonyme. Pire encore, tout à sa croisade contre la stupidité, il en rajouta une couche en qualifiant de stupide cette communication via ordinateur et rappelant que, stupide, Cole l’est aussi depuis 1997. Et cet affront, celui de trop, lui couta sa place au sein de roster de Raw, invité qu’il fut par l’AGM à rejoindre celui de SmackDown au plus vite, pour le plus grand bonheur d’un Cole triomphant et parfait dans son rôle de revanchard aigri et hargneux, fier d’être, je le cite « la voix de la WWE ». Ce qui eut le don d’agacer Edge, sur le point d’offrir un petit cadeau d’adieu à Cole le couard colérique… Et puis, sans que l’on comprenne vraiment pourquoi car après tout, depuis quand un heel vient prendre la défense d’un commentateur en danger de se prendre un Spear, Miz se pointa avec Alex Riley pour sauver Cole (qui, il est vrai, l’encense dès qu’il en a l’occasion) des griffes d’Edge. S’ensuivit un échange verbal aigre-doux tournant à l’acide et une baston en règle entre les trois hommes. Edge finit par succomber après un skull crushing porté par le Miz. Fin de la séquence, Cole qui, pleutre comme jamais a rejoint la table des commentateurs en rampant peut se frotter les mains en jubilant. Ce draft était assez prévisible, Silver l’annonçait d’ailleurs dans sa nalyse de la semaine passée (à moins que cela ne soit Spanish, la vieillesse est un naufrage) et a tout pour me réjouir. La carte de Raw est de telle façon embouteillée qu’il aurait été difficile d’offrir à Edge un rôle adapté à sa valeur ; inversement, celle de SmackDown souffre d’un certain manque de consistance, d’un trop peu de main eventers confirmés et l’arrivée du Canadien devrait être une bouffée d’air frais pour le show de la brand bleue.

 

 

Cole, plus Pathé Marconi que jamais

 

 

C’est ainsi que je conclurai cet assez long papier, mais 25.000 signes n’étaient certainement pas de trop pour décrire et analyser un show dense et qui aura vu l’inimaginable se réaliser : la chute (provisoire, faut pas rêver) de John Cena en personne, contraint d’endosser les habits noirs et jaunes de valet de Wade Barret. Mais cet article ne serait pas tout à fait complet si je n’évoquais pas la présence de Johnny Knoxville, Guest Host d’un soir et Jackass de son métier. Non pas que sa présence apporta quoique ce soit au show de lundi dernier, loin de là. Mais il me faut bien l’évoquer si je veux rendre un hommage appuyé à notre mentor Kevin Eck, auteur d’une saillie que j’aurais voulu vignetter si l’image était disponible (je parle du gimmick de la main géante utilisée par Knoxville durant le show pour mettre KO ses invités). Je me contenterai donc de vous la citer, en anglais dans le texte.

 

“Wow, Mark Henry and Mae Young’s kid has really gotten big.”

 

LOL

 

Le logo PG incrusté sur une image d’Alicia Fox mimant l’anus de Natalya, il fallait oser.

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