Catch

Bleu sur rouge, rien ne bouge

Everything's so free 'n' easy

Everything's so free 'n' wild

Everything's so free 'n' easy

My pretty one, I'll take you for a ride

The Almighty, Free n'easy

 

Pour écrire ce Smackdown, les bookers ne se sont pas fait chier. Et ils ont eu raison, puisqu’en le regardant, on ne s’est pas fait chier non plus. Comme quoi un booking ultra-simple, y a que ça de vrai, finalement. Retour à la 411 sur une soirée qui, à bien y réfléchir, n'a strictement rien changé.

 

 

Avertissement: regarder cette image sans cligner des yeux pendant trente secondes consécutives produit le même effet que la prise d'un acide.

 

 

Nalyse de Smackdown du 22 octobre

 

 

C’est un raccourci que j’ai déjà employé par le passé dans ce papier dont je vous recommande de (re)lire l'intro afin de saisir de quoi il en retourne, et auquel je me réserve la possibilité de recourir encore quand le temps presse: au lieu de tenter de bâtir une review répondant à un plan extraordinairement ingénieux, il s'agit de reprendre tout simplement la classification des 4R (Right, puRgatory, wRong et Ridiculous) en vigueur dans les reviews du site de référence 411Mania. Pratique et rapide, ce qui tombe bien car, autant l'avouer, j'écris cette review à l'arrache. Le but, c'est que la nalyse du Smackdown pré-ppv soit en ligne aussi vite que possible, pour ne pas être happée par l'événement dominical. J'ajoute qu'à l'heure où ces lignes sont tapées, la review de 411 n'est pas encore en ligne: pas d'influence externe, donc, go!

 

 

Au bout de quinze ans, Rey commença à en avoir assez d'essayer d'expliquer au Big Show la loi de la gravité terrestre.

 

 

 

LE RIGHT

 

On entre immédiatement dans le vif du sujet

 

Le show a démarré avec les deux équipes déjà dans le ring, entourant un Teddy Long dansouillant et la nouvelle (et laide) coupe promise aux vainqueurs de dimanche. On a donc évité 14 entrées consécutives, ce qui est d'autant plus appréciable qu'on y avait eu droit lundi à Raw et qu'on y aura droit de nouveau dimanche.

 

Le contenu de la soirée fut "décidé par les Superstars". On peut émettre des réserves sur ce procédé, vraiment artificiel, mais l'essentiel fut atteint: le Miz joua au capitaine précautionneux, se bookant dans un trois contre trois accompagné des deux brutes Sheamus et Jackson, ce à quoi le Big Show réagit en insistant sur la vitesse de Kofi et Rey, manière simple et efficace de souligner les nombreuses oppositions de style dont le 7 contre 7 est porteur.

Edge voulut se prendre Punk et Morrison défia Del Rio en lâchant au passage une vanne passable sur Swagger, lequel n'eut d'autre choix que de se taper Santino, avec lequel il avait quelques comptes à régler du temps de son passage à Raw, il est vrai. Ce segment souleva également un gros problème, dont je traiterai dans une partie plus appRopriée.

 

 

Alors c'est ça, Smackdown? Vous avez l'eau courante et le tout à l'égout au moins?

 

 

Smackdown imprenable à domicile

 

A l'exception du match Edge-CM Punk, achevé par une DQ pour protéger Ciaime, les Smackdowniens ont gagné tous leurs matchs clean. Pas surprenant pour Swagger face à Marella, un peu plus déjà pour Del Rio contre Morrison: mais un peu à l'instar du récent Masters – Del Rio, le combat fut utile au personnage de l'essencia de l'excellencia.

 

Comme face au Masterpiece il y a une semaine, Alberto fut largement dominé pendant plusieurs minutes, mais résista et parvint à placer son finisher létal. L'idée est claire: ce type est réellement dangereux, le finisher peut partir à n'importe quel instant et là, ça sera terminé. Vous me direz, c'est aussi le cas de nombreux autres catcheurs. Mais pas tant que ça: le finish de Del Rio n'est annoncé par aucune séquence particulière, ni par un enchaînement de prises (comme le AA) ni par un comportement particulier (RKO, Spear). Non, quand il y a une ouverture, Alberto en profite, et là c'est fini pour toi, hombre! Sous ses dehors de flambeur, c'est donc en réalité un type hyper concentré, obnubilé par la victoire et capable d'en remontrer à n'importe qui sur un moment d'inattention. Booking efficace, donc, même si, du coup, les matchs d'ADR ne le présentent pas vraiment comme un catcheur flamboyant, ce dont il est sans doute capable (et qu'il garde probablement en réserve pour un éventuel face turn).

 

Quant au trois contre trois, ce fut un feelgood moment annoncé avec cette configuration "trois faces du show local contre trois heels du show d'en face", et malgré un Rey Mysterio qui s'est clairement réservé pour dimanche, on a eu ce à quoi on pouvait s'attendre, avec des voltigeurs jouant les faces en péril jusqu'à ce que le Big Show règle le problème et offre à Mysterio un splash sur le Miz du haut de ses solides épaules.

 

Au final, et après la séquence terminant le match Edge-Punk sur laquelle je reviendrai plus bas, Smackdown connaît un triomphe absolu, qui s'ajoute à sa domination globale sur Raw lundi dernier (le show bleu avait gagné la bataille royale finale). Il y avait deux façons de booker Bragging Rights: en rendant les affrontements entre les deux équipes en weeklies très équilibrés, ou au contraire en montrant que l'une des deux teams est assez nettement plus forte que l'autre. Smackdown, qui compte dans ses rangs trois main eventers établis depuis des lustres, domine clairement côté starpower, CM Punk, Sheamus et le Miz n'étant pas encore au niveau de reconnaissance auquel se trouvent le Big Show, Edge et Rey Mysterio. C'est donc l'équipe la plus over sur le papier qui domine les débats jusqu'à présent. Je ne serais d'ailleurs pas étonné que, arguant des mauvais résultats obtenus jusqu'ici, le Miz nous sorte un coup fourré dimanche avant le match, par exemple en remplaçant Santino Marella, le maillon faible, par Alex Riley… Quoi qu'il en soit, pour l'instant, Smackdown marche sur l'eau et sur Raw, et tout cela se fait au moyen de matchs plutôt sympathiques, ce qui m'incite à balancer la plus grosse partie de toute cette affaire dans le Right.

 

 

Rémi Gaillard, toujours plus fort, a réussi à s'incruster sur la photo, entre le Big Show et Alberto del Rio!

 

 

Flawless Foundation

 

Ce ne fut pas un triomphe, la faute à un texte insuffisamment fouillé, mais Layla et Michelle McCool, respectivement grimées en Natalya (portant le bouc de son ventripotent papa) et Bret Hart, ont provoqué quelques esclaffades de ce côté de mon écran. Dommage cependant que les scripteurs n'aient pas préparé pour les donzelles quelques vannes un peu plus musclées. L'essentiel a cependant été atteint, avec de la heat pour les co-championnes de la part du public canadien, une victoire arrachée par Natalya (qui ne jugea pas utile de tagguer sa partenaire Kelly Kelly, qui fit donc ce qu'elle sait faire le mieux: être belle et se taire) et une seconde où Nattie se colla au menton le bouc paternel arraché à Layla, renforçant son personnage de fille pleine d'humour mais pas moins dangereuse pour autant. Dimanche, elle aura affaire à Layla, et il est peu probable, après ce qu'on a vu ce vendredi, que ceux qui ont voté pour Nattie modifient leur vote. Théorie des bookings inversés ou non, on ne voit pas du tout Layla venir seule à bout de Natalya. Quant à l'aide de McCool, elle sera sans doute court-circuitée par Kelly et les autres nanas qui n'auront rien d'autre à faire ce soir-là.

 

 

Party on, Wayne!

  • Party on, Garth!

 

 

Les lèvres du désir

 

J'en parlais récemment avec cette accro des instituts de beauté qu'est McOcee: reste-t-il encore des Grooming Tips à Cody Rhodes, m'inquiétais-je? Lui qui, depuis maintenant près de trois mois, a appris aux rednecks du Kansas (et du Nord Pas-de-Calais) qui constituent l'essentiel du public du catch à se faire des masques de beauté, à s'épiler les poils du nez et des oreilles, à se brosser les dents, à se soigner les ongles, à se raser les jambes… avait-il encore quelque savoir indispensable à nous transmettre? Moi qui suis religieusement tous ses conseils dans l'espoir naïf de devenir un jour aussi dachingue que lui, c'est impatient et inquiet que je guettais le nouvel épisode… et Dieu merci, Cody n'a pas déçu! Les lèvres, bon sang! Je n'y avais même pas pensé! Et pourtant, comme il a raison de rappeler que des lèvres gercées ou craquelées sont un véritable repoussoir pour le sexe opposé (notez que ça marche aussi dans l'autre sens)! Le Grooming Tips du jour fut en tout cas particulièrement jouissif, puisant de plus en plus ouvertement dans l'érotisme gay le plus torride, et Cody tient son gimmick à la perfection. Toujours un right en ce qui me concerne!

 

 

Avertissement: regarder cette image pendant trente secondes en ayant tourné la tête vers la gauche peut provoquer une confusion à conséquences érectiles.

 

 

 

LE PURGATORY

 

Edge / CM Punk se transforme en atelier finishers

 

C'était le match phare des oppositions Raw – Smackdown, et il eut le temps de se construire habilement, accélérant progressivement jusqu'à une amorce de Spear d'Edge… attaqué par le Miz et Riley avant d'avoir le temps de pulvériser CM. Et ce fut alors l'enchaînement des finishers, tous les catcheurs se précipitant (sagement, chacun son tour) pour placer leur finisher et encaisser celui du catcheur suivant. J'imagine que pas mal de spectateurs ont levé les yeux au ciel à la vue de cet enchaînement interminable, mais à mon avis il n'y a là rien de grave: l'idée est que chacun, ou presque, est capable de démonter n'importe lequel de ses adversaires de dimanche. Et quoi de plus facile pour le prouver que d'empiler les finishers?

 

 

Dégage, Jack, je vois Rey qui arrive, je dois être en position pour encaisser un 619 dans quatre secondes maxi!

 

 

Dolph parle enfin

 

C'était l'un de me principaux griefs concernant le build de Ziggler: il ne parlait pas. Le mec avait couru derrière le titre IC pendant un an, a fini par le gagner, a feudé avec Kingston, s'est retrouvé au bras de Vickie et l'objet de la convoitise de Kaitlyn… et il ne disait rien! Pas de promo en ring, pas d'interview backstage, que dalle, à croire que la WWE le pensait atteint du syndrome de la Tourette! Voilà qui a été un peu réparé cette semaine, avec un court segment à Raw et un autre ce soir. Rien de transcendant ("Bryan, t'es rien par rapport à moi, je vais t'éclater"), mais rien de honteux non plus. La main baladeuse de Vickie sur son épaule m'a bien fait marrer, en plus. Bref, il n'y avait vraiment pas de quoi le garder éloigné des micros aussi longtemps.

 

 

Hornswoggle héberge l'Undertaker sous le ring

 

Le match entre les deux champions du monde en titre a été solide, comme il fallait s'y attendre, répondant à une construction classique après un départ à toute berzingue qui vit les deux hommes tenter de placer leur finisher dans les trente premières secondes. Mais évidemment, ce match ne pouvait se terminer de façon clean. Je m'attendais à une intervention du Nexus sur Orton, suivie d'une apparition du Taker, mais Barrett et son gang sont sagement restés à Superstars. Le Taker, lui, ne pouvait pas rater l'occasion de démontrer à Kane et Bearer qu'il avait retrouvé l'interrupteur et le gong qui va avec. La distraction suffit à Orton pour placer un RKO, avant une séquence finale proprement hilarante où Kane, ahuri, tourna sur le ring quelques instants jusqu'à ce que, comme il y a quinze ans contre Diesel, l'Undertaker ne surgisse (difficilement) de sous la toile et n'y embarque la chair de sa chair, la production du show se lâchant complètement sur les effets spéciaux pour le coup (ralentis image et son, mais ouais!).

 

 

Il n'y a rien de pire que de se faire harceler par une vieille prostituée cul-de-jatte.

 

 

Le puRgatoire est la rubrique idoine où classer ce segment et cette feud, qui après un départ original revisite désormais doctement les classiques (l'urne, les téléportations, la sortie de sous le ring…). Le purgatoire, c'est cette salle d'attente où l'on patiente, parfois fort longtemps, avant de rejoindre le paradis. La feud Kane-Taker, qui aimerait tant être associée au mot "enfer", tient en effet de la purge. Pour les deux hommes, spécialement pour un Undertaker de plus en plus vanné, le paradis ne saurait être que la retraite. Allez, quelques mois à tenir pour eux et pour nous…

 

 

Aaah! Mais il mord en plus, ce con!

 

 

 

LE WRONG

 

Le cauchemar de Chavo continue

 

Il avait fui à Smackdown pour échapper à Hornswoggle, qui l'avait persécuté pendant un an à Raw; mais le nain l'y a suivi. Chavo a alors eu l'idée géniale de mettre un déguisement d'aigle et de servir de mascotte à Jack Swagger! Mais même comme ça, il a pris son Tapdole Splash (juste après un Cobra de Santino). Bon sang, que cesse le calvaire de ce malheureux!

 

 

Lâche-moi saloperie! Je ne suis pas une vache!

 

 

Le repris de justice dans la team

OK, revenons trois semaines en arrière. Réunion de la creative team de la WWE. Thème du jour: composition de la team Raw à Bragging Rights. Quelqu'un dit: "Il faut prendre R-Truth! Il a une nouvelle chanson, il est toujours over, c'est un bon choix!" Les autres approuvent bruyamment. R-Truth sera dans la team. C'est acté. On continue de faire tourner les pétards et, bientôt, on se retrouve avec Santino également membre du squad Raw. Heureusement, la réunion s'achève avant qu'on en vienne à décider d'incorporer également le Great Khali, l'ordinateur qui fait office de General Manager et les Bella Twins.

 

Car évidemment, ce n'est qu'après cette réunion que les bookers se sont rappelés que les Raw et Smackdown suivants seraient tournés au Canada. Le Canada, vous savez, ce pays merveilleux où les ex-taulards américains ne peuvent pas foutre le pied! Et c'est ainsi que, depuis sa victoire en match de qualif contre DiBiase qui lui a offert une place dans Team Raw, R-Truth n'a plus été vu à l'antenne! Quelle magnifique façon de se tirer une balle dans le pied! Impossible de le faire participer au buildup du ppv, et du coup obligation d'utiliser Alex Riley, le side-kick du Miz, en tant que septième homme dans les confrontations avec la team Smackdown. Pas au point, cependant, de pouvoir faire matcher Riley comme si de rien n'était dans les weeklies pré-Bragging Rights. Par ricochet, c'est l'un des Smackdowniens qui se retrouva sans adversaire ce soir, du coup (lire plus bas).

 

R-Truth est bien gentil, mais ce n'est pas un main eventer indispensable qui justifierait qu'au nom de sa présence à un ppv on sacrifie le buildup dudit ppv. Eut-il été remplacé par DiBiase dans la team que l'équilibre de celle-ci n'aurait pas été modifié. S'il fallait absolument qu'un face tienne ce spot, alors on aurait pu offrir une chance à Kozlov, à Mark Henry, à Darren Young, à celui des Hart qui ne turne pas, voire même à Yoshi Tatsu (oui, bon). En tout cas, le choix de mettre Truth dans l'équipe Raw est difficilement explicable et a partiellement plombé le booking des go-home shows, ce qui lui vaut une belle place dans le wRong.

 

 

 

LE RIDICULOUS

 

T-Reks, ce grand disparu

 

Eh les gars, faut le dire si vous assumez pas! Vous avez ressorti Reks du placard il y a une semaine, après des mois et des mois d'absence. Le voici repackagé en heel sinistre, lui qui était auparavant un surfeur cool. Bon, OK, vous croyez si fort en lui qu'au lieu de passer par la voie habituelle (débuts en weekly, pourquoi pas à Superstars, montée progressive dans la carte), vous le balancez directement dans le main-event du ppv à venir, au prix du push de Kaval. Mais nous, les spectateurs, on le connaît pas ce nouveau Reks, on sait pas ce qu'il vaut! On s'attend donc à le voir en action au plus vite… mais on a tort. Quasi-invisible lundi à Raw, Reks est le seul catcheur de la team Smackdown à ne pas avoir eu de combat ce vendredi, alors que c'était indiscutablement celui qui en avait le plus besoin! On l'a bien vu effectuer un run-in pendant la séquence de nawak ayant suivi le combat Edge-CM Punk, mais c'est un peu court pour un type qui devait absolument être mis en valeur! Absurde, surtout que ce Smackdown se prêtait parfaitement à une présentation en bonne et due forme du spécimen, ne serait-ce que via un tag team match. Où l'on reparle de R-Truth: s'il avait été là, on aurait pu organiser un match entre lui et Reks ou un tag Truth-Santino / Reks-Swagger, peu importe… Quoi qu'il en soit, on avait haussé un sourcil en voyant cette grosse brute sanguinaire de Tyler prendre la place de Kaval il y a une semaine; hé ben le sourcil n'est pas redescendu.

 

 

– T'étais pas jobber à l'ECW la dernière fois que je t'ai vu?

– Si! Tu te souviens de moi alors?

– Mais oui, bien sûr! Tu es Ricky Ortiz!

 

 

Globalement, on a vu un show qui a surtout valu par le buildup du sept contre sept de dimanche, à l'imbroglio Reks près. Le match entre les champions IC et US bénéficie d'une exposition minimale, la saga de la destruction est en roue libre, et la feud Laycool-Natalia se déroule comme prévu. Heureusement qu'on a eu droit à une équipe de commentateurs déchaînée, la dynamique entre Cole et Striker (qui a cité les Secret Wars et le cri de rassemblement des Vengeurs, quel homme!) étant spécialement jouissive.

 

 

Mon Dieu! Good old JR est de retour!

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