Catch

Nice people

Ir’s Nice!

Borat Sagdiyev

 

Ce soir, l'odieux lecharentais quitte quelques instants son costume seyant de heel des cavernes pour retrouver son âme d'enfant, le temps de découvrir le show live de Nice du 3 novembre, durant lequel il a mêlé sa voix à celle des rares infidèles huant Cena le patriote, et peut-être collecté quelques informations intéressantes pour la suite…

 

 

Une piste à explorer pour le ministère de l’Identité nationale: pour rendre aux jeunes l’amour du drapeau, un petit ajustement suffit.

 

 

Review du house show du 3 novembre de Raw à Nice

 

 

19h30: les abords du Palais Nikaïa grouillent de t-shirts violets d'un goût douteux, de casquettes encore plus étranges… Autant dire qu'avec mon rutilant t-shirt Nexus, les yeux noirs ou les regards coulés en biais ont été légion… Mais qu'importe. Ce soir, c'est l'événement, le premier show live d'une petite carrière de fan de catch, entouré d'autres amateurs, si j'en crois les multiples pancartes décorées par les autres spectateurs… et l'armada de mouflets qui galopent dans tous les sens.

 

 

Ecrasé sous le nombre, ce malheureux appelle en vain à l’aide son idole Wade Barrett. Il sera broyé par la Cenation.

 

 

D'emblée, l'ambiance est séduisante: de tous bords, et qui que l'on soutienne, l'atmosphère est bon enfant, la conversation se lie facilement, et mon acolyte du soir, venu découvrir le catch et qui craignait un peu le lâcher de bourrins, se rassérène immédiatement.

 

Dans la salle, on se croirait un peu dans un stade de foot, viande saoule en moins. L'électricité est palpable, chacun étant venu voir son idole, et je n'ai même pas le cœur de décourager tel ou tel kidz venu acclamer Rey Mysterio ou le Taker à un show de Raw…

 

 

Mais ouais gamine! Sois patiente, Jeff Hardy arrive bientôt! NOT!!! Hahahaha!

 

 

Pourtant, l'inquiétude n'est pas interdite: depuis le début de l'année, Raw a perdu de sa superbe: Batista, Triple H, Edge, Punk, Jericho, Evan Bourne, HBK… entre les départs et les blessures, beaucoup de catcheurs marquants manquent à l'appel… Mais ayons confiance en la WWE pour assurer un show de qualité.

 

20h pétantes: musique à fond les gamelles, jeu d'éclairage sophistiqué, la soirée commence sur les chapeaux de roue.

 

 

Réponse: «savamment négligé».

 

 

MATCH #1: R-Truth vs Alex Riley

 

D'entrée, le manque de profondeur de l'effectif actuel inquiète: Riley dans le ring, ce n'est pas exactement bon signe. En face, Truth met le public dans sa poche avec un métier incroyable, et je me rappelle de l'article de Silver et Reune sur un house show où ils avaient souligné, justement à propos de R-Truth, à quel point voir un catcheur en live peut changer l'appréciation qu’on a de lui. Je confirme: Truth a une excellente synergie avec le public, et le voir évoluer en public le rend instantanément beaucoup plus sympathique, et permet d’apprécier son talent. Le match, en lui-même, a été correct, sans plus, en grande partie du fait des multiples botchs de Riley, et de son catch puissant mais pas inventif pour un sou. En revanche, Truth a tranquillement déroulé son arsenal, mixé à de grands moments de face en péril, même s'il n'a pas su pallier les carences très réelles de son adversaire. Ajoutons à cela que Riley fait tout pour faire du Miz; or ce qui est tolérable venant de l’original ne l'est pas quand il ne s'agit que d'un insipide copier-coller. Peu importe, l'opener a été agréable à suivre, avec à la clé une victoire de Truth sur son Truth Detector (quel finisher moisi…). Suffisamment en tous cas pour éveiller la curiosité du pavillon témoin que j'avais emmené avec moi (en gros, mon Candide pour l'occasion).

 

 

Il est temps pour moi de cultiver mon jardin!

 

 

Le match suivant s'enchaîne immédiatement, ce qui sera le cas pendant toute une soirée de 2h30, ce qui est quand même une vraie orgie: on n'en a vraiment, clairement, pour le prix (exorbitant) du billet.

 

 

MATCH #2: The Usos vs Santinov

 

A noter l'absence de Tamina aux côtés de ses cousins. Avant le match, l'AGM, par le biais de l'iPhone du commentateur, demande… un concours de danse. J'enfouis profondément ma tête dans mes bras pour pleurer. Non pas que la prestation soit mauvaise, Santinov ayant une chorégraphie bien travaillée qui rend assez bien, mais ces segments de bouffonnerie m'ont toujours plutôt agacé. Fort heureusement, les Usos, sentant bien que la danse n'est pas leur fort, décident de passer leur tour en dérouillant leurs petits camarades, ce qui est tout de même beaucoup plus intéressant!

 

Les deux équipes livrent un match très classique: les Usos travaillent bien ensemble, Santino se fait démonter, Kozlov fait le ménage. Mais comme vous avez pu le remarquer ces derniers temps, Santino ne joue plus seulement les utilités, et permet parfois à sa team de glaner quelques victoires. Or, ce soir, à Nice, c'est-à-dire aux portes de l'Italie, il va sans dire que Santino s'est lâché, et a livré un match de bon niveau sur la fin, enchaînant les moves, sortant Kozlov de la panade et obtenant le tombé lui-même!

 

Bien sûr, il en a fait des caisses, mais on ne peut pas douter de sa bonne volonté, et difficile dans ces conditions de lui reprocher quoi que ce soit, d'autant plus que le public a très bien fonctionné, même Candide (40 ans au compteur quand même).

 

 

Douane volante, vos papiers !

 

 

MATCH #3: Zack Ryder vs Ezekiel Jackson

 

Si j'étais Ryder, je me ferais du souci: non pas que le jeune catcheur soit mauvais, mais ses entrées laissent le public dans un état d'inertie catatonique… En revanche, contre toute attente, Big Zeke, manifestement devenu Face pendant sa blessure puisqu'il a serré pas mal de mains, a su drainer la pop, ce qui il est vrai est assez simple lorsque l'on produit la démonstration de force qu'il a donnée… Un squash en house show, c'est rude, mais c'est bien ce que Ryder a pris: bombes, suplex, grêlée de coups de poings, Big Zeke est manifestement en passe de prendre le rôle de Big Man Face, ce qui pourrait lui donner quelques opportunités intéressantes à l'avenir. Et il est vrai que le diplômé de droit a de la ressource, car en particulier porter Ryder à bout de bras comme il l'a fait est tout de même une image frappante, autant que l'impact de ses coups, qui donnent parfaitement l'illusion de faire mal. Un match, si l'on peut dire, en tous cas très plaisant, ceci d'autant plus que je confesse une certaine affection pour le béhémoth black.

 

 

Le mec qui fait des oreilles d’âne à Ezekiel Jackson sur cette photo est l’homme le plus couillu de la planète après Alberto del Rio.

 

 

MATCH #4: US CHAMPIONSHIP: Daniel Bryan vs William Regal

 

Les matchs pour le titre en house show sont forcément un peu sabotés, pour les connaisseurs: il est évident que le titre ne changera pas de mains. Néanmoins, une opposition entre Bryan, excellent lutteur, et Regal, certainement l'un des meilleurs lutteurs purs de la Fédération, a largement de quoi séduire… les amateurs. Car si les deux lutteurs ont déployé une créativité indéniable en prises, clés, soumissions, régal pour les techniciens, le match, et c'était perceptible, a laissé sur le carreau l'essentiel du public: pas assez spectaculaire, et en tous cas beaucoup trop long. De manière anecdotique, Bryan s'impose donc, mais Regal et lui ont offert un récital de plus de 10 minutes, un peu élitiste certes, mais rondement mené.

 

 

A Nice, on est content de Ljuboja, mais on aimerait aussi avoir Bergougnoux!

 

 

MATCH #5: The Miz w/ Alex Riley vs John Cena

 

Il était probable qu'après un match aussi technique, la suite serait beaucoup plus alerte, et c'est peu de le dire.

 

Revenons un instant sur The Miz; son entrée a évidemment été couverte par les huées, et bien sûr les « Taisez-vous! Je suis génial! Je suis fantastique! » n'ont pas raté la cible. Mais je trouve, à l'image du récent commentaire de SAT, que The Miz tourne en rond. Volonté délibérée ou plafond de verre, difficile à dire, et la présence à ses côtés de Riley n'apportait pas grand chose, en dehors de mettre le kayfabe en péril: après un match avec Truth, Riley paraissait singulièrement en jambes. Et ce qui est usuel chez Cena passe moins bien chez un heel lambda. En tous cas, The Miz se faisait haïr sans délai. Il est d'ailleurs temps pour moi de vous parler de Denise et Raoul. Savez-vous comment un show de catch peut être largement handicapé? Par deux sexagénaires, derrière vous, et leurs commentaires: « Simplement deuuuuuuuuuuuuuuuuuux », « met-z-y une tatane », et autres « va te cacher ». Car durant le match, comme vous vous en doutez, Denise et Raoul soutenaient Cena, et je dois avouer que leurs brames intempestifs dès que The Miz ou Riley tentaient une petite tricherie de rien du tout avait de quoi agacer, au point de pousser votre humble serviteur à beugler un « AWESOOOOOOOOOOOME » du plus mauvais effet, sous les huées d'à peu près toute la tribune. Plaisir simple de la détestation.

 

 

Le Miz est tellement awesome qu’il affronte Cena sans quitter son hamac invisible!

 

 

Revenons-en à nos moutons, ou plutôt à nos bœufs. Raison et enjeu du match: néant. Néanmoins, les deux hommes ont livré un combat remarquable, Cena ressortant son diving 5 Knuckles pour l'occasion, et The Miz plaçant l'intégralité d'un moveset que je persiste à trouver limité, et échappant même à deux Attitude Adjustment. Comme il se doit, The Miz a tenté de frapper Cena avec la mallette, comme il se doit Superman a esquivé, comme il se doit Riley a tout pris dans les ratiches, et comme il se doit Cena obtient le tombé.

 

Le déroulement du match, en soi, n'a rien d'extraordinaire: en house show, un match raconte peu de choses, et ne fait pas avancer une storyline. Néanmoins, les deux hommes fonctionnent bien ensemble, et je serais injuste de conspuer Cena pour sa prestation: il a très bien su porter le match en cas de besoin (quand on porte le Big Show, on peut bien porter un match), et surtout son lien avec le public est tout simplement hallucinant: en dehors des seuls Kidz, il faut bien admettre que l'hystérie collective qui gagne la foule lorsque le Marine la sollicite a quelque chose d'extrêmement contagieux, et que c'est à grand-peine que le Cena Hater que je suis a pu se retenir de beugler avec les moutons. Fort heureusement, la dignité l'emporte, ouf, mais force est de constater que Cena en live est autrement plus enthousiasmant que sur l'écran insipide de son téléviseur…

 

 

Brassards du Nexus! Qui veut des brassards du Nexu?

 

 

Une petite pause bière plus tard (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sisi McOcee je t'assure), le show pouvait reprendre avec un match inattendu:

 

MATCH #6: Tamina vs Eve Torres

 

Quitte à avoir un match de Divas, on pouvait attendre Alicia Fox et Natalya. Mais la WWE a joué une certaine surprise en sortant la « fille de », reconnue comme une bonne catcheuse, et Eve, qui a fait de réels progrès dernièrement.

 

Pari gagnant car le match fut enthousiasmant! Comme ceux qui suivent, les charitables, ma review de NXT le savent, je suis très circonspect sur l'avenir de la Division Divas. Or, le match de ce soir est à la fois rassurant et inquiétant: rassurant car du talent, il y en a, inquiétant parce que la WWE n'en fait rien. A moins que Tamina ou Eve ne soient les prochaines à servir de paillasson à la nana du travelo, il y a peu de chances que les deux jeunes femmes aient l'exposition qu'elles méritent amplement dans un futur proche, sauf si les house-shows sont vraiment l'occasion de mesurer l'impact de certains lutteurs sur le public. Or les deux jeunes femmes ont livré un excellent match: force, engagement, bon bagage technique, une Tamina puissante et sauvage, une Eve endurante et déterminée, beaucoup de moves sympathiques, notamment un Dive de Tamina bien esquivé qui a donné un bump mémorable, bref largement de quoi s'extasier devant un match qui a duré au bas mot cinq minutes, ce qui, pour les Divas, n'est pas rien, et remporté par Tamina, décidément un ton au-dessus en termes de puissance! Sexy and powerful, en somme…

 

 

Jey? Jimmy? Je vous ramène Eve, comme promis. Z’avez intérêt à m’avoir chopé Santino, sinon, je la garde pour moi!

 

 

Le roster s'épuise, les configurations ne sont pas légions, tout le monde sait déjà, à ce stade, que le show est dans sa période la plus « gourmande », comme dirait le Toulousain de M6. Hélas pour ceux qui auraient espéré un match pour le titre Tag, Slater et Gabriel sont restés bien sagement à la maison, mais le prochain combat a de quoi faire saliver:

 

 

MATCH #7: Sheamus vs John Morrison

 

Exultation. Grand amateur de JoMo, peut-être plus encore du Celtic Warrior, autant dire que ce prolongement de la feud née autour des interventions de JoMo pour protéger Santino contre Sheamus a de quoi m’allécher, notamment dans ses implications futures: si ces matchs sont des tests de pistes scénaristiques, que faut-il y voir? Première hypothèse: la feud amorcée à Raw va vraiment prendre de l’ampleur entre les deux hommes, agilité contre puissance, banco. Mais on peut aussi aller plus loin: Sheamus est maintenant un main-eventer plus ou moins établi, qui jouit en tous cas de la confiance des dirigeants de la WWE. Faut-il y voir un test pour JoMo quant à sa capacité à évoluer au plus haut niveau? C'est maintenant ou jamais: avec un roster décimé, les postulants éventuels se comptent sur les doigts d'un prisonnier irakien à Guantanamo, et le quatuor Cena-Barrett-Orton-Sheamus a absolument besoin d'évoluer et de bouger. Or, JoMo apparaît tout de même comme méritant: gros volume athlétique, gros talent inring, ne lui manquent finalement qu'un peu plus de talent au micro et de charisme pur (d'où cette barbe naissante?).

 

Toujours est-il que Morrison fait une entrée fracassante, escaladant littéralement le portail d'accès sous les vivats du public, manifestement acquis à sa cause, et cette détermination du Monday Night Delight se maintient durant tout le match: les deux adversaires ont livré un match plein, un vrai récital, maîtrisé, sans botch, allant jusqu'à se jeter dans les barrières de protection du public. J'insiste d'ailleurs sur ce dernier point: alors qu'en principe, ce sont des matelas fins, et rembourrés, à Nice, c'étaient de vraies barrières en métal, recouvertes d'un drap… Autant dire que les projections devaient VRAIMENT faire mal. Mais rien n'a semblé altérer l'envie des deux hommes, manifestement ravis de catcher ensemble. A un Sheamus d'une agressivité rare (authentique: Denise en a même hurlé « il va me tuer mon Jésus! »), JoMo a répondu par un arsenal de vitesse et de technique au sommet, esquives, contres, tout y est passé, jusqu'à éviter deux Celtic Cross. Le match, intense et passionnant, devait se conclure par un Starship Pain intercepté par les genoux de Sheamus, résultat tout à fait valable: c'est le seul match de la soirée, chez les messieurs, remporté par le Heel.

 

Sheamus ne perd pas en légitimité, mais JoMo, lui, en gagne forcément, après un match aussi âpre, car il n'est pas donné à tout le monde de survivre près d'un quart d'heure à un match contre l'Irlandais. Et j'espère, vraiment, que ce test sera suivi d'effets au sein de Raw, tant JoMo me parait, à travers un match comme celui-ci, digne de figurer beaucoup plus haut…

 

 

Chez Sheamus, c’est la face claire qui fait plus peur que la face sombre.

 

 

Enfin, et il était temps, le leader du Nexus arrive sur le ring:

 

MATCH #8: Wade Barrett vs Randy Orton pour le WWE CHAMPIONSHIP

 

Barrett signe une entrée britannique: après un tonitruant « c'est quoi le problème? », accueilli par de copieux sifflets, il enchaîne sur un « vous ne comprenez pas l'humour anglais? ». Pas la peine d'en rajouter, voici le heel le plus détesté de la soirée. En deux phrases, et des silences bien gérées, Barrett s'est positionné, sans difficulté, sans excès, à la différence d'un Miz qui en fait toujours un peu trop. Dans ce contexte, l'entrée d'Orton a donné lieu à un rugissement de plaisir qui a parcouru l'échine du fan d'Orton que je suis comme les doigts agiles d'une masseuse thaïlandaise, mais je m'égare.

 

Évidemment, Orton l'a emporté, comme il se doit, au terme d'ailleurs d'un match assez court et où, je dois l'avouer, si Barrett a fourni une prestation plus que solide, Orton a été singulièrement paresseux, frustrant assez le public, et ne se réveillant qu'à la toute fin du match.

 

 

Salut, comme je suis un peu crevé ce soir, on va zapper le match et aller directement au RKO. Wade, ramène-toi.

 

 

Mais suivez-bien ce qui s'est passé, car c'est peut-être bien ainsi que cela va se dérouler à Survivor Séries: rien n'empêche de rester sur la thématique « la WWE fait des tests pendant les house-show ». Vers le milieu du match, Orton catapulte Barrett sur l'arbitre, qui sort sur blessure. Barrett saute alors sur l'occasion, s'empare de la ceinture dont il frappe Orton, et appelle son valet Cena pour le remplacer. Barrett lui demande de compter le tombé immédiatement, mais Orton se redresse in extremis. Évidemment, Barrett enguirlande Cena qui a compté trop lentement. Barrett assomme Orton, sort du ring et prend une chaise. Cena, toujours aussi Marine, prend la chaise et la jette en expliquant à Barrett qu'il l'expulsera s'il s'en sert. Bon à ce stade-là il devrait déjà être viré mais passons. Barrett a alors une meilleure idée: C'est Cena qui va frapper Orton avec la chaise. Cena hésite, s'empare de la chaise, va pour frapper Orton on ne peut plus mollement, Orton esquive, RKO sur Barrett, tombé final.

 

Ce scénario peut tout à fait être celui de la fin du mois. En effet, la stipulation est étrange: si Barrett gagne avec l'aide de Cena arbitre, Cena est libre. S'il perd, Cena est viré. Avec cette issue étrange, cela peut permettre à Barrett de procéder de la sorte: « j'ai perdu, donc tu devrais être viré. Mais comme tu m'as bien servi, je te garde avec nous ». C'est assez intéressant parce que c'est pervers, pour commencer. Ensuite, si le Nexus perd Cena, il leur sera très difficile de rebondir, à moins de revenir à un programme Barrett vs Cena vu et revu, Et le geste sera là: Cena a fait le geste de frapper Orton. Et même s'il y a contrainte, peut-être faut-il y voir un signe de ce que Cena va peut-être, effectivement, passer Heel. La grande limite de cette spéculation, c'est que si vous regardez dans le public, à la télé comme en live, il y a énormément de t-shirts Cenation, et une poignée du Nexus (5 mercredi dernier, pour situer, contre plusieurs dizaines de bouses violettes), et la WWE reste une entreprise commerciale…

 

 

Jacques Peyrat, mafia, Cyril Rool… Quand on vous dit que c’est une ville de heels.

 

 

En tous les cas, après 2h30 de show non-stop, « à l'américaine », je ne saurais que trop vous conseiller de franchir le pas, ne serait-ce qu'une fois. OK, les places sont chères, sans compter que le show ne passera pas nécessairement à côté de chez vous, mais le jeu en vaut la chandelle: c'est un spectacle très vivant, maîtrisé de bout en bout, que tout amateur de catch se doit d'avoir vu au moins une fois, et que tout le monde (même Candide) peut apprécier: tout le roster, tous les styles de catch, la WWE sait se vendre… En tous cas, moi j'y retournerai!

 

 

Moi, j'ai choisi mon camp!

12 commentaires

Copyright © 2011 — 2018 Kayfabe Media. Tout droits réservés.

En haut